
Le déficit commercial FAB-FAB s’est réduit de quelque 550 millions d’euros en
mars 2012, passant de -6,3 milliards d’euros en février à -5,7 milliards d’euros. C’est le résultat d’un repli plus important des importations (-2,6%), après les importants achats énergétiques de février (vague de froid), que des exportations (-1,5%). Les échanges extérieurs ont ainsi interrompu leur progression.
Au 1er trimestre 2012, les échanges restent dynamiques. Les importations ont progressé plus vivement (+2,4%) que les exportations (+1%), du fait d’un nouvel alourdissement de la facture énergétique. Le déficit s’est donc creusé de -15,5 milliards d’euros au 4ème trimestre 2011 à -17,4 milliards d’euros.
En glissement sur quatre trimestres, le déficit FAB-FAB s’est creusé de 9,4 milliards d’euros, passant de 59,9 milliards d’euros au 1er trimestre 2011 à -69,3 milliards d’euros au 1er trimestre 2012.
En données FAB-CAF (définition permettant des comparaisons sectorielles et géographiques), il est passé de -76,7 milliards d’euros à -86 milliards d’euros.

Sur le plan sectoriel, toujours en cumul sur quatre trimestres, cette dégradation de quelque 10 milliards d’euros du déficit est entièrement imputable à la balance énergétique (creusement du déficit de près de 13 milliards d’euros en un an). L’excédent agroalimentaire s’est accru de 2,6 milliards d’euros et le déficit industriel s’est réduit de 1,2 milliards d’euros.
Sur le plan géographique, cette dégradation est imputable à hauteur de 60% à celle de nos échanges avec les autres pays membres de l’Union européenne (45,5% du déficit total). En revanche, notre déficit avec l’Asie s’est réduit de 1,3 milliard d’euros (71% du déficit avec l’Union européenne, contre 86% un an plus tôt).

En mars 2012, l’indice de la production dans l’industrie manufacturière a augmenté de +1,4% en volume, faisant plus qu’annuler la baisse de -0,9% enregistrée en février. Sur un an, la production a quasiment stagné (-0 ,3%).
Malgré ce rebond de mars, la production industrielle demeure sur une tendance à la baisse d’un trimestre à l’autre : -0,5% au 1er trimestre 2012, après -0,8% au 4ème trimestre 2011. Cette évolution est tout d’abord liée à la forte contraction de la production dans la cokéfaction et le raffinage (-14,3%), en raison de l’arrêt de raffineries pour maintenance. Il n’en reste pas moins qu’aucun des grands secteurs industriels n’est épargné par ce mouvement de baisse.
Entre le 1er trimestre 2011 et le 1er trimestre 2012, la production a diminué de -1,7%. C’est une baisse générale, à l’exception des industries agricoles et alimentaires qui s’inscrivent en très légère progression (+0,5%).
La production manufacturière du 1er trimestre 2012 reste ainsi inférieure de près de 12% à son niveau du printemps 2008.

En avril 2012, les immatriculations de voitures neuves particulières et commerciales se sont contractées de -5,9%, retombant ainsi sous la barre des 1,9 million en rythme annualisé. Ce repli résulte de celui des immatriculations de voitures de marques étrangères (-12,2%), les immatriculations de voitures de marques françaises ayant quasiment stagné (-0,2%).
Sur un an, les immatriculations totales se sont réduites de -5,2%.
En moyenne mobile sur les trois derniers mois connus (février-mars-avril), les immatriculations ont baissé de -6,2% par rapport aux trois mois précédents : -14,5% pour les voitures de marques étrangères, +2,4% pour les voitures de marques nationales.
La baisse de -16,7% sur un an, qu’il s’agisse de voitures de marques étrangères ou de marques nationales, tient à un effet de base : en effet, les immatriculations du 1er trimestre 2011 étaient restées particulièrement soutenues en raison de la fin de la prime à la casse.

L’enquête INSEE d’avril 2012 sur les dépenses d’investissement dans l’industrie manufacturière (1/4 de l’investissement du secteur productif) confirme la dynamique d’investissements des industriels en 2012.
Quatre observations :
- révision à la baisse des investissements pour 2012 (+6%, contre +7% dans l’enquête de janvier). Or comme ceux de 2011 ont été révisés à la hausse (+11%, contre +10% dans l’enquête de janvier), le montant des budgets d’investissement reste le même en 2012 ;
- révision à la baisse pour 2012 entre l’enquête de janvier et celle d’avril qui concerne l’ensemble des secteurs à l’exception de celui des matériels de transport (+17%, contre +15% en janvier), et plus spécifiquement dans l’automobile (+28% contre +19% en janvier) ;
- légère modification de la destination des investissements en 2012 : hausse de la part des investissements pour des projets liés à la sécurité, l’environnement, les conditions de travail (22% contre 20% en 2011), qui sont des investissements répondant largement à des obligations légales ;

- sur la base de ces anticipations, les dépenses d’investissement en 2012 resteraient inférieures de 6% à celles de 2008, et de près de 12% à celles de 2000.
Ces chiffres confirment donc le dynamisme des investissements pour l’année 2012. Il reste à s’assurer que les conditions de financement ne viennent pas
compromettre leur concrétisation. A cet égard, les éléments disponibles font apparaitre des situations contradictoires :
- tassement du taux de marge dans l’industrie manufacturière fin 2011, d’après les comptes nationaux, et dégradation des résultats bruts d’exploitation au 1er trimestre 2012, selon la Banque de France ;
- léger assouplissement des conditions d’octroi de crédit au 1er trimestre 2012 et situation de trésorerie dans l’industrie proche de la moyenne de longue période, selon les enquêtes de la Banque de France.

Les créations d’emploi ont ralenti aux Etats-Unis pour le troisième mois
consécutif : +115 000 en avril 2012, +154 000 en mars (+120 000 dans la première estimation). Elles étaient en effet de l’ordre de 250 000 en moyenne fin 2011-début 2012.
Le secteur privé a créé 130 000 emplois en avril 2012, poursuivant ainsi son redressement. En revanche, l’emploi du secteur public continue de se tasser avec 15 000 suppressions d’emploi.
Ce ralentissement des créations d’emplois n’a pas empêché le taux de chômage de reculer encore, s’affichant désormais à 8,1% de la population active, son plus bas niveau depuis début 2009. Cette baisse du taux de chômage aux Etats-Unis s’explique par le fait que des personnes se retirent du marché du travail, découragées par leur recherche d’emploi. D’où une baisse du taux de participation au marché du travail (63,6% en avril contre 63,8% en mars), taux mesurant la population active en pourcentage de la population en âge de travailler.


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