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retour Retour 10 février 2010
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Souffrance au travail : les parlementaires auditionnent le MEDEF

Suite aux incidents survenus à l’automne à France Télécom, les commissions des affaires sociales des deux assemblées ont constitué des missions d’information afin de faire un état des lieux de cause de ces troubles et d’élaborer des propositions afin d’apaiser certaines relations du travail difficiles. A l’Assemblée Nationale, c’est Jean-Frédéric Poisson (UMP, Yvelines) sous la présidence de Marisol Touraine (PS, Indre-et-Loire) qui mène la mission sur les risques psychosociaux. Au Sénat, sous la présidence de Jean-Pierre Godefroy (PS, Manche), c’est Gérard Dériot (UMP, Allier) qui conduit les travaux sur le mal-être au travail.

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Légiférer ? Non, les outils existent

Benoit Roger-Vasselin, président de la commission des relations du travail, a indiqué aux parlementaires que la finalité de leurs missions ne devait pas être de légiférer. En effet, le code du travail, l’accord sur le stress signé en novembre 2008 ainsi que l’accord en cours de négociation transposant l’accord européen sur le harcèlement forment un socle opérationnel afin d’encadrer, d’appréhender et de sanctionner les comportements abusifs menant à des situations de souffrance au travail. Mais au-delà de la simple question de l’existence d’un tissu de normes apte à répondre à cette problématique, il convient surtout de ne pas légiférer à partir de cas particuliers pour en faire un cas général. Car c’est le bien le coeur du débat, mis en avant par Benoit Roger-Vasselin. La racine du problème réside en effet dans des situations et non pas dans des organisations.

Responsabiliser ? Oui, en encourageant la prévention

A la question de la responsabilité des chefs d’entreprises et des managers, organisations patronales et parlementaires s’accordent à dire qu’il s’agit en effet d’une responsabilité collective, des chefs d’entreprises en termes d’exemplarité et d’éthique, des managers en termes de temps, d’écoute et d’équité mais aussi des pouvoirs publics. C’est pourquoi chacun doit mettre l’accent sur la prévention. Lors de la préparation de la négociation sur le harcèlement, le MEDEF a recensé les bonnes pratiques des entreprises françaises. Dans le cadre de sa commission Entreprises, entrepreneurs et société, il a édité un guide sur la conciliation de la vie personnelle et de la vie professionnelle. Soutenu par l’ensemble des parlementaires, le MEDEF a mis l’accent sur le rôle que doit jouer l’Etat en matière d’adaptation des filières universitaires au management.

 
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