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		<title>Tout presse</title>
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		<description>Le flux RSS de presse du medef</description>
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			<title>Tout presse</title>
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			<title>Accord sur l’accompagnement des jeunes dans leur accès au logement</title>
			<link>http://www.medef.com/nc/medef-corporate/salle-de-presse/communiques-de-presse/communiques-de-presse/article/accord-sur-laccompagnement-des-jeunes-dans-leur-acces-au-logement-1.html</link>
			<description><span>Les partenaires sociaux se sont retrouvés le 29 avril pour une nouvelle séance de négociation sur l’emploi des jeunes. A l’ordre du jour l’accès au logement.</span><span>Déclaration de Benoît Roger-Vasselin, chef de file de la <span>délégation patronale.</span></span> <![CDATA[<p>«&nbsp;Le sens de l’accord d’aujourd’hui est d’aider les jeunes à trouver plus facilement un logement pour faciliter leur recherche d’emploi. Nous savons que les difficultés de logement peuvent entraver fortement leur accès à l’emploi et à la mobilité professionnelle. Nous voulons, selon le même principe qui nous a conduits à conclure le précédent accord du 7 avril sur l’accompagnement des jeunes demandeurs d’emploi dans leur accès à l’emploi, flécher les dispositifs existants en direction prioritaire des jeunes en les optimisant.</p><p></p><p>Notre approche est volontariste&nbsp;: nous avons le devoir de répondre à l’attente des jeunes en finançant un nombre plus important de logements adaptés à leurs besoins (15&nbsp;000 par an) et en augmentant le nombre de logements qui leur sont attribués dans le parc existant (de 27&nbsp;000 en 2009 à 35&nbsp;000 par an en 2014). </p><p></p><span>Cet accord est une étape supplémentaire pour permettre de redonner aux jeunes d’accéder plus facilement à un emploi.&nbsp;»</span>]]></description>
			Emploi des jeunes
			
			<pubDate>1304088840</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Communiqué de presse</title>
			<link>http://www.medef.com/nc/medef-corporate/salle-de-presse/communiques-de-presse/communiques-de-presse/article/communique-de-presse-16.html</link>
			<description><span>Le Medef soutient la proposition d'une réunion des partenaires sociaux avec le président de la République avant les élections législatives.</span> <![CDATA[<p><span>Une telle rencontre permettrait de préciser la méthode de travail et l'agenda social.</span></p><p><span>Dans cette perspective, le Medef est convenu avec plusieurs organisations syndicales de poursuivre à une date ultérieure la négociation paritaire, initialement prévue le 16 mai, sur le thème des accords de sauvegarde de l'activité et de l'emploi.</span></p>]]></description>
			<category>2012</category>
			
			
			<pubDate>1336568700</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Assemblée générale 2010 : réélection de Laurence Parisot</title>
			<link>http://www.medef.com/nc/medef-corporate/salle-de-presse/communiques-de-presse/communiques-de-presse/article/assemblee-generale-2010-reelection-de-laurence-parisot.html</link>
			<description> <![CDATA[<p><span>Chers Amis, </span></p><p><span>Nous nous connaissons bien. Depuis cinq ans que nous traversons ensemble l’une des périodes les plus passionnantes mais aussi les plus difficiles que les chefs d’entreprise aient jamais connue, nous avons appris à nous apprécier et je crois que nous n’avons plus aucun doute sur nos qualités.</span></p><p><span><br />Nous savons que nous sommes courageux ; que nous sommes capables de nous remettre en question et d’affronter des situations totalement nouvelles ; nous savons que, quelle que soit la taille de notre entreprise, nous pouvons aller au bout du monde pour conquérir de nouveaux marchés et ainsi porter haut les couleurs de la France ; nous savons que notre exigence de transparence et d’éthique a fait de nous l’un des patronats les plus modernes ; nous savons que notre volonté d’efficacité a imprimé la vie sociale de notre pays, et je fais ici référence aux vingt-et-un accords que nous avons signés depuis 2005 ; nous savons que notre préoccupation sociétale a été une innovation majeure de ces dernières années, et ô combien fructueuse dans la lutte contre les discriminations comme dans notre engagement en faveur du développement durable et de la biodiversité. </span></p><p><br />Nous savons que nous sommes maintenant -très légitimement et très indubitablement- des acteurs majeurs de la vie publique, que nous avons imposé avec succès le débat économique dans l’élection présidentielle de 2007, et nous sommes bien décidés à recommencer en 2012, pour que ni l’économie ni l'entreprise ne soient jamais traitées autrement qu’à leur juste place, c’est-à-dire à la première place.</p><p><br />Nous connaissons aussi notre résistance et notre combativité. Nous ne sommes pas des belliqueux, mais néanmoins, si nous devons nous battre pied à pied, nous répondons présent, et mille fois, nous avons prouvé que nous&nbsp;pouvions en découdre s’il le fallait.</p><p><br />Dans les années 50, l’institut de sondages Gallup avait inventé un slogan révolutionnaire : helping people to be heard. Aider les gens à se faire entendre. A cette exigence démocratique qui nous semble aujourd’hui élémentaire, ajoutons-en une autre : aider le business à se faire entendre !</p><p></p><p><br />Je reviens de Toronto. Les gouvernements, les institutions internationales ou supra nationales, les décideurs économiques sont amenés pour la première fois dans l’Histoire à prendre des décisions ensemble. </p><p>Tout a changé. Les moyens d’information, de communication et d’action dont le monde moderne dispose –on ne l’a peut-être pas assez remarqué- renouvellent les liens des acteurs entre eux et transforment ainsi notre vie politique. </p><p>Notre planète est devenue une immense caisse de résonnance où plus aucun bruit ne reste isolé&nbsp;ou mineur. </p><p>Le règne du numérique -lui-même très largement encore zone de non-droit-&nbsp; vient perturber la démocratie politique et la démocratie sociale.</p><p>La vitesse des changements -même structurels- est aujourd’hui fulgurante.</p><p><br />Entre tous les avenirs possibles, le choix du monde dont on veut est devenu un choix collectif, un choix transparent, un choix planétaire, un choix qui s’avèrera peut-être au bout du compte consensuel, mais qui aura d’abord été un choix de critères publiquement débattus où nous, entrepreneurs de France, devrons porter notre voix le plus haut possible.</p><p></p><p></p><p><br />1°) Nous nous devons de dire premièrement que la crise n’est pas terminée.</p><p>Cette crise que depuis le début, on compare par la violence, l’ampleur et l’intensité à celle de 1929, et du coup par l’incertitude incroyable qu’elle crée, cette crise pourrait bien continuer ses ravages, et ce serait alors ses retombées qu’il conviendrait combattre : des retombées comme autrefois nationalistes, protectionnistes, populistes, qu’on voit poindre ici ou là, et qui –si elles se confirmaient- ne pourraient qu’affaiblir notre démocratie et entraver gravement l’économie de marché et la liberté d’entreprendre.</p><p>Soyons donc vigilants contre toutes les démagogies, en particulier celles qui tentent de nous atteindre, et puisque nous avons une parole forte en matière de politique économique et sociale, mettons immédiatement et sans réserve toute notre énergie à promouvoir la lutte contre le chômage, et contre les déficits publics et la dette : car s’ils perduraient, ils nous conduiraient inévitablement à un appauvrissement collectif, lui-même grand pourvoyeur du populisme, et la spirale négative risquerait alors de s’enclencher.</p><p><br />2°) Nous nous devons deuxièmement de dire que la solution à la crise existe. Elle passe par l’entreprise, par les entreprises, et par l’esprit d’entreprise. Et c’est pour cela que notre rassemblement aujourd’hui est si important. C'est pour dire que la solution existe, qu'elle passe par l’entreprise et l’entreprise c’est nous tous !</p><p><br />Ne nous laissons pas abuser par le schéma simpliste selon lequel il faudrait adopter soit une politique de relance soit une politique d’austérité car la gestion rigoureuse comme l’ambition de croissance sont également nécessaires et souhaitables. </p><p>Le choix devant lequel notre pays se trouve est tout autre : non pas relance ou austérité, mais compétitivité ou marasme. </p><p>Nous exigerons une politique qui encourage la création des richesses et permette aux entreprises d’être compétitives, tirant ainsi vers le haut toute la société ! </p><p><br />Il y a dans notre pays une tradition idéaliste qui nous a valu une très grande gloire de par les siècles et de par le monde, mais qui souvent nous affaiblit face à l’empirisme et au pragmatisme anglo-saxons ou asiatiques. </p><p>Certains mensonges ou certaines vues de l’esprit ont plus de prise sur nos compatriotes que nulle part ailleurs. Les 35 heures furent de cette sorte. Comment certains ont-ils pu croire que ce qui se faisait difficilement en trente neuf heures se ferait aisément en 35 ? Comment certains ont-ils pu imaginer qu’avec un handicap si brutal de temps en moins, nous ferions aussi bien, voire mieux que nos voisins européens pour ne parler que d’eux ? La réforme de la réforme des 35 heures n’est pas achevée. Nous ne cesserons pas de faire des propositions pour corriger définitivement ce système abracadabrant.</p><p>Autre erreur ou autre mensonge de la même farine : les retraites. Il a plu à certains de nos compatriotes de croire pendant plus de trente ans que nous saurions défier les lois de la démographie.</p><p>Nous Medef devons sans relâche avertir, prévenir,&nbsp;anticiper, empêcher que notre pays aille dans le mur. </p><p>Nous avons initié l’indispensable réforme des retraites, nous allons désormais&nbsp;l’accompagner. </p><p>Nous allons de la même façon initier et accompagner la toute aussi indispensable réforme de l’assurance maladie et de son financement.</p><p>Et nous allons soutenir la nécessaire réduction des dépenses publiques et l’inversion de la tendance de la dette – pour que surtout, on n’atteigne jamais les 100 % de PIB comme les chiffres actuels le laissent entendre&nbsp;!</p><p><br />Car si c’était le cas, nos entreprises seraient sollicitées pour combler les trous, et alors…adieu la compétitivité !</p><p></p><p></p><p></p><p></p><p></p><p></p><p>Par quelque bout qu’on la prenne, la compétitivité de nos entreprises sera le maître mot de notre projet.</p><p><br />Qu’on aborde la compétitivité à partir de l’école, car la France ne restera pas longtemps concurrentielle si plus de 20% de ses adolescents continuent de ne pas&nbsp;maîtriser le français élémentaire en classe de troisième, et savent à peine lire à 15 ans…</p><p>Ou qu’on pense la compétitivité via le refus de toujours nouveaux fardeaux fiscaux et sociaux, ou de toujours nouvelles complications réglementaires…</p><p>Ou qu’on prenne plutôt l’enjeu de la compétitivité en voulant moduler une disposition&nbsp; qui ne pourrait sans dommage peser de la même façon sur un grand groupe, une ETI, une PME, une TPE…</p><p>Ou qu’encore, on voie la compétitivité comme le fruit de négociations réussies entre partenaires sociaux, c’est toujours le maître mot de notre projet, c’est toujours de la même chose qu’on parle : de la compétitivité. C’est-à-dire de la bonne santé de nos entreprises, de la bonne santé que l'on souhaite à notre économie, à notre pays !</p><p>Du légitime désir de gagner -et de gagner haut la main quand on propose la meilleure offre ! </p><p>De la nécessaire égalité des chances entre entreprises de pays différents : de l'égalité des chances économiques, sociales et juridiques, que les gouvernements doivent rougir de ne pas assurer ! </p><p>Ce serait là ce que les Anglais appellent une ‘fair competition’, et que nous ferions bien de traduire au plus vite pour exiger une ‘compétition équitable’ ! </p><p>Cette exigence, ensemble nous la dirons et nous la redirons inlassablement !</p><p><span>Car tel est bien le projet que je vous propose&nbsp;: une ‘<i>compétition équitable’</i>. </span></p><p><span>Une&nbsp;compétition équitable&nbsp;qui reconnait<span>&nbsp;</span>explicitement que le respect de l’Homme est au coeur de l’entreprise, que le respect de l’Homme est le cœur de l’entreprise, et une compétition qui ne crée pas d'injustice entre les générations faute d'avoir pris soin de leur environnement.</span></p><p><span>Et si vous en êtes d’accord, nous allons configurer le Medef dans cet objectif,&nbsp;de façon qu’il soit à la fois local et global, présent dans nos territoires, présent à Paris, présent dans les instances mondiales, à Bruxelles et partout où se décide, autant qu’à l’Assemblée Nationale ou au Sénat, la vie et l’avenir de nos entreprises et de nos marchés. </span></p><p></p><p><span>Nous Medef avons ce projet à porter. </span></p><p><span>Inlassablement nous nous battrons pour la compétitivité de nos entreprises, nous dirons et redirons que nous exigeons une compétition équitable. </span></p><p><span>Nous dirons et redirons que se battre pour l’entreprise, c’est tout à la fois se battre pour la vie, pour la survie, pour le bien vivre, pour le profit, pour les hommes, pour l’emploi, pour la consommation, pour l’offre, pour l’esprit créatif, pour la nation, pour le particulier et pour le collectif. </span></p><p><span><br style="PAGE-BREAK-BEFORE: always" clear="all" /></span></p><p></p><p><span>Inlassablement nous dirons et redirons que nous n’entrons pas une seconde dans la délectation morose selon laquelle le chef d’entreprise ne serait pas aimé en France&nbsp;: songez aux larmes que versèrent les employés de Michelin le jour où ils apprirent, en même temps que la France consternée, la mort accidentelle d’un de nos plus grands capitaines d’industrie, Edouard Michelin.</span></p><p></p><p><span>Inlassablement nous dirons et redirons que l’entreprise, c’est le nerf de la guerre, que c’est le lieu privilégié, pour ne pas dire unique, de la création de richesses, qu’un pays doit prendre soin de ses entreprises comme de son plus beau joyau. </span></p><p><span>Inlassablement nous dirons et redirons qu’il ne faudrait pas tuer la poule aux œufs d’or, nous accabler de charges ou nous faire toujours des procès d’intention, ni inciter nos jeunes talents à aller s’installer ailleurs.</span></p><p></p><p><span>Car il faut sortir de la crise, et c’est nous, entrepreneurs, et nous seuls qui sommes et serons les vecteurs de la solution.</span></p><p><span>Le monde entier a maintenant compris, à travers des approches au fond plus cohérentes qu’on aurait pu le croire à première vue -et je citerais pêle-mêle le bon million de TPE françaises, le micro crédit, le SME Financial Challenge du G20, la PME Attitude&nbsp;et même les formes toutes nouvelles et&nbsp;récentes de relocalisations- quel gisement de<span>&nbsp; </span>richesses futures de tous ordres représentent partout les très petites entreprises, des gisements en termes d’invention, de profit, de modèle social, de lien, de cohésion, d’espoir. </span></p><p><span>Sans oublier qu’un passé de petite entreprise est souvent présent dans la mémoire des plus grands groupes pour leur insuffler valeurs, culture, identité, courage, sens, direction dans tous les sens du mot.</span></p><p><span>Eh bien mes amis, je vous le demande, quel est le secret de ces toutes petites entreprises reconnues si prometteuses&nbsp;? Il y en a plus d’un, me direz-vous, et c’est vrai. Mais il y en a un qui associé à tous les autres, ou résultant de tous les autres, m’apparaît comme la véritable clé de l’avenir.</span></p><p><span>Outre que ces toutes petites entreprises réconcilient chacun avec l’entreprise, </span><span>outre qu’on ne s’y demande pas quel est le sens de la valeur travail tant le travail et l’amour du travail y occupent une place éminente, </span><span>outre qu’on y comprend aisément que la compétitivité passe par le respect de l’homme et réciproquement, </span><span>outre tout cela qui atteste déjà&nbsp;une force,&nbsp;une intelligence, une modernité,&nbsp;une perspicacité remarquables, </span><span>le véritable secret des toutes petites entreprises, et la raison pour laquelle on se penche sur elles avec tant d’attention, c’est l’esprit d’entreprise.</span></p><p><span>Dans les toutes petites entreprises, l’esprit d’entreprise porteur d’avenir se trouve comme à l’état pur et chacun le reconnaît aisément. </span></p><p><span>Et&nbsp;dans toutes les autres entreprises, il est également là, il est également à l’œuvre, audacieux, créatif, indomptable, ouvrant la voie encore inimaginable peu de temps avant, nous indiquant de nouvelles pistes, frayant des chemins insoupçonnés et nous délivrant finalement le fil d’Ariane qui nous conduit tous vers l’après-crise.</span></p><p></p><p><span>Nous nous connaissons bien. </span><span>Vous me connaissez bien mais je vous connais bien aussi. </span></p><p><span>Je sais que vous tous ici, vous l’avez en vous, cet esprit d’entreprise, et grâce à lui nous regardons au-delà de la crise comme par dessus un mur pour porter la voix de l’espoir, pour trouver la voie de l’espoir&nbsp;!</span></p><p><span>L'entreprise, c'est la vie, l'entreprise, c'est nous tous !</span></p>]]></description>
			Assemblée générale du MEDEF
			
			<pubDate>1277979420</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Délibération sociale sur la modernisation du dialogue social</title>
			<link>http://www.medef.com/nc/medef-corporate/salle-de-presse/communiques-de-presse/communiques-de-presse/article/deliberation-sociale-sur-la-modernisation-du-dialogue-social-1.html</link>
			<description><span>Les partenaires sociaux se sont retrouvés pour une nouvelle séance de négociation sur la modernisation du dialogue social le 26 avril 2011. </span> <![CDATA[<p><span>Au cours de cette réunion il a été dressé un relevé de discussions (adopté par la CFDT, la CFE-CGC, la CFTC et la CGT-FO pour les organisations syndicales et le MEDEF et l'UPA pour les organisations patronales), actant de plusieurs points d'accord sur la modernisation du dialogue social, portant sur les attributions des institutions représentatives du personnel au regard de la création de la valeur ajoutée et de l'affectation des résultats de l'entreprise.</span></p><p><span><a href="fileadmin/www.medef.fr/documents/Negociations/Releve_de_discussion.pdf" title="">&gt;&gt; Télécharger le relevé de discussion au format PDF</a></span></p>]]></description>
			Modernisation du dialogue social
			
			<pubDate>1303829520</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Disparition de Richard Descoings</title>
			<link>http://www.medef.com/nc/medef-corporate/salle-de-presse/communiques-de-presse/communiques-de-presse/article/disparition-de-richard-descoings-1.html</link>
			<description><p><span>Le Medef a appris avec tristesse le décès soudain de Richard Descoings hier soir à New-York.</span></p> <![CDATA[<p><strong><span>Laurence Parisot, présidente du Medef</span></strong><span>, déclare&nbsp;: <em><b><span>«&nbsp;Je suis bouleversée par sa disparition. Richard Descoings était un homme libre et visionnaire. Il a augmenté le prestige de Sciences Po en lui insufflant modernité et ouverture. Richard Descoings a été un artisan infatigable de la promotion par le mérite. Homme de dialogue et de conviction, il a été membre de notre commission Dialogue économique entre 2005 et 2010, plaidant sans cesse avec énergie pour l'égalité des chances&nbsp;».</span></b></em>&nbsp;</span></p> <p><span>Le Medef présente ses plus sincères condoléances à la famille de Richard Descoings ainsi qu'aux dirigeants, enseignants, personnels et élèves de Sciences Po.</span></p>]]></description>
			Communiqué de presse
			
			<pubDate>1333546740</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Point presse mensuel d'avril 2012</title>
			<link>http://www.medef.com/nc/medef-corporate/salle-de-presse/communiques-de-presse/communiques-de-presse/article/point-presse-mensuel-davril-2012.html</link>
			<description><p>Bonjour à tous. <span>La conférence de presse que nous avons ce matin ensemble est une conférence de presse charnière. C’est une conférence de presse évidemment de fin de campagne pour l’élection présidentielle et c’est une conférence de presse qui se tient quelques minutes, dans moins d’une heure, à quelques minutes d’une Assemblée générale importante pour nous puisque c’est une Assemblée générale qui va entériner un changement assez important de notre Conseil exécutif. Vous recevrez, si ce n’est pas déjà fait, de la main d’Anton et de ses équipes, la liste du nouveau Conseil exécutif qui devrait être ratifié dans la matinée.</span></p> <![CDATA[<p>C’est aussi, du coup, une Assemblée générale bien sûr qui doit valider les comptes de notre association, le Medef. Et c’est pourquoi j’ai demandé à Jean-Louis Schilansky, notre vice-président trésorier, de venir vous présenter les principaux chiffres et les enseignements que nous pouvons tirer de la gestion de 2011. De même, je tiens tout de suite à vous dire que les équipes vont vous remettre un rapport de gestion et un rapport d’activité qui a été préparé par Michel Guilbaud et ses équipes et qui retrace tout ce que nous avons fait au cours de l’année 2011.</p><p> <span>Donc, je vais donner la parole à Jean-Louis et ensuite, je reviendrai ici pour vous dire quelques mots de ce qui a été à l’ordre du jour de nos débats hier en Conseil exécutif et ensuite pour répondre à vos questions.</span></p><p>Jean-Louis Schilansky</p><p>Bonjour à toutes, bonjour à tous. Effectivement, cette année, il y a eu une innovation dans la façon dont nous présentons les activités du Medef. En plus du rapport de gestion que nous avons en fait publié depuis déjà plusieurs années, on a établi un rapport d’activité et vous verrez qu’entre ces deux documents, vous avez une vision très complète de ce que fait le Medef, de ce qu’il a fait en tous les cas dans le courant de l’année 2011 et la façon dont il a été géré. Donc, vous allez recevoir ces deux documents. On va d’abord dire un mot du rapport d’activité. C’est tout simple, finalement, c’est énumérer, c’est reprendre toutes les choses que le Medef a faites, aussi bien sur le plan économique, sur le plan social dans tous ses projets et dans toute la façon dont il a été géré dans le courant de l’année 2011. Je vous en conseille fortement la lecture, je pense que c’est très éducatif et cela donne une très bonne vision, une très bonne perspective de ce qui a été fait. En ce qui concerne le rapport de gestion, je dirai qu’il est dans la continuité de ce que nous avons fait les années passées, c’est un rapport qui reprend les comptes du Medef, aussi bien le compte de résultat que le compte de bilan. Je voudrais insister sur deux ou trois choses&nbsp;: la première, c’est qu’à l’intérieur qui est finalement assez faible, les ressources du Medef ne sont pas très importantes, elles sont de l’ordre d’une trentaine de millions d’euros, 33 millions pour être plus précis, nous avons réussi dans le courant de l’année 2011, à faire plus avec ces ressources. Et en fait, au travers d’une gestion à la fois rigoureuse et en même temps créative, réussi à dégager des fonds pour faire des choses qui étaient absolument indispensables, et la chose principale qui est absolument indispensable, c’était d’être présent et d’être présent fortement à l’occasion du G20 sous la forme du Business Summit 20, au cours duquel on a invité les homologues en fait du Medef des 20 pays membres du G20 précisément, mais pas seulement, des CEO de très grandes entreprises, et cela a été un évènement tout à fait exceptionnel au travers du rayonnement que cela a donné au Medef et au travers de l’occasion, de l’opportunité que cela représentait de parler du business, de parler de ce qui se passait. Et de nombreux chefs d’Etat sont venus à ce B20&nbsp;: le président du Mexique, la présidente de l’Argentine, le président de la Russie sont venus personnellement leur vision, j’en oublie certainement, le Premier ministre turc, sont venus donner leur vision de ce qu’ils voyaient dans les relations entre les Etats, le business, comment ils voyaient les choses. C’est un très grand évènement, et vous verrez dans les comptes, les ressources qui ont été nécessaires pour cette manifestation sont de l’ordre de 1 million d’euros, en fait 960&nbsp;000 euros, donc c’est une dépense très importante pour le Medef, et on a réussi, dans le courant de l’année à faire en sorte de financer cette dépense exceptionnelle au travers d’une gestion des dépenses, au travers d’allocations, au travers d’une optimisation de notre fonctionnement. Si bien qu’en fin de compte, on termine l’année avec un léger déficit, c’est vrai, au niveau du résultat, de l’ordre de 30&nbsp;000 euros. Mais franchement, 30&nbsp;000 euros, c’est l’épaisseur du trait sur un budget de 33, 34 millions, c’est un millième du budget, donc on est pratiquement à l’équilibre malgré cette dépense exceptionnelle. Donc, ça, c’est la première chose que je voulais vous dire. Je ne fais pas partie des effectifs du Medef, mais je voulais féliciter toutes les équipes du Medef pour ce résultat.</p><p>La deuxième chose, c’est que l’on a continué notre pratique d’un suivi très rigoureux des subventions paritaires. Vous savez que dans le budget du Medef, il y a deux choses, en gros deux tiers un tiers, deux tiers de cotisations et un tiers de subventions paritaires pour le 1 % Logement, pour la formation professionnelle, pour toute une série d’actions que nous menons en direct et avec les Medef territoriaux qui sont des actions qui sont subventionnées par le paritarisme. Il est extrêmement important, extrêmement important que ces ressources qui viennent du paritarisme soient allouées strictement aux actions qui relèvent du paritarisme et qu’il n’y ait pas de confusion entre ces montants-là et le montant des cotisations qui servent à nos actions propres, nos actions de lobbying, de l’Université d’été, de manifestations, de faire vivre toute cette maison et toutes les opérations que nous organisons. Et donc, nous avons une comptabilité très rigoureuse où nous&nbsp; séparons ces deux types de ressources et nous en surveillons la mise en œuvre. Alors, en ce qui concerne les subventions du paritarisme, de deux choses l’une&nbsp;: si nous ne dépensons pas ce qu’on nous a donné, nous le rendons. Nous faisons des comptes à la fin de l’année et nous le rendons. Et cela fait l’objet de conventions entre nous-même et ces organismes paritaires. S’il n’y a pas de convention, nous mettons les sommes correspondantes dans des fonds dits dédiés, sous le contrôle de notre commissaire aux comptes, de façon à voir très précisément les sommes que nous n’avons pas dépensées et que nous dépenserons plus tard. On n’a pas tout dépensé en 2011, on va plus dépenser en 2012, on va puiser dans ces fonds dédiés pour de nouvelles actions de formation, notamment pour le 1 % logement ou la formation professionnelle. Donc, voilà, ce sont deux choses tout à fait importantes dans notre gestion.</p><p>Troisième point, au niveau des cotisations, vous verrez qu’on a une grande stabilité du revenu des cotisations, aux alentours de 23 millions d’euros. En fait, ce qui se passe, c’est qu’on a un léger tassement de notre base du fait des difficultés économiques, c’est vrai, que rencontrent un certain nombre de fédérations, mais dans le même temps, on arrive à avoir de nouvelles adhésions qui compensent et font même plus que compenser cette légère érosion de notre base. Si bien qu’au travers de ces nouvelles adhésions, on a une ressource de cotisations qui est en gros constante, cette année légèrement croissante, mais en gros, on arrive à avoir le même volume de fonds malgré les circonstances économiques qui, comme vous le savez, sont difficiles. Je ne vais pas être beaucoup plus long, Laurence je termine juste sur un point&nbsp;: donc, une gestion très saine, très équilibrée, très rigoureuse des fonds du Medef. La dernière chose que je voulais vous dire, c’est qu’effectivement, le Medef a des finances extrêmement solides, nous avons environ un an de réserves, un an de fonctionnement en réserve, et donc nous plaçons sans risque ces fonds, ce qui nous donne une très grande stabilité, une très grande solidité financière. Donc, pas de souci, pas de souci sur la gestion et la solidité financière de cette association. Voilà ce que je voulais vous dire.</p><p>Merci beaucoup Jean-Louis. Je pense que s’il y a des questions, peut-être que tu pourras les prendre à la fin de la conférence de presse.</p><p>Le Conseil exécutif qui s’est réuni hier a surtout fait un bilan de la campagne présidentielle. Nous avons confronté nos analyses, nos points de vue et nous en avons tiré quelques enseignements pour les semaines et les mois qui viennent. Première question que nous nous sommes posée&nbsp;: c’est au fond tout simplement quelles idées a-t-on, nous, entrepreneurs, nous Medef en particulier, installé à l’occasion de cette campagne pour l’élection présidentielle. Et nous sommes convaincus qu’il y a un mot, une idée, un concept qui était jusque-là assez étranger au discours politique qui n’était pas du tout présent, par exemple en 2007, et dont la plupart des candidats se sont finalement emparés&nbsp;: je veux parler de la compétitivité. Souvenez-vous, c’était à la Halle Freyssinet, le discours du 1<sup>er</sup> juillet 2010 que j’ai prononcé à l’occasion de ma réélection, je disais&nbsp;: un seul mot d’ordre&nbsp;: penser compétitivité. <i><span>«&nbsp;</span>Penser compétitivité pour nos entreprises dans un monde moderne, numérique et écologique,&nbsp;plat et sans frontières<span>&nbsp;»</span>, </i>disais-je à l’époque. Bien sûr, les différents candidats et je pense surtout aux grands candidats, ceux qui ont le plus de probabilité de se retrouver au deuxième tour de l’élection, ont approché cette question de la compétitivité d’une manière différente. Mais néanmoins, de Nicolas Sarkozy qui dit que le maître-mot, c’est la compétitivité, à François Hollande qui reconnaît à plusieurs reprises qu’il y aura des efforts de compétitivité à faire, nous considérons que cette idée clef pour notre économie, cette idée clef pour nos entreprises est désormais dans le débat public et que nous allons, avec le prochain gouvernement, quel qu’il soit, continuer à développer cette thématique.</p><p>Deuxième idée qui nous semble finalement partagée par les principaux candidats et que nous avons été parmi les premiers, pas les seuls, mais parmi les premiers, à formuler, c’est l’exigence d’un déficit zéro. Alors, bien sûr, l’échéance n’est pas la même pour tout le monde, nous-mêmes nous préconisons une échéance à l’horizon 2015&nbsp;; Nicolas Sarkozy parle de 2016&nbsp;; François Hollande 2017. Mais au fond, pour le moment, nous relativiserons cette question d’échéance et nous soulignerons surtout le fait que cette exigence, elle aussi, est partagée.</p><p>Troisième élément, tout à fait important, qui est une musique qui est douce à nos oreilles et qui est finalement dans presque tous les discours&nbsp;: la conviction que le gisement d’emplois futurs se trouve dans les PME et les TPE. Je ne suis pas certaine que, à partir de cette conviction partagée, toutes les conclusions soient tirées, mais au moins, nous avons un point de départ commun et qui peut être tout à fait déterminant pour aborder toutes les futures politiques publiques et toutes législations futures.</p><p>Et puis, enfin, nous observons que Nicolas Sarkozy reprend largement à son compte la thématique que nous avions exposée de la double hélice, à savoir de l’intérêt qu’il y aurait pour notre économie à faire bouger différents paramètres en même temps&nbsp;: la baisse des charges patronales d’un côté, la baisse des charges salariales de l’autre, compensées selon nous par de la TVA et de la CSG, selon Nicolas Sarkozy, selon un autre modèle, mais quand même, le schéma général est là dans un objectif gagnant-gagnant.</p><p>Et puis, partagée aussi mais avec François Hollande cette fois-ci, l’idée de l’utilité sociale et politique des corps intermédiaires.</p><p>Au total, il y a donc un certain nombre de concepts clefs que nous développons dans Besoin d’Aire qui ont été débattus et vont l’être encore je suppose jusqu’au 6 mai.</p><p>Néanmoins, et c’est le deuxième point qui a été très discuté hier en Conseil exécutif, il y a beaucoup de sujets qui ont été absents. Très peu exprimés, objets de peu d’échanges, de peu de confrontations. Et, finalement, nous avions tous le sentiment, hier en Conseil exécutif, qu’il y avait quelque chose de très restrictif dans cette campagne, ne serait-ce que par l’absence véritable de la question européenne. Et si, parfois, celle-ci est évoquée, c’est toujours dans une logique plutôt de rétractation que dans une logique de déploiement. Alors, que nous, nous disons Besoin d’Aire parce que nous disons besoin d’espace. Il y a aussi, dans toutes les réflexions économiques et même si la question de la compétitivité est présente, et même si la question de la réindustrialisation elle, a été très mise en avant, très mise en scène même et très détaillée par de nombreux candidats, il nous semble qu’il y a un manque de projection, un manque de vision économique pour le futur. Nous en voulons pour preuve le fait que la question du numérique qui est pourtant un sujet fondamental parce que le numérique c’est la vraie nouvelle révolution d’aujourd’hui, le numérique est incroyablement oublié par les candidats. Et puis, au fond, ce qui nous surprend le plus ou nous désole le plus, c’est que ce qui manque dans cette campagne, c’est un éloge franc et massif de l’entrepreneur. C’est l’oubli incroyable que sans l’entrepreneur, sans l’esprit d’entreprise, il ne peut pas y avoir de croissance. Il ne peut pas y avoir de créations d’emplois. Il ne peut pas y avoir de nouveaux produits, de nouveaux services. Il ne peut pas y avoir de compétitivité au sens où nous pourrions égaler nos principaux partenaires, l’Allemagne ou bien nous pourrions égaler au niveau de l’ensemble européen les autres grandes zones du monde. Or, l’entrepreneur, c’est vraiment le sel de la terre, c’est ce qui permet de rendre un terreau économique fertile.</p><p>Nous avons donc quelques regrets, mais néanmoins, nous ne sous arrêtons pas du tout sur ces regrets, et le troisième message que je voudrais vous dire ce matin, c’est que nous, nous sommes prêts, je dirais même que nous sommes dans les starting-blocks. Nous sommes prêts à travailler avec le prochain gouvernement quel qu’il soit, quelle que soit l’issue du scrutin du 6 mai. Nous pensons que, très rapidement, les questions sociales seront au cœur de la phase gouvernementale qui s’ouvre. Et de ce point de vue-là il est important de rappeler que, même pendant la campagne, nous n’avons pas cessé de discuter et de travailler avec les organisations syndicales. Nous avons été capables de conclure des négociations&nbsp;; ou nous sommes sur le point d’en conclure d’autres – il y a mercredi une séance importante de négociation qui concerne Action logement (le 1% Logement). Nous avons travaillé sur un dossier extrêmement sensible, très important, qui est celui qu’on appelle «&nbsp;compétitivité-emploi&nbsp;» et en dépit des pressions liées à la campagne nous avons bien avancé. Suffisamment pour considérer que quel que soit le candidat élu, quel que soit le gouvernement qui sera mis en place, eh bien nous allons continuer à négocier et nous avons déjà des dates de négociations sur ce sujet de «&nbsp;compétitivité-emploi&nbsp;». Et au-delà de cela, nous sommes prêts à discuter d’un agenda social avec les organisations syndicales. En réalité, nous échangeons déjà sur cette question et nous considérons qu’il y a quatre grands chapitres sur lesquels il y aura des délibérations, voire des négociations&nbsp;:</p><ul><li>premier chapitre, le chapitre marché du travail et employabilité compétitive&nbsp;;</li><li>deuxième chapitre&nbsp;: modernisation du dialogue social&nbsp;; chapitre qui est déjà ouvert et je crois qu’il est temps de donner un coup d’accélérateur pour avancer significativement et envisager une conclusion&nbsp;;</li><li>troisième chapitre – qui est ouvert sous forme de délibération depuis peu de temps –&nbsp;: qualité de vie au travail et égalité hommes-femmes&nbsp;;</li><li>quatrième chapitre qui n’est pas encore ouvert mais qui se prépare et qui est celui de la protection sociale et des grandes réformes structurelles liées à l’avenir de la protection sociale&nbsp;; que cela soit sur les régimes complémentaires de retraite ou sur l’assurance maladie.</li></ul><p>Donc, nous estimons que nous avons un programme de travail chargé devant nous et nous sommes quasi prêts et impatients.</p><p>Je vais arrêter là ce topo général des échanges que nous avons eu hier au Conseil exécutif et je vais donner quelques minutes aux questions parce que très vite ensuite je vais devoir descendre en Assemblée générale.</p>]]></description>
			Point presse mensuel
			
			<pubDate>1334671080</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Vivement l’avenir, Ready for the future</title>
			<link>http://www.medef.com/nc/medef-corporate/salle-de-presse/communiques-de-presse/communiques-de-presse/article/vivement-lavenir-ready-for-the-future.html</link>
			<description> <![CDATA[<p>Chers amis,</p><p>Pourquoi sommes-nous réunis ici ce matin ? Pourquoi sommes-nous là tous ensemble ? Parce que nous les chefs d’entreprise, nous nous battons. Nous nous battons matin, midi et soir. Nous nous battons pour notre entreprise, pour les hommes et les femmes qui la composent, pour ses clients ; nous nous battons pour son carnet de commandes, pour sa trésorerie, pour son bilan ; nous nous battons, pour son projet, pour sa survie, pour son adaptation, pour son inventivité. </p><p>Nous nous battons comme jamais. Avec l’angoisse aux tripes comme jamais. Face à des défis d’une complexité inimaginable il y a encore un an. Et dans un brouillard d’une épaisseur inquiétante. <br />Nous nous battons avec de l’énergie comme jamais. Avec du courage comme toujours.<br />En nous battant pour notre entreprise, nous nous battons aussi pour notre territoire,&nbsp; pour notre métier, pour notre pays.</p><p>Et vous président de Medef territorial, Hugues-Arnaud, Bruno, Jean-Pierre et les autres, et vous président de fédération, Frédéric, Didier et les autres, vous en bavez comme jamais. Pour en faire tous les jours plus, avec tous les jours le risque d’un peu moins de moyens. Ici pour défendre un industriel, ou même toute une industrie ; là pour soutenir telle activité de services ; là pour encourager les représentants du bâtiment ; là pour promouvoir une foire, un salon, et même un centre commercial qui ouvre le dimanche ! Bref, vous êtes sur tous les fronts pour tenir en vie l’économie de notre pays. C’est vous qui le faites et ce n’est personne d’autre !</p><p>C’est dur,&nbsp; c’est même parfois très dur, mais on tient le coup. Et qu’on ne vienne pas nous dire que nous&nbsp; profiterions de cette affreuse tempête, de ces vents adverses, pour délocaliser ou licencier. A tous ceux qui nous reprochent de fomenter des plans cyniques, je réponds et je répondrai inlassablement que nous autres&nbsp; patrons, jamais, jamais,&nbsp; nous&nbsp; ne licencions par plaisir&nbsp; et que nous ne savons que trop quelle perte de savoir-faire tragique et irréversible représente une délocalisation. Les entreprises françaises sont admirables dans la crise, notamment les PME qui s’illustrent par le comportement&nbsp; souvent exemplaire de leurs dirigeants et par de vraies solidarités entrepreneurs-salariés. Les grands groupes français sont eux aussi admirables : pas d’affolement, le moins possible de fermetures de sites. Tous tiennent le cap. <strong>Chez nous, dans la tempête, personne ne lâche la barre !</strong></p><p>Pourquoi sommes-nous réunis ici ce matin ? Pourquoi sommes-nous tous ensemble ? Tout simplement parce que nous sommes le Medef ! Le Mouvement des Entreprises de France ! Le Mouvement dont aujourd’hui, comme jamais,&nbsp; chaque entreprise en France a besoin. <br />Nous sommes en train de construire un Medef différent, un Medef moderne, un Medef puissant. Nous relevons le défi de l’efficacité, de la réactivité, et de la qualité de service. C’est le sens des annonces que vous venez d’entendre : une direction des adhérents pour être au plus près de vous ; une direction des mandats pour structurer et contrôler notre implication dans le paritarisme ; une direction des études pour une maîtrise parfaite des faits et des chiffres de l’économie et enfin, une priorité donnée à la présence du patronat sur le Web.</p><p><strong>C’est l’esprit de conquête qui nous anime.</strong> Ambition 2010, ce n’est rien d’autre que cet esprit de conquête.&nbsp; Pour conquérir qui ? Tout d’abord de nouveaux adhérents ! Notre but c’est plus d’adhérents, toujours plus d’adhérents ! Pour chaque Medef territorial comme pour chaque fédération professionnelle ! Conquérir pour gagner quoi ? Pour gagner la bataille des idées ! Et la première des idées pour laquelle nous nous battons c’est que la baisse des prélèvements obligatoires sur les entreprises est nécessaire à la santé de l’économie française, et même pour commencer à la santé de chaque entreprise. C’est pour nous chefs d’entreprise une idée si centrale, si évidente, qu’en face nos contradicteurs bien souvent nous demandent si nous n’avons rien d’autre à dire. Bien sûr que si nous avons beaucoup d’autres choses à dire, mais cela, par quelque bout que l’on prenne le problème, c’est la clé de voute. La baisse des prélèvements obligatoires aura pour résultat que l’économie française pourra tenir debout. Dans la crise, tenir debout cela veut dire purement et simplement ne pas être balayé par la tempête.</p><p>&nbsp;<strong>Conquérir comment ?</strong> Démontrons notre union. Nous sommes d’une extraordinaire diversité. Autour de la table du Conseil exécutif de notre Mouvement se côtoient patrons de PME dont les employés se comptent sur les doigts d’une main, présidents d’entreprises cotées au fameux CAC 40, chefs d’entreprise fièrement enracinés dans leur province, créateurs de Start up, fleurons du capitalisme familial, capitaines d’industries historiques. Hommes ou femmes, jeunes ou moins jeunes, industrie ou service, métropole ou outre-mer, gauche ou droite, qui dit mieux ? C’est cette diversité là que nous retrouvons chez les 1,2 million d’entrepreneurs français. Tous unis par cette quintessence si particulière que j’appellerais l’esprit patronal. Responsable, solidaire, éthique. Désireux de progrès, réaliste. Econome, pragmatique. Décidé. Sérieux. Concentré. Curieux. Engagé. Solide. Et que ce soit bien clair pour tout le monde : cet esprit là est bien éloigné de la cupidité qui a caractérisé certains ! C’est bien dans cet esprit patronal que nous sommes unis ! Et ne l’oublions jamais : <strong>l’union fait la force !</strong></p><p>Passons à notre bilan 2008. Impossible de le faire sans parler là aussi premièrement de l’éthique. Je veux saluer l’extraordinaire travail du comité Ethique, présidé par Robert Leblanc, l’engagement sans faille de Jean-Martin Folz, le président de l’Afep à nos côtés, et l’adhésion de la quasi-totalité des entreprises du SBF 120 au Code de gouvernance Afep-Medef.</p><p>Je veux également tirer un coup de chapeau aux négociateurs des nombreux accords fondamentaux qui ont été conclu au cours des 12 derniers mois : Patrick Bernasconi pour la position commune historique sur la représentativité des organisations syndicales ; c’est essentiel et structurant comme un changement de mode de scrutin en politique. Patrick aussi pour l’accord assurance chômage&nbsp; qui nous a valu bien du suspens ; il faut que chacun mesure que cet accord représente à mes yeux un élément majeur du volet social du plan de relance français ; la tempête économique rend peu probable aujourd’hui le déclenchement d’une baisse des cotisations mais il n’en reste pas moins que son principe aura été acté. Bravo, bravissimo à Jean-François Pilliard. Il a mené à bien la négociation formation professionnelle qui était particulièrement sensible car sous une pression politique rare. Le rôle des fédérations professionnelles a été magnifique, il faut leur rendre hommage aussi, car elles ont fait preuve de solidarité en permettant une transversalité nouvelle. Félicitons aussi Jean-René Buisson qui a conclu un accord novateur sur le stress au travail. Tous nos remerciements vont également à Bernard Lemée qui a avec efficacité mené et conclu la négociation GPEC. Des applaudissements aussi pour Jérôme Bédier qui s’est emparé avec énergie et succès du délicat dossier 1 % logement. Nous avons été également admiratifs du travail mené avec une remarquable célérité par Benoit Roger-Vasselin sur le chômage partiel, sujet on ne peut plus d’actualité qui n’avait pas été ré-ouvert depuis des décennies. Benoit est Président de la commission relations du travail et politiques de l’emploi; il fait du team building entre ces différents négociateurs, auxquels j’ajouterais Cathy Kopp et François-Xavier Clédat, et il a prouvé que c’était très efficace. </p><p>L’année qui vient de s’écouler, vous le voyez, aura été particulièrement féconde.<br />Quand je pense que certains ont osé écrire Annus Horribilis! Ce fut tout l’inverse ! Magnificus ! Splendidus ! Grandissimus auraient été mieux trouvés ! Et l’une des choses les plus importantes de l’année 2008 aura été que l’évidence de la politique économique de l’offre, que nous étions les seuls à défendre il y a 2 ans, cette évidence là se sera peu à peu imposée dans les consciences, au point d’être aujourd’hui&nbsp; constitutive du plan de relance du gouvernement. Comme s’est aussi imposée progressivement dans les consciences l’idée que nous ne pourrions pas maintenir longtemps à 60 ans l’âge légal du départ à la retraite.</p><p>Qu’une année puisse être à la fois féconde et économiquement périlleuse ce n’est pas la première fois ! A force d’entendre la crise actuelle comparée à celle de 1929, tout simplement pour se gargariser du mot dépression, on oublie que 1929 et les années qui ont suivi ont été noires certes, mais pas que noires. Voyez-vous, 1929 c’est aussi une année de création d’entreprise. En 1929 ont été créées les Guides Michelin, Danone, Colas, et même une banque, Robeco ! 1930, c’est la fondation en France des Laboratoires Boiron ou aux Etats-Unis de Texas Instrument ; c’est d’ailleurs au cours de cette période, 1930-1936, qu’IBM connaitra un développement décisif ou qu’en France naitra l’entreprise au crocodile, Lacoste, ou encore qu’Air France prendra son envol !</p><p>Nous les chefs d’entreprise nous sommes tous des chercheurs d’or. Nous ne cessons jamais de nous adapter, de nous recréer, et pas une seconde nous ne doutons qu’encore aujourd’hui, au beau milieu de la tempête, certains d’entre nous ne soient en train de conquérir des territoires nouveaux dont on parlera encore dans 80 ans : dans le green business ou sur le net, dans l’énergie ou dans la santé ou dans un eldorado de l’innovation que nous ne repérons pas encore comme tel !</p><p>Le moment est venu de dire la part de responsabilité des Etats dans la crise. La mondialisation économique était là. Où était la mondialisation correspondante des règles ? Et même ou était la conscience de cette nécessité d’une mondialisation des règles ? La trop faible implication des Chefs d’Etat dans le seul grand processus multilatéral de ces dernières années, le cycle de Doha, illustre cette vacance ! Et que dire de la trop grande légèreté avec laquelle les politiques ont laissé s’installer des normes comptables tout simplement néfastes ? Encore aujourd’hui, espérons que la condamnation politique et publique de tel ou tel bonus, ne cache pas une impuissance à traiter les vrais sujets tels qu’ils ont pourtant été énoncés dans la Déclaration du G20 de Washington à la fin de l’année 2008. Les vrais sujets qu’il faut traiter sont : la coopération internationale entre les régulateurs, et à commencer au niveau européen, la transparence des produits complexes, un contrôle prudentiel intelligent, notamment pour les banques et les compagnies d’assurance, l’harmonisation de normes comptables qui ne soient pas pro-cycliques.<br />Le moment est venu aussi de dire que la différence entre le libéralisme et l’ultra libéralisme est aussi grande que celle qu’il y a entre la droite et l’extrême droite ou entre la gauche et l’extrême gauche. Et que cette crise marque la défaite absolue, non pas du libéralisme mais de l’ultralibéralisme ! La régulation ne déplait pas au libéral, tout au contraire. L’Etat non plus, à condition que celui-ci laisse l’entrepreneur entreprendre ! </p><p>Du discours de prestation de serment de Barack Obama, on n’a pas assez retenu en France les prémisses du raisonnement qui mène à l’exigence de régulation. Je vous les rappelle : « La question n’est pas de savoir si le marché est une force du bien ou du mal. Sa capacité à générer de la richesse et à étendre la liberté est sans égale. », voilà ce qu’a déclaré le Président Obama en ce jour solennel. Et ça, c’est la certitude libérale !<br />La certitude libérale c’est que l’intervention publique lorsqu’elle est nécessaire doit être pertinente pour faire face au mieux à la crise. Le concours de l’Etat n’est ni un cadeau aux entreprises ni un sauvetage qui légitimerait des interventions tous azimuts. Le rôle de prêteur et d’assureur en dernier ressort est consubstantiel à sa fonction même. Le libéralisme l’a toujours conçu de cette façon. Il faut donc que l’action publique soit menée sur la base d’un bon diagnostic et apporte des réponses sans jamais s’immiscer dans ce que l’Etat ne sait pas faire, c'est-à-dire la création et la gestion en direct des entreprises.<br />Même dans le brouillard où nous sommes actuellement, à ces conditions là, nous gardons bon espoir. </p><p>C’est pourquoi notre Assemblée Générale s’appelle « <strong>Vivement l’avenir !</strong> ». Une expression qui nous est venue à l’esprit lorsqu’il a fallu traduire pour le G8 patronal les mots anglais « <strong>Ready for the future</strong> ». Les deux sont vrais : vivement l’avenir mais à condition que nous ayons préparé le futur. Et si nous avons préparé le futur alors vivement l’avenir !<br /><strong>Et c’est quoi préparer le futur ?</strong> C’est conserver les trésors du présent, les richesses créées, les valeurs conquises et aussi préparer la suite. Pour nous Medef, c’est par exemple, ne pas lâcher d’un pouce le travail entrepris depuis 3 ans sur la diversité, c’est empêcher que la crise ne ravive les racismes ; c’est aussi, promouvoir la réflexion sur l’éthique en l’étendant par exemple à la relation entre les petites et les grandes entreprises ; c’est travailler en 2009 à la mise en œuvre&nbsp; des nombreux accords conclus en 2008 ; et c’est, sur l’agenda social 2009, ne pas chercher l’impossible, mais néanmoins utiliser le concept de délibération sociale tel que nous l’avons élaboré. Je vous rappelle que la délibération sociale, c’est un espace de réflexion mutuellement consenti et partagé, c’est un cheminement au cours duquel patronat et syndicats se demandent en toute liberté si l’on va négocier ou pas sur tel ou tel sujet ; c’est un processus au terme duquel on apporte une réponse à cette question : oui, nous avons des éléments, un climat, des perspectives propices pour ouvrir une négociation ; ou, non la maturité réciproque n’est pas là, les conditions ne sont pas réunies.<br />Un premier pas a été franchi dans la réforme structurelle du marché du travail avec la conclusion de l’accord du 11 janvier 2008 sur sa modernisation. La période que nous traversons impose l’évidence que nous devons aller plus loin&nbsp; et franchir une étape supplémentaire tant dans l’intérêt des entreprises que dans celui des salariés. Il s’agit d’améliorer la réactivité des entreprises pour faire face aux incertitudes incroyablement nombreuses auxquelles nous sommes confrontées. Mais en poursuivant, en approfondissant la démarche déjà engagée de sécurisation des parcours professionnels des salariés. Nous avons su, en janvier 2008, trouver des solutions équilibrées qui concilient les besoins des entreprises et les attentes des salariés. C’est dans cette perspective que je propose aujourd’hui aux organisations syndicales de poursuivre notre dialogue en reprenant la méthode qui convient pour aborder des sujets aussi lourds, et cette méthode c’est la délibération sociale.</p><p>De la même façon je propose que nous inscrivions au programme d’une autre délibération sociale la question du paritarisme, de sa place, de son rôle, mais aussi de son fonctionnement et de son financement. Il s’agit là encore d’apporter de la transparence, de le doter de méthodes de gouvernance moderne pour qu’il puisse perdurer.<br />Et c’est quoi préparer le futur pour un chef d’entreprise aujourd’hui ? C’est avoir le nez sur sa trésorerie, aller chercher les clients au-delà des frontières, guetter les nouveaux comportements, intégrer totalement l’apport de chaque nouvelle technologie. Mais c’est aussi être militant ! C’est ne pas se battre tout seul. C’est venir renforcer nos troupes. Chaque adhérent en plus c’est l’espoir d’une fraction de prélèvements obligatoires en moins. Une voix en plus pour du prélèvement obligatoire en moins ! Que ce soit notre mot d’ordre ! Et nous demandons au gouvernement la suppression de la taxe professionnelle et la suppression de la taxe sur le chiffre d’affaires !</p><p>Nous sommes courageux. Dans la tourmente, ayons confiance. Nous savons bien que la confiance ne suffit pas pour faire la croissance. Mais sans la confiance, c’est le désastre qu’on fabrique. Et à ça nous, nous disons non !</p><p>La solution à tous les problèmes économiques passe par l’entreprise. La France ne gagnera pas sans l’entreprise. C’est même l’entreprise qui fera gagner la France !</p>]]></description>
			Assemblée générale 2009 au Théâtre Mogador
			
			<pubDate>1233829980</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Baisse des cotisations programmée</title>
			<link>http://www.medef.com/nc/medef-corporate/salle-de-presse/communiques-de-presse/communiques-de-presse/article/baisse-des-cotisations-programmee-1.html</link>
			<description><p><span>Déclaration de Patrick Bernasconi, chef de file de la délégation patronale&nbsp;:</span></p> <![CDATA[<p><span>«&nbsp;Nous étions très demandeurs d’un principe de baisse automatique des cotisations d’assurance chômage. C’est un principe fort sur lequel nous ne voulions pas revenir en raison du niveau des charges très élevé des entreprises. Nous avons voulu faire comprendre qu’il fallait changer de paradigme&nbsp;: plusieurs décennies d’augmentations de cotisations sociales au fil de l’eau de 0,1, 0,2, 0,3 %, etc., ont abouti au niveau de charges pesant sur les entreprises le plus élevé d’Europe. On ne peut se satisfaire de cette situation. Nous avons stoppé cette augmentation dans les régimes Agirc-Arrco, nous commencons à baisser les cotisations au terme de cette négociation dans le régime d’assurance chômage, et nous le ferons sans doute dans d’autres négociations ultérieures.</span></p><p></p><p><span>Nous voulions que ce principe ne reste pas virtuel et l’inscrire dans la réalité. Il aura ses premiers effets fin 2015. Il aura des conséquences à la fois pour les entreprises et les salariés. La baisse prévue représente un emploi supplémentaire dans une entreprise de 250 salariés, et 60 à 70 euros par an de pouvoir d’achat en plus pour un salarié.</span></p><p></p><p><span>En outre, nous avons une convention qui fonctionne. Elle n’a pas été modifiée car elle est très bonne, elle indemnise plus de monde, elle permet un meilleur traitement du chômage.</span></p><p></p><p><span>En définitive, s’être confrontés sur le point dur de la baisse des cotisations nous a permis de faire comprendre avec succès le changement de paradigme que nous souhaitions, dans un véritable esprit de responsabilité.</span></p><p></p><p><span>Je tiens à saluer l’esprit dans lequel cette négociation s’est déroulée. Les partenaires sociaux ont montré leur capacité à construire ensemble sereinement.&nbsp;»</span></p><p></p>]]></description>
			Accord assurance chômage
			
			<pubDate>1301050380</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Point presse mensuel de janvier 2012</title>
			<link>http://www.medef.com/nc/medef-corporate/salle-de-presse/communiques-de-presse/communiques-de-presse/article/point-presse-mensuel-de-janvier-2012.html</link>
			<description><p>Bonjour à tous. <span>Merci pour votre patience, mais certains d’entre vous étant coincés, je crois, dans une rame de métro, nous avons voulu attendre un peu pour que tout le monde soit là. Alors, avant tout, bonne année à tous ceux que je n’ai pas encore eu l’occasion de croiser depuis le 1<sup>er</sup> janvier. Et bonne année aux médias et à la presse. J’espère qu’il y aura autant d’évènements que ce qu’on a connu au cours de l’année 2011 mais que ces évènements soient un peu moins dramatiques et un peu plus joyeux.</span></p> <![CDATA[<p>Nous avons tenu une réunion du Conseil exécutif hier évidemment très intéressante car nous avons fait un point de la situation économique et échangé, et confronté nos analyses et nos points de vue sur le sommet qui va se tenir demain matin à l’Elysée. </p> <p>Mais auparavant, je voudrais revenir quelques instants sur la note de la France et les agences de notation. Je l’ai dit hier, c’est un électrochoc, c’est sans aucun doute la fin d’une époque mais je crois surtout que ces annonces doivent nous inciter à nous concentrer sur l’économie réelle. Il ne faut pas se tromper entre ce qui est perçu par&nbsp; chacun vendredi soir et débattu pendant tout un week-end et la réalité de ce qui se passe dans les entreprises. Cette réalité, on peut la résumer en une certaine dégradation des carnets de commandes, en un certain nombre de difficultés de trésorerie, on a de plus en plus de remontées d’informations de nos territoires de ce point-de-vue-là, mais en même temps, nous avons aussi le sentiment que nos entreprises sont en train de s’adapter, renouvellent leurs produits, investissent dans les nouvelles technologies comme jamais, et donc qu’il y a un esprit très combatif et, par définition, très entrepreneurial. </p> <p>Deuxièmement, toujours sur la note et ses conséquences, une fois que j’ai dit que le plus important, c’était de se concentrer sur l’économie réelle, deuxièmement, nous avons tous, bien sûr lu les commentaires de Standard and Poor’s. Ceux-ci attirent l’attention sur les déficits, la dette et le manque de flexibilité du marché du travail français. Je dis&nbsp;: nous n’avons pas attendu Standard and Poor’s pour faire ce diagnostic et pour y remédier. Cela fait maintenant plusieurs années que nous, les partenaires sociaux, nous progressons pour introduire de la flexi-sécurité, je pense notamment à la rupture conventionnelle, et nous continuons ce travail, je rappelle qu’il y a actuellement un groupe paritaire qui procède à des auditions d’experts pour préparer une refonte à la fois de l’assurance chômage, de la formation et poser toutes les questions de l’emploi et de l’employabilité. Et de la mobilité. </p> <p>Troisièmement, toujours sur les agences et les notes, et le commentaire de Standard and Poor’s. Je crois que nous avons tous été frappés par ce qui a été dit sur l’Europe par Standard and Poor’s. Et notamment, au fond, le fait que Standard and Poor’s critique la diversité des situations, ou plutôt la disparité des situations au sein de l’Union européenne et de la zone euro, regrette cette disparité, tout en, finalement, y contribuant, puisque Standard and Poor’s a tout fait pour, finalement, faire en sorte que les Etats européens aient des notes différentes&nbsp;: la France, l’Allemagne, ce qui se passe et ce qui a été dit sur l’Italie et l’Espagne. Standard and Poor’s regrette les disparités et chercher à renforcer, d’une certaine façon, cette disparité. Je crois qu’il faut faire attention à cela et se demander à chaque instant comment nous pouvons a contrario démontrer et agir pour rappeler sans cesse que nous voulons une unité européenne, que nous allons vers plus d’homogénéité, que nous renforçons la convergence et que nous préparons l’intégration économique. Cela doit être vraiment un objectif affiché, une exigence constante et à partir du moment où l’on a ça à l’esprit, cela implique beaucoup de choses. D’abord, il faut suivre, et je vous demande de nous aider à suivre, les négociations en cours sur la rédaction du Traité dont le principe a été décidé le 9 décembre. Il faut s’assurer que dans ces négociations, on ne recule pas par rapport à l’ambition clairement exprimée le 9 décembre. Il ne faut jamais oublier, et nous l’avons dit, que plus d’une fois, l’Europe a fait preuve de lenteur, de manque d’ambition finalement, c’est le fameux «&nbsp;too little, too late&nbsp;»&nbsp;; il ne faut pas que nous retombions dans cette erreur. Il faut donc avoir pout tout une approche européenne. Et je dis bien pour tout, c’est ce que nous demandons aussi sur la taxe sur les transactions financières. Il est évident que sur ce projet, nous devons au minimum nous coordonner entre Londres, Francfort et Paris. Il ne doit pas y avoir de distorsion fiscale entre ces trois grandes places financières.</p> <p>Quatrièmement, et cela sera mon dernier point sur les agences de notation et à la fois leur note et leur commentaire, et mon quatrième point n’est pas le moindre. Ce matin, je note qu’au fond, la France est mieux notée que les Etats-Unis. Car ce serait une erreur, évidemment, que de ne regarder qu’une seule agence de notation. C’est comme les intentions de vote, je dois faire un effort pour vous le dire, mais il ne faut pas regarder les intentions de v<span>o</span>te d’un seul institut de sondage. Si nous ne regardons pas une seule agence de notation, et si nous regardons les trois grandes agences, Standard and Poor’s, Moody’s et Fitch, et si nous nous comparons, par exemple aux Etats-Unis, eh bien nous sommes mieux notés aujourd’hui que les Etats-Unis d’Amérique. Nous, la France. En effet, sur Standard and Poor’s, nous avons la même note&nbsp;; sur Fitch, nous avons, aux Etats-Unis comme en France un AAA avec perspective négative, et <span>sur Moody’s, dans les deux cas, aux Etats-Unis comme en France, la note qui est attribuée est un AAA, mais en France, avec examen pour perspective stable, alors qu’aux Etats-Unis, c’est avec examen et perspective négative</span><span>. </span>Donc, au total, ce matin, la France est mieux notée que les Etats-Unis.</p> <p>Evidemment, tout ceci doit néanmoins nous conduire à poursuivre le travail que j’ai d’ailleurs évoqué et que beaucoup d’acteurs économiques, politiques et sociaux avaient déjà engagé depuis un certain temps. Le Sommet qui va se tenir à l’Elysée demain peut être un moment important pour une nouvelle étape dans ce travail d’adaptation, de réformes structurelles que nous appelons de nos vœux depuis longtemps.</p> <p>Demain, des choses vont être débattues, proposées pour faire face à la situation présente et donc il y aura probablement des adaptations très liées à la conjoncture qui seront actées sur le chômage partiel et sur la formation. Je crois que vous connaissez bien ces sujets, il y a un relatif consensus, et je pense que tout sera fait pour faciliter le développement du chômage partiel, le rendre plus facile à mettre en œuvre, notamment pour les PME. De même, on va faciliter l’accès à la formation pour ceux qui sont en chômage partiel et je pense que c’est quelque chose qui est vraiment bénéfique pour tout le monde. </p> <p>Nous, nous voulons aller plus loin sur la question de l’emploi. Et comme je l’ai déjà laissé entendre, nous allons formuler une proposition assez précise et même un engagement en matière d’emploi. De même que nous l’avions fait il y a un peu plus d’un an en matière d’alternance, nous allons, au nom d’au moins dix grandes branches professionnelles, formuler un objectif de mise en œuvre d’un outil qui s’appelle la Préparation Opérationnelle à l’Emploi, qui est un outil, je vous le rappelle, qui part du besoin de l’entreprise qui estime qu’elle a tel poste de disponible, et un poste qui correspond à telle qualification, mais pour lequel elle ne trouve pas de personne ayant cette qualification. Donc, l’entreprise identifie un besoin&nbsp;; Pôle Emploi, lui propose des candidats, qui pourraient accéder à ce travail mais qui n’ont pas la qualification exacte, correspondante. Et donc, le mécanisme consiste à ce que cette personne acquière une formation spécifique, en même temps, elle est certaine d’être embauchée par cette entreprise et ainsi, on satisfait une offre et une demande. On fait en sorte que l’offre et la demande se rencontrent. C’est donc quelque chose qui est très efficace, qui est assez peu développé. Au total, nous considérons que sur l’année 2012, nous pourrions embaucher ainsi grâce à cet outil de la Préparation Opérationnelle à l’Emploi, 60&nbsp;000 personnes. Cela, c’est un engagement que nous allons faire précisément demain au Sommet. </p> <p>Alors, vous savez que, au-delà de ces sujets sur lesquels il ne peut y avoir qu’un consensus, d’autres enjeux tout-à-fait importants sont en débat et sur lesquels des propositions ont été formulées et des approches ont été exprimées par le gouvernement. Je parle des accords de compétitivité, je parle d’un mécanisme type TVA sociale, je parle aussi d’une réforme plus profonde de l’assurance chômage. </p> <p>Sur les accords de compétitivité, il y a une observation qui est partagée par tout le monde et qui est que, en Allemagne, on arrive beaucoup plus facilement à s’adapter à toute situation nouvelle, que cela soit une situation défavorable, une situation exceptionnelle pour le carnet de commandes. Et on arrive à s’adapter parce qu’il y a dans le droit du travail allemand beaucoup plus de possibilités et même de marges de manœuvre accordées aux partenaires sociaux. Tout ce qui peut être fait pour donner plus d’autonomie et plus de responsabilités aux partenaires sociaux au niveau de l’entreprise, nous y sommes favorables. Si sur les grands paramètres que constituent la durée du travail, les salaires, l’emploi, le droit du travail français évolue d’une manière telle que les représentants du personnel et l’employeur peuvent discuter régulièrement pour faire bouger ces paramètres et ainsi trouver l’optimum, le meilleur équilibre possible compte tenu de la situation, c’est très bien. Donc, nous encourageons cette piste, et nous la considérons comme efficace économiquement et respectueuse socialement. </p> <p>Sur la TVA sociale –&nbsp; que je n’appelle jamais TVA sociale et que je suis obligée d’appeler TVA sociale pour que tout le monde comprenne de quoi on parle –, vous connaissez notre position. Notre position consiste à dire&nbsp;: il y a un déficit de compétitivité, ce déficit de compétitivité se décompose en enjeux hors prix, mais aussi en enjeux prix, c’est-à-dire que le coût de production en France est vraiment trop élevé pour être compétitif à l’intérieur de l’Union européenne. C’est vrai pour l’industrie, c’est vrai pour les services&nbsp;; et ne croyez pas que les services ne sont pas eux aussi soumis à la concurrence. Par conséquent, tout ce que nous pouvons faire pour alléger cette charge, ce coût de production, et de toute façon arrêter son augmentation constante depuis une dizaine d’années, c’est vital au fond pour l’avenir de notre économie. Nous, nous préconisons de baisser les charges patronales et de compenser cette baisse par une augmentation de TVA, en excluant toute augmentation sur les produits de première nécessité et nous préconisons, simultanément, une baisse des cotisations salariales qui serait compensée par une augmentation de la CSG. Nous considérons que ce double mouvement permet d’avoir une approche partagée, d’avoir un esprit partenaire, d’élaborer un véritable Pacte&nbsp;: l’entreprise est gagnante, le salarié est gagnant. Et, au total, le poids du financement de la Sécurité sociale n’écrase plus, comme c’est le cas aujourd’hui, le travail et est mieux réparti sur l’ensemble des assiettes possibles. Il restera bien sûr une part sur le travail&nbsp;; il y a une part sur la consommation&nbsp;; avec ce mécanisme la charge très lourde qui pesait sur le travail écrasera un peu moins le travail puisqu’on répartit une partie de la charge sur d’autres assiettes&nbsp;: la consommation et l’assiette des revenus de la CSG. Sachant que, dans la CSG, n’oubliez pas qu’il y a également les revenus du capital.</p> <p>Il y a d’autres propositions sur la table.&nbsp;Le gouvernement semble travailler principalement sur une baisse des charges patronales&nbsp;; uniquement. Ce matin, François Chérèque a proposé une baisse des cotisations patronales, significative, et qui serait compensée par une hausse, tout aussi significative de la CSG et une hausse des salaires également significative. C’est une autre proposition qui est sur la table. </p> <p>Ce qui est important pour nous aujourd’hui, c’est que désormais il est admis qu’il y a un enjeu compétitivité-prix. Il est désormais reconnu que le coût de production dans notre pays nous affaiblit tous. Et qu’à partir de là, il y ait un certain nombre de scenarios qui soient débattus, c’est pour nous une formidable nouvelle. On verra ce qui sera retenu à la fin, mais nous sommes confiants et nous pensons que nous sommes sur le point de franchir une étape décisive, nouvelle. Et vraiment, pour les entreprises, une étape très porteuse d’espoirs. Je voudrais que chacun mesure, concrètement, pour chaque entreprise, ce que cela veut dire qu’une baisse du coût de production. C’est des possibilités en plus pour investir, pour embaucher, pour augmenter les salaires, pour gagner des appels d’offres, pour être concurrentiel sur l’ensemble du marché unique européen. C’est une perspective nouvelle qui s’ouvre à beaucoup d’entre nous.</p> <p>Dernier sujet&nbsp;: il est aujourd’hui, là-aussi, tout à fait admis que nous devons préparer une réforme, peut-être structurelle, de notre mécanisme d’assurance-chômage. Dans le débat, figurent des propositions comme des droits rechargeables, la modulation des cotisations selon différents critères. Nous sommes plus que favorables à ce débat et c’est pour cela que nous avons installé un groupe de travail qui, au fond, est en train de préparer la négociation assurance-chômage qui se tiendra à la fin de l’année<span> </span><span>prochaine. </span>Dans ce <span>débat</span>, il ne doit y avoir aucun tabou. Aucun tabou. Sur aucun sujet. Je crois que nous avons déjà bien préparé cela, notamment dans la discussion que nous avons eue sur l’emploi des jeunes et quand nous avons insisté sur les enjeux de mobilité, et que nous avons fait un accord spécifique sur le logement des jeunes. Parce que quand nous faisons cela, nous montrons bien que si on veut avancer en matière de flexibilité-sécurité-mobilité et donc efficacité du marché du travail, il faut intégrer tous les paramètres en même temps tellement ils interagissent entre eux&nbsp;: le paramètre de l’offre d’emplois, le paramètre de l’offre de logement, le paramètre de l’offre de formation. Et donc nous espérons aussi qu’à l’occasion du sommet, des pistes pourront être échangées sur&nbsp;le sujet. </p> <p>Il est possible que d’autres questions soient abordées. Je crois qu’il n’y a pas une question qui ne soit pas finalement objet d’une négociation actuellement en cours ou d’une délibération actuellement en cours aujourd’hui au Medef. J’insiste sur le fait que la négociation sur la modernisation du dialogue social qui aborde à la fois les questions d’information économique mise à disposition des responsables du personnel, de l’évolution des institutions représentatives du personnel – est-ce que nous gardons le système actuel ou est-ce que nous évoluons en matière d’institutions représentatives du personnel pour les différentes entreprises&nbsp;? – et les modalités de partage de la valeur ajoutée dans l’entreprise&nbsp;: tout ceci est contenu dans la négociation actuellement menée sur la modernisation du dialogue social. </p> <p>Voilà les différents commentaires que je pouvais faire sur la préparation du Sommet social. J’insiste encore une fois sur les propositions que nous avons faites en matière de POE. </p> <p>Enfin, nous rappellerons également demain tout ce que nous recommandons vivement pour aider nos TPE et nos PME&nbsp;: </p><ul><li>un taux d’IS réduit pour les entreprises jusqu’à 10 millions d’euros de chiffre d’affaires&nbsp;; </li></ul><ul><li>la suppression du privilège du Trésor&nbsp;: c’est très important&nbsp;;</li></ul><ul><li>la non publication aux greffes du tribunal des privilèges Urssaf&nbsp;: dans la situation actuelle, je peux vous dire que, pour un patron de PME, c’est déterminant parce que si vous êtes en situation difficile, si vous avez négocié avec l’Urssaf un étalement de vos paiements mais si ceci est inscrit en clair aux greffes du tribunal et donc change le regard de votre client, de votre fournisseur,&nbsp; cela accentue le danger et vous rentrez dans un cercle vicieux. </li></ul><p> </p><p>Il y a donc toutes ces propositions TPE-PME qui seront également rappelées demain. Et puis, la fameuse proposition de zéro charge pour toute nouvelle embauche dans les TPE, dont nous sommes persuadés que l’effet très fort sur la création d’emplois, doit être vraiment considérée et rend la mesure du point de vue de son coût vraiment tout à fait surmontable car son bénéfice est beaucoup plus grand que le coût pour le budget de l’Etat.</p> <span>Eh bien je pense que j’ai à peu près tout dit&nbsp;; il y avait beaucoup de sujets puisqu’il fallait balayer tout ce qui était dans le cadre du sommet social.</span><p></p>]]></description>
			Point presse mensuel
			
			<pubDate>1326817080</pubDate>
			
		</item>
		
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			<title>Modernisation du paritarisme : un accord fondateur</title>
			<link>http://www.medef.com/nc/medef-corporate/salle-de-presse/communiques-de-presse/communiques-de-presse/article/modernisation-du-paritarisme-un-accord-fondateur-1.html</link>
			<description><p><span>Les partenaires sociaux viennent de franchir une étape supplémentaire et décisive dans leur démarche de réforme structurelle du dialogue social. L'accord national interprofessionnel sur la modernisation du paritarisme de gestion, conclu le 17 février, traduit la volonté des partenaires sociaux de définir et de généraliser l'application de règles de gouvernance et de gestion des organismes paritaires rigoureuses, exigeantes et transparentes.</span></p> <![CDATA[<p><span>1/ L'accord vise au premier chef à mettre en place des règles de gouvernance communes à tous les organismes paritaires en matière de composition et de fonctionnement des conseils d'administration. Chaque organisme devra se doter d'un service d'audit interne et d'outils de contrôle de sa gestion financière. A l'occasion de chaque renouvellement du conseil d'administration, un audit externe sera réalisé sur les aspects financiers et sur l'efficacité de la gestion de l'organisme.</span></p> <p><span>&nbsp;2/ L'accord précise les incompatibilités et conflits d'intérêts qui doivent être empêchés, ce qui a pour effet d'entraîner la dissociation des rôles d'administrateur et de porte-parole dans la négociation concernée.</span></p> <p><span>&nbsp;3/ L'accord fait évoluer substantiellement les modes de prises de décision en consacrant la règle du vote par tête et à main levée, permettant de dégager de véritables majorités de gestion selon un principe de responsabilité.</span></p> <p><span>&nbsp;4/ L'accord met en place une série d'indicateurs destinés à mesurer la qualité du service rendu, notamment en recourant à des&nbsp; audits externes.</span></p> <p><span>&nbsp;5/ L'accord encadre enfin le financement du paritarisme de gestion, qu'il distingue du financement du syndicalisme, en généralisant la signature de conventions financières entre les organismes paritaires et les organisations patronales et syndicales. Ce financement recouvre les frais afférents aux travaux préparatoires, à la formation, l'information et l'animation du paritarisme et se fait sur justificatifs uniquement.</span></p>]]></description>
			Communiqué de presse
			
			<pubDate>1329832440</pubDate>
			
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			<title>Benchmarker, c’est la santé !</title>
			<link>http://www.medef.com/nc/medef-corporate/salle-de-presse/communiques-de-presse/communiques-de-presse/article/benchmarker-cest-la-sante.html</link>
			<description> <![CDATA[<p>Existe-t-il dans l’histoire contemporaine une entreprise aussi audacieuse, aussi ambitieuse, que l’Europe ? Parce que l’Europe est par son essence-même une innovation radicale, parce qu’à la croisée de certains chemins, l’Europe a toujours su prendre les risques qui lui ont permis d’avancer, parce que l’Europe dans son ambition est toute tendue vers le futur, elle incarne au plus haut point l’esprit d’entreprise. Monsieur le Président du Parlement européen, Hans-Gert Pöttering, en nous accueillant dans cet hémicycle nous donne l’occasion de rendre hommage au travail, au courage, à l’esprit visionnaire de tous ceux qui, depuis des décennies -parlementaires, commissaires, fonctionnaires- ont, avec les chefs d’Etat des différents pays qui la composent, bâti une Europe solide et solidaire, plus performante et plus bénéfique qu’on ne se plait souvent à le dire. Et si les débats sont encore nombreux, et si les doutes sont multiples, c’est parce que l’oeuvre déjà accomplie est immense.</p><p>Il y a un an, nous lancions <strong><em>Besoin d’air</em></strong>. Ce livre que nous avons fait ensemble a eu beaucoup de succès. Il a dépassé de très loin l’audience qu’on nous promettait. Il a contribué pendant toute la campagne électorale française à mâtiner d’économie le discours politique. Le message de Besoin d’air était très clair et ô combien vital. La France courait un grave danger, disions-nous, à se replier sur elle-même, à s’accabler elle-même ou à accabler ses entreprises de charges insoutenables, à fermer ses portes et ses fenêtres et à dire non au monde. Nous espérions que les choses allaient changer et nous voulions contribuer à ce mouvement d’ouverture. <br />C’était la dernière page de <em>Besoin d’air</em>. « On ouvre les fenêtres et on regarde au-delà des frontières. N’ayons pas peur du brassage de l’intérieur et de l’extérieur. Bien des solutions ont déjà été mises en oeuvre tout près de nous, chez nos voisins. Ces expériences sont pour nous des espérances. D’autant que la France ne manque ni d’atouts ni de talents, et encore moins de courage. Il lui suffit de changer de perspective ». Aujourd’hui est un grand jour puisque nous nous retrouvons ensemble ici à Bruxelles. Aujourd’hui est aussi un grand jour parce que c’est le lendemain d’un grand jour. Hier, le traité de Lisbonne, le traité modificatif, a été ratifié par l’Assemblée Nationale. Une ère nouvelle peut commencer.</p><p>Indubitablement, les portes et les fenêtres ne sont plus condamnées. Indubitablement, elles commencent à s’ouvrir. On commence à regarder dehors et même, à y prendre plaisir et peu à peu, on apprend à voir autre chose que midi à sa porte.<br />Ne plus voir midi à sa porte, ne plus fonctionner en vase clos, ne pas risquer de vouloir réinventer la roue quand on voit qu’ailleurs elle tourne, ce sont autant d’attitudes qui font gagner du temps et de l’argent et qui souvent apportent un grand bol d’air.<br />Au mois de juillet dernier, j’ai réuni tous les présidents de Commissions du Medef. Tous&nbsp; avaient accompli un fantastique travail. Leurs propositions se nourrissaient toutes d’une comparaison, l’une avec la fiscalité irlandaise, l’autre avec le marché du travail danois, une autre avec les éco-industries allemandes, une autre encore avec le capitalinvestissement anglais, etc. Et il nous est apparu au cours de ce débat que ce serait dans cet étalonnage systématique de toutes nos pratiques que nous allions trouver le plus de créativité et le plus de rationalité à la fois, le plus d’inspiration, le plus de force, le plus de souffle pour l’entreprise française du XXIème siècle. Car la créativité ne peut pas naître ex nihilo du désordre ni de l’à peu près, pas plus que la liberté ne peut se trouver sans discipline ni règles du jeu. Ce que nous nous sommes dit peu à peu, c’est qu’il y a quelque chose de profondément sain, voire d’éminemment salutaire dans ces comparaisons et dans ces mesures rigoureuses. Ce que nous nous sommes dit peu à peu, c’est que <strong><em>benchmarker c’est la santé !</em></strong></p><p>J’adore la langue française et je voudrais que Mesdames et Messieurs nos académiciens fassent un jour entrer dans notre dictionnaire le mot de benchmarker. Car il nous manque ! Benchmarker, c’est comparer, c’est étalonner, c’est mesurer, ou plus exactement, ce sont ces trois actions à la fois : benchmarker c’est évaluer dans une optique concurrentielle pour s’améliorer. Benchmarker c’est dynamique. C’est une grande incitation à ne pas rester immobile.</p><p><strong>Se benchmarker, c’est oser regarder dans le miroir</strong> son reflet objectif plutôt que de refuser de voir les choses en face et de mettre la tête sous son aile. C’est en finir avec les préjugés selon lesquels rien de ce qui se fait ou se pense en France ne serait bien, tout y serait à jeter, bref, nous serions des nuls, pour toujours irrécupérables, car entachés d’une sorte de péché originel. Les préjugés inverses existent, aussi tonitruants et dévastateurs que les premiers : la pensée made in France serait la seule juste, la seule fructueuse, la seule morale. Tout cela est faux. Ce sont deux idéalismes qui s’opposent.</p><p><strong>Se benchmarker, c’est être réaliste</strong>. C’est se donner les moyens du pragmatisme. C’est savoir qu’on n’est pas seuls au monde, ni le centre du monde, c’est refuser l’illusion qui empêche de grandir. Benchmarker un produit ou un service ou une idée, c’est l’apprécier à l’aune de critères<br />pluriels car nous sommes maintenant dans un monde où la qualité est à la fois un droit et un devoir. Benchmarker ses équipes, c’est tout faire pour accroître le niveau de compétence de nos salariés. C’est ne pas avoir peur d’embaucher des pointures, en diplômes ou en talents. C’est ne jamais oublier que le niveau des joueurs conditionne souvent la division dans laquelle on va se battre. Dans cette compétition, il est souvent nécessaire de garder ceux qui détiennent l’expérience, la mémoire, le savoir-faire et qu’on appelle les seniors. Le Medef fera au printemps des recommandations pour augmenter leur présence dans nos entreprises.</p><p>Benchmarker, c’est refuser de prendre des vessies pour des lanternes, c’est refuser les marchés de dupes. Benchmarker c’est savoir, c’est vouloir savoir et c’est penser que savoir est un droit. C’est penser qu’il y a dans cette transparence une éthique fondatrice de l’échange et du civisme.</p><p>Et benchmarker un pays, qu’est-ce que c’est ? C’est le comparer à d’autres, rubrique par rubrique, et relativement au but qu’on recherche. Quelle est la fiscalité la plus avantageuse, au regard de son efficacité pour l’emploi ? Quelle est l’administration la moins pesante, eu égard à son efficacité la plus grande possible ? Quelle est la dette la moins lourde, ou plus exactement parmi les différentes dettes contractées par les différents pays, lesquelles préparent l’avenir, lesquelles grèvent au contraire l’avenir ? Quel est le syndicalisme le plus avancé eu égard à la construction sociale ? Quelle est l’école, quelle est l’université la plus admirable et en ligne avec l’épanouissement futur des jeunes ? Quelle est l’intégration la plus réussie, si on l’indexe sur l’emploi des nouveaux arrivants, de leurs enfants, de leurs petits enfants ?</p><p>Et pourquoi faudrait-il choisir entre l’excellence d’une rubrique ou d’une autre ? Pourquoi serait-ce ou l’une ou l’autre ? Ne pourrait-on pas avoir tout à la fois ? Je pense que oui parce que précisément des synergies vertueuses s’engageraient. Les meilleures écoles, la meilleure politique d’intégration, les meilleurs impôts, ou du moins les moins mauvais ? Comment y parvenir ? Que reste-t-il à inventer pour enfin les combiner ?</p><p>Imaginons qu’on y parvienne. Parce qu’en ayant benchmarké on aurait mis en place les réformes : la baisse du coût du travail, le transfert progressif des cotisations familiales vers la solidarité nationale car il n’y a qu’en France qu’elles sont à la charge exclusive des entreprises. Imaginons que les impôts taxant l’investissement aient été… boutés hors de France, et en premier la taxe professionnelle. Ce serait alors évident pour tout le monde que <strong><em>benchmarker c’est la santé !</em></strong> En l’occurrence, la santé d’un pays !</p><p>Voilà qui ne serait pas négligeable dans le contexte actuel d’une situation économique mondiale complexe, extrêmement contrastée. Il est hyper probable que notre croissance de demain dépendra encore plus qu’aujourd’hui de notre capacité à exporter vers les zones émergentes. Les pays développés sont pour certains menacés de stagnation, tandis que les pays émergents ouvrent à toutes nos entreprises de nouveaux marchés porteurs d’espérance et connaissent continûment et structurellement une croissance forte.</p><p>Quand nous étions tous enfants, nous avons tous entendu le travail c’est la santé ! Malgré tout le respect, toute l’admiration et j’oserais dire toute l’affection que j’ai pour Henri Salvador, je ne dirai pas la suite de la chanson. Ou plutôt si : le travail c’est la santé, <strong><em>benchmarker c’est la conserver !</em></strong></p><p>En à peine plus de deux ans, nous avons installé la parole des chefs d’entreprise dans tous les débats publics. Nous avons remis des mots à la mode, lancé des slogans, et forgé des concepts. Tous ont acquis la force de l’évidence. Rappelez-vous le premier d’entre eux : réconcilier les Français avec l’entreprise. N’ayez aucun doute, cette réconciliation est en marche ! Quand les trois principaux candidats à l’élection présidentielle l’appellent de leurs voeux, quand pour la première fois un Président de la République vient à notre Université d’été et rend hommage aux 2000 chefs d’entreprise présents, quand un dirigeant du parti socialiste demande que dorénavant « l’entreprise soit au coeur [de son] projet économique », quand un Ministre de l’Education nationale organise avec un Medef territorial, celui de l’Aude, le lancement national de la Semaine Ecole Entreprise devant 1000 collégiens et leurs professeurs, quand les jeunes diplômés des quartiers sensibles répondent aussi nombreux et aussi enthousiastes à l’offre de coaching de notre association <strong><em>Nos quartiers ont des talents</em></strong>, quand pour la première fois les élèves des Instituts de Formation des Maîtres vont suivre un stage en entreprise pour valider leur cursus, quand le Grenelle de l’insertion ne se conçoit pas sans la participation du Medef, quand le Grenelle de l’environnement offre aux représentants des ONG et à ceux du patronat l’occasion de travailler avec bonheur ensemble, quand il y a 12,5 % de créations d’entreprises de plus en 2007 qu’en 2006…inexorablement, sûrement, et heureusement, la réconciliation des Français avec l’entreprise est en marche.</p><p>Dans l’entreprise, y-a-t-il besoin de réconciliation ? Les Français qui travaillent en entreprise aiment leur entreprise. Ce qu’il faut accroître, ce sont plutôt l’implication, la contribution, l’engagement… et le reward qui va avec : ce qu’on appelle en français l’intéressement et que personnellement je préfère à la participation, que je juge moins participative. Le Medef rendra publique dans quelques jours une série de propositions qui concerneront toutes les entreprises, y compris les plus petites.</p><p><em>Bouger les lignes. Concilier l’inconciliable. Jouer le jeu.</em> Autant d’expressions qu’on entend désormais sur les lèvres de tout le monde. Ne vous y trompez pas, ne les réduisez pas à de la « com » ! Elles donnent la clé de nouveaux critères de jugement, et elles promeuvent de nouvelles attitudes pour l’action. La nécessité de <strong>faire grandir nos TPE et nos PME</strong>, le danger d’<strong>illisibilité</strong> pour notre pays : autant de diagnostics naguère élaborés par le Medef et aujourd’hui unanimement partagés.</p><p><strong>Le désaccord constructif, le dialogue économique et la délibération sociale</strong> : autant de méthodes que nous avons initiées et qui sont maintenant partout recommandées. <strong>L’autonomie des&nbsp; partenaires sociaux, la révolution stratégique, l’offre France, la fin de la durée légale du travail</strong>, autant de problématiques reprises par tous les observateurs, économistes, éditorialistes, politiques, autant de concepts qui n’ont déjà plus besoin d’explications.</p><p>Qu’avons-nous obtenu depuis un an, à force de travail, de propositions, de négociations ou de lobbying ? La liste est longue. Nous avons porté la voix des TPE PME en favorisant l’orientation de l’investissement de l’ISF dans ces entreprises ; en incitant la Commission européenne à s’engager en faveur d’un SBA européen (small business act) avant le mois de juin 2008 ; en convainquant le gouvernement français de réduire le taux de l’impôt forfaitaire annuel, car à ce niveau, il était dommageable pour tous. Je rappelle qu’il est payable même quand on ne fait pas de bénéfices. La réforme du crédit-impôt-recherche que nous demandions depuis longtemps est enfin accomplie. L’accord de Londres destiné à baisser le coût des brevets a enfin été ratifié !</p><p>Nous pensons qu’il n’y a pas de petits combats. C’est au contraire grâce à l’effort acharné de nos Medef territoriaux, grâce à l’implication sans limite de nos fédérations que se remportent les victoires quotidiennes où se joue l’avenir de notre société. C’est pourquoi nous avons voulu approfondir l’engagement des entreprises pour la diversité et contribuer chaque jour à des embauches dans le 9-3 et partout où la vie est encore plus dure qu’ailleurs.</p><p>Refusant aussi de considérer qu’il y a des causes perdues, nous avons donné des coups de boutoir incessants dans la mythologie des 35 heures qui a fini par vaciller sur les bases idéologiques qui étaient les siennes ; de même, et malgré l’état des universités que nous avions jugé scandaleux il y a deux ans, ou précisément à cause de cela, nous avons encouragé la réforme des universités et nous avons accéléré les rapprochements écoles-entreprises et universités-entreprises.</p><p>Tous les problèmes sont liés. Toutes les solutions aussi. Nous ne pourrons profiter de la mondialisation, nous ne pourrons survivre aux futurs inégalités géographicodémographiques qu’à condition d’aimer notre culture, en être fiers, et de vouloir la connaître et la transmettre, en France, pour commencer. N’en déplaise au magazine Time, la culture française n’est pas morte. Je dirais même qu’elle anime l’offre France, et qu’au benchmark des cultures vivantes, nous ne serons pas perdants !</p><p>Last but not least et dans ce que j’aurais le plaisir d’appeler notre coeur de métier, nous avons contribué de façon décisive à moderniser le marché du travail. L’idée de la <em>séparabilité</em> était en France une idée totalement neuve. Elle a d’abord fait rire, car c’était impossible. Elle a semé le trouble jusque dans les esprits des professeurs de droit et des observateurs les plus spécialistes. Peu à peu elle s’est installée. Et l’on a même vu poindre à travers elle la possibilité d’une plus grande sécurité et pour les entreprises et pour les salariés. La <em>séparabilité</em> sera l’outil majeur de demain pour lutter contre le chômage dont j’ai souvent dit qu’il était la honte de notre pays. Honte dont nous ne voulons plus. Aujourd’hui, le mot de séparabilité n’est plus seulement labellisé Medef, et c’est tant mieux, car nous travaillons pour l’intérêt général, persuadés que l’intérêt général prend naissance dans l’entreprise et dans chacun de vous.</p><p>Car nous aussi, chefs d’entreprise de France, nous devons nous benchmarker, et de plusieurs façons. Nous devons d’abord benchmarker nos organisations patronales, en les questionnant. Sur une échelle de 1 à 10, où nous situons-nous en termes de visibilité depuis l’extérieur : depuis chaque pays d’Europe ? Depuis les Etats-Unis ? Depuis l’Asie ? Quelle est notre place ? C’est, animés de ces questions, et forts des réponses parfois encourageantes que nous y trouvons, que nous avons entrepris une série de voyages qui ont mené nos délégations dans le sillage du Président de la République des Etats-Unis en Inde en passant par le Maroc et l’Algérie.<br />Toujours sur cette échelle de 1 à 10 où nous situons-nous, non plus en termes de visibilité avec un v mais de lisibilité avec un l ? Où nous situons-nous en termes de transparence ? Quel progrès nous reste-t-il à faire ?</p><p>Cette mesure de la transparence, de la lisibilité, de la visibilité, pour ne prendre que ces exemples, cette comparaison avec la transparence, la lisibilité, la visibilité, d’organisations similaires, la compétition entre tous pour progresser sur ces échelles, c’est cela que nos organisations patronales doivent s’imposer à tous les niveaux.</p><p>Nous avons remporté une victoire historique en signant un accord sur la modernisation du marché du travail. Cathy Kopp qui a mené cet accord à terme, tous ceux qui l’ont préparé de longue date, les équipes qui ont travaillé sans relâche, ont été formidables ! Et je vous demande de les applaudir !... Nous Medef, aurions-nous réussi à faire valoir les vertus du compromis si la voie n’avait pas été ouverte par nos homologues d’Allemagne et de l’Europe du Nord, et si nous ne nous étions pas benchmarkés par rapport aux modèles qu’ils nous présentaient là ? Nous Medef, nous organisations professionnelles, nous organisations territoriales, évaluons nos forces, nos faiblesses, nos axes de progrès, comptons nos troupes, faisons-les croître, <strong><em>benchmarker c’est la santé !</em></strong></p><p>Nous avons lancé un grand projet d’évolution interne du Medef. Il s’appelle Ambition 2010 et nous concerne tous. Ce qui doit en sortir c’est le patronat du XXIème siècle. Engagez-vous tous dans Ambition 2010. Nous avons tous besoin de chacun de vous ! En tant que chef d’entreprise, vous gagnerez aussi à cette discipline systématique du benchmark. Beaucoup d’entre vous le savent déjà, tant dans leurs pratiques managériales pour lesquelles nous Medef, pouvons vous aider à vous évaluer, que dans la gestion de leurs projets. C’est à cette condition-là seulement qu’on comprend, qu’on s’adapte et qu’on anticipe. C’est à cette condition-là seulement que nos entreprises se développent. Benchmarker c’est tout un art de rigueur, c’est toute une exigence. Il faut comparer le comparable. Et non pas l’incomparable ! Une fois cela fait, une fois la mesure précise effectuée, l’objectif se dessine aisément. Il s’impose. Une fois benchmarkées les charges des entreprises françaises, allemandes, anglaises, il est apparu clairement que la comparaison n’était pas en notre faveur et que nous disputions une course inégale. Il y a un an, nous disions que si chaque entreprise de chaque pays portait un sac à dos, celui du Royaume Uni pesait 12 kg, celui de l’Allemagne 21 kg, celui de la France 28 kg. 12 kg pour 120 milliards d’euros de prélèvements obligatoires sur les entreprises britanniques, 21 kg pour 210 milliards d’euros sur les entreprises allemandes et 280 milliards d’euros sur les entreprises françaises. Une différence tragique quand il s’agit de disputer le même sprint ! Réduire cette différence est donc devenue notre feuille de route, notre référence, notre objectif. C’est devenu notre benchmark.</p><p>Et puisque nous en sommes à benchmarker notre action, qu’en est-il sur ce point là ? Eh bien hélas, « cent fois sur le métier remettez votre ouvrage », tout reste encore à faire. Sans doute, n’avons-nous pas été encore assez convaincants. Certes le poids du sac à dos de l’entreprise anglaise a augmenté. Il pèse non plus 12 kg mais 13 kg. Mais faut-il se réjouir du malheur de nos compétiteurs ? Notre sac à dos à nous s’est encore alourdi, nous ne portons plus 28 kg, mais 29 kg ! Seule l’Allemagne est stable. Il faudra donc que chacun de nous redouble d’efforts pour cette cause déterminante pour la création de richesses.</p><p><em>Besoin d’air</em> reste donc notre feuille de route. Nous pouvons en reprendre toutes les propositions : elles restent d’actualité et nous devons benchmarker les résultats de notre action à l’aune de notre ouvrage collectif.</p><p>Sans doute son chapitre le plus important et le plus novateur portait-il sur le développement durable. La prise de conscience du danger que la planète court est maintenant universelle. C’est une autre forme de mondialisation. Ce sont d’autres formes de mondialisation, celle de la nature, celle de la prise de conscience, auxquelles on ne s’attendait pas, mais qui sont encore plus radicales que la mondialisation économique. Il est du devoir des entreprises d’agir. Il n’est pas question que dans 5 ans, dans 10 ans, dans 15 ans, car les horizons sont très courts, nous ayons honte : honte de ce que nous aurons fait, honte de ce que nous n’aurons pas fait. Il s’agit au contraire que nous puissions parler à nos enfants et à nos petits-enfants la tête haute et sans rougir de nous-mêmes. Car eux ne manqueront pas de nous demander : quand as-tu compris ? Et qu’as-tu fait à ce moment là ? Nous, les entrepreneurs, les champions du risque, les chantres de l’adaptation, nous devrions leur confesser que nous pensions avoir alors mieux à faire que protéger notre planète ? Certainement pas !<br />D’autant que paradoxalement, c’est aussi une opportunité exceptionnelle pour nous en termes de business ! Mon message aux entreprises de France, c’est qu’elles foncent ; qu’elles aient d’abord à l’esprit -en le rapportant à l’environnement- l’adage de la médecine selon lequel premièrement ne pas nuire, « primum non nocere » ; mais aussi qu’elles utilisent tous les créneaux qui s’ouvrent à elles dans ce domaine, qu’elles comprennent que c’est là l’avenir, et même le seul avenir possible.</p><p>Pour tout dire mon ambition pour nous, est encore plus grande. Je voudrais que le développement durable soit une grande spécialité de l’offre France, qu’elle soit au cœur de l’offre France. On parle souvent du génie industriel français, il faudra qu’on parle aussi du génie écologique&nbsp; rançais. Nous sommes une puissance économique de poids. Pour le rester, devenons aussi une puissance écologique. Et là, nous serons particulièrement bien placés -nous le sommes déjà- dans la compétitivité mondiale et dans l’innovation. Les enjeux sont multiples : gagner des appels d’offre car nos produits et nos méthodes seront mondialement connus pour être le best du développement durable, retrouver une prospérité et un excédent commercial, donner à la France un projet fédérateur qui nous rendra tous fiers. Il faut faire vite. Nous avons tous tout à y gagner ! Que la France soit une puissance écologique et l’Europe une super-puissance écologique ! Pour utiliser une expression chère à notre ami José Manuel Barroso, ayons le « first mover advantage », l’avantage du premier qui a bougé !<br />Les investissements vont être gigantesques et si vous me permettez le truisme il faudra la finance pour les financer !</p><p>Comment favoriser l’éclosion accélérée des éco-industries sans les fonds et les private equity ? Comment transformer les process actuels de nos entreprises sans injection massive de capitaux ? Et encore plus prosaïquement, comment supporter la transition, comment financer les mutations sans l’apport de liquidités nouvelles ?<br />Le capitalisme aujourd’hui est-il concevable sans le capitalisme financier ? Ou au contraire le capitalisme financier entre-t-il dans un jeu subtil et parfois bénéfique avec tous les autres capitalismes ? Je penche pour la seconde voie. Et même je parierais pour une logique vertueuse possible entre les différentes facettes du capitalisme ; je prônerais cette sorte-là de synergie, de cercles vertueux, et je redouterais que nous laissions le privilège de la City aux Anglais, que nous nous excluions du jeu mondial par des refus trop nets. Dans un débat récent au Medef, le plus grand regret d’un industriel ruiné par des malchances et escroqueries successives n’était-il pas de ne pas avoir contacté à temps de nouveaux investisseurs ? Ils l’auraient sauvé, ils nous l’ont confirmé.</p><p>S’il y a des abus, si certaines pratiques sont contraires à l’éthique et tout simplement au bon sens, avant d’en prononcer la condamnation définitive, pourquoi ne pas tenter d’abord de les améliorer ? Comprenons que le capitalisme est une mosaïque dont on ne peut impunément enlever un morceau parce qu’il nous déplairait à tel ou tel moment. Les Français commencent à comprendre l’économie. Le refus qu’ils en avaient jusque là, ne le laissons pas se muer en un autre refus qui serait cette fois-ci celui de la finance, et qui risquerait comme le précédent de nous marginaliser, de nous laisser sur le bord de la route, et de favoriser des compétiteurs étrangers plus pragmatiques.</p><p>Chers amis, nous avons développé une morale et un esprit critique qui ont fait de la France souvent pour sa plus grande gloire, un pays à part, le pays benchmark des droits de l’homme pourrait-on dire… Mais attention à ne pas nous caricaturer nous-mêmes. Dire « non » n’a de valeur que si l’on sait dire « oui ». Savons-nous dire oui ? Selon moi, pas assez. Nous sommes parfois plus prompts à voir la difficulté que la solution, nous repérons trop volontiers la naïveté dans l’idée neuve, l’impossible dans le projet pourtant révolutionnaire. Certes, il y a là une tendance générale de l’esprit humain. On m’a raconté que des Américains qui s’en étaient rendu compte auraient baptisé leur think tank le « yes club » et se seraient donné pour règle de laisser en débat une idée au moins trois minutes avant qu’il ne soit permis de la critiquer. L’expérience aurait été, paraît-il, très fructueuse…</p><p>Nous autres Français devons nous garder du triste privilège d’être ceux qui diraient toujours non. Car notre attitude aurait alors quelque chose de décourageant. Pour les jeunes qui partiraient du coup réaliser leurs rêves à l’étranger. Pour les étrangers qui craindraient que les barrières ne s’amoncellent ici, pour autant que des barrières puissent s’amonceler…, et qu’elles ne tuent dans l’oeuf leurs espérances.<br />Ce n’est pas une affaire d’Etat, c’est une affaire d’état d’esprit. Le respect de dire oui à l’autre, à l’idée neuve, au changement, aux syndicats ; le respect de faire confiance, de ne pas se moquer ; le bonheur d’être tolérants, d’essayer, réhabilitons-les. Apprenons, courageusement car ce serait tellement plus facile de ne rien faire, modestement car le snobisme voudrait le contraire, délibérément car il y a là une méthode et une rigueur, apprenons à dire oui !</p><p>Oui à la France et à l’Europe ! Oui à la France et à la Méditerranée ! Oui à la France et au monde ! Oui au travail et à la réflexion, oui aux valeurs de la transparence, à l’entreprise, au goût du risque et de créer, oui aux logiques qui rassemblent, et … vive le patronat du XXIème siècle !</p>]]></description>
			Convention du MEDEF 2008 à Bruxelles
			
			<pubDate>1202489100</pubDate>
			
		</item>
		
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			<title>Des propositions responsables qui réduisent le déficit à l’horizon 2030</title>
			<link>http://www.medef.com/nc/medef-corporate/salle-de-presse/communiques-de-presse/communiques-de-presse/article/des-propositions-responsables-qui-reduisent-le-deficit-a-lhorizon-2030-1.html</link>
			<description><p><span>Une nouvelle séance de négociation sur les régimes de retraite complémentaire a réuni les partenaires sociaux au MEDEF le 9 mars. L'occasion pour la délégation patronale de faire des propositions sur la stabilisation des taux de rendement,</span><span><span><span>&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span></span><span>sur une&nbsp;prolongation de l’AGFF jusqu’en 2018 ou encore sur&nbsp;la</span><span> prise en compte de l’intégralité des mesures d’accompagnement résultant du régime général. Déclaration de jean-François Pilliard, chef de file de la délégation patronale.</span></p> <![CDATA[<p><span>«&nbsp;A l’occasion de cette nouvelle séance de négociation, la délégation patronale a proposé les points suivants&nbsp;:</span></p><p></p><ul><li><span>la stabilisation des taux de rendement pendant trois ans après avoir aligné les rendements Agirc-Arrco,</span></li><li><span>une prolongation de l’AGFF jusqu’en 2018 dans le cadre d’un accord longue durée,</span></li><li><span>la prise en compte de l’intégralité des mesures d’accompagnement résultant du régime général (pénibilité, amiante, carrières longues, handicapés, situation des parents ayant 3 enfants). Cette prise en compte représente un effort financier substantiel de près de 20 milliards d’euros sur la période 2011 à 2030.</span></li></ul><p></p><p><span>Pour contribuer à une mesure équilibrée des régimes, toujours à l’horizon 2030 et prendre en compte partiellement les avancées ci-dessus, la délégation patronale a proposé&nbsp;: </span></p><p></p><ul><li><span>l’intégration des bornes d’âge du régime général de retraite,</span></li><li><span>une évolution des avantages familiaux et de la pension de réversion, </span></li><li><span>des mesures d’économie des frais de gestion des régimes.</span></li></ul><p></p><p><span>En tendance, à partir du scénario économique central retenu pour les projections d’équilibre des régimes (taux de chômage de 7 %, productivité du travail de 1,5 %), on peut estimer que le déficit cumulé en 2011-2030 passerait de 120 milliards avant toute réforme, à près de 45 milliards d’euros après prise, en compte de l’ensemble des dispositions de la réforme - recul des bornes d’âge et &nbsp;mesures d’accompagnement -, et à 35 milliards d’euros en tenant compte de notre projet présenté aujourd’hui. Nos solutions réduisent par conséquent de manière substantielle le déficit même en intégrant des dépenses supplémentaires (mesures d’accompagnement).</span></p><p></p><p><span>La position de la partie patronale relève de l’exigence que doivent avoir les partenaires sociaux qui gèrent paritairement les retraites complémentaires et ont l’obligation d’apporter des réponses aux futurs retraités. Par rapport à la situation financière actuelle, et par rapport à la manière dont les régimes ont été auparavant gérés, prendre ces mesures exigeantes c’est créer les conditions structurelles pour mettre les régimes dans une meilleure position à l’horizon 2030&nbsp;».</span></p><p><span>Prochaine séance&nbsp;: le 18 mars.</span></p>]]></description>
			Négociation sur les régimes de retraite complémentaire
			
			<pubDate>1299748620</pubDate>
			
		</item>
		
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			<title>Point presse mensuel de décembre 2011</title>
			<link>http://www.medef.com/nc/medef-corporate/salle-de-presse/communiques-de-presse/communiques-de-presse/article/point-presse-mensuel-de-decembre-2011.html</link>
			<description><p>Bonjour à tous. Conférence de presse sous la tempête&nbsp;! J’espère que vous allez bien.</p> <![CDATA[<p><span>Je vais bien sûr tout d’abord vous parler d’Europe. Au nom du Medef, je salue l’accord qui a été adopté par les 26 chefs d’Etats et de gouvernements à Bruxelles le 9 décembre dernier. Accord essentiel, accord qui constitue l’étape numéro un d’une nouvelle ère pour l’Europe, accord qui a été réussi grâce à l’impulsion décisive de la Chancelière Angela Merkel et du Président de la République Nicolas Sarkozy.</span></p><p>Je crois qu’il ne faut pas minimiser la portée de cet accord, n’en déplaise à certains techniciens d’agences de notation, il ne faut pas le minimiser dans ses différents éléments, ses différentes composantes, et il ne faut pas le minimiser dans l’esprit. Cet accord témoigne de la volonté absolue des Européens de poursuivre l’histoire extraordinaire de rassemblement et de solidarité qui caractérise nos différents peuples depuis maintenant plusieurs décennies. Nous avons, à l’issue de cet accord, ici au Medef, la conviction que l’Europe va avancer et je dirais même qu’elle va avancer à un rythme plus résolu encore que celui qu’elle avait avant cet accord. Ce qui me fait dire cela, c’est notamment la qualité, l’intensité et la multiplicité des échanges que nous-mêmes, organisations patronales, avons eus depuis plus d’un mois maintenant avec nos organisations patronales correspondantes dans les différents pays de l’Union européenne. Et pas simplement d’ailleurs dans les différents pays de la zone euro. Sachez que nous avons travaillé intensément pour échanger nos points de vue entre patronats pour élaborer des positions communes, pour s’assurer que nous partagions bien le même objectif. Et ce travail a abouti il y a plus d’une semaine maintenant à un texte commun des 27 patronats de l’Union européenne, c’est-à-dire, et j’attire votre attention sur ce point, y compris du patronat britannique, de la CBI. Et nous étions d’accord, ensemble, pour dire qu’il fallait évidemment renforcer la surveillance et le contrôle budgétaire, qu’il fallait instaurer une règle d’or, qu’il fallait décider, en cas de non-respect, des critères budgétaires de sanctions automatiques, ou en tout cas de modalités d’application de sanctions plus faciles que ce qui était le cas jusqu’à présent, et qu’il fallait aussi considérer que la Banque Centrale Européenne devait pouvoir intervenir largement et enfin, faire en sorte que très vite, le fonds européen de stabilité financière se transforme en véritable mécanisme de sauvetage, voire en espèce de fonds monétaire européen. Même si ce dernier point n’a pas été acté et si le MES ne sera pas véritablement, en tout cas pour l’instant, un FME, il me semble que l’essentiel de ce que nous, nous avions dit, a été décidé et a fait l’objet d’un accord quasi unanime. Tout ceci est fondamental pour l’avenir de nos économies, de notre économie européenne, et donc fondamental pour l’avenir de nos entreprises. Et donc de nos emplois et de la prospérité de nos pays. </p><p>Par conséquent, je tiens à souligner aujourd’hui qu’il faut que nous soyons tous très unis dans le travail qu’il reste à faire pour mettre en œuvre cet accord. Et il me semble que mettre en doute les fondements de cet accord, c’est, dans les circonstances actuelles, au fond, prendre le risque de porter un coup fatal à l’Europe. Il faut plutôt s’organiser dans un esprit de défense, je n’utilise pas ce mot au hasard. Il faut comprendre que nous sommes dans une véritable guerre économique, et on ne peut pas aborder tous ces sujets sans intégrer la dimension géopolitique de ce qui nous arrive. Par conséquent, pour mettre en œuvre l’accord européen, pour penser déjà, d’ores et déjà les étapes supplémentaires, c’est-à-dire les étapes qui préparent une politique de croissance et une politique de compétitivité à l’échelle européenne, il faut être absolument uni. Au-delà des clivages partisans. Au-delà de tous les clivages traditionnels. C’est donc un appel à cette unité que je lance aussi ce matin. </p><p>Il faut que, et ce sera le deuxième point de cette conférence de presse, il faut que nous comprenions tous aujourd’hui que les risques de récession pour l’ensemble européen et pour la France en particulier sur l’année 2012, sont réels. Mais ce sont des risques. Nous avons encore les moyens d’éviter qu’ils ne se produisent. Nous avons encore les moyens de poser les actes qui nous permettent de créer la croissance, de la stimuler, de l’encourager. Et je voudrais aujourd’hui vous dire huit mesures qui sont pour nous essentielles, qui sont faciles à mettre en œuvre en termes de modalités et de rapidité, et qui pourraient garantir la croissance de nos TPE, de nos PME et de nos ETI. C’est pour cela que j’ai demandé d’ailleurs ce matin que soit présent avec nous à cette conférence de presse Etienne Bernard qui est le président du Comité TPE-PME et ETI du Medef. Etienne, vous allez le voir souvent dans les mois qui viennent car plus que jamais, nous allons concentrer toute notre action, toute notre imagination aussi, toute notre énergie à rassembler les points de vue de tout le monde en faveur des TPE, des PME et des ETI. D’ailleurs, quand je dis les points de vue de tout le monde, c’est évidemment du côté du gouvernement et de la majorité, du côté aussi de l’opposition, mais je dirais aussi à tous les niveaux&nbsp;: national, européen, mais aussi local. Et vous allez comprendre pourquoi je dis cela. Encore une fois, la création d’emplois aujourd’hui passe essentiellement, pas exclusivement mais essentiellement par nos TPE, PME, ETI. Il faut donc se demander comment les encourager, les faciliter. Alors, il y a plusieurs dimensions.</p><p><b>Première dimension, le financement de ces entreprises.</b> Notamment le financement des PME et des ETI. Il y a une chose qui est malheureusement claire aujourd’hui pour nous tous, et croyez-moi, nous avons beaucoup travaillé sur le sujet, le Comité Finances du Medef en particulier, mais il est évident que la régulation prudentielle, qu’il s’agisse de Bâle 3 ou de Solvency2, va limiter la capacité des banques dans son offre de crédit à ces entreprises-là, aux PME et aux ETI. Nous le savons, il faut dès maintenant agir en conséquence. Et pour cela, il faut se demander comment favoriser l’accès des PME et des ETI aux marchés financiers, à la Bourse. Vous savez qu’aux Etats-Unis, deux tiers des entreprises de cette taille se financent directement sur des marchés financiers, alors qu’en Europe, c’est exactement l’inverse, c’est plus de deux tiers même qui se financent uniquement auprès des banques, des sociétés de crédit. <b><span>Aujourd’hui, nous voulons travailler, nous avons engagé des discussions, mais nous allons accentuer cet échange, nous voulons travailler avec Nyse-Euronext pour créer des plateformes qui favorisent l’accès à la Bourse des PME et des ETI. Et notamment sur un point qui est un accès aux marchés obligataires. Ceci est absolument urgent, cela dépend en partie des acteurs comme Nyse-Euronext que je viens de citer, cela dépend aussi du législateur pour qu’il favorise le cadre réglementaire qui accélère ce mouvement. Cela, c’est la première mesure que nous demandons, et elle est très urgente. </span></b></p><p><b>Deuxième paquet de mesures, et là j’en citerais quatre</b>, <b>ce deuxième parquet est dans le registre du fiscal.</b> Si nous voulons vraiment défendre nos PME comme les élus aiment le dire souvent, mais plus que cela, si nous voulons nous dire vraiment qu’il faut tout faire pour éviter la récession, il convient de renoncer à toute augmentation de taxes. Et là, je m’adresse en particulier aux collectivités locales. Les collectivités locales augmentent parfois sans vergogne les taxes dont elles ont la maitrise à elles seules. Il y a notamment deux taxes pour lesquelles nous demandons solennellement, très officiellement, sérieusement, <b><span>de surtout prononcer un gel. C’est d’une part la TLPE, la taxe sur les enseignes, et d’autre part et surtout, le versement transports. Le versement transports est une taxe que certaines communautés de communes ou certaines régions envisagent d’augmenter aujourd’hui dans des proportions inadmissibles</span></b>. Inadmissibles. C’est-à-dire des doublements, des augmentations de 20 %, 30 %. Mais ne serait-ce qu’une augmentation de 2 %, de 3 %, aujourd’hui, ce sont des pourcentages de trop. Tous les Medef territoriaux, tous les Medef territoriaux vont se mobiliser pour demander publiquement aux communautés d’agglomérations dans lesquelles ils travaillent de renoncer à toute augmentation du versement transports. Et si les collectivités locales ne comprennent pas cette demande, eh bien moi, en échange, je leur dis qu’il faudrait qu’elles n’oublient pas que de 1993 à 2008, leurs dépenses sont passées de 7,7 % du PIB à 11,3 % du PIB quand les dépenses de l’Etat, elles diminuaient par rapport au PIB. Elles ont donc dépensé sans compter. Et deuxièmement, je voudrais aussi qu’elles soient cohérentes avec leur propre discours. On ne peut pas dire&nbsp;: nous aimons les PME&nbsp;; on ne peut pas dire&nbsp;: on veut de la création d’emplois&nbsp;; on ne peut pas dire dans son environnement local&nbsp;: je veux de l’activité économique&nbsp;; et en ce moment, alors qu’un rien fragilise toute PME, augmenter ainsi les taxes locales. Donc, nous demandons un gel de l’augmentation, un gel du versement transports et un gel de la TLPE. <b><span>A cela, nous demandons également, et cela concerne et l’Etat et les collectivités locales, de repousser tout ce qui actuellement envisagé sur la révision des valeurs locatives foncières.</span></b> Il s’agit d’un très gros chantier qui est pour le moment dans un travail expérimental, mais le travail expérimental laisse entendre des bouleversements dans les prélèvements envisagés sur les entreprises tout à fait considérables. Des bouleversements dans certains secteurs qui risqueraient d’être insoutenables. Le processus prévoyait une nouvelle étape dans ce travail en 2012, nous demandons que cette étape soit ajournée. Et tant que nous ne serons pas sortis de la crise actuelle, que ce dossier ne soit pas ré-ouvert. C’était la troisième mesure que nous réclamons sur le plan fiscal. Il y a une dernière mesure sur le plan fiscal que nous réclamons. Vous m’avez déjà entendue formuler cette mesure, je voudrais néanmoins la redire car elle fait partie du paquet global que nous demandons ce matin&nbsp;: <b><span>il s’agit d’étendre le champ d’application de l’impôt sur les sociétés à taux réduit pour un certain nombre de PME.</span></b><span> </span>Nous avons dit, et nous redemandons, que le bénéfice du taux réduit d’impôt sur les sociétés soit étendu aux entreprises qui réalisent un chiffre d’affaires jusqu’aux entreprises qui réalisent un chiffre d’affaires de 10 millions d’euros, donc il s’agirait de passer le seuil de chiffres d’affaires de 7,6 à 10 millions d’euros. Il conviendrait également d’augmenter la limite en ce qui concerne le bénéfice à 100&nbsp;000 euros. Donc l’extension du champ d’application de l’IS à taux réduit à un plus grand nombre de TPE et de PME. </p><p><b>Troisième série de mesures, troisième série qui relève d’enjeux quasi administratifs</b> et qui, pourtant, changeraient la vie de beaucoup de PME et de TPE aussi. Ce sont deux choses. Premièrement, <b><span>d’abroger le privilège du Trésor sur les entreprises.</span></b> Vous savez que le Trésor est considéré comme un créancier prioritaire en cas de difficultés pour l’entreprise. Nous souhaitons l’abrogation de ce privilège du Trésor. Mais il faut bien comprendre la raison pour laquelle nous souhaitons cette abrogation. Ce n’est pas tant pour le moment malheureusement dramatique où l’entreprise serait en difficulté et proche du dépôt de bilan. Non, c’est plutôt pour tous les moments beaucoup plus sereins qu’il peut y avoir dans une entreprise, et notamment celui au cours duquel une banque examine le bilan d’une entreprise pour donner son autorisation de crédit, le volume du prêt, les conditions du prêt que cette banque serait disposée à lui accorder. A ce moment-là, la dimension privilège du Trésor est prise en compte par le banquier et réduit d’autant plus l’offre de prêt du banquier. S’il n’y avait plus ce privilège du Trésor, cela donnerait des marges de manœuvre supplémentaires à la banque pour offrir son prêt et les conditions de son prêt. Donc, ce point, l’abrogation du privilège du Trésor, serait vraiment quelque chose de tout à fait utile alors que nous avons ces risques sur le financement de l’économie. C’est un point qui serait d’autant plus facile à mettre en œuvre que, puisque nous recherchons tous aujourd’hui de la convergence franco-allemande, en Allemagne, ce privilège du Trésor a été supprimé il y a déjà plusieurs années. <b><span>Dans ces enjeux administratifs, il y a une deuxième mesure que nous demandons immédiatement, c’est la suppression de l’inscription aux greffes du Tribunal de Commerce des privilèges Urssaf et assimilés. </span></b>Je m’explique&nbsp;: quand une entreprise négocie un délai de paiements avec l’Urssaf, cette négociation et l’autorisation donnée par l’Urssaf sont inscrites sur les données qui concernent l’entreprise aux greffes du Tribunal de Commerce. Evidemment, cette visibilité de la difficulté que manifestement rencontre l’entreprise, puisqu’elle est obligée de négocier des délais avec l’Urssaf, cette visibilité de cette difficulté que travers l’entreprise aggrave bien souvent la situation de l’entreprise puisqu’elle fait douter certains de ses partenaires, que cela soit des clients ou des fournisseurs. Donc, il&nbsp; conviendrait de supprimer en tout cas la publicité qui en est faite. Ceci serait d’ailleurs là-aussi conforme à la pratique qui existe dans beaucoup de pays européens.</p><p><b>Dernières mesures que nous demandons et que nous reformulerons d’ailleurs au Sommet social qui va s’organiser je pense à la mi-janvier à l’Elysée</b>&nbsp;: <b><span>il faut rétablir le «&nbsp;zéro charge&nbsp;» pour les TPE</span></b>. C’est vraiment une mesure qui a été extraordinairement efficace sur la période 2008-2009. C’est une mesure qui n’a que des avantages. Que des avantages. L’expérience a montré qu’elle est efficace pour créer de l’emploi et accélérer la création de l’emploi. Je voudrais vous redonner quelques chiffres. La mesure a été mise en œuvre à cheval sur 2009-2010. Ce qu’on voit très bien, c’est que cette mesure a permis la création de plus d’un million d’emplois&nbsp;; très exactement un million cent milles embauches. La question c’est évidemment&nbsp;: est-ce que ces embauches auraient eu lieu, ou pas, si la mesure n’avait pas été instaurée – ce zéro charge pour les TPE&nbsp;?&nbsp;Il est évident que beaucoup d’emplois auraient aussi été créés même s’il n’y avait pas eu ce «&nbsp;zéro charge&nbsp;». Mais ce que l’on observe, cela c’est tout à fait factuel, c’est que si l’on regarde une période équivalente sur 2007, sur un an en 2007, les créations d’emplois dans cette taille d’entreprises s’élèvent à 700.000. Vous avez un delta entre 1,1 million et 700.000, un delta de 400.000, qui laisse à penser qu’il y a bien eu une vertu créatrice à ce moment-là grâce à ce «&nbsp;zéro charge&nbsp;». Je pense qu’il faut tout faire, c’est notre intérêt à tous, l’intérêt des TPE, l’intérêt des salariés qui aujourd’hui ne trouvent pas de job, l’intérêt des jeunes qui ne trouvent pas de job, de réactiver ce dispositif. C’est l’intérêt aussi des équilibres de finances publiques, je tiens à le dire, parce que le coût de cette mesure a été évalué à environ 500.000 millions d’euros. Je pense que le coût comparé aux bénéfices en termes de créations d’emplois et de capacité à contenir la hausse actuelle du chômage et donc son impact sur les finances de l’Unedic, c’est sans comparaison. </p><p>Vous avez là, dans ce que je viens de vous dire, un paquet de huit mesures qui ont trait au financement, à la fiscalité, à des complications administratives et à la création d’emplois qui seraient tout à fait utiles pour donner des marges nouvelles aux entreprises, pour donner aussi une visibilité et un cap très clair. </p><p>A cela j’ajouterai quelque chose qui est évident mais qu’il vaut mieux rappeler&nbsp;: il ne faut pas envisager la moindre contrainte de plus maintenant pour les entreprises. Toute velléité de règlement, quelle que soit sa nature, qui viendrait ajouter aux multiples contraintes qui existent déjà et qui pénalisent la gestion quotidienne des entreprises, serait pour nous intolérable. Je dois dire que de ce point de vue-là nous avons été très étonnés d’un certain nombre d’amendements qui ont été débattus, voire votés au Sénat récemment qui, pour la plupart d’entre eux, étaient des amendements qui n’étaient pas «&nbsp;PME friendly&nbsp;». Des amendements qui aggravaient les effets de seuils, des amendements qui compliquaient l’utilisation par exemple du travail temporaire ou du travail partiel pour les petites et les moyennes entreprises. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’il n’y avait pas là une démarche favorable aux TPE et aux PME. </p><p><span>Voilà l’essentiel de ce que nous voulions vous dire ce matin mais comprenez qu’il y a un fil conducteur dans tout cela&nbsp;: ce fil conducteur c’est, surtout, penser que nous sommes tous unis à l’échelle européenne et à l’échelle purement nationale, que nous pouvons totalement encore éviter la récession, l’acte posé par les chefs d’Etats vendredi dernier était indispensable pour éviter la récession&nbsp;; et maintenant, l’acte suivant c’est développer une politique&nbsp;qui permette la compétitivité de nos entreprises et en particulier la compétitivité de nos TPE et de nos PME. Sur cette dimension compétitivité je vous donne rendez-vous ce soir à 17h30-18h dans l’auditorium du Medef où, je crois, il va y avoir un moment de rencontre tout à fait exceptionnel entre les représentants des différentes organisations syndicales et des différentes organisations patronales qui ont, ensemble, pendant des mois travaillé, sur l’état des lieux de la compétitivité de la France et qui, à partir de ce diagnostic commun, vont échanger devant vous tous publiquement sur leurs recommandations, leurs préconisations. D’ores et déjà, ce qui est clair, c’est que nous avons bien la conviction partagée qu’il faut faire mieux en termes de compétitivité. Et, bien sûr, la compétitivité, c’est la compétitivité coût mais pas uniquement. Donc je vous donne rendez-vous ce soir dans l’auditorium du Medef&nbsp;; il y aura tous les chefs de file de la Délibération sociale qui a eu lieu sur la compétitivité et il y aura également la présence de numéros uns syndicaux, notamment François Chérèque et Bernard Van Craeynest.</span></p>]]></description>
			Point presse mensuel
			
			<pubDate>1323786240</pubDate>
			
		</item>
		
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			<title>Analyse du Medef après la publication des 20 propositions du candidat du MoDem à l'élection présidentielle</title>
			<link>http://www.medef.com/nc/medef-corporate/salle-de-presse/communiques-de-presse/communiques-de-presse/article/analyse-du-medef-apres-la-publication-des-20-propositions-du-candidat-du-modem-a-lelection-pres-1.html</link>
			<description>1/ François Bayrou préconise un plan de redressement des finances publiques qui  permettrait d'atteindre l'équilibre en 2016. L'effort financier est présenté à  parité entre les dépenses et les recettes. Sur les dépenses, le principe d'une  évolution « zéro » en valeur est affiché. Cette ambition d'assainissement des  finances publiques est effectivement une priorité. Mais compte tenu du poids des  prélèvements obligatoires sur les entreprises et les particuliers, l'effort  devrait porter deux fois plus sur la réduction des dépenses que sur  l'augmentation des prélèvements. Sur les recettes, un coup de rabot sur les «  niches » de défiscalisation des heures supplémentaires ne pourra être acceptable  pour les entreprises et leurs salariés que s'il s'accompagne de souplesses  nouvelles sur la durée du travail. Par ailleurs, l'inscription d'une règle d'or  d'équilibre des finances publiques dans notre Constitution est une modalité que  le Medef a toujours promue et qui relève désormais des engagements européens de  la France. <![CDATA[<p>2/ Un développement du « produire en France »  n'est possible qu'à condition d'adopter, en plus d'une stratégie compétitivité  hors-prix, une stratégie compétitivité-prix. Or aucune indication de politique  économique n'est donnée pour favoriser cette double approche. D'autant que  l'augmentation de TVA qui est envisagée ne serait pas affectée à une baisse des  cotisations sociales qui reposent sur le travail.</p> <p>3/ Tout ce qui permet de créer un environnement  favorable aux PME et à l'innovation va dans le bon sens. La proposition de mise  en réseau des grandes entreprises et des PME par la création d'un avantage  fiscal est une piste intéressante. La déductibilité de pertes, liées à des  investissements dans des PME, des Business Angels de leur revenu imposable est  une mesure préconisée par le Medef. Quant au dispositif « zéro charge », il a  déjà fait ses preuves et le Medef recommande de le réactiver depuis un certain  temps déjà.</p> <p>4/ Il n'y a pas de « guerre froide sociale » dans  notre pays. Près de 250 accords nationaux interprofessionnels ont été signés  depuis 2005 dont 40 accords majeurs. Chaque année, plus de 30 000 accords sont  conclus au niveau des branches et des entreprises. Au cours de la période  récente, un dialogue social respectueux a permis, entre autres, de refonder la  représentativité syndicale, de créer une flexi-sécurité à la française avec la  rupture conventionnelle et d'adopter une nouvelle méthode de travail avec la  délibération sociale.<br />Quant aux rôles et attributions des instances  représentatives du personnel, le Medef rappelle qu'une négociation avec  l'ensemble des organisations syndicales, ayant pour objectif de moderniser le  dialogue social, est actuellement en cours. Il y a lieu de s'interroger sur le  sens de la proposition de conférer un rôle de négociation aux comités  d'entreprise.<br />Le personnel d'une entreprise est représenté au conseil  d'administration par son comité d'entreprise mais une voix délibérative ne peut  être accordée qu'à des personnes représentant des actionnaires qu'elles soient  salariées ou non.</p>]]></description>
			Communiqué de presse
			
			<pubDate>1328121960</pubDate>
			
		</item>
		
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			<title>Besoin d’air !</title>
			<link>http://www.medef.com/nc/medef-corporate/salle-de-presse/communiques-de-presse/communiques-de-presse/article/besoin-dair-1.html</link>
			<description> <![CDATA[<p><span></span></p><p></p><p></p><p>C’est un grand plaisir pour moi de me retrouver devant vous tous. Merci d’être venus si nombreux, vous êtes plus de 6000, dans ce lieu exceptionnel, le Palais Omnisports de Paris-Bercy pour ce rendez-vous exceptionnel.<br /><br />Je suis très heureuse et très fière que la voix des chefs d’entreprise puisse se faire entendre dans la campagne électorale pour l’élection présidentielle.</p><p>Je suis très heureuse aussi de voir que notre travail commence à faire bouger les lignes.<br />Nous sommes une équipe. Et au cours des derniers mois, nous avons contribué&nbsp; à faire évoluer beaucoup de choses&nbsp;: à conclure des négociations ouvertes depuis longtemps&nbsp;; je citerai en tout premier le travail d’orfèvre accompli par Denis Gautier-Sauvagnac, sur le régime des intermittents du spectacle ou sur l’important accord seniors,&nbsp;merci cher Denis. </p><p>Nous avons signé, sous l’impulsion de notre chef de file Cathy Kopp un accord historique sur la diversité en entreprise. Sous la conduite de Jean-René Buisson nous avons ouvert des négociations délicates dans leur dimension financière&nbsp; sur les régimes complémentaires de retraite et finaliser un accord sur la gouvernance de la branche maladie.</p><p>Nous nous sommes lancés aussi sur des voies nouvelles avec audace et avec déjà quelques succès&nbsp;: je pense à la signature d’une convention entre le MEDEF et l’ANPE, je pense au Tour de France de la diversité avec le ministre Azouz Begag ou au Tour de France de l’Export la ministre Christine Lagarde&nbsp;; je pense à l’esprit nouveau insufflé par la Commission Dialogue Economique de Véronique Morali&nbsp;ou bien encore&nbsp;à l’engagement de Laurence Danon dans l’élaboration d’une charte des stages. Je pense à l’efficacité du lobbying de Marie-Christine Coisne&nbsp;et je pense aussi au travail de Jérôme Bédier, Pierre Nanterme, Pierre Fonlupt, Hugues-Arnaud Mayer, Francis Da Costa,&nbsp; Bernard Field,&nbsp; Xavier Fontanet, et de bien d’autres.<br />C’est avec cette équipe et celle du conseil exécutif que nous avons proposé la délibération sociale. Je remercie les organisations synicales d’avoir accepté d’ouvrir avec nous un espace et un temps où ensemble, entre partenaires sociaux, nous pouvons confronter nos points de vue, réfléchir, cheminer ensemble. Et je veux dire à Jacques Voisin, président de la CFTC, et à Bernard Van Craynest, président de la CGC combien je suis sensible à leur présence parmi nous ce matin.</p><p><br />Nous sommes une équipe, une équipe de chefs d’entreprise…<br /><br /><strong>…et nous les chefs d’entreprise, nous disons non très clairement, avec la plus grande fermeté, aux déclinologues et aux démagogues.</strong><br /><br />Les déclinologues sont ceux qui brossent un tableau sans nuance, entièrement noir&nbsp;de notre société et de notre économie, entièrement noir. Ils nous&nbsp;dépeignent une situation sans issue, ils nous annoncent un déclin inéluctable.<br /><br />Les démagogues sont ceux qui jouent du pipeau, qui veulent faire voir la réalité sous un autre jour, qui distribuent les bons et les mauvais rôles pour accuser les uns, dédouaner les autres, qui livrent en pâture des bouc émissaires, qui flattent les désirs d’illusions. Ce sont eux qui disent&nbsp;: demain, on rasera gratis. Qui présentent une vision simpliste et fausse de la réalité, qui divisent pour régner. Qui manient l’arme de la disqualification et n’hésitent jamais à&nbsp;caricaturer. Les démagogues sont des flatteurs qui vivent aux dépens de ceux qu’ils flattent, et quand c’est l’électorat qu’ils flattent on peut craindre le pire. <br /><br /><strong>Nous avons l’espérance et le réalisme également chevillés au corps, et parce que l’habitude de l’action nous rend optimistes.</strong></p><p>Nous leur disons non et nous les renvoyons dos à dos. Ils pourront continuer de se donner la réplique comme c’est leur habitude. Les uns faisant peur, et les autres rassurant. Les deux jouant la surenchère et se plaisent à se&nbsp;répondre à qui mieux mieux. Car à partir du moment où l’on croit que la situation est désespérée, on peut entendre n’importe quelle promesse et s’y accrocher comme à une bouée. Plus les déclinologues font peur, plus les démagogues jouent les illusionnistes. Plus l’illusion marche et plus les déclinologues ont de quoi crier au loup. Les uns jouent la comédie, les autres la tragédie, mais&nbsp; ils sont toujours sur les planches du même théâtre dont ils voudraient bien nous contraindre à être les spectateurs passifs. </p><p>Ils se disputent de formidables terrains de bataille.</p><p>L’Europe est peut-être le premier d’entre eux… Or l’Europe c’est le socle sur lequel se bâtit notre croissance. Que notre croissance soit insuffisante, soit&nbsp;! Nous sommes les premiers à le déplorer. Mais qu’on en accuse&nbsp; l’Europe et qu’on la soupçonne de nous appauvrir, c’est très injuste, surtout lorsqu’elle remplit parfaitement son rôle de grand marché ouvert à tous ses membres et qu'elle remplit également à la perfection sa mission première de garant de la paix. </p><p>Nous les chefs d'entreprise nous disons non !<br /><br /><strong>Nous les chefs d’entreprise, nous disons non aux démagogues et aux déclinologues, parce qu’il n’y a pas de fatalité.</strong> Parce que tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir, et l’entreprise c’est la vie&nbsp;! Aux déclinologues, nous disons que le&nbsp; déclin n’est pas inéluctable, qu’il est grand temps d’agir mais qu’il est encore temps&nbsp;;&nbsp; aux démagogues, qui ces temps-ci sont parfois rétrogrades nous disons que ni la nostalgie, ni les raisonnements archaïques, ni les idéologies faussement généreuses&nbsp; ne&nbsp; donneront jamais à la France la clé qui ouvre l’avenir. <br /><br />Je le redis&nbsp;: nous les chefs d’entreprise, nous avons l’espérance et le réalisme chevillés au corps. Nous les avons chevillés au corps, pour nous, pour nos entreprises, et&nbsp; nous avons l’ambition de faire partager cela à&nbsp;la France. Nous les chefs d’entreprise, nous sommes bien placés pour savoir qu’aucune action ne reste jamais sans effet. Aucun travail, aucune décision ne sont jamais tout à fait vains.</p><p>Aujourd’hui, au début de la campagne présidentielle, alors qu’un grand débat national est engagé, je le dis très clairement, et pardon pour la familiarité&nbsp;: <strong>rien n’est foutu.</strong> Il suffit de changer quelques paramètres&nbsp;: un peu plus de liberté, un peu plus d’air et tout ira mieux tout de suite en France. Et tout ira bien très vite pour les Français.<br /><br />Aide-toi et le ciel t’aidera&nbsp;; la fortune sourit aux audacieux&nbsp;; il y a belle lurette qu’on connaît les bonnes recettes. Et pour cause, elles sont de bon sens, elles sont raisonnables.</p><p>La réalité est en mouvement. Les raisonnements peuvent l’être aussi pour être justes<strong>. Faisons ensemble&nbsp;la promotion des raisonnements dynamiques</strong>. On nous&nbsp; fait croire que la richesse serait comme un gâteau déjà là sur la table dont il ne resterait plus qu’à distribuer les parts de la meilleure façon possible à chacun. Mais la richesse n’est pas un gâteau déjà là sur la table. La richesse n’est jamais statique. Elle est toujours en évolution positive ou négative, et toujours potentiellement en expansion. Si l’on veut avoir l’espoir d’augmenter un jour prochain les revenus les plus bas, c’est la richesse globale, celle de la collectivité toute entière qui doit augmenter. De même si l’on veut créer du travail, il faut se garder de le considérer lui aussi comme un gâteau déjà là sur la table qui ne resterait plus qu’à se partager. Ce fut l’illusion désastreuse des 35 heures. Tant l’expérience&nbsp; que la raison nous dictent cette évidence de l’action pour sortir de la difficulté.</p><p>Mais il n’y a pas que l’expérience ou la raison, il y a aussi notre foi, notre foi profonde&nbsp;: nous avons foi en chacun de nous, nous avons foi en l’entreprise, nous avons foi en la France</p><p><br /><strong>Je voudrais vous parler du génie français.</strong> Parce qu’il doit nous animer et inspirer notre action. Il y en a mille exemples. Mais peut-être le plus récent, le plus connu, le plus accessible à toutes les générations, le plus vivement salué à l’étranger, le plus époustouflant, le plus bouleversant, celui qui illustre le mieux le slogan&nbsp;«&nbsp;&nbsp;impossible n’est pas français&nbsp;», ce n’est pas seulement l’A380 auquel vous pensez tous en ce moment,&nbsp; c’est aussi pour moi ce film que vous avez été&nbsp; très nombreux&nbsp; à voir et qui s’appelle «&nbsp; La marche de l’empereur&nbsp;», l’histoire de la migration des oiseaux de l’Antarctique. Pour le réaliser et le faire connaître, il a fallu une magnifique culture naturaliste, il a fallu un rêve, il a fallu croire à ce rêve, il a fallu l’ambition de le faire partager, il a fallu sans beaucoup de moyens réaliser une prouesse technique invraisemblable, il a fallu convaincre ceux qui n’y croyaient pas, il a fallu, c’est le cas de le dire, résister contre vents et marées, il a fallu du courage, il a fallu aussi accepter de&nbsp; transformer un peu le produit pour l'exporter. C’est cela, le génie français. Cette combinaison si particulière de l’esthétique et de l’esprit d’entreprise,&nbsp; cette capacité à créer de l’exception, cette façon de transformer définitivement le regard sur le monde et sur l’autre.<br /><br />De façon plus terre à terre, un chef d’entreprise français me disait récemment tout l’apport culturel, lié à l’intégration d’une entreprise anglo-saxonne dans son groupe. Apport&nbsp;en termes de process et de régularité. Mais il ajoutait que face à une panne, face à l’imprévu, face à un défi soudain il n’y avait pas plus performant que les équipes françaises.</p><p>Hier le génie français, c’était l’invention du champagne, du cinéma, de la montgolfière, de la tapisserie d’Aubusson, de la haute couture, de la parfumerie, Hier c’était Pasteur, Marie Curie,&nbsp; Eiffel. Aujourd’hui, c’est la carte à puce, le TGV,&nbsp; la réinvention moderne du luxe, un nouveau modèle d’hôtellerie, de commerce, des ambitions d’ampleur inégalée dans&nbsp; les services collectifs, une technologie de pointe dans l'industrie,&nbsp;c’est aussi la meilleure gestion&nbsp; de l’eau au monde, l’investissement précurseur dans&nbsp; l’industrie nucléaire. Pardon ne pas avoir le temps de citer tous les autres exemples qui s’imposent à moi. <br /><br />Aujourd’hui, le génie français, ce sont des entreprises et des pratiques d’excellence, des domaines de pointe, dans l’industrie, les services, le commerce. Le génie français, c’était hier, et c’est aussi aujourd’hui, n’en déplaise aux déclinologues et n'en déplaise aux démagogues !</p><p>Le génie français, c’est à la fois un point de repère du passé et un phare pour l’avenir. Il faut que nous soyons conscients et fiers de ces succès&nbsp;; que nous en parlions, que nous les racontions, que nous les revendiquions. Donnons-leur la publicité qu’ils méritent, soyons en heureux, proclamons leur valeur exemplaire,&nbsp; transformons les en modèles, en objectif collectif.</p><p><strong>Notre rêve à nous, les chefs d’entreprise c’est une France prospère.</strong> Drôle de mot, prospérité, qui pourrait bien tomber en désuétude si nous n’étions pas tout à fait déterminés à le ranimer. Et pourtant quel état plus désirable&nbsp; que la prospérité ! Quel mot plus éloquent pour dire à la fois la richesse, le confort, le bien-être, la sécurité, la réussite, la bonne humeur… La France se savait prospère dans les années 60. Elle en est moins sûre aujourd’hui.</p><p>Faisons tout, nous les chefs d'entreprise,&nbsp;pour que notre pays ait plaisir à&nbsp; redevenir prospère. &nbsp;Entrons dans la mêlée&nbsp;!<br />Incitons les candidats à l’élection présidentielle à présenter une vraie stratégie économique. Affirmons qu’il y a des fiscalités compétitives et d’autres qui ne le sont pas et que ce ne serait pas le moindre mérite de la nôtre qu’elle permette enfin d’embaucher et d’augmenter les salaires.</p><p>Notre rêve à nous, les chefs d’entreprise c’est une France où la liberté, celle d’entreprendre, celle d’agir, celle de grandir, celle de rayonner ne soit pas un vain mot. <strong>Aucun thème n’est revenu plus souvent dans notre grande consultation auprès de vous&nbsp;que celui de la liberté.</strong> C’est l’aspiration la plus profonde des chefs d’entreprise, c’est notre leitmotiv. C’est notre besoin le plus fondamental. Que traduit&nbsp; ce désir de liberté ? J’ai relu vos réponses. Certainement pas la prétendue sauvagerie du libéralisme. Certainement pas son prétendu désordre. Certainement pas de l’égoïsme, ni de l’individualisme. Personne mieux que nous ne sait travailler en équipe. Ce que traduit notre désir de liberté, c’est tout l’inverse&nbsp;: c’est notre certitude que chacun saura faire bon usage de l’espace qui lui sera laissé, et trouver l’occasion d’y déployer son talent et sa créativité. <br /><br />Ce que je lis dans la volonté répétée de plus de liberté, d’un peu plus d’air, pour nous, pour les entreprises, pour la France, c’est notre, c’est votre confiance en l’homme.</p><p>C’est d’ailleurs au nom de notre confiance en l’homme, en sa maturité, en son intelligence de l’intérêt général, que nous demandons que soit défini constitutionnellement un espace d’autonomie et de responsabilité des partenaires sociaux, c’est au nom de notre confiance en l’homme que&nbsp; nous sommes sûrs de pouvoir développer une relation contractuelle et non conflictuelle patronat-syndicats de salariés. Et c’est au nom de notre confiance en l’homme que nous demandons à déterminer par accord entre patronat et syndicats la durée du travail sans qu’il soit nécessaire qu’une loi la fixe une fois pour toutes et pour tous de façon rigide.<br /><br />Notre rêve à nous chefs d’entreprise, c’est une France qui voie son avenir et qui aime son présent, une France qui tienne son rang en Europe et dans le monde, une France qui n’ait pas peur, une France qui rayonne, une France épanouie, une France qui diffuse, une France où chacun se sente fier, une France qui ne se mette pas hors-jeu, et dont l’idéal ne soit pas de se protéger derrière ses frontières érigées en murailles.<br /><br />Ce n’est pas tant sur les dangers du protectionnisme que sur les&nbsp; vertus de l’échange que je veux insister ici. Dans quelques jours, se réunissent à Davos les ministres européens, entre autres,&nbsp;du Commerce. Nous, les chefs d’entreprise français, leur demandons solennellement de donner au commissaire Peter Mandelson les arguments et les atouts qui lui&nbsp; permettront de favoriser la signature d’un accord pour le développement du commerce mondial dans le cadre du cycle de Doha. Selon la Banque mondiale, la libéralisation des échanges de marchandises générerait 287 milliards de dollars dont un tiers profiterait aux pays en voie de développement, et ce serait une bonne nouvelle&nbsp;! Quant à la libéralisation des services que nous appelons également de nos vœux, elle génèrerait 5 fois ce montant&nbsp;! Si un tel accord était signé, évidemment les entreprises françaises en profiteraient. Elles en profiteraient même énormément. De très nombreux nouveaux marchés apparaîtraient, l’accès en serait facilité, et l’échange appelant l’échange, les entreprises&nbsp; trouveraient là l’occasion de déployer un potentiel d’exportation encore inexploité. Quelle bouffée d’oxygène ce serait !</p><p>Notre rêve à nous, chefs d’entreprise c’est une France qui ne trouve pas ses idéaux seulement dans son passé, qui repense à chaque pas son modèle et veuille bien le nourrir de la réalité présente, une France qui ne confonde pas la morale et le moralisme, qui accepte de penser par exemple qu’on peut être très haut dans l’échelle des salaires tout en ayant&nbsp; une moralité et une éthique irréprochables. </p><p>Notre rêve, c’est une France qui repère les pièges mortels pour notre économie que lui tendent&nbsp; les donneurs de leçon. Serait mortelle pour notre économie, par exemple, une augmentation du SMIC sans aucun lien ni avec les&nbsp;gains de productivité et ni avec l’inflation. Serait mortel le&nbsp;projet d’abrogation de la loi de 2003 sur les retraites alors que chacun sait qu’elle n’est que la première étape des réformes nécessaires.&nbsp;<br /><br /><br /><strong>Que faudrait-il pour que la&nbsp; France dont nous rêvons advienne&nbsp;? C’est tout simple&nbsp;: il faudrait que nous puissions respirer.</strong>&nbsp; Et si nous respirions elle adviendrait immédiatement, n’en déplaise aux déclinologues, n’en déplaise aux démagogues&nbsp;!</p><p>Aujourd’hui, nous sommes dans un carcan. Les excès de la fiscalité, les excès du code du travail, les labyrinthes indéchiffrables, l’impossibilité notoire d’en déjouer les contradictions, l’hyper réglementation, tout cela nous oppresse, tout cela empêche nos entreprises de grandir, tout cela oppresse et opprime bien inutilement et bien dangereusement les entreprises françaises. </p><p>En revanche, dès que le carcan disparaît, on peut respirer, et tout le monde y gagne tout de suite. La preuve&nbsp;: le succès du CNE&nbsp;! Selon le ministère du Travail, 9 mois après sa création, ce sont les seules statistiques disponibles, ce nouveau contrat de travail a permis d’embaucher 440 000 personnes. Certaines embauches étaient des remplacements, certaines des anticipations, et 45 000 d’entre elles étaient des créations pures, c’est à dire des emplois qui n’auraient jamais existés sans cette forme de contrat&nbsp;!</p><p><br /><strong>Respirer, c’est aussi être déchargé du poids de la culpabilité obligée&nbsp;!</strong> Pourquoi faut-il se retenir d’embaucher pour éviter le pire au cas où&nbsp;les choses tourneraient mal&nbsp;? Pourquoi rendre le pire ingérable et le faire redouter parce qu’il serait ingérable&nbsp;? Pourquoi faudrait-il absolument que l’un des deux soit en faute lorsqu’un salarié et un chef d’entreprise se séparent&nbsp;? Trente-deux ans après l’invention en France du divorce par consentement mutuel, quelle audace, je propose que nous commencions&nbsp; à définir dans le monde du travail une séparabilité à l’amiable et aux conditions honorables pour les deux parties. On nous fait d’ailleurs bien des reproches à ce sujet. Je répondrai seulement que les mêmes reproches ont été adressés en leur temps au divorce à l’amiable. Ceux qui aujourd’hui&nbsp; nous accusent de penser que les salariés sont jetables, ce qui n’est jamais notre façon de voir, c’est une autre démagogie que de l’insinuer,&nbsp; ceux- là me rappellent&nbsp; les traditionalistes d’autrefois qui s’opposaient au divorce à l’amiable sous prétexte qu’il allait favoriser les caprices&nbsp;! La séparabilité, j’en suis sûre, ce serait une révolution qui permettrait immédiatement&nbsp; nombre d’embauches. Mille embauches peut-être d’un côté pour un litige de l’autre. Car c’est clair, ce que nous cherchons à éviter en inventant la séparabilité à l’amiable, c’est une judiciarisation dont le coût en temps, en argent, en liberté, en confiance en l’autre&nbsp; est incalculable&nbsp;!</p><p>Respirer, c’est vivre, c’est naître, grandir, se développer&nbsp;: tout ce que l’entreprise rêve de faire. Le contraire de respirer, faut-il le rappeler, c’est mourir, c’est rendre son dernier souffle. <br />La respiration, quel plaisir&nbsp;! Quel bonheur&nbsp;! Ouvrir la fenêtre, prendre un grand bol d’air frais,&nbsp; aérer la pièce où l’on est, oser, car c’est aussi ça respirer, oser le brassage de l’intérieur et de l’extérieur. <br />Ne pas vivre en vase clos.</p><p>Respirer, c’est s’ouvrir, accepter la nouveauté, y compris et même surtout lorsque l’enjeu de l’ouverture&nbsp; sont la diversité et&nbsp; la mondialisation, ne pas retenir son souffle, avoir confiance, ne pas devenir cacochyme. Etre détendu, zen. Nous demandons au gouvernement qui naîtra des prochaines élections présidentielles et législatives d’avoir des relations normales avec nous chefs d’entreprise, avec nous MEDEF. Des relations normales&nbsp;: c'est-à-dire de travail, régulières, confiantes, faites d’estime et de respect mutuels. </p><p>Besoin d’air&nbsp;: c’est le besoin fondamental de l’entreprise qui a besoin de liberté, de la France qui a besoin de prospérité, et de notre planète qui a besoin de durer. Besoin d’air&nbsp;! N’accablons pas sous un fardeau trop lourd les nouvelles générations qui pourraient s’asphyxier sous le poids de l’endettement et des retraites non financées.<br /><br />Besoin d’air&nbsp;! Nous sommes persuadés que les intérêts économiques et les intérêts écologiques ne sont pas par nature contradictoires. Entre eux il s’agit de créer étape par étape, j’y insiste,&nbsp; une dynamique de progrès. Si ouverts soyons-nous aux enjeux écologiques et à la nécessité absolue d’en tenir compte, même si c’est pas à pas, ne laissons pas croire pour autant que la planète se porterait mieux si nous étions encore plus accablés d’impôts.<br /><br />Besoin d’air&nbsp;! N’attendons pas que l’air nous manque pour en prendre soin, pour en comprendre la nécessité vitale.<br /><br /><br /><strong>Qu’est-ce qu’on fait maintenant&nbsp;? Et qu’est-ce qu’on ne fait pas&nbsp;?</strong></p><p>Ne laissons pas dire n’importe quoi. Je l’ai mentionné à propos de la séparabilité, ne laissons pas n’importe qui nous prêter les pires intentions et les plus cyniques. Ne croyons pas&nbsp; que si nous avons parfois une image brouillée ce serait de notre propre faute&nbsp;: ce n’est pas nous, ce sont les gouvernements successifs qui ont éclaboussé l’image de l’entreprise en ne conduisant pas les réformes nécessaires pour atteindre le plein emploi, dont j’affirme qu’il est possible<strong>. Mesdames et Messieurs les candidats à l’élection présidentielle, il ne doit pas y avoir d’autre priorité économique et sociale que la réduction rapide et significative du chômage en France&nbsp;!</strong> Toutes les autres difficultés s’en trouveront dans la foulée immédiatement simplifiées&nbsp;: la nouvelle pauvreté, le pouvoir d’achat, les déficits publics et l’endettement, le financement des retraites, mais aussi l’insécurité, la délinquance.<br /><br /><strong>Ne laissons pas dire n’importe quoi et ne tombons pas dans les pièges des mots.</strong> Ni dans le piège du <strong>mot précarité</strong> qui peut signifier le pire mais aussi le meilleur quand il s’agit du premier CDD du jeune diplômé dans une entreprise de pointe. Ni dans le piège du <strong>mot d’allègement</strong>. Ne nous laissons pas abuser&nbsp;: quand&nbsp; on nous parle d’allègement de charges sociales comme si c’était un cadeau qu’on nous faisait. Grâce à ce tour de passe-passe sémantique, on suspend en réalité au-dessus de nos têtes une épée de Damoclès. On nous menace de&nbsp; bientôt ne plus nous le faire, ce prétendu cadeau, ou de ne plus nous le faire que sous&nbsp; conditions. Ce que nous refusons catégoriquement. Car ce raisonnement est fallacieux. Nous le disons clairement&nbsp;: ces allègements doivent devenir au contraire purement et simplement des abattements. Et cela, pour la bonne raison qu’ils ne sont que la juste compensation de l’invraisemblable coût infligé aux entreprises par les 35 heures. Ce qu’on appelle un allègement n’est en fait pas un allègement, c’est un&nbsp; dédommagement du préjudice insensé qui&nbsp; a été fait aux entreprises et au monde du travail tout entier. </p><p>Comprenons enfin que notre point de vue a une très grande valeur, une vraie dignité,&nbsp; et battons-nous pour le faire comprendre et pour le faire entendre.</p><p>Notre pratique quotidienne de chefs d’entreprise nous donne sur les décisions politiques un regard&nbsp; pertinent et&nbsp; juste&nbsp;: pour discerner&nbsp; ce qui est démagogique et ce qui ne l’est pas&nbsp;; ce qui est vrai et ce qui est faux dans les propositions économiques que les candidats font aux Français. Nous sommes bien placés pour savoir quelles sont les mesures qui coûtent plus cher qu’elles ne rapporteront jamais, pour repérer les propositions qui procèdent d’une méconnaissance totale du terrain et qui relève d’une vue de l’esprit. Pour critiquer les visions du monde qui s’échafaudent parfois, lorsqu’on n’a pas eu à tenir une colonne recettes en face de la colonne dépenses, ni&nbsp; de client à satisfaire ni de carnet de commande à remplir.</p><p>Nous sommes bien placés aussi pour dire dans d’autres cas&nbsp;: voilà une bonne idée&nbsp;!&nbsp; Elle va dans le bon sens et nous la soutiendrons&nbsp;parce qu’elle sert l’entreprise !</p><p>Des chefs d’entreprise, Churchill disait&nbsp;: <em>«&nbsp;On considère le chef d’entreprise comme un homme à abattre, ou une vache à traire .</em>Il ajoutait, c’est assez drôle&nbsp;:<em> «&nbsp;Peu voient en lui le cheval qui tire le char&nbsp;</em>». <br />Et moi aussi, je vais citer Jaurès&nbsp;! Vous allez voir comme ce qu’il écrivait est intéressant, et comme ça fait du bien&nbsp;: «<em>Il n'y a de classe dirigeante que courageuse. A toute époque, les classes dirigeantes se sont constituées par le courage, par l'acceptation consciente du risque. Dirige celui qui risque ce que les dirigés ne veulent pas risquer. Est respecté celui qui, volontairement, accomplit pour les autres les actes difficiles ou dangereux. Est un chef celui qui procure aux autres la sécurité en prenant pour soi les dangers. Le courage pour l'entrepreneur, c'est l'esprit de l'entreprise et le refus de recourir à l'Etat…. Et Jaurès ajoutait : sans doute, il y a des patrons qui s'amusent, mais ce qu'ils veulent avant tout, quand ils sont vraiment des patrons, c'est gagner la bataille</em>.&nbsp;&nbsp;»&nbsp;.</p><p><br /><strong>Notre mot d’ordre, c’est besoin d’air&nbsp;!</strong> Alors nous les chefs d’entreprise sortons, allons dehors, montrons-nous ! Comment pourrions-nous&nbsp; espérer être connus, reconnus et donner une bonne image de nous si nous restons dans l’ombre, dans nos bureaux, dans nos ateliers, dans nos entreprises&nbsp;?</p><p>Chers amis,&nbsp; je vous le demande allez à la rencontre des Français, racontez vos succès et expliquez comment vous y êtes arrivés. Ouvrez le chemin. Dites&nbsp; aux Français&nbsp;notre diagnostic sur l’état du pays, et proposez à nos compatriotes nos idées et nos méthodes&nbsp; et votre vérité pour retrouver une&nbsp; vitalité&nbsp; durable.<br /><br />Chers amis, l’histoire de notre pays et celle de ses entreprises sont intimement mêlées. Leur futur également. L’avenir des entreprises, ne l’oublions jamais, c’est aussi l’avenir de la France&nbsp;!</p>]]></description>
			Assemblée générale 2007 à Bercy
			
			<pubDate>1169739780</pubDate>
			
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			<title>« Nous sommes opposés à une augmentation des cotisations qui ne résoudrait rien »</title>
			<link>http://www.medef.com/nc/medef-corporate/salle-de-presse/communiques-de-presse/communiques-de-presse/article/nous-sommes-opposes-a-une-augmentation-des-cotisations-qui-ne-resoudrait-rien-1.html</link>
			<description><p>Une nouvelle séance de négociation sur les régimes de retraites complémentaires a eu lieu le 24 février au MEDEF. L'occasion pour l<span>a délégation patronale de faire une proposition très concrète en proposant l’alignement sur deux ans du taux de rendement de l’Agirc sur celui de l’Arrco. Déclaration de jean-François Pilliard, chef de file de la délégation patronale.</span></p> <![CDATA[<p><span>«&nbsp;Nous avons abordé aujourd’hui le fond de cette négociation&nbsp;: discutons-nous comme si l’environnement de la France n’avait pas changé depuis 1945 ou bien, dans une perspective plus réaliste, tenons-nous compte de l’évolution de la démographie et de l’environnement économique et social&nbsp;?</span></p><p></p><p><span>La délégation patronale a fait une proposition très concrète en proposant l’alignement sur deux ans du taux de rendement de l’Agirc sur celui de l’Arrco, selon l’engagement pris par les partenaires sociaux en 1996. C’est une bonne décision, tant sur le plan technique que social.</span></p><p></p><p><span>Concernant le débat sur les ressources, nous avons rappelé que nous étions opposés à une augmentation des cotisations pour deux raisons&nbsp;: nos entreprises ont un déficit de compétitivité, notamment lié au poids des prélèvements sociaux, et d’autre part, l’augmentation régulière des cotisations des régimes de retraites complémentaires n’a pas permis de traiter les problèmes structurels de ces régimes.</span></p><p></p><p><span>Plutôt que de se satisfaire de mesures ponctuelles d’adaptations des régimes tous les deux ans, nous voulons traiter des problèmes de fond. Il nous paraît légitime de reprendre dans les régimes complémentaires l’ensemble des dispositions du régime général, en particulier les bornes d’âge, et de rapprocher progressivement les deux régimes pour tenir compte des évolutions de la société française.</span></p><p></p><p><span>J’ai par ailleurs réaffirmé que nous étions prêts à débattre de la façon de stabiliser les taux de rendement ou, à défaut, de ralentir leur baisse. Mais nous ne pouvons aujourd’hui arrêter de position sans une vue d’ensemble de la totalité des termes de l’accord.</span></p><p></p><p><span>Nous avons enfin réitéré notre profond attachement au paritarisme des régimes de retraites complémentaires, d’où notre niveau d’exigence pour trouver des solutions qui assurent le futur des régimes Arrco et Agirc. Trois leviers doivent ainsi permettre de répondre à nos responsabilités&nbsp;: les bornes d’âge, une meilleure cohérence entre les deux régimes, et l’optimisation de leurs coûts de gestion.&nbsp;»</span></p><p></p><p><span>Prochaine séance&nbsp;: le 9 mars</span></p>]]></description>
			Retraites complémentaires
			
			<pubDate>1298539860</pubDate>
			
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			<title>Point presse mensuel de novembre 2011</title>
			<link>http://www.medef.com/nc/medef-corporate/salle-de-presse/communiques-de-presse/communiques-de-presse/article/point-presse-mensuel-de-novembre-2011.html</link>
			<description><p>Bonjour à tous. U<span>n sujet principal dans notre conférence de presse&nbsp;: sujet que j’aurais le plaisir d’aborder avec Jean-François Pilliard, le président de la Commission Protection sociale de notre mouvement.</span></p> <![CDATA[<p><b>B20</b> </p><p>Auparavant, brièvement<span>&nbsp;: </span>le B20&nbsp; a été un moment important et aussi un succès pour le Medef. Le B20 a été un moment très important, c’était une occasion de rencontres, d’échanges, de débats entre chefs d’entreprise des pays membres du groupe des 20 et de ces chefs d’entreprise avec des Chefs d’Etat. Et à un moment où on se dit que la coopération et la coordination des stratégies économiques des uns et des autres est cruciale pour retrouver le chemin d’une croissance soutenue, régulière, durable,&nbsp;eh bien ce que nous avons apporté à cette occasion est un signe très positif. Nous nous sommes mis d’accord sur un certain nombre de sujets, sur une liste de priorités, nous avons été innovants en termes d’engagements, notamment dans la lutte anti-corruption et puis nous avons montré une volonté de travail avec les Chefs d’Etat qui, selon moi, peut être un point d’appui très utiles aux différents gouvernements. Maintenant, je voudrais peut-être insister sur ce qui était pour nous, nous Français, mais nous Européens, une des choses les plus marquantes dans ces rencontres du B20. Cette chose marquante est tout simplement que, aux yeux des émergents, des dirigeants d’entreprises de pays émergents comme des Chefs d’Etat ou ministres des pays émergents, nous Européens, nous ne sommes pas perçus comme totalement coopératifs. Et nous avons été chahutés, mis en cause, respectueusement mais clairement, par certains responsables. Ce qui est à l’origine de ces remarques, c’est tout simplement le fait que les émergents estiment qu’ils sont en train de perdre des dixièmes, voire des points de croissance parce que nous, Européens, n’apparaissons pas capables de passer à une vitesse supérieure en termes de réactions, en termes d’adaptation, en termes de mise en œuvre de politiques économiques à la hauteur des défis actuels. Ils nous ont clairement demandé de nous mettre en ordre de bataille. Et ils l’ont d’autant plus demandé qu’ils estiment que nous sommes capables d’avancer. Qu’ils estiment que nous conservons, nous Européens, un potentiel de développement de croissance, de création de richesses intact. Je pense que ce message, il faut l’entendre, en tout cas, nous on l’a entendu. Et c’est pour cela, et dans les semaines et les mois qui viennent nous aurons largement l’occasion d’en parler, c’est pour cela que nous, le Medef, et notamment avec nos partenaires allemands du BDI et du BDA, nous allons continuer à œuvrer intensément et dans le détail pour avancer vers une nouvelle grande union politique européenne, une union politique qui s’organiserait sans aucun doute autour d’un projet fédéral fort. Pour conclure sur le B20, nous sommes également très heureux et très fiers d’avoir contribué à institutionnaliser ce principe d’un Business Summit. Nos amis mexicains qui sont en charge du G20 de 2012 ont déjà fait savoir qu’il y aurait également un B20 et nous, Medef, nous allons faire partie de la troïka qui va aider à la préparation du B20 mexicain. Il y a bien donc désormais à l’échelle internationale une entité qui représente et exprime la voix du secteur privé des pays du G20, des pays qui contribuent à 85 % du PIB de la planète. Et par ailleurs, nous avons également, et nous en sommes également heureux et fiers, contribué à institutionnaliser une relation nouvelle entre cette représentation via le B20 et les organisations syndicales dans leur représentation internationale, la CSI, et établi les bases pour un travail commun afin de pousser ensemble les principes d’un socle social de protection minimum et la mise en application des principes fondamentaux du droit du travail tels qu’ils sont établis par l’organisation internationale du travail, mais comme vous le savez, qui ne sont pas pour autant appliqués dans tous les pays du G20. Et la déclaration commune entre le B20 et le L20 marque aussi quelque chose de tout-à-fait inédit. Quand j’ai fait campagne pour un deuxième mandat à la tête du Medef, j’ai dit à mes pairs et publiquement que l’enjeu central pour nous, désormais, sera international. Dans toutes ses dimensions&nbsp;: européen et mondial. C’est bien ce qui se passe aujourd’hui. Nous avons la conviction que toute décision prise dans n’importe quel coin de la planète peut avoir une incidence sur la moindre TPE ou PME de notre pays, c’est pour cela qu’il est essentiel que nous ayons désormais sans cesse sur tous les sujets une approche européenne ou internationale. Et quand nous ne sommes pas dans une approche européenne ou internationale, il faut au minimum avoir sans cesse le benchmark qui nous permette de nous évaluer, de nous mesurer et de montrer la bonne direction pour être dans cet esprit de cohérence, de coordination et de convergence.</p> <p><span><b>«&nbsp;Le Nouveau Pacte Fiscal et social pour la compétitivité de la France&nbsp;»</b></span></p> <p>C’est ainsi, d’ailleurs, que nous allons parler et c’est ainsi que nous avons préparé ce grand projet de réforme du financement de la protection sociale, projet dont nous vous parlons depuis longtemps et à propos duquel, aujourd’hui, nous allons vous présenter une solution, ou une recommandation claire, précise, chiffrée et, je le crois, totalement innovante. Pour cela, je voudrais que Jean-François me rejoigne. Et nous allons donc ensemble faire un numéro à deux pour vous donner les grandes lignes de la recommandation du Medef pour le financement de la protection sociale. Aujourd’hui, nous sommes évidemment convaincus de la nécessité d’assainissement des finances publiques. Pour cela, il est important de travailler sur les dépenses, la réduction des dépenses&nbsp; ou l’optimisation dans l’engagement de ces dépenses. Et par conséquent, nous soutenons les grands principes et l’objectif de la trajectoire budgétaire de notre pays. Mais, nous disons également que le désendettement, la capacité à créer de la croissance et à créer des richesses passe par la dynamisation de l’économie, par la possibilité accrue que l’on va donner ou pas à nos entreprises pour qu’elles mettent en œuvre la trilogie investissement-consommation-emploi. Et nous pensons qu’il y a, à prélèvements constants, donc dans ce que nous allons vous présenter aujourd’hui, nous ne sommes pas dans une logique de baisse ou d’augmentation des prélèvements, c’est quelque chose dont on pourra parler par ailleurs, mais là, raisonnons dans le prélèvement constant, à prélèvement constant, nous estimons qu’il y a quelque chose qui pourrait être extrêmement efficace et extrêmement moteur. Donc c’est ce que nous allons vous présenter. Dans un premier temps, je propose que Jean-François vous partiez du diagnostic et puis ensuite, je reviendrais pour énoncer le principe directeur.</p> <p><b><span>Jean-François Pilliard</span></b></p> <p>Bonjour à toutes et à tous. Merci Laurence. Ce que nous vous proposons, finalement, c’est d’organiser cette présentation en trois temps. Tout d’abord, poser les termes du diagnostic de compétitivité, essentiellement axés sur une comparaison entre la France et l’Allemagne. Puis nous reviendrons sur les propositions politiques, les orientations pour ce nouveau pacte de compétitivité que nous vous proposons. Et enfin, on illustrera nos propos avec quelques simulations.</p> <p><i><span><img src="fileadmin/www.medef.fr/documents/Points_presse/PacteSocialFiscal/PartMarcheFrance.jpg" height="313" width="404" alt="" /></span></i></p><p><i><span>Slide 1 («&nbsp;La France a perdu des parts de marché depuis 2000&nbsp;»)</span></i>&nbsp;: concernant le diagnostic, les premiers éléments dont vous prenez connaissance mettent en évidence, finalement, que la France perd régulièrement des parts de marché, ce qui n’est pas le cas de l’Allemagne. L’Allemagne a maintenu finalement sur les dix dernières années à peu près sa situation. La France, vous le voyez, est passée de la 4<sup>ème</sup> à la 6<sup>ème</sup> place. Nous sommes aujourd’hui devancés par des pays extrêmement dynamiques comme la Corée du Sud. </p><p><img src="fileadmin/www.medef.fr/documents/Points_presse/PacteSocialFiscal/DeficitCommercial.jpg" height="313" width="404" alt="" /></p> <p><i><span>Slide 2 («&nbsp;Un déficit commercial français qui se creuse, un excédent commercial allemand qui se maintient&nbsp;»)</span></i><span>&nbsp;</span>: deuxième élément de constat, vous le connaissez également, mais les chiffres sont particulièrement frappants, c’est là aussi le différentiel qui se creuse entre un pays, l’Allemagne qui améliore régulièrement sa balance commerciale et un pays comme le nôtre qui creuse constamment son déficit. Les chiffres qui sont présentés ici sont d’autant plus impressionnants que, vous le savez, une bonne partie positive en matière de commerce est liée en particulier au secteur aéronautique et à la vente des Airbus. Donc, cela montre que non seulement, on a un problème en volume, mais qu’en plus, nous sommes fragiles puisque l’élément de solidité repose essentiellement sur un marché qui est le marché de l’aéronautique et un produit qui est l’Airbus.</p><p><img src="fileadmin/www.medef.fr/documents/Points_presse/PacteSocialFiscal/CoutHoraire.jpg" height="313" width="404" alt="" /></p> <p><i><span>Slide 3 («&nbsp;En 2000, le coût horaire du travail en France était inférieur de 8 % à l’Allemagne. Aujourd’hui, il est supérieur de 10 %&nbsp;»)&nbsp;:</span></i><span> </span>on voit également, et cela ne va pas dans le bon sens, qu’une situation qui était favorable pour la France en 2000 s’est complètement reversée en 10 ans. C’est-à-dire que le coût horaire du travail en France, qui était inférieur à celui de l’Allemagne, maintenant, c’est exactement le contraire. Et notre coût du travail est supérieur de 10 % à celui de l’Allemagne. On aura probablement l’occasion d’y revenir à travers les questions, la principale explication de cette transformation est liée à l’augmentation régulière des charges qui nous amènera évidemment à faire les propositions dont nous allons débattre.</p><p><img src="fileadmin/www.medef.fr/documents/Points_presse/PacteSocialFiscal/niveauTaxation.jpg" height="313" width="404" alt="" /></p> <p><i><span>Slide 4 («&nbsp;Un niveau de taxation du travail beaucoup plus élevé en France qu’en Allemagne qui pèse sur la compétitivité-coût&nbsp;»)</span></i><span>&nbsp;</span>: vous le voyez également, sur ce tableau, c’est tout-à-fait frappant, un différentiel majeur de cotisation entre nos deux pays&nbsp;: 38, 95 % pour l’Allemagne, il s’agit de l’ensemble des cotisations, et en France on voit que cela comprend les retraites, la maladie, la famille, les accidents du travail et le chômage, en France 52,18 %. Et poids des cotisations dans le PIB, dans un cas l’Allemagne 12,60 % et France 15 %.<img src="fileadmin/www.medef.fr/documents/Points_presse/PacteSocialFiscal/protectionSociale.jpg" height="313" width="404" alt="" /></p><p><i><span>Slide 5 ( «&nbsp;Malgré la montée en charge de la CSG – qui repose également sur les revenus du travail –, la protection sociale reste très majoritairement financée par des cotisations sociales&nbsp;»)</span></i><span>&nbsp;</span>: là aussi, on s’aperçoit que malgré la mise en place de dispositifs destinés à fiscaliser les charges, en particulier la CSG qui porte exclusivement sur les revenus du travail, la protection sociale reste très majoritairement financée par des cotisations sociales. On aura l’occasion de revenir là-dessus aussi, au-delà des chiffres, ce qui est frappant, c’est de voir que le contenu des prestations sociales pour une part a considérablement évolué et qu’aujourd’hui, on a ce que l’on appelle des prestations universelles. Et cela pose donc un problème de principe&nbsp;: est-ce que c’est le rôle de l’entreprise, finalement, de financer des prestations universelles&nbsp;? Nous, nous ne le pensons pas et cela étaye une partie de nos propositions.</p><p><img src="fileadmin/www.medef.fr/documents/Points_presse/PacteSocialFiscal/consommation.jpg" height="313" width="404" alt="" /></p> <p><i><span>Slide 6 («&nbsp;L’imposition de la consommation a diminué en France alors que la tendance est inverse dans les autres pays de l’UE&nbsp;»)</span></i><span>&nbsp;</span>: là aussi, comme l’indiquait Laurence, on voit que l’imposition de la consommation a diminué dans notre pays alors que l’ensemble des autres pays européens, et on pourrait l’étendre d’ailleurs aux pays de l’OCDE, a fait un choix inverse, c’est-à-dire avec une imposition de la consommation qui n’a cessé de croitre. </p><p><img src="fileadmin/www.medef.fr/documents/Points_presse/PacteSocialFiscal/TVA.jpg" height="313" width="404" alt="" /></p> <p>Slide 7 («&nbsp;Les pays à haut niveau de protection sociale présentent généralement des taux de TVA élevés&nbsp;»)&nbsp;: toujours dans cet environnement européen, on voit que l’ensemble des pays à haut niveau de protection sociale ont en général des taux de TVA élevés. La France est à nouveau dans ce domaine l’exception. </p> <p>Donc, je vais passer maintenant la parole à Laurence sur les propositions, et je reviendrai sur la partie finalement illustrations chiffrées.</p> <p><b><span>Laurence Parisot</span></b></p><p><b><span><img src="fileadmin/www.medef.fr/documents/Points_presse/PacteSocialFiscal/PropositionMEDEF.jpg" height="146" width="404" alt="" /></span></b></p> <p><i><span>Slide 8&nbsp;(«&nbsp;La proposition du Medef&nbsp;: ‘Le Nouveau Pacte Fiscal et Social’ pour la compétitivité de la France&nbsp;»)&nbsp;</span></i>: avec ce diagnostic, que beaucoup d’entre vous connaissent, mais il faut le rappeler parce qu’il faut avoir vraiment ces chiffres incontestables à l’esprit, qu’est-ce que l’on fait&nbsp;? Et cela fait maintenant longtemps, même plusieurs années qu’il y a un débat sur le thème dit de la TVA sociale et il y a plusieurs théories et plusieurs approches. Il y a ceux qui disent&nbsp;: eh bien il faut baisser les cotisations patronales, employeurs, compenser cette baisse par un mouvement du côté de la TVA et on pourra ainsi espérer redynamiser les entreprises par une baisse des coûts de production, mais évidemment beaucoup s’inquiètent sur la base de ces propositions de l’effet sur la consommation et puis aussi plus directement de l’effet sur le pouvoir d’achat des salariés. Du coup, d’autres ont plutôt recommandé, au cours des dernières années, de travailler sur la cotisation salariée et puis du coup, de trouver une compensation par une augmentation de la CSG. Mais là, on n’est pas sûr que l’effet sur la baisse des coûts de production soit suffisamment significatif pour espérer redonner de la vigueur à notre offre. Et en plus de ces débats, et c’était tout-à-fait important à l’intérieur du Mouvement des Entreprises de France, il pouvait y avoir des divergences de vues selon les secteurs d’activité entre les entreprises de main d’œuvre et celles qui ne sont pas de main d’œuvre, entre peut-être l’industrie et les services, et peut-être au fond surtout entre le secteur de la consommation et les autres secteurs. C’est peut-être parce qu’il y avait sans cesse la confrontation de ces différents points de vue que dans notre pays, on n’a jamais pu aboutir à une proposition cohérente, efficace et rassurante en même temps. Et du coup, il y a eu surtout un débat sémantique. Il ne faut pas l’appeler TVA sociale, il faut l’appeler TVA anti-délocalisations, etc. Nous avons donc beaucoup travaillé sur ces différentes pistes et nous sommes arrivés, après avoir mûrement réfléchi, j’insiste sur ce point, nous avons vraiment fait en sorte que chacun des secteurs d’activités membres du Medef, puisse apporter sa contribution, sa réaction, sa réflexion, et ce que nous vous présentons donc ce matin est vraiment une conviction unanimement partagée. Cette conviction consiste à dire tout simplement&nbsp;: il ne s’agit pas de travailler sur une dimension ou sur une autre, il s’agit de travailler sur toutes les dimensions en même temps. </p><p><img src="fileadmin/www.medef.fr/documents/Points_presse/PacteSocialFiscal/Principe-directeur-du-NPFS.jpg" height="303" width="404" alt="" /></p> <p><i><span>Slide 9 («&nbsp;Principe directeur du Nouveau Pacte Fiscal et Social&nbsp;: la double hélice de la protection sociale&nbsp;»)</span></i><span> </span>: donc, ce que nous proposons, c’est vraiment un nouveau pacte fiscal et social que nous présentons sous forme de double hélice, vous savez comme l’ADN qui a été décodé sous forme de double hélice. C’est la double hélice de la protection sociale. Pourquoi&nbsp;? Parce que nous disons&nbsp;: il faut en même temps baisser les cotisations sociales payées par les salariés, baisser les cotisations sociales payées par les salariés, baisser les cotisations sociales payées par les employeurs, les deux, donc nous avons un mouvement à la baisse général qui bénéficie aux deux parties prenantes et simultanément, augmenter la CSG et augmenter la TVA. Nous considérons que le système est vertueux, efficace et équitable à partir du moment où il y a bien ces deux mouvements sur ces quatre piliers. Parce qu’il y a une solidarité, en réalité, entre ces deux mouvements.</p><p><img src="fileadmin/www.medef.fr/documents/Points_presse/PacteSocialFiscal/11PrincipeDirecteur.jpg" height="313" width="404" alt="" /></p> <p><i><span>Slide 10 («&nbsp;Principe directeur du Nouveau Pacte fiscal et social&nbsp;»)&nbsp;</span></i></p><p><i><span><img src="fileadmin/www.medef.fr/documents/Points_presse/PacteSocialFiscal/12BaisseCotisatiions.jpg" height="313" width="404" alt="" /></span></i></p><p><i><span></span></i>et<i> <span>; Slide 11 («&nbsp;Une baisse des cotisations salariales compensée par une hausse de la CSG permettra une augmentation des salaires nets&nbsp;»)</span></i><span>&nbsp;</span>: alors d’un côté, si on agit sur les cotisations salariales, on comprend bien que cela permet ainsi d’augmenter le salaire net. Si on agit sur les cotisations employeurs, on comprend bien que cela permet en plus d’augmenter la compétitivité prix du produit ou du service. Et quand on agit simultanément en parallèle sur la TVA et la CSG, on agit d’une manière telle que l’on étale l’impact et on en diminue la part sur le seul travail. Puisque la CSG pèse sur le travail mais aussi sur les revenus du capital et les revenus de remplacement. Qu’est-ce que cela permettra au fond&nbsp;? Du côté de la cotisation salariale, c’est ce que je viens de dire, c’est une augmentation des salaires nets. On verra ensuite, Jean-François vous présentera l’espérance d’augmentation du salaire net, cela peut varier, bien sûr,&nbsp;selon les scénarios. Mais c’est très important que comprendre qu’en jouant également sur la CGS, on étale la charge sur d’autres formes de revenus. Et donc, vraiment, c’est un allègement général de la charge qui pèse sur le travail et sur le pouvoir d’achat.</p><p><img src="fileadmin/www.medef.fr/documents/Points_presse/PacteSocialFiscal/12BaisseCotisatiions.jpg" height="313" width="404" alt="" /></p> <p><span>Slide 12 («&nbsp;Une baisse des cotisations employeurs compensée par une hausse de la TVA améliorera la compétitivité française&nbsp;»)&nbsp;</span>: ensuite, côté employeur, ce qu’il faut bien comprendre, c’est qu’il faut donner surtout la liberté à l’entreprise de ce qu’elle pourra faire sur ses marges de manœuvre nouvelles. L’entreprise peut soit opérer une baisse des prix, baisse des prix hors taxes, ce qui aurait pour effet de compenser la hausse de la TVA, et ce qui pourrait être tout-à-fait bénéfique dans sa concurrence pour l’entreprise qui est dans cette situation-là, cela concurrence avec les produits importés. Puisque que vous comprenez que dans ce cas, les produits importés qui supportent une TVA plus élevée, eux, ne bénéficieraient pas de la compensation sur les charges qui ne sont pas payées évidemment en France par ces produits. Mais on peut aussi considérer qu’une hausse de cette marge de manœuvre de l’entreprise puisse bénéficier à l’investissement, à la R&amp;D ou d’une manière générale à l’emploi. Que cela soit l’emploi via des embauches nouvelles ou l’emploi via des augmentations de salaires. Mais le point important, c’est d’imaginer que ce n’est pas forcément l’un de ces éléments en particulier qui va être privilégié. Cela pourra être aussi un mix des trois, un mix des deux. Il y a en réalité, et c’est l’intérêt du mouvement, beaucoup de possibilités et ces possibilités seront utilisées au mieux des intérêts de chaque entreprise ou de chaque secteur. Certains auront intérêt à privilégier les salaires, d’autres l’emploi, d’autres l’investissement, etc. Donc le mouvement est dynamique et il permet d’être un accélérateur de croissance. Cela&nbsp; c’est vraiment quelque chose d’important. Dans l’enjeu de compétitivité actuel, il y a bien sûr encore une fois cette baisse des dépenses qui est nécessaire, mais il y a ce potentiel que nous avons ou pas à augmenter les créations de richesses. Donc, là, nous pensons que nous retrouvons un mouvement très efficace, mais surtout, d’où la représentation de notre concept par cette double hélice, il faut bien comprendre qu’il y a des liaisons multiples, des interactions en réalité multiples entre les deux mouvements, parce qu’il y a beaucoup de possibilités, parce que le choix des agents, c’est-à-dire des ménages ou des entreprises, est un choix avec plusieurs offres. Les interactions sont donc nombreuses et plus il y a d’interactions et plus on peut espérer un effet positif sur l’ensemble de l’économie. Il y a donc des interactions mais il y a aussi une solidarité. Il n’est pas question de demander une baisse des cotisations pour les uns sans demander une baisse de cotisations pour les autres. Nous ne demandons pas uniquement une baisse des cotisations pour les employeurs, nous demandons une baisse de cotisations pour les employés.&nbsp; Alors, il y a d’autres principes qui sont ici à l’œuvre et je voudrais redonner la parole à Jean-François. </p> <p><b><span>Jean-François Pilliard</span></b></p><p><b><span><img src="fileadmin/www.medef.fr/documents/Points_presse/PacteSocialFiscal/14-principe2.jpg" height="313" width="404" alt="" /></span></b></p> <p><i><span>Slide 13 («&nbsp;2<sup>ème</sup> principe&nbsp;: intégrer logique assurantielle et logique de solidarité pour fonder des baisses de cotisations selon une analyse risque par risque – 1/la branche famille&nbsp;»)</span></i><span> </span>: Je vais continuer. Effectivement, il y a deux autres principes qui ont été pris en compte pour établir nos propositions. Bien sûr, je l’ai évoqué tout-à-l’heure, c’est la nécessité d’introduire un distinguo entre ce qu’on appelle la logique assurantielle et la logique de solidarité. Je vous disais tout à l’heure que, finalement, en matière de protection sociale il y a des éléments qui relèvent de ce qu’on appelle la prestation universelle. Alors, évidemment, le premier élément qui est le plus évident c’est la branche famille et les allocations familiales. La branche famille de la Sécurité sociale aujourd’hui est financée à 65&nbsp;% par des cotisations sociales exclusivement patronales. Il nous semble que ce type d’allocations relève purement d’une logique de solidarité. Et, à nouveau dans le comparatif avec l’Allemagne, on constate que dans ce pays il n’existe pas finalement de dispositif analogue au nôtre. L’ensemble de la politique familiale est fiscalisée. C’est un premier point.</p><p><img src="fileadmin/www.medef.fr/documents/Points_presse/PacteSocialFiscal/15BrancheMaladie.jpg" height="313" width="404" alt="" /></p> <p><i><span>Slide 14 («&nbsp;2<sup>ème</sup> principe&nbsp;: intégrer logique assurantielle et logique de solidarité pour fonder des baisses de cotisations selon une analyse risque par risque – 2/la branche maladie&nbsp;»)</span></i><span>&nbsp;</span>: le deuxième sujet qui mérite d’être examiné,&nbsp; c’est la branche maladie de la Sécurité sociale qui, elle, aujourd’hui est financée à 41&nbsp;% par les cotisations sociales. Vous le voyez, et vous le savez fort bien, avec une part employeur élevée de 12,8&nbsp;% et une part salariée 0,75&nbsp;%. Vous apercevez également qu’une partie de ces prestations a pris un caractère universel. On a une universalisation du système d’assurance maladie avec la création de la CMU&nbsp;; l’étatisation du système de santé avec les lois respectives de 2004 puis de 2009. Et l’on s’aperçoit que le risque maladie relève lui-même de plus en plus d’une logique de solidarité. C’est d’ailleurs un point qui avait été mis en exergue au moment de la publication de «&nbsp;Besoin d’air&nbsp;». Finalement, nos travaux n’ont fait qu’élaborer, détailler l’orientation qui avait été fixée à cette époque. </p><p><img src="fileadmin/www.medef.fr/documents/Points_presse/PacteSocialFiscal/BrancheRetraite.jpg" height="313" width="404" alt="" /></p> <p><i><span>Slide 15 («&nbsp;2<sup>ème</sup> principe&nbsp;: intégrer logique assurantielle et logique de solidarité pour fonder des baisses de cotisations selon une analyse risque par risque – 3/la branche retraite&nbsp;»)</span></i><span>&nbsp;</span>: en ce qui concerne la branche retraite, là-aussi vous connaissez bien le sujet, vous avez au moins trois éléments aujourd’hui dont on estime qu’ils relèvent de la prestation universelle&nbsp;: ce qu’on appelle les minima sociaux&nbsp;; les droits familiaux&nbsp;– c’est un débat qui a fait l’objet de discussions importantes avec les partenaires sociaux en particulier au moment de la renégociation de l’accord Agirc-Arrco&nbsp;; et bien sûr les périodes qui sont validées au titre du chômage, de la maladie, de la maternité. Ces droits représentent 50&nbsp;% des droits propres qui sont accordés aux femmes et 25&nbsp;% de ceux qui sont accordés aux hommes. </p> <p><b><span>Laurence Parisot</span></b></p> <p>Est-ce que vous me permettez de dire un mot sur le troisième principe&nbsp;?</p> <p><b><span>Jean-François Pilliard</span></b></p> <p>Bien sûr&nbsp;!</p> <p><b><span>Laurence Parisot</span></b></p><p><b><span><img src="fileadmin/www.medef.fr/documents/Points_presse/PacteSocialFiscal/Principe3.jpg" height="313" width="404" alt="" /></span></b></p> <p><i><span>Slide 16 («&nbsp;3<sup>ème</sup> principe&nbsp;: établir un espace social européen par une convergence taux/prestations sociales à long terme&nbsp;»)</span></i><span>&nbsp;</span>: Parce que j’ai une petite affection pour ce troisième principe&nbsp;! Ce troisième principe mérite d’être approfondi et, en même temps, il donne une ligne directrice tout à fait nouvelle. Je vous ai dit au tout début de notre conférence de presse à quel point nous allions dans les semaines et les mois qui viennent vous préciser ce que nous pensons qu’il faut porter à l’échelle européenne&nbsp;: ce projet, au fond, d’Etats Unis d’Europe. On ne peut avancer dans cette direction que si, à côté des convergences fiscales qui sont souvent évoquées, on affiche clairement un projet de convergence sociale par le haut. J’insiste&nbsp;: par le haut. Il faut que nous soyons capables de dire aux différents peuples européens&nbsp;: la spécificité de l’Europe, c’est son modèle social et son système de protection sociale et il faut que ceux qui sont le moins en avance de ce point de vue-là parmi les pays européens puissent progresser vers le haut. Et, en même temps, nous devons dire que si nous aspirons à être toujours un continent prospère, il faut être capable de rester compétitif. Donc, il y a aussi un maximum qu’il faut tenter de définir de ce que nous pouvons faire converger, faire attribuer à ce financement de la protection sociale. Donc, nous, nous nous pensons qu’il serait tout à fait utile que nous définissions collectivement une forme de plancher et une forme de plafond. Le plancher, c’est la protection sociale suffisamment bonne pour considérer qu’elle est à la hauteur du projet européen&nbsp;; et le plafond, c’est le taux de cotisation maximum qui pèserait sur le travail, sur la production – le taux maximum, c’est-à-dire le taux qu’il ne faut pas dépasser au risque de perdre toute compétitivité et tout dynamisme. En Allemagne, il a été défini, au moment de la réforme des retraites, des modalités tout à fait intéressantes qui illustrent ce que je viens de dire avec le principe d’un taux de cotisation maximum et aussi un taux minimum. Donc, vous avez une espèce d’espace qui définit l’optimum à l’intérieur duquel on peut faire des arbitrages. Penser la protection sociale en essayant de faire établir des principes au-delà même de nos frontières françaises avec une ambition européenne est quelque chose qui nous semblerait très utile et qui serait très créatif. C’est un principe auquel on tenait aussi. A partir de là, maintenant les scenarii <i><span>(Slide 17)</span></i>.</p><p><img src="fileadmin/www.medef.fr/documents/Points_presse/PacteSocialFiscal/Scenarii.jpg" height="131" width="404" alt="" /></p> <p><b><span>Jean-François Pilliard </span></b></p> <p>Ce que je vous propose maintenant c’est qu’on examine finalement trois scenarii. Il ne s’agit pas des propositions du Medef, ce sont trois hypothèses finalement à ce stade.</p> <p><b><span>Laurence Parisot </span></b></p> <p>Ce sont trois propositions quand&nbsp;même&nbsp;! </p> <p><b><span>Jean-François Pilliard </span></b></p> <p>La méthode a été la suivante&nbsp;: on a pris trois hypothèses sur lesquelles nous avons travaillé. Et on a dégagé finalement des éléments de propositions pour finalement débattre.</p><p><img src="fileadmin/www.medef.fr/documents/Points_presse/PacteSocialFiscal/TitreScenario1.jpg" height="130" width="404" alt="" /></p> <p><i><span><img src="fileadmin/www.medef.fr/documents/Points_presse/PacteSocialFiscal/scenarii1.jpg" height="313" width="404" alt="" /></span></i></p><p><i><span>Slide 18 («&nbsp;Scénario 1&nbsp;: un transfert de 5 points de cotisation – de l’ordre de 30 milliards d’euros&nbsp;»)</span></i><span>&nbsp;</span>: le premier point, le premier scenario, c’est un scenario finalement qui correspond à un transfert de charges de 30 milliards d’euros. 30 milliards d’euros, cela correspond à 5 points de cotisations. Et toujours en s’appuyant sur les principes qui sont les nôtres vous allez le voir. Je vais commencer par les cotisations salariales. Une baisse des cotisations salariales de 1,5 point (0,75 point maladie, 0,75 point retraite)&nbsp;; à chaque fois cela nous ramène à la présentation qui a été faite précédemment, c’est-à-dire le transfert de cotisations porte sur la partie que nous appelons finalement des prestations universelles. Dans un tel cas, cela amène à un transfert de 8,3 milliards qui, évidemment, se traduirait par une augmentation de la CSG de 0,75 point. En haut, vous avez la baisse des cotisations employeurs&nbsp;: -3,5 points (2,5 points de famille, 1 point maladie). Vous avez les quatre taux de TVA et vous voyez sur chacun des taux la progression qui est proposée. Le document sera remis à l’issue de la présentation, donc pour des raisons de rapidité et de simplicité, je propose d’éviter de commenter chacun finalement des chiffres.</p><p><img src="fileadmin/www.medef.fr/documents/Points_presse/PacteSocialFiscal/TitreScenario2.jpg" height="230" width="404" alt="" /></p> <p><i><span><img src="fileadmin/www.medef.fr/documents/Points_presse/PacteSocialFiscal/scenarii2.jpg" height="313" width="404" alt="" /></span></i></p><p><i><span>Slide 19&nbsp; et 20 («&nbsp;Scénario 2: un transfert de 8 points de cotisation – de l’ordre de 50 milliards d’euros&nbsp;»)&nbsp;</span></i>: le scenario deux,&nbsp; c’est un transfert de 8 points de cotisations. Pourquoi avons-nous retenu ce scenario&nbsp;? Parce qu’il permettrait finalement de rendre cohérent le poids des cotisations entre la France – aujourd’hui à 15&nbsp;% – et l’Allemagne – 12,6&nbsp;% – par rapport au PIB. Donc, on est vraiment dans un scenario de convergence. C’est un transfert de 50 milliards d’euros. Même principe, mais les chiffres évidemment évoluent. Baisse des cotisations salariales, -2,6 points, qui portent essentiellement sur la retraite (1,85 point&nbsp;; 0,75 sur la partie maladie) et qui se traduit finalement par une augmentation de 1,2 point de la CSG, soit un transfert de 13,4 milliards. Baisse des cotisations employeurs&nbsp;: dans ce scenario, la baisse porte exclusivement finalement sur les cotisations familiales&nbsp;: 5,4 points (c’est-à-dire la totalité de la cotisation familiale) et vous en avez la traduction en matière également de TVA sur chacun des taux. </p><p><img src="fileadmin/www.medef.fr/documents/Points_presse/PacteSocialFiscal/TitreScenario3.jpg" height="214" width="404" alt="" /></p> <p><i><span><img src="fileadmin/www.medef.fr/documents/Points_presse/PacteSocialFiscal/scenarii3.jpg" height="313" width="404" alt="" /></span></i></p><p><i><span>Slide 21 et 22 («&nbsp;Scénario 3 : un transfert de 12 points de cotisation – de l’ordre de 70 milliards d’euros&nbsp;»)</span></i>&nbsp;: troisième scenario,&nbsp; c’est un transfert de 12 points de cotisation, là aussi qui trouve sa cohérence dans le fait que cela aboutirait à faire converger pratiquement les taux de cotisations (hors la CSG et la CRDS) entre la France et l’Allemagne – toujours par rapport aux chiffres présentés tout à l’heure. Donc, 70 milliards de transfert&nbsp;;&nbsp; salariés&nbsp;: 3,75 points de retraite en moins, 0,75 point maladie. Transfert de 22,2 milliards&nbsp;: + 2 points de CSG.&nbsp; Pour la partie employeur&nbsp;: 5,4 points famille toujours, - 2,1 points maladie&nbsp;; transfert&nbsp;: 48,9 milliards et vous avez la traduction.</p> <p>Alors, il est important de dire que chacun de ces scenarios trouve sa légitimité. Bien sûr, après il y a débat, et cela fait partie des travaux complémentaires, sur finalement, à quel rythme devrait se traduire ce type de réforme. Il n’y a pas une question unique. Cela dépend bien évidemment de l’environnement économique dans lequel on est placé et de la qualité du dialogue qu’on est capable finalement d’instaurer entre les différents acteurs concernés. Ce sont les trois scenarii.&nbsp; On peut insister et Laurence l’a fait tout à l’heure et je voudrais apporter notre position sur ce sujet, sur le fait qu’en redonnant, à travers ces orientations finalement, de la compétitivité à l’entreprise mais également en donnant du pouvoir d’achat aux salariés, on redonne de la confiance qui est un facteur essentiel dans un pays en termes de croissance. Et logiquement si l’on se réfère à notre voisin allemand, un effort de compétitivité a toujours pour conséquence une amélioration significative de la situation de l’emploi. Une situation de l’emploi qui est améliorée, c’est un allégement des cotisations pour tout le monde et c’est aussi, sur le plan du climat, un élément absolument essentiel de confiance qui conduit à une meilleure consommation,&nbsp;à une meilleure croissance et à un meilleur équilibre social. Donc ce sont vraiment les convictions qui nous ont animées dans ces travaux. </p> <p><b><span>Laurence Parisot</span></b></p> <span>On va répondre à vos questions mais j’ajouterai que ce principe-là, que nous appelons «&nbsp;Le nouveau pacte fiscal et social pour la compétitivité&nbsp;», nous allons le défendre bec et ongles pendant la campagne pour l’élection présidentielle. On entend partout des candidats des partis politiques dire «&nbsp;il faut réindustrialiser la France&nbsp;», on entend partout «&nbsp;il faut encourager nos PME, il faut les aider&nbsp;». Eh bien, soyons clairs, si mesdames et messieurs les candidats, vous voulez contribuer à la réindustrialisation de la France et aider les PME cette réforme est in-dis-pen-sable. Et elle sera bénéfique au-delà même des premiers concernés. Je crois qu’il faut que vous mesuriez qu’avec ce double principe, la double hélice, nous avons quelque chose qui est vertueux, dynamisant dans tous les domaines de l’économie. Du pouvoir d’achat à l’investissement. De l’emploi, des embauches à l’augmentation des salaires. Et sur l’impact macro-économique, on peut nourrir beaucoup d’espérances. Avec une telle redynamisation, peut-être qu’on pourrait changer radicalement la situation de notre balance commerciale qui est un des facteurs qui nous pénalise le plus depuis des années. Donc, voilà notre présentation et notre recommandation.</span><p></p><p></p>]]></description>
			Point presse mensuel
			
			<pubDate>1321374720</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Rafale : « une très grande nouvelle pour l'industrie française »</title>
			<link>http://www.medef.com/nc/medef-corporate/salle-de-presse/communiques-de-presse/communiques-de-presse/article/rafale-une-tres-grande-nouvelle-pour-lindustrie-francaise-1.html</link>
			<description><span>Le Medef se réjouit de l'annonce de la sélection du Rafale par les autorités indiennes.</span> <![CDATA[<span>Pour Laurence Parisot, Présidente du Medef, <em><span>« </span></em><strong><i><span>C'est une très grande nouvelle pour l'industrie française. Ce contrat, s'il est ratifié, récompense l'esprit de coopération entre un grand groupe français - le groupe Dassault - à la pointe de l'innovation, et un tissu de près de 500 PME. L'avenir de notre économie passe par le développement de binômes de ce type</span></i></strong><em><span>&nbsp;».</span></em></span>]]></description>
			Communiqué de presse
			
			<pubDate>1328029080</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Pour une France lisible</title>
			<link>http://www.medef.com/nc/medef-corporate/salle-de-presse/communiques-de-presse/communiques-de-presse/article/lentreprise-cest-la-vie.html</link>
			<description> <![CDATA[<p><span></span></p><p></p><p></p><p>Je suis heureuse de vous retrouver tous ici. Et de vous dire que j'ai bien avancé sur les engagements que j'avais pris devant vous lors de notre dernière rencontre le 5 juillet 2005.</p><p><strong>Nous avons redéfini les champs d'attribution de nos Commissions et&nbsp; créé des missions nouvelles</strong><br /><br />Nous avons redéfini les champs d’attribution des Commissions de notre Mouvement de façon qu’aucun domaine important ne soit négligé&nbsp;: à côté des Commissions «&nbsp;Economie&nbsp;», «&nbsp;&nbsp;Droit du Travail&nbsp;», «&nbsp;Protection Sociale&nbsp;», «&nbsp;Formation&nbsp;», «&nbsp;Innovation et Recherche&nbsp;», nous avons installé une Commission&nbsp; «&nbsp;Fiscalité&nbsp;», parce que nous avons besoin que soient élaborées des propositions favorables à l’esprit d’entreprise et aux entreprises et parce ce que nous savons que nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes pour que cela soit fait&nbsp;; une Commission «&nbsp;Europe&nbsp;», parce que le vote du 29 mai a réellement déplacé les lignes et qu’il est temps que nous soyons les porte-parole de l’Agenda de Lisbonne.</p><p>Nous avons créé des missions nouvelles à la hauteur des défis du monde d'aujourd'hui. Nous avons&nbsp;installé une Commission «&nbsp;Nouvelles Générations&nbsp;», parce que nous ne pouvons pas laisser s’installer entre les générations un fossé infranchissable&nbsp;; nous sommes responsables d’un continuum, nous ne pouvons laisser tant de chefs d’entreprise sans successeur&nbsp;; mais nous avons aussi installé une Commission «&nbsp;Entrepreneur – Entreprise et Société&nbsp;», parce que l’entreprise n’est pas une île&nbsp;; parce qu’il est nécessaire d’assurer le plus d’échanges possibles entre elle et le monde dans lequel elle s’insère&nbsp;: &nbsp;le village, les nouveaux publics, la banlieue, la nation, le monde. Et comme nous n’avons jamais été convaincus par le modèle de la lutte des classes qui prévaut encore aujourd’hui en France&nbsp;; comme tout au contraire nous pensons qu’il est possible de trouver un socle d’intérêts communs, nous avons conçu une nouvelle approche&nbsp;: le dialogue économique&nbsp;; et prôné le désaccord constructif.</p><p>Nous avons été particulièrement attentifs à ce que dans chaque commission, les différents secteurs d’activité soient bien représentés et à ce que&nbsp; chaque commission nous retrouvions des chefs de grandes entreprises, de moyennes entreprises et de petites entreprises, mais aussi des experts, des universitaires, des chercheurs.</p><p><strong>Nos deux légitimités : les fédérations professionnelles et les territoires</strong></p><p>Notre organisation repose sur deux légitimités, celle de ses fédérations professionnelles, celle de ses territoires. Auprès des territoires&nbsp; nous puisons notre énergie, nous ressourçons nos idées&nbsp;: «&nbsp;l’entreprise, c’est la vie&nbsp;!&nbsp;» avons-nous dit ce matin. Mais j’ajouterais&nbsp;: «&nbsp;la province, c’est la vie&nbsp;!&nbsp;». On y trouve écoute et engagement, tradition et modernité. C’est pourquoi je me suis&nbsp; attachée à renforcer les moyens et les missions de nos territoires. Pour cela, nous avons lancé <em>l’Académie Medef</em>, avec son <em>Ecole des Présidents et son Ecole des Territoires</em> et nous avons créé le Comité <em>Développement du Réseau</em>. Objectifs&nbsp;: que les territoires soient des relais, qu’ils soient des amplificateurs de nos idées, et aussi de ce que nous sommes Mais aussi qu’ils encouragent l’adhésion, qu’ils convainquent de nouveaux membres, qu’ils attirent les TPE, les PME, les jeunes pousses…<br /><br />Les instances de votre mouvement sont opérationnelles. Votre Conseil Exécutif est au boulot. Quant au bureau du Conseil Exécutif, il joue pleinement son rôle&nbsp;; il se réunit tous les 15 jours&nbsp;; il débat&nbsp;; il prépare les travaux du Conseil. </p><p><strong>Nous avons pris des initiatives</strong></p><p>Le Medef est à l’image des entreprises qu’il représente&nbsp;: il entreprend. Nous avons pris des initiatives.<br /><br />Premièrement, nous avons dès le mois d’août été initiateurs d’une négociation&nbsp; sur la diversité.<br /><br />Deuxièmement, j’ai fait le choix d’ouvrir immédiatement le&nbsp; grand, le complexe, le sensible chantier Accidents du Travail et Maladies Professionnelles (ATMP). Il s’agit tout à la fois&nbsp; de moderniser la gouvernance et de clarifier les règles de tarification. Mais plus encore, en matière de santé, dans l’entreprise comme ailleurs, il s’agit de se souvenir que mieux vaut prévenir que guérir.</p><p>Troisièmement, face à la crise des banlieues, nous avons sans hésitation décidé la prolongation jusqu’en 2016 de la convention qui lie l’UESL à l’Etat afin qu’une partie des fonds du 1% logement soit pleinement consacrée à la rénovation urbaine.</p><p>Je vous avais aussi promis que nous serions là où on ne nous attend pas, et là où on ne nous attend plus. Ainsi, bousculant une vieille tradition de silence, avons nous pris position sur la grande négociation OMC de Hong Kong, &nbsp;nous avons affirmer qu’elle devait progresser de façon équilibrée et simultanée sur l’ensemble des volets, notamment dans les secteurs-clefs de l’industrie et des services, moteurs de l’économie française.<br /><br />Permettez-moi de poursuivre rapidement cette liste des «&nbsp;Premières&nbsp;» que nous avons réalisées&nbsp;: une Première, cette rencontre au Medef entre ONG et entreprises&nbsp;; une Première, ce dialogue entre un premier ministre chinois et nous sur la propriété intellectuelle&nbsp;; une Première, ce projet d’accord sur les seniors&nbsp; qui propose de passer d’une logique à une autre&nbsp;: l’âge n’est plus une variable d’ajustement, on favorise au contraire le maintien ou la reprise de l’activité professionnelle jusqu’à ce que soient réunies les conditions d’une retraite à taux plein &nbsp;; une Première aussi, notre participation au Conseil National de lutte contre l’Exclusion&nbsp;; une Première, la représentation des Départements et Territoires d’Outre-Mer au Conseil Exécutif&nbsp;; une Première enfin, et saluée par la presse étrangère la féminisation et le rajeunissement des instances dirigeantes de notre Mouvement. Nous nous sommes résolument engagés dans le lobbying parlementaire et politique.<br />Nos succès dans le PLF et le PLFSS &nbsp;n’ont jamais été aussi nombreux. Je n’en citerai que quelques uns. Un aménagement de l’ISF a été adopté. L’anticipation de la hausse de la taxe d’apprentissage a été supprimée. Les allègements de cotisations sociales sont maintenus. Le taux plafond du versement transport n’augmentera pas. <br /><br />Certains combats étaient rudes mais nous les avons gagnés. Je citerai simplement celui que nous avons mené pour obtenir l’annulation de la circulaire du 19 août 2005 qui prévoyait que désormais les employeurs ne pourraient intégrer dans leurs frais d’entreprise que 5 repas d’affaires par salarié et par mois et qu’en cas de dépassement, les repas seraient constitutifs d’un abus manifeste.</p><p><strong>La France devient illisible</strong></p><p>Voilà à grands traits ce qui fit l’actualité de notre Mouvement, le Mouvement des Entreprises de France, au cours de ces 6 derniers mois. Mais rappelons aussi quelques événements qui firent dans le même temps l’actualité dans notre pays, et quelques&nbsp; débats qui&nbsp; défrayèrent la chronique. Je n’en choisirai bien sûr que quelques uns et je ne les choisirai pas au hasard. Tous relèvent de la même logique, tous nous disent que <strong>la France est en train de devenir illisible</strong>. Tous doivent nous mettre en garde contre cette illisibilité. <br /><br />Le plus souvent, ce sont des paradoxes incompréhensibles ou des injonctions contradictoires qui fabriquent l’illisibilité.<br />En effet, quand, dans un même discours, le Président de la République nous explique qu’il faut désormais asseoir les cotisations patronales sur la valeur ajoutée, mais qu’il nous annonce que&nbsp; la croissance de demain se fera à partir des entreprises du secteur numérique, c'est-à-dire des entreprises à forte valeur ajoutée, quand on présente la délocalisation comme un mal absolu, mais qu’on ne sait pas retenir les cerveaux français qui se délocalisent naturellement, quand on renonce au bout de nombreuses années, pour ne pas dire de nombreuses décennies –il était temps&nbsp;!- au concept d’Etat Providence, mais qu’aussitôt on invente –sans le nommer- le concept d’Entreprise Providence, et qu’on se met à vanter une Sécurité Sociale Professionnelle, quand des jeunes sont diplômés, entreprenants, de bonne volonté, mais que, massivement,&nbsp; ils échouent dans leur recherche d’emploi, quand la France s’enorgueillit d’être l’un des plus grands contributeurs du monde à la production d’idées nouvelles et de débats éclairés, mais qu’elle met brutalement un terme à tout questionnement, si légitime soit-il, si scientifique soit-il, en légiférant pour imposer ce qu’il faut penser de tel ou tel moment de notre histoire…qu’est-ce que cela veut dire&nbsp;? Cela veut dire que les cartes aujourd’hui en France sont brouillées&nbsp;! Cela veut dire qu’on y perdrait notre latin si on le connaissait encore ! Je juge que la France aujourd’hui est en train de devenir illisible et <strong>qu’il est temps de dire non à&nbsp; cette illisibilité croissante qui nous menace</strong>. Il ne faut pas croire que c’est le monde qui devient illisible. C’est la France vue de l’extérieur et c’est la France pour les Français. Certains peuvent s’en satisfaire parce qu’ils trouvent ce brouillard protecteur. D’autres peuvent en profiter,&nbsp; Victor Hugo, souvenez-vous Notre Dame de Paris, et d’autres nous ont appris que les crimes se commettent volontiers à la pénombre- mais nous, chefs d’entreprise impliqués dans l’exigence démocratique liée à l’échange, nous devons nous insurger contre cette illisibilité et nous devons agir méthodiquement pour l’empêcher . <br /><br />Il n’y a pas que les paradoxes incompréhensibles. A d’autres moments, on ne peut rien lire tant les frontières sont floues tant les critères de légitimité sont incongrus, tant les institutions se superposent.<br />Si une entreprise veut s’implanter dans une commune&nbsp;: elle s’adresse à la commune en matière d’urbanisme…mais elle est peut-être sur le territoire d’une zone d’attractivité intercommunale appartenant à une communauté d’agglomérations qui sera elle compétente en matière de ventes et de loyers de terrains ou de bâtiments&nbsp;; elle est par ailleurs éligible aux aides économiques attribuées par le département mais possiblement également à celles accordées par la région, l’Etat, et même l’Europe…à condition qu’elles soient compatibles entre elles, ce que seul un expert peut dire. Et à condition, bien sûr, qu’elle aura reçu toutes les autorisations administratives. Pourquoi un tel fatras&nbsp;? Parce que la «&nbsp;clause de compétence générale des collectivités&nbsp;» instaurée par une loi de 1884 n’a jamais été repensée, ni modernisée en dépit des décentralisations successives. Le chef d’entreprise ne comprend pas ce qu’il paye ni à qui. L’élu local n’identifie pas ses contribuables ni les montants acquittés.</p><p>La superposition des différents échelons, communal, intercommunal, départemental, régional, national, européen, devient trop souvent un défi au bon sens et à l’efficacité. La législation définissant les compétences respectives des collectivités territoriales est&nbsp; bancale et déresponsabilisante&nbsp;: je noterai quelques expressions qui la caractérisent. On parlera de compétences accrues ici, &nbsp;de compétences partagées là, &nbsp;de bénéficiaires de «&nbsp;subventions implicites&nbsp;» (sic) ici, &nbsp;de bénéficiaires «&nbsp;d’exonérations compensées&nbsp;» («&nbsp;re-sic&nbsp;») là, transferts de charges sans transferts de compétences, contradictions entre bases fiscales et champs d’attribution. <br /><br />Quant à la frontière censée séparer le public et le privé, elle est également floue. </p><p>Exemple&nbsp;: la prise en charge des personnes sans emploi. Où l’assurance privée s’arrête-t-elle, où la solidarité nationale commence-t-elle&nbsp;? Quel est le fondement de la légitimité des uns et des autres&nbsp;? Comment les compétences de chacun s’articulent-elles&nbsp;? </p><p>Question subsidiaire&nbsp;: si la limite entre le privé et le public est floue, si même il y a ce qu’on appelle aujourd’hui overlap , comment les partenariats public- privé pourraient-ils fonctionner correctement&nbsp;?&nbsp; Triste témoin de cette confusion&nbsp;: la gouvernance, semble-t-il, bégayante des pôles de compétitivité.</p><p>Même problème de frontières entre &nbsp;la loi et le contrat. L’article 34 de notre Constitution accorde au législateur le pouvoir de «&nbsp;déterminer les principes fondamentaux du droit du travail, du droit syndical et de la Sécurité Sociale&nbsp;». Sur cette base pourtant volontairement large, le législateur considère qu’il peut intervenir jusque dans les moindres détails du droit social. Et si&nbsp; nous concluons un accord, rien ne contraindra le législateur à en respecter les termes ni même l’équilibre. Mais alors, quel sens faut-il donner, quel sens reste-t-il à toutes les négociations, à celles bien sûr que nous initions, mais aussi à celles que les pouvoirs publics nous réclament, et qui aboutissent bien plus souvent qu’on ne le dit à un&nbsp; accord gagnants gagnants&nbsp;? </p><p>Les partenaires sociaux signent en septembre 2003, à l’unanimité, un accord interprofessionnel instaurant un Droit Individuel à la Formation&nbsp;; à l’unanimité, ils décident de faire un premier bilan de sa mise en œuvre en 2007…et pourtant sans attendre, le Chef de l’Etat demande au législateur d’ajouter dès cette année une nouvelle disposition, une clause de transférabilité. Comment dire mieux que dans notre pays, les règles de la négociation collective sont transgressées par ceux-là mêmes, les politiques, qui déplorent ou feignent de déplorer le manque de dialogue social&nbsp;?</p><p>Paradoxes incompréhensibles, frontières floues, complications kafkaïennes se conjuguent pour une illisibilité totale.<br />Sourcilleux, pointilleux, mais aussi excessif et répressif, le législateur français a réussi la performance d’augmenter le nombre de pages du code du travail de 800&nbsp; en 20 ans, soit 40 par an, c’est à dire presque une page par semaine ouvrable&nbsp;! Voilà au moins un domaine où on ne chôme pas&nbsp;!</p><p>Je vous épargne les exemples. Vous en avez certainement tous de très nombreux à l’esprit et ils sont certainement tous désespérants. </p><p>Quant à la fiscalité, soyons attentifs à l’avertissement donné il y a quelques jours à peine par le Conseil Constitutionnel qui a jugé&nbsp; contraire à la Constitution&nbsp;l’article 78 de la loi de finances 2006,en considérant que&nbsp;la complexité de cet article&nbsp; était «&nbsp; à la fois excessive et non justifiée par un motif d’intérêt général suffisant&nbsp;».&nbsp; C’est la notion de lisibilité, appelée compréhensibilité par les juristes, ou intelligibilité par les philosophes qui est ici érigée en principe constitutionnel. Tant mieux&nbsp;! Voilà une bonne nouvelle&nbsp;! Ne l’oublions pas et tirons-en de la force&nbsp;!</p><p>Rapidement, parce que vous m’avez comprise, je balaierai l’illisibilité de notre politique économique, oscillant en permanence entre l’espoir d’ouverture et la frilosité protectionniste, l’illisibilité des systèmes d’orientation -qu’on doive choisir une filière scolaire ou un métier, chercher un travail, ou se défendre en justice-. Comment faire&nbsp;? Par quel bout prendre les choses&nbsp;? Dans quelle direction au moins faire le premier pas&nbsp;? Impossible de le savoir pour peu qu’on n’appartienne pas à une minorité très informée… et encore … Ce sont partout des labyrinthes dans lesquels personne ne peut se repérer et pour lesquels n’existe aucune carte géographique lisible. D’ailleurs, veut-on&nbsp; rester un pays riche ou devenir un pays pauvre&nbsp;? Le désir de gagner de l’argent est là, chez chacun, mais il reste inavouable. Quel dommage&nbsp;!</p><p>Les courants politiques&nbsp; ont-ils pour but de construire&nbsp;? Ou plus radicalement de détruire&nbsp;? Eh bien, cela dépend. Tantôt l’un, tantôt l’autre, tantôt les deux à la fois. Les intentions de nos responsables politiques sont elles aussi illisibles. Et d’illisibilité en illisibilité, nous avons du mal à nous reconnaître tels que nous sommes et tels que nous devenons. La crise des banlieues était bien une crise d’identité.</p><p>Et d’ailleurs, les investisseurs étrangers ne cessent de nous reprocher cette opacité et de nous la faire payer&nbsp;; en tout cas, ceux qui sont sincères car d’autres, hélas, n’hésitent pas en profiter. On dit&nbsp; que nos règles du jeu ne cessent de changer, et parfois même rétroactivement&nbsp;; qu’il est du coup facile de tricher&nbsp;; on dit aussi que les grèves de transport paralysent trop souvent l’activité&nbsp;et représentent un aléa insurmontable; que le droit social est très complexe et rend toute embauche très touchy, et encore plus le licenciement. Et on en conclut trop souvent que la prudence consisterait à s’abstenir et à investir ailleurs. Or nous, chefs d’entreprise de France, nous sommes les premiers à savoir que l’attractivité&nbsp; est un critère fondamental de la santé économique, et pour être attractifs, il faut être lisible. </p><p>C’est notre devoir de nous insurger contre l’illisibilité et d’agir méthodiquement pour l’empêcher. </p><p><strong>Rendre la France lisible, telle va être notre feuille de route.</strong></p><p>Nous le disons et nous le répétons&nbsp;: nous voulons contribuer à la baisse du chômage. Nous pensons aussi que la dette qui pèse, non pas comme on se plait à le dire, sur les générations futures, mais sur les générations déjà là, est un immense handicap. Nous voulons donc également, c’est notre deuxième objectif, contribuer à réduire la dette de la France. Ces deux objectifs, nous ne les perdrons jamais de vue et nous en ferons des critères pour distinguer les bonnes réponses et les mauvaises réponses à toutes les questions qui se posent. Une bonne réponse est une réponse qui va dans le sens d’une réduction du chômage et, j’insiste sur ce&nbsp; <em>et</em>, d’une réduction de la dette. Inversement, une mauvaise réponse est une réponse qui risque d’augmenter ou de laisser en l’état ou l’un ou l’autre ou les deux.</p><p>Nos Commissions utiliseront ces critères pour faire les bonnes propositions que nous attendons d’elles. Leurs idées, leurs recommandations, leurs innovations fourniront la substance de notre Livre Blanc 2007.</p><p>Une fois qu’on a ces deux critères, bon pour l’emploi, bon pour le désendettement, passons de l’illisibilité de la France à sa lisibilité&nbsp;!</p><p><strong>Les actions que nous proposons</strong></p><p>Et pour cela&nbsp;; voici les actions que nous, mouvement des entreprises de France allons mener.<br />Nous disions que très souvent un élève , un apprenti, un étudiant, un demandeur d’emploi étaient , pardon du mot,&nbsp; mais ce n’est pas pour rien qu’il s’est généralisé, «&nbsp;paumés&nbsp;» ne sachant pas par quel&nbsp; bout prendre les choses. Nous proposons de faciliter et d’accélérer la mise en relation avec l’entreprise <em>premièrement</em> <em>des jeunes candidats à l’apprentissage</em>. Pour cela, je vous demande, vous, MEDEF territoriaux, et vous, Fédérations professionnelles de vous&nbsp; mettre dès maintenant en relation avec les Collèges ou les Académies dont ils dépendent pour que les élèves de 3<sup>ième</sup> qui, à la fin de cette année scolaire auront coché sur le formulaire d’orientation la case&nbsp; «&nbsp;apprentissage&nbsp;»&nbsp; soient bien guidés et bien accueillis. <br />Plus de 110&nbsp;000 contrats de professionnalisation ont été signés en 2005. &nbsp;Je vous annonce que le MEDEF lancera dans les tous prochains mois une grande campagne de communication pour que ce chiffre soit nettement plus important en 2006.</p><p>Nous proposons de faciliter et d’accélérer la mise en relation avec l’entreprise <em>deuxièmement des étudiants</em>. Pour cela nous créons un Observatoire National des Métiers qui sera opérationnel&nbsp; au cours du premier semestre 2006&nbsp;: il aura pour mission de produire&nbsp; enfin un tableau de bord&nbsp; des besoins des différents secteurs d’activité et des territoires. Ces informations seront actualisées en permanence, notamment grâce à vous Medef territoriaux&nbsp; et à vous Fédérations professionnelles qui saurez nous faire remonter ce que j’oserai appeler les moindres palpitations du terrain. Le but est d’être le plus possible en temps réel, de croiser des informations jusque là dispersées et d’aider les jeunes à ajuster leurs demandes à l’offre. </p><p>Nous proposons de faciliter et d’accélérer la mise en relation avec l’entreprise <em>troisièmement des demandeurs d’emplois. </em>L’Observatoire National des Métiers répond à cet objectif. Mais pour le cas particulier <em>des&nbsp; jeunes issus des quartiers difficiles</em>, je vous annonce que nous venons de conclure un accord avec l’ANPE. Que dès les prochaines semaines nous allons lancer des «&nbsp;Forums pour l’Emploi&nbsp;». L’accord&nbsp; avec l’ANPE porte sur toutes les Zones Urbaines Sensibles. Le MEDEF Nord Francilien a ouvert la voie. Que tous les MEDEF des grandes villes de France poursuivent la même ambition et mettent immédiatement en place ces rencontres dont on voit&nbsp; qu’elles ont déjà un résultat positif.</p><p>Tout le monde s’accorde à dire que nos entreprises doivent être compétitives. Si une fois ce vœu formulé, nous rencontrions une véritable cohérence avec cette intention au lieu de nous heurter à toutes les strates successives de l’illisibilité administrative, nous rencontrerions aussi un encouragement au travail là où aujourd’hui nous avons trop d’entraves à surmonter. En clair les charges qui pèsent sur les entreprises baisseraient&nbsp;: c’est ce que nous demandons&nbsp;! <br />Moins de charges c’est une autre conception de l’Etat. La mutation, la métamorphose de l’Etat sont&nbsp; engagées, mais trop timidement&nbsp;: il faut aller plus loin et&nbsp; encourager la culture du management et la culture de la performance. <br />Si nos interlocuteurs partageaient sans ambiguïté notre espoir d’une économie française compétitive nous ne les verrions pas&nbsp; se demander comment concilier les 35 heures avec l’inconciliable. Nous obtiendrions d’eux la facilité et la souplesse dont toutes les entreprises ont besoin pour s’adapter, pour se développer. Nous ne subirions pas les hausses déraisonnables du SMIC que nous avons connues ces dernières années. Nous demandons au gouvernement de réduire le coût des heures supplémentaires pour les entreprises. Cette mesure ayant le double avantage de favoriser le travail et de ne pas pénaliser le salaire. Nous demandons également que la décision économique que constitue la fixation du SMIC sorte du champ politique.<br />Mais cela ne suffit pas. La question des 35 heures en France est devenue inextricable. Prenons les choses dans l’autre sens et demandons-nous si ce n’est pas plutôt sur le concept de durée légale du travail qu’il faudra réfléchir&nbsp;? La durée légale du travail, est-ce un concept valide ou au contraire, à l’instar de nombreux autres pays, ne faut-il pas le mettre en cause&nbsp;?</p><p>Lisibilité et ouverture sont souvent synonymes. Nous voulons une entreprise ouverte dans une société ouverte et moderne. Nous voulons une entreprise reconnue dans une société capable de reconnaître&nbsp; sa propre identité en pleine évolution, et capable d’aimer cette nouvelle identité. Il me parait donc essentiel que l’année 2006 soit l’occasion du lancement effectif de négociations de branche sur l’égalité professionnelle hommes femmes.<br /><br />Une société moderne capable d’encourager ses entreprises est aussi une société qui laisse un espace clair à la démocratie sociale, un espace où les partenaires sociaux pourraient débattre sans que le législateur intervienne et&nbsp; les prive de leur pouvoir d’édicter des règles. C’est pourquoi, au moment où un débat s’instaure sur les institutions de notre Vème République, nous demandons qu’un&nbsp; droit à la négociation soit inscrit dans notre Constitution et que&nbsp; l’autorité normative des partenaires sociaux soit affirmée.</p><p><strong>Favoriser la croissance au lieu de l'entraver</strong></p><p>Comment avoir une approche de la législation et des politiques publiques qui permette de favoriser la croissance et l’emploi au lieu de les entraver&nbsp;?</p><p>Premièrement, en hiérarchisant les sujets, en mettant ce qui est le plus important avant ce qui est moins important. Et en admettant le principe qui en découle&nbsp;: toute réglementation nouvelle doit s’accompagner de la suppression d’une réglementation plus ancienne. Si un dispositif nouveau apparaît, un autre, plus ancien, doit disparaître. La réduction du volume des textes est une exigence première de la raison. <br />Deuxièmement, en encourageant vivement et drastiquement des procédures de simplification des&nbsp; lois et des réglementations. En réfléchissant notamment à leurs conditions d’accessibilité, je dirais même de convivialité, et en faisant en sorte que l’article 1 de notre Code Civil – «&nbsp;nul n’est censé ignorer la loi&nbsp;» - puisse de nouveau avoir un sens.</p><p>Troisièmement, en appliquant le principe de proportionnalité. L’énoncé d’une mesure doit se limiter aux exigences formulées au départ. C’est tout simple. Il ne faut jamais excéder ni par le contenu, ni par la forme le strict nécessaire.</p><p>Quatrièmement, en systématisant les évaluations d’impact. En ne s’engageant pas tête baissée dans n’importe quelle disposition nouvelle. Les analyses d’impact existent, &nbsp;mais il faut les systématiser, les multiplier pour mesurer d’un côté les&nbsp; bénéfices attendus mais de l’autre les coûts administratifs qui s’en suivront. <br /><br />Moins = Plus&nbsp;! Tel pourrait être la devise de cette méthode. Le MEDEF publiera désormais chaque mois une Lettre de la simplification administrative. Nous challengerons ainsi le gouvernement, le législateur, les collectivités territoriales, et les organismes publics – y compris ceux que nous cogérons.&nbsp; A vous, MEDEF territoriaux et fédérations professionnelles de nous signaler les coûts inutiles, les lourdeurs, les complexités, les opacités. Nous rendrons publiques les aberrations aux conséquences les plus graves, nous formulerons des recommandations et nous inciterons l’autorité concernée à nous répondre dans les 30 jours. C’est ainsi que nous MEDEF nous pourrons influencer, peser, et faire évoluer.</p><p>L’accord Unedic illustre à plus d’un titre ce que nous voulons. Il n’est pas minimal, contrairement à ce que certains ont voulu croire ou faire croire&nbsp;! Les dispositions prises en faveur du retour à l’emploi devraient accélérer la reprise d’activité des demandeurs d’emploi d’au moins 2 semaines. L’économie générale du plan prévoit la résorption du déficit au plus tard en 2009. Voilà un horizon que nous pourrions souhaiter pour tous les autres déficits publics. Nous avons évité une augmentation des cotisations qui aurait alourdi les charges et des entreprises et des salariés&nbsp;: 0,04 pour chacune des parties, non seulement c’est peu, non seulement c’est beaucoup moins qu’on croyait, mais surtout, c’est assorti d’une&nbsp; clause qui prévoit l’annulation automatique de cette augmentation dès que l’on a obtenu le retour à l’équilibre annuel. Je ne vous cache pas que je pense que cette clause pourra jouer dès la fin de année 2006. Nous nous sommes aussi engagés à repenser toute l’assurance chômage avec nos partenaires. Nous allons nous y mettre immédiatement. Il est important de prendre l’habitude de réfléchir et de décider sans y être forcé, sans subir la pression d’une quelconque menace ou d’une quelconque urgence, en toute liberté et en toute sérénité. Ce sera le cas. Et ce sera l’occasion de faire vivre les principes méthodologiques que nous jugeons nécessaires et salvateurs.</p><p>Et quand la règle générale est bonne, quand la règle générale est lumineuse,&nbsp; pourquoi faudrait-il la compliquer par des exceptions&nbsp;? Nous demandons l’extension du CNE à toutes les entreprises&nbsp;!</p><p><strong>Nous contribuerons à façonner le nouveau modèle français</strong><br /><br />L’entreprise c’est la vie, l’entreprise c’est notre vie, et il faut que la vie soit belle&nbsp;!&nbsp; C’est pourquoi nous exigeons la lisibilité qui garantit la démocratie, qui garantit l’échange, qui garantit la liberté et la richesse. Jamais nous n’abdiquerons le droit de comprendre, le droit de savoir, le droit de débattre, le droit d’avoir de l’influence. Et c’est ainsi que vous, Medef territoriaux, vous, fédérations professionnelles, nous, Mouvement des Entreprises de France, contribuerons à façonner le nouveau modèle français&nbsp;!</p>]]></description>
			Assemblée générale 2006  - Arc et Senans
			
			<pubDate>1137511200</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>L’Apec doit être en droit et en pratique irréprochable</title>
			<link>http://www.medef.com/nc/medef-corporate/salle-de-presse/communiques-de-presse/communiques-de-presse/article/lapec-doit-etre-en-droit-et-en-pratique-irreprochable-1.html</link>
			<description><p><span>Le 10 février s’est tenue au MEDEF une séance de négociation sur les missions de l’Apec. Lors de cette séance, un expert de la DGEFP est venu rappeler l’ensemble des règles du droit communautaire.</span></p> <![CDATA[<p></p><p></p><p></p><p><b><span>Déclaration de Benoît-Roger Vasselin, chef de file de la délégation patronale&nbsp;:</span></b></p><span><p>«&nbsp;Le Medef a proposé que nous recevions un expert de la DGEFP pour rappeler l’ensemble des règles du droit communautaire. Je remercie les organisations syndicales d’avoir accepté le principe de cette audition qui a permis de clarifier le débat en exposant l’encadrement juridique dans lequel doivent s’inscrire les activités de l’Apec et les contraintes qui en résultent, tout en laissant la porte ouverte à la phase de négociation qui va entrer dans sa partie active. Cette audition a permis de conforter chacun dans ses positions, les organisations syndicales comme les organisations d’employeurs. J’espère que nous avons pu ainsi rapprocher les points de vue sur le cadre de travail de la négociation. </p><p></p><p>La question dont nous devons débattre, sans a priori, est de savoir de quelle manière le futur accord va pouvoir organiser l’ensemble des activités de l’Apec, et tout spécialement ses activités marchandes, en les mettant en conformité, tant en droit qu’en pratique, avec les règles communautaires de la concurrence. Car, si nous avons rappelé les missions de service public de l’Apec, ce pourquoi elle a été créée au départ, nous n’avons jamais été opposés à l’activité concurrentielle mais souhaitons qu’elle soit bien balisée.&nbsp;»</p><p></p><p><span>Prochaine séance&nbsp;: le 9 mars</span></p></span>]]></description>
			Négociation sur les missions de l’Apec
			
			<pubDate>1297787460</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Point presse mensuel d'octobre 2011</title>
			<link>http://www.medef.com/nc/medef-corporate/salle-de-presse/communiques-de-presse/communiques-de-presse/article/point-presse-mensuel-doctobre-2011.html</link>
			<description><p>Bonjour à tous. <span>Vous avez vu, messieurs les photographes, mesdames, on a changé de couleur de fond.</span></p> <![CDATA[<p>Cette semaine est peut-être une semaine particulière. Vous avez certainement remarqué que les qualificatifs ne manquaient pas pour la caractériser, cette semaine qui est coincée entre un G20 Finances et un Conseil européen de toute première importance. Je ne vous cacherai pas que l’essentiel, pour ne pas dire la quasi-totalité des échanges, des débats, des réflexions qui ont animé hier notre Conseil exécutif tournaient autour de la situation économique, financière, des craintes que nous avons et des espérances également que nous formulons. Et aujourd’hui, nous les chefs d’entreprise qui incarnons et qui portons l’économie réelle, nous adressons aux chefs d’Etat européens un message très clair. Premièrement, nous estimons qu’il n’y aucune raison, aucune raison pour que l’économie réelle plonge à nouveau dans la crise. Nous considérons que le potentiel de nos entreprises est intact. Nous estimons que les perspectives économiques mondiales restent prometteuses, et même à bien des égards enthousiasmantes. Mais évidemment, il faut que, pour que tout ceci se prolonge, se poursuive, il faut qu’il y ait une réponse forte à la crise qui affecte les marchés financiers. Et les seuls marchés financiers. La réponse est de deux ordres&nbsp;: plan national, plan européen. Plan national tout d’abord. Nous avons besoin d’une politique budgétaire disciplinée et il est évident que nous devons prévoir un retour à l’équilibre de nos finances publiques à un horizon court. Il faut bien sûr tenir l’engagement pris par la France sur sa trajectoire budgétaire de <span>-</span> 3 % à l’horizon 2013, mais il faut préciser les choses et envisager un équilibre absolu au plus tard en 2015. Cette discipline budgétaire ne saurait suffire. Et elle doit s’accompagner d’une politique économique centrée pour en pas dire concentrée sur la compétitivité de nos entreprises, compétitivité prix et compétitivité hors prix. J’y reviendrais. Ceci était pour l’échelon national. Sur le plan européen, nous demandons un engagement politique fort. Un engagement politique fort. Je vous ai dit que nous avions plein d’espérance. Et c’est vrai qu’aujourd’hui, nous espérons que les turbulences, les périls nous conduisent à, finalement, une sorte de saut créatif et constructif vers les Etats-Unis d’Europe. Autrement dit, nous appelons à l’élaboration d’un nouveau Traité. Celui-ci doit être préparé rapidement. J’insiste&nbsp;: rapidement. Celui-ci pourrait, pour l’essentiel, concerner exclusivement l’euro-zone. S’il fallait résumer en trois principes ce qui devrait structurer un nouveau Traité, je dirais&nbsp;: premièrement, renforcer la solidarité entre les Etats et simultanément, la responsabilité de chaque Etat. Deuxième principe&nbsp;: considérer des délégations de pouvoir sur le plan budgétaire et fiscal des Etats à l’échelle européenne. Et troisièmement, à cette occasion, renforcer, consolider, étendre, les principes démocratiques de gouvernance démocratique de l’Europe. L’appel que le Medef, avec le BDI et la Confindustria, le BDI le patronat allemand et la Confindustria, le patronat italien, l’appel que nous avons lancé est unique. Jamais dans l’histoire de nos pays, de nos entreprises, il n’y a eu une telle unanimité, une telle conviction, un tel engagement, une telle espérance, je le répète, de la part des entreprises. Cet appel n’est pour nous pas simplement une déclaration de principes et encore moins un acte de communication. La preuve en est que nous avons installé un groupe de travail franco-allemand présidé par Olivier Homolle, membre de notre Conseil exécutif. Ce groupe de travail a pour mission de travailler, de préparer des avancées en matière de convergence entre la France et l’Allemagne, d’une manière très pratique, très opérationnelle, telle que des chefs d’entreprise qui ont la double culture économique allemande et française, peuvent l’envisager. Ce groupe réfléchit à la fois aux questions déjà très largement préparées par différentes institutions, de convergence fiscale, mais plu<span>s </span>que cela, nous allons avancer sur des éléments de convergence sociale et on peut inclure dans le sujet la question de la durée du travail, ou également sur des opérations ou des mécanismes que nous pourrions créer ensemble. Nous pensons par exemple à deux éléments&nbsp;: le premier serait un pôle de compétitivité franco-allemand, le deuxième à des mécanismes de financement en fonds propres de nos TPE et de nos PME, un mécanisme franco-allemand. Voici, par ces deux exemples, l’illustration de ce que nous souhaitons faire. Il est prévu que ce groupe de travail, présidé par Olivier Homolle rende ses travaux d’ici la fin de l’année. C’est vous dire à la fois l’impatience que nous avons à la fois pour avancer et l’urgence dans laquelle tout ceci s’inscrit, mais aussi le sentiment que beaucoup de choses sont à portée de main. Et j’insiste sur cette dimension de possible. Aujourd’hui, la situation est tellement difficile, tellement complexe aussi que passer à un état d’esprit plus confiant semble insurmontable et nous, nous voulons dire&nbsp;: non, nous pensons que les proximités sont très grandes, l’ambition est absolument commune, il n’y a pas de véritable divergence insurmontable et donc, nous pensons que nous pouvons franchir un cap très important rapidement. </p> <p>Ceci, évidemment, tout ce que je vous dis, répond à la situation créée par la crise sur les dettes souveraines et aussi à l’information que nous avons tous découverte hier d’une mise sous surveillance du Triple A français par Moody’s. On a tout-à-fait, tout-à-fait les moyens de conserver la meilleure note. Le chemin pour le faire, il est connu. Et nous pouvons tous le prendre. Il faut simplement ne pas être dans le déni du risque. Il faut simplement savoir que celui-ci existe. Si on en admet l’existence, on évitera le risque. </p> <p>Je vous ai dit tout-à-l’heure qu’il fallait, en plus de la consolidation budgétaire bien sûr, de l’avancée européenne attendue pour dimanche prochain, il fallait en plus avoir une approche sans ambiguïté sur la compétitivité. Or, vous l’avez toujours entendu dire, et je le répète aujourd’hui une fois de plus et plus que jamais&nbsp;: la croissance, l’investissement, les embauches, la création d’emplois nouveaux, passe par les TPE et les PME. C’est ici et maintenant, c’est-à-dire en France et là dans cette fin du mois d’octobre, au plus tard au cours du mois de novembre qu’il convient de prendre un certain nombre d’orientations qui pourraient avoir des effets extraordinairement positifs pour les TPE et pour les PME et donc pour l’ensemble de l’économie. Alors, aujourd’hui, nous avons trois propositions à formuler que nous adressons évidemment au gouvernement et à la majorité parlementaire, à l’opposition aussi si elle reconnait ce rôle des TPE et des PME. </p> <p>Première proposition&nbsp;: si l’on admet que l’une de nos priorités doit être la lutte contre le chômage et la création d’emplois, réinstallons au plus vite le mécanisme de zéro charge pour les TPE. Zéro charge pour toute embauche nouvelle de TPE. Ce mécanisme avait déjà été instauré en 2009, au moment le plus fort de la crise liée aux subprimes, ce mécanisme est fort peu coûteux et extraordinairement efficace en matière de créations d’emplois. Un rapport du Conseil d’orientation pour l’emploi en a fait une évaluation et a conclu à l’extraordinaire utilité de ce dispositif. Donc, il a déjà existé, il a été évalué, cette évaluation est positive,&nbsp;il serait étrange de ne pas chercher à le réinstaurer compte tenu de la situation.</p> <p>Deuxième élément&nbsp;: il y a quelque chose de moralement choquant, mais surtout d’économiquement contreproductif, à constater, année après année, l’écart d’imposition entre les grandes entreprises, les moyennes et les petites entreprises. Cet écart s’explique d’une manière tout-à-fait claire&nbsp;: on sait très bien que le taux est évidement le même pour tout le monde, mais il y a un certain nombre de possibilités de déductions fiscales qui sont à la portée des grandes entreprises et qui sont très rarement accessibles pour les petites et moyennes entreprises. Le principal élément étant la déductibilité des intérêts d’emprunt. Vous voyez bien qu’il y a une double peine pour les TPE et les PME&nbsp;: elles ont bien souvent plus de difficultés à emprunter que les grandes entreprises, c’est un simple effet de leur taille évidemment. Elles ont donc plus de difficultés à emprunter et en même temps, comme elles ont moins d’emprunts, moins d’intérêts, elles ont moins de possibilités de faire baisser leur taux d’imposition sur leurs sociétés. Il est temps de rétablir une justice fiscale entre les PME et les grandes entreprises. Il est temps de rétablir une justice fiscale entre les PME et les grandes entreprises. C’est pourquoi nous demandons aujourd’hui que soit étudiée la possibilité de relever les plafonds qui limitent l’utilisation du taux réduit d’impôt sur les sociétés. Vous savez qu’il existe un taux à 15 %, ce taux ne concerne que les entreprises qui font un maximum de 7,6 millions d’euros de chiffre d’affaires. Il faut relever ce plafond de 7,6 millions d’euros de chiffre d’affaires. Nous avions d’abord pensé qu’il convenait de le relever à au moins 10 millions d’euros de chiffre d’affaires.&nbsp; Aujourd’hui, compte tenu de la situation, du risque de ralentissement économique, et a contrario du choc de confiance que cela donnerait aux Pme si ce plafond était relevé, nous estimons qu’il faut être plus ambitieux, qu’il ne faut pas s’arrêter à un relevé de plafond à 10 millions d’euros de chiffre d’affaires et qu’il est nécessaire d’étudier plusieurs hypothèses. Que se passerait-il si on relevait ce plafond non pas à 10 mais à 20 et non pas à 20 mais à 50. En clair, ce que je souhaite aujourd’hui, c’est que nous ayons des simulations de la part de l’administration fiscale pour estimer l’impact et pour les finances publiques pour la partie négative de l’impact et pour la croissance pour la partie positive et que, en fonction de ces simulations, nous puissions nous positionner sur un relevé de ce plafond. Il y a un autre seuil dans ce dispositif qui est le seuil du bénéfice imposable. Celui-ci est aujourd’hui de l’ordre de 36&nbsp;000 euros, je pense que là aussi, il faudrait relever le seuil, et nous avions estimé qu’il était bon que celui-ci soit à 100&nbsp;000 euros. En tout cas, il est clair que nous demandons sérieusement, sérieusement, à ce que soit considérée une extension de l’application du taux réduit. Certains ont, sur ces questions de l’impôt sur les sociétés des Pme, une autre approche. L’autre approche consiste à décider d’un taux réduit selon que le bénéfice est mis en réserve ou distribué. C’est une approche qui peut paraître intéressante mais j’attirerais tout simplement votre attention sur le fait qu’une telle modalité a existé par le passé, elle avait été créée par le gouvernement de Michel Rocard puis précisée par le gouvernement de Lionel Jospin puis ensuite abrogée par le même gouvernement de Lionel Jospin car l’évaluation de ce dispositif indiquait qu’il était compliqué à utiliser et à mettre en œuvre tant par la PME que par l’administration fiscale. Et au fond, c’est un dispositif qui relève plus d’une logique planificatrice que d’une logique qui laisse la liberté à l’entrepreneur. Donc, nous ne recommandons pas cette approche sur cette considération absolument indispensable de rétablir la justice fiscale entre les grandes entreprises et les moyennes entreprises.</p> <p>Je finirais sur ce point qui est, il faut réduire les déficits, il faut une approche européenne, mais il faut aussi croire en notre potentiel de croissance, en disant que, au-delà de la Pme Attitude, il faut aussi constamment à chaque instant, dans de nombreux lieux, encourager l’entrepreneuriat. Hier, nous avons adopté en Conseil exécutif un Livre Blanc qui s’appelle «&nbsp;Tous entrepreneurs&nbsp;». Et nous avons, par ailleurs, à l’issue du Conseil exécutif signé une convention entre le Medef et tous les réseaux qui par différentes approches favorisent la création d’entreprises. De la micro-entreprise à la PME ou à l’entreprise de taille intermédiaire. Que ce soit avec le Réseau France Initiatives, le Réseau Entreprendre, il y a beaucoup, beaucoup de choses qui sont faites. Il faut que nous parlions un peu plus de l’entreprise. Et même beaucoup plus de l’entreprise. Je pense que dimanche dernier, beaucoup d’entre vous, comme beaucoup d’entre nous, vous avez regardé sur les chaînes d’infos la nomination du candidat du Parti socialiste à l’élection présidentielle. J’ai été frappée de constater que après son premier discours, après son deuxième discours, il me semble, je ne les ai pas réécoutés, mais il me semble ne pas avoir entendu une seule fois le mot entreprises. C’est le troisième discours que, enfin, celui-ci a raisonné sans les entreprises, sans les entrepreneurs. Et pardon pour cette banalité, il n’y a pas de création de richesses sans les entreprises, sans les entrepreneurs, et pardon encore une fois pour cette banalité, il n’y a pas de création d’emplois. Sans compter qu’il y a peu ou pas d’innovations, peu ou pas de nouveaux produits, de nouveaux services. </p> <p>J’aborderais maintenant le chapitre des questions sociales. Avec un point. Nous ne cessons pas de travailler entre organisations patronales et organisations syndicales. Il y a même sur certains dossiers une réflexion de fond qui est en train de s’engager. Par exemple sur, évidement l’assurance chômage, le lien entre assurance chômage et formation. Il y a par ailleurs un travail qui a été tout-à-fait remarquable, dont on reparlera, je pense d’ici la fin de l’année et qui a été fait en commun sur la compétitivité. Et il y a un dossier dont nous espérons, à propos duquel nous espérons une conclusion intéressante d’ici la fin de l’année. C’est le dossier sur la modernisation et le fonctionnement du paritarisme. Aujourd’hui, nous avons de bonnes raisons d’espérer une conclusion qui introduirait de nouveaux principes de gouvernance dans les institutions paritaires interprofessionnelles, celles où ne siègent que les partenaires sociaux. Et il y a un certain nombre de principes qui me semblent être sur le point d’être approuvés par toutes les parties prenantes et qui, au fond, établiraient, je crois, une nouvelle gouvernance dans le paritarisme&nbsp;; mais plus que cela encore, une nouvelle efficacité au service des salariés et des employeurs. </p> <p>Je vais préciser ces points. </p> <p>Nous avons, premièrement, un objectif de transparence. La transparence, c’est bien sûr la transparence financière en tout premier lieu, mais pas exclusivement. Nous espérons qu’on pourra acter l’idée que, désormais, dans toute institution paritaire, il y ait un service spécifique dédié à l’audit interne. Et qu’en plus de cela, il soit dit qu’au moins une fois par mandat, il y aura un audit externe de l’institution paritaire. Au moins une fois par mandat.&nbsp; Et en plus de cette obligation d’audit externe au moins une fois par mandat, la possibilité de déclencher immédiatement un audit externe à toute demande du conseil d’administration de l’institution paritaire. Bien sûr, cet audit interne et externe devra porter sur tous les éléments financiers et comptables de l’institution paritaire, notamment au regard du service qu’elle doit rendre. </p> <p>Il y a aussi un besoin de renouvellement des principes dans la désignation des mandataires et dans le fonctionnement des instances qui rassemblent les mandataires. Alors le premier principe, que j’espère, que je souhaite que nous allons adopter, syndicats et patronat, c’est bien sûr qu’il y ait au minimum 30 % de femmes dans tout conseil d’administration d’institution paritaire. Au minimum 30 %. Je pense qu’il pourrait y avoir des débats sur «&nbsp;à quelle échéance il doit y avoir au minimum ce 30 %&nbsp;». Je souhaite que cette échéance soit la plus brève possible. Mais évidemment, on ne peut pas s’arrêter à cela, il faut que les mandats ne durent pas plus de 3 ans. Il faut que chaque mandataire exerce un nombre maximum de mandats et ce nombre maximum doit être de 3&nbsp;; on aurait même pu peut-être dire 2, mais mettons 3. Il faut que les mandataires soient, si possible, en activité ou qu’en tous les cas, ils n’aient pas plus de 70 ans. Il faudra des critères stricts d’assiduité, des engagements de confidentialité et de secret des délibérations. Il faut par ailleurs des règles de reporting incontestables et, comme tout ce que je viens de dire jusqu’à présent, à l’image de ce qui se fait dans l’entreprise. Le modèle, vraiment, pour ces institutions paritaires, le modèle de gouvernance doit être le modèle de l’entreprise. Et d’ailleurs dans cet esprit il est indispensable que toute institution paritaire ait, en plus de son conseil d’administration, un comité de nominations et un comité de rémunérations.</p> <p>Dernière chose&nbsp;: il est évident que toute institution paritaire, et même si elle peut faire l’objet évidemment de contrôles de la Cour des comptes, doit avoir des comptes certifiés par des commissaires aux comptes et publics. </p> <p>Ces innovations ne sont pas mineures et je pense qu’elles pourraient vraiment renforcer l’efficacité du service proposé par les institutions paritaires et la légitimité du paritarisme. C’est pourquoi, comme je vous l’ai dit, j’espère vivement que nous arriverons à une conclusion d’ici la fin de l’année sur cette négociation. </p> <p> </p> <p>Je terminerais ce compte-rendu en changeant complètement d’horizon et en vous disant quelques mots du B20 qui va se tenir à Cannes les 2 et 3 novembre. Et qui fait l’objet du beau panneau que j’ai derrière moi. Je vous ai déjà parlé du B20, vous savez que celui-ci va se tenir juste avant l’ouverture du G20 mais en jonction vraiment avec ce G20 puisqu’il y aura des moments de rencontres entre le B20 et plusieurs chefs d’Etat faisant partie de la délégation du G20. </p> <p>Alors, précisément, les choses vont se dérouler de la manière suivante&nbsp;: dans un premier temps, le 2 novembre au matin une délégation du B20 sera reçue par le président de la République, Nicolas Sarkozy,&nbsp; actuel président du G20. Cette délégation sera reçue à l’Elysée et remettra au Président les conclusions de nos travaux, nos recommandations et nos engagements. Puis, ensuite, nous nous rendrons tous à Cannes, à la fois la délégation qui était à l’Elysée et les autres membres du B20. C’est au total un groupe de 150 personnes qui rassemble à la fois les 20 présidents de confédérations patronales des pays du G20 et 130 chefs d’entreprise d’entreprises de taille mondiale, leaders dans leur secteur et, en général, désignés par les fédérations patronales. Pour vous donner une idée de l’étendue de notre panel, nous avons à la fois dans cette délégation que constitue le B20, le président de Google, Eric Schmidt, ou bien encore Sir Martin Sorrell, président de WPP ou encore, pour venir à la partie française, Christophe de Margerie, le président de Total, mais je pourrais vous dire aussi que tous les patrons qui comptent, que ce soit en Angleterre ou en Chine, seront les 2 et 3 novembre à Cannes. </p> <p>Je vous l’ai dit, il s’agira de remettre un certain nombre de recommandations, mais aussi de<span> </span><span>prendre </span>des engagements. La recommandation principale, les deux engagements principaux&nbsp;:</p> <p>La recommandation principale, forte, nous essaierons de trouver les bons mots pour le dire, elle s’adressera aux chefs d’Etats pour leur dire&nbsp;: l’esprit de coopération qui vous a animé dans les jours et les semaines qui ont suivis la chute de Lehman Brothers en 2008, retrouvez-le&nbsp;! Cet esprit de coopération s’est affadi. Il s’agit de le revivifier. Cet esprit de coopération, on en a absolument besoin. Pas simplement pour ajuster nos politiques économiques les unes aux autres et pour ainsi limiter les effets des grands déséquilibres, mais aussi tout simplement pour éviter toute guerre économique. Et pour s’assurer d’une mondialisation qui se construit, s’ajuste par l’élaboration de règles communes. Cela, c’est la recommandation.</p> <p>Les engagements&nbsp;: il y a deux types d’engagements que je pense que nous allons prendre. </p> <p>Le premier portera sur la lutte contre la corruption. C’est, au fond, un dossier assez difficile la corruption parce qu’il y a deux parties dans la corruption&nbsp;: il y a le corrupteur et le corrompu. Le corrompu, c’est en général du côté des pouvoirs publics qu’on le trouve. Donc, on ne peut pas avancer dans la lutte contre la corruption s’il n’y a pas des engagements forts à la fois côté gouvernements et côté entreprises. Donc, nous nous allons formuler des engagements forts pour avoir en retour des engagements équivalents de la part des gouvernements. </p> <span>Et puis le deuxième engagement que nous allons faire, je pense, à 95 %&nbsp; – parce que toutes les choses ne sont pas abouties aujourd’hui à deux semaines du B20, mais j’en ai le draft là, donc quand même, cela avance bien, – c’est une déclaration commune entre le B20, donc la partie représentant la communauté entrepreneuriale à l’échelle des vingt pays, et le L20, L comme Labour, la partie représentant les organisations syndicales à l’échelle des vingt pays. Donc, nous préparons une déclaration commune entre le B20 et le L20 qui montrerait ainsi notre attachement à des principes fondamentaux. Bien sûr,&nbsp; en matière de protection sociale. Je tiens à vous dire que personnellement je soutiens totalement l’initiative de Michelle Bachelet sur le Social Protection Floors. Et puis aussi en matière d’emploi et de droit du travail. Donc, c’est ce texte commun qui sera peut-être une des principales innovations à l’occasion de ce G20 sous présidence française qui se tiendra dans deux semaines à Cannes.</span><p></p>]]></description>
			Point presse mensuel
			
			<pubDate>1318943520</pubDate>
			
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			<title>Communiqué de presse</title>
			<link>http://www.medef.com/nc/medef-corporate/salle-de-presse/communiques-de-presse/communiques-de-presse/article/communique-de-presse-12.html</link>
			<description><p>Le Président de la République a annoncé une série de mesures favorables à l'économie française et susceptibles de donner des atouts compétitifs nouveaux à nos entreprises.</p> <![CDATA[<p>1/ Un transfert des charges familiales, payées aujourd'hui par les cotisations patronales, vers le budget de l'Etat via une hausse de la CSG appliquée aux revenus financiers et de la TVA donnera des marges de manoeuvre nouvelles aux entreprises. Rappelons que le taux de marges des entreprises françaises est de 30,2 % alors qu'il est de 41,3 % en Allemagne.<br /><br />2/ La perspective d'accords d'entreprise &quot;compétitivité-emploi&quot; permettra de faire face avec souplesse et dans le dialogue social à toutes les évolutions de conjonctures. Le Medef se tient prêt à ouvrir immédiatement une négociation avec les organisations syndicales sur le sujet afin de définir le cadre de tels accords.<br /><br />3/ Le Medef considère par ailleurs que toute action en faveur du logement est positive pour le bon fonctionnement du marché du travail.<br /><br />4/ Le Medef et ses différentes branches professionnelles encouragent avec force et conviction les formations en alternance. Le Medef prend acte de l'augmentation des quotas et du doublement des sanctions pour les entreprises de plus de 250 salariés, mais souhaite travailler de manière constructive avec le gouvernement en examinant la situation secteur par secteur.<br /><br />5/ Le Medef salue le renforcement annoncé des moyens d'Oséo pour créer une filiale destinée à proposer des crédits aux PME et PMI à un moment où le financement des entreprises est devenu une préoccupation majeure.</p><p>Enfin, le Medef constate avec satisfaction que le déficit 2011 de la France sera moins élevé que prévu et rappelle que tout doit être fait pour respecter notre trajectoire budgétaire.</p>]]></description>
			Communiqué de presse
			
			<pubDate>1327874160</pubDate>
			
		</item>
		
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			<title>Vive l’entreprise au coeur de la société française</title>
			<link>http://www.medef.com/nc/medef-corporate/salle-de-presse/communiques-de-presse/communiques-de-presse/article/vive-lentreprise-au-coeur-de-la-societe-francaise.html</link>
			<description> <![CDATA[<p><span>Mes premiers mots sont pour vous, membres de l’Assemblée générale du Mouvement des Entreprises de France et chers amis&nbsp;: merci de votre confiance, merci de votre engagement, merci de votre enthousiasme. Vous m’avez choisie pour présider notre mouvement. J’en&nbsp;mesure l’immense honneur et je mesure l’ampleur de mes responsabilités.<br />Je voudrais vous dire ma fierté et ma joie. Pas seulement pour moi. Mais pour notre Mouvement&nbsp;qui en choisissant de porter une femme à sa tête indique à la France entière l’esprit de modernité qui anime ses entreprises.<br /><br />Je veux dire à Ernest-Antoine Seillière tout ce que nous lui devons. Cher Ernest-Antoine, rien&nbsp;n’aurait été possible sans vous. Vous nous avez rendu notre fierté d’entrepreneurs. Vous avez montré la voie en exerçant avec l’intelligence et le panache qui vous caractérisent un droit d’ingérence dans le débat public. Vous avez prouvé l’attachement viscéral des entrepreneurs français aux valeurs de la démocratie en lançant la refondation sociale et tout récemment encore en organisant votre succession dans le cadre totalement inédit d’une compétition publique. Je veux rendre hommage à la force avec laquelle vous avez présidé le Conseil exécutif, à la bonne humeur que vous y avez en permanence insufflée. Trop de Français sans doute ignorent encore combien vous êtes un homme chaleureux et généreux et combien vous êtes préoccupé par l’intérêt général. Nous comptons sur vous pour contribuer à relancer le projet européen, pour nous entraîner avec énergie et enthousiasme vers l’économie de la connaissance&nbsp;!<br /><br />Je veux remercier Charles Beigbeder pour les idées nouvelles et stimulantes qu’il ne cesse d’apporter et dont il a fait bénéficier la campagne dès son début.<br />Je veux remercier Francis Mer et Guillaume Sarkozy qui ont donné à la campagne un rayonnement et une dignité particulière.<br />Je veux féliciter Yvon Jacob et Hugues-Arnaud Mayer pour leur campagne. Ils ont été des concurrents plein d’ardeur et de convictions.<br /><br />La campagne est finie&nbsp;! Nous allons maintenant nous mettre tous ensemble au travail&nbsp;!<br /><br /><br /><strong>1. Nous allons tous ensemble nous mettre au travail avec méthode.</strong><br /><br />La méthode, c’est la voie que nous indique la campagne. Car celle-ci en permettant le débat, l’écoute mutuelle, la confrontation, a fait jaillir des propositions. Votre vote aujourd’hui a transformé ces propositions en engagements et en&nbsp;objectifs.<br /><br /><strong><br />Premier engagement&nbsp;: parler d’économie, expliquer l’économie, faire aimer l’économie</strong>. L’économie de marché s’entend, car elle&nbsp;seule est capable de<img width="133" src="fileadmin/user_upload/www.medef-corporate.fr/illustration/PhotoLP/LP-AG2005-Fportrait.jpg" height="230" style="PADDING-RIGHT: 5px; FLOAT: right; PADDING-BOTTOM: 5px; PADDING-TOP: 5px" alt="" /> favoriser la prospérité qui permet la redistribution. Nous insisterons infatigablement sur l’exigence de performance économique sans laquelle il ne peut y avoir de solidarité efficace et de progrès social.<br />Avoir une politique économique favorable aux entreprises, ce n’est pas être anti-social, c’est la condition même du social. Avoir une politique économique favorable aux entreprises, ce n’est pas aggraver le chômage, dont le taux est le déshonneur de la France, c’est au contraire se donner enfin les moyens du retour au plein emploi.<br />La compétitivité de nos entreprises dépend en premier lieu d’une remise à plat de notre fiscalité. Une fiscalité qui encourage le travail, l’investissement, le risque, l’innovation. Ceci suppose une rénovation et un reformatage de l’Etat, plus mince, plus performant, plus performant parce que plus mince. <br />Notre capacité à développer nos entreprises et à embaucher est limitée par un droit du travail trop inadapté. Notre code du travail a été pour l’essentiel conçu à une époque où les circuits étaient longs. Aujourd’hui, la vitesse de réaction est bien souvent le critère de performance numéro un, quand ce n’est pas la condition même de la survie de l’entreprise. Nous prendrons des initiatives pour permettre l’émergence d’un droit du travail modernisé, qui concilie la prise de risque économique et la protection des individus. <br />Accélérons les mutations afin de saisir les opportunités de la mondialisation plutôt que de bâtir des lignes Maginot contre&nbsp;ses dangers. Dans la&nbsp; nouvelle croissance, c’est la matière grise qui fera la différence. Une forte relance de la recherche-développement s’impose. Un véritable rapprochement entre entreprises, universités, et recherche publique est nécessaire. Nous, MEDEF, nous proposerons des formules de coopération.<br />Instaurons un dialogue économique avec les syndicats. C’est le socle qui manque aujourd’hui à une meilleure compréhension mutuelle. Réfléchissons au positionnement commercial et concurrentiel de la France. Le MEDEF prendra part pleinement à la définition des orientations stratégiques des pôles d’excellence et de compétitivité, il encouragera les clusters, il favorisera les mobilisations autour des technologies clés, il soutiendra les pouvoirs publics dans leurs initiatives en faveur de l’innovation industrielle, et surtout il sera pleinement, intelligemment, continûment le lobbyste du plan d’action de Lisbonne. Nous sommes en retard sur l’agenda, chacun le sait, raison de plus&nbsp;: hâtons nous&nbsp;!<br /><br /><strong><br />Deuxième engagement&nbsp;: concentrer nos efforts sur la Petite et Moyenne Entreprise</strong>. Le potentiel de création d’emplois dans les TPE et les PME est incontestable. A nous de convaincre et d’agir pour que le droit, la fiscalité, un moindre coût du travail, et de nouvelles facilités d’accès aux capitaux permettent à nos entreprises de grandir. Favorisons les synergies grands groupes – PME, notamment dans le cadre de l’Agence pour l’Innovation Industrielle.<br />Mais surtout, nous ne nous déroberons pas à la difficile et importante question de la transmission de nos entreprises. Les réponses ne sont pas seulement juridiques et fiscales&nbsp;: il s’agit surtout de faire surgir, au plus vite, une&nbsp; génération nouvelle d’hommes et de femmes prête à s’engager, comme nous, avec passion et conviction, dans nos TPE et nos PME&nbsp;! Ils ont quinze ans aujourd’hui, devenons leurs rêves&nbsp;!<br /><br /><strong><br />Troisième engagement&nbsp;: ouvrir le MEDEF à la société civile toute entière</strong>. Parce que l’entreprise est un des principaux piliers de la société civile, pour ne pas dire le principal, elle doit s’adresser à toutes ses composantes. Nous jetterons des ponts vers des publics historiquement éloignés de nous, magistrats, médecins, artistes ou qui se sont démarqués de nous plus récemment, les cadres par exemple . Le rapprochement avec le monde de l’éducation, avec tous les mondes de l’éducation, sera une priorité. Et parce que les règles du jeu sont nouvelles, le MEDEF ne refusera pas le débat avec les ONG ou les associations qui sont déjà le monde de demain. Nous encouragerons les rencontres, mais plus encore les coopérations là sur le développement durable, là sur l’intégration, là dans les quartiers difficiles.<br /><br /><br /><strong><span>2-</span></strong> <strong>Nous allons tous nous mettre au travail au service d’ un intérêt économique et social commun, au service d’une démocratie renforcée.</strong><br /><br />La France est en état d’urgence. Plus de 25 ans de chômage structurel et de masse. Un PIB par habitant qui croit moins vite que dans la plupart des autres pays développés et qui nous a fait passer peu à peu au 17<sup>ième</sup> rang mondial. L’ exil de nos talents est massif. Le grand projet européen est en plein désarroi. Notre démocratie politique est désenchantée et sans volonté.&nbsp;Notre démocratie sociale est confuse, pour ne pas dire illusoire. <br />Je ne crois pas que nous puissions être les uns et les autres dans le même bateau sans avoir beaucoup d’intérêts en commun, et pour&nbsp;commencer qu’il ne coule pas.<br />Or, nous savons bien qu’aujourd’hui, nous ne sommes pas dans un paritarisme efficace et responsable. Sur de nombreux sujets, sur de trop nombreux sujets, plus personne ne sait qui décide, qui gère, qui est comptable de quoi. Sur de nombreux sujets, sur de trop nombreux sujets, notre système de relations sociales s’organise autour du conflit.<br /><br /><strong>Nous voulons élaborer un contrat social apaisé.<br /></strong><br /><strong>Pour cela</strong>, nous devons sortir de l’ étroit contrôle du politique. A la loi d’édicter les grands principes d’ordre public, à l’accord entre partenaires sociaux de dire les solutions les mieux adaptées aux branches, aux entreprises et à leurs salariés.<br /><br /><strong>Pour cela,</strong> nous devons poser sans tabou la question de la représentativité des acteurs sociaux, que ce soit au sein des institutions sociales, au sein des branches ou au sein de l’entreprise. Notre système social évolue dans une «&nbsp;présomption de représentativité&nbsp;». Un syndicat est considéré comme représentatif indépendamment de son nombre d’adhérents ou de sa base électorale. Dans l’entreprise, la section syndicale est représentative mais non élue, alors que les délégués du personnel et les membres du comité d’entreprise sont élus mais n'ont pas le statut de représentativité. Ensemble, représentants des employeurs et représentants des salariés, employeurs et salariés, reprenons le fil de la démocratie. Allons vers plus de démocratie sociale. Démocratisons notre démocratie.<br />C’est à cette condition que nous pourrons déterminer <strong>le plus grand dénominateur commun des points de vue des uns et des autres</strong>&nbsp;: Etat, syndicats de salariés, représentants des entreprises.<br /><br /><br /><br /><strong><span>3-</span></strong> <strong>Nous allons tous nous mettre au travail dans un esprit de dialogue constructif.</strong><br /><br /><br /><strong>Nous entrepreneurs, nous disons non à la dérision</strong> qui parcourt&nbsp; beaucoup trop de discours et d’interventions publiques. Cessons de croire que la raillerie et le sarcasme sont des manifestations de l’intelligence. La dérision, c’est bien souvent vouloir détruire pour détruire. Quand la dérision franchit la ligne jaune, elle n’est plus un signe de démocratie mais une menace pour la démocratie. Elle devient le visage politiquement correct d’une violence contre les valeurs les plus fondamentales de la République.<br /><br />A la dérision et son esprit de destruction, nous préférons la sincérité et son esprit de construction. La sincérité sans naïveté bien sûr. <br /><br /><strong>Nous entrepreneurs, nous disons non à l’agressivité,</strong> que celle-ci s’exprime dans la menace, la violence, ou dans le refus du dialogue. On peut bien sûr ne pas être d’accord. Mais le désaccord est constructif lorsqu’il s’exprime dans le dialogue et le dialogue dans les lois éternelles du respect de l’autre et de la vérité.<br /><br /><strong>Nous entrepreneurs, nous disons non aux fausses alternatives </strong>qui empêchent de penser plus loin que le bout de son nez et qui enferment nos concitoyens dans un univers de paradoxalités. Europe libérale ou Europe sociale ? Certains ont une idée fixe, pour ne pas dire fixiste qui consiste à faire croire que la seconde peut être un rempart contre la première. En réalité, non seulement il n’existe aucune incompatibilité entre l’une et l’autre, mais l’Europe sociale ne peut se construire sans l’Europe libérale. <br />Contre l’immobilisme du non choix et des utopies nostalgiques, nous proposons nos valeurs pour remettre la France en mouvement&nbsp;: l’esprit d’entreprise, le travail,&nbsp; le pragmatisme. Le pragmatisme, parce qu’il s’appuie sur l’expérience, la nôtre et celle des autres, parce qu’il privilégie ce qui marche sur ce qui ne marche pas.<br />Le travail, parce qu’il est la principale source de prospérité individuelle et collective mais aussi parce qu’il crée des liens, il jette des passerelles, il fabrique des solidarités nouvelles. L’esprit d’entreprise, parce que c’est lui qui permet de relever les défis, c’est lui qui entraîne les grandes aventures humaines, c’est lui qui&nbsp;nous offre l’opportunité de concrétiser nos rêves&nbsp;! <br /><br /><strong>Je ne cesse de le répéter depuis deux ans</strong>&nbsp;:&nbsp; nous les Entrepreneurs, nous pouvons être à ce siècle encore tout jeune, ce que les instituteurs ont été à notre III<sup>è</sup> République. L’école était chargée de former le citoyen, c’est à l’entreprise aujourd’hui de lui apprendre le nouveau monde. Les instituteurs étaient les messagers de l’universel républicain, les entrepreneurs sont aujourd’hui les porteurs de la diversité de la mondialisation. Les instituteurs détenaient la clé de la promotion populaire. Nous, les entrepreneurs, nous sommes les moteurs de l’ascension sociale. Comme eux, nous devons contribuer à rendre le monde&nbsp; lisible.<br /><br /><strong><span>Conclusion</span></strong></span></p><p><span>Guider , éclairer, dialoguer, faire entendre notre point de vue, le défendre, en convaincre. <strong>Nous devons le faire avec courage</strong>. Car c’est du courage de dire la vérité et même de la voir, c’est du courage d’agir en conséquence, c’est du courage de tenir bon.<br />Mais tous ici nous sommes bien placés pour savoir que dans le mot courage il y a le mot cœur. Je formule donc un vœu pour finir&nbsp;: que la valeur courage soit la valeur montante de la France de ces prochaines années. <br />Vive l’entreprise au cœur de la société française&nbsp;!</span></p>]]></description>
			Assemblée générale 2005
			
			<pubDate>1120557600</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Le recul des bornes d’âge, un élément essentiel de l’équilibre du futur accord</title>
			<link>http://www.medef.com/nc/medef-corporate/salle-de-presse/communiques-de-presse/communiques-de-presse/article/le-recul-des-bornes-dage-un-element-essentiel-de-lequilibre-du-futur-accord-1.html</link>
			<description><p><span>Le 9 février les partenaires sociaux se sont retrouvés au MEDEF pour une&nbsp;deuxième séance de négociation sur l'assurance chômage. Déclaration de Patrick Bernasconi, chef de file de la délégation patronale, à l'issue de la rencontre.</span></p> <![CDATA[<p></p><p><span>«&nbsp;Au cours de cette deuxième séance nous avons insisté sur un certain nombre de points que nous voulions mettre en avant dans nos discussions sur l’assurance chômage.</span></p><p><span>Nous avons rappelé l’ampleur du déficit budgétaire en France, auquel contribue le régime d’assurance chômage à hauteur de 11 milliards d’euros, et souligné qu’étant attachés à la pérennité du régime d’assurance chômage il était de notre responsabilité de ne pas laisser se dégrader cette situation. Autre point, nous avons précisé que nous devions préserver le caractère assurantiel de l’assurance chômage et les effets comportementaux qu’il engendre. Enfin, dans le contexte où la situation du chômage s’aggrave, nous avons bien noté la volonté d’une majorité d’organisations syndicales de reconduire l’accord de 2009.</span></p><p></p><p><span>Afin de discuter des diverses demandes des organisations syndicales et patronales, nous avons proposé d’ouvrir un groupe de travail qui mènera ses débats jusqu’à la prochaine convention. Il discutera de la portabilité (ou droits rechargeables), des cotisations en fonction de la durée de présence dans l’entreprise, de la dégressivité des allocations, de la simplification des modalités de mise en œuvre des dispositifs arrêtés par les partenaires sociaux.</span></p><p></p><p><span>S’agissant de la clause de baisse automatique des cotisations du régime d’assurance chômage, nous proposerons une rédaction qui tiendra compte non seulement du niveau du déficit d’exploitation semestriel mais aussi de celui du déficit cumulé.</span></p><p></p><p><span>Par contre, sur plusieurs autres sujets, nous sommes prêts à avancer dès maintenant. Il s’agit des activités réduites, de la pension d’invalidité, et des salariés multi-employeurs. De notre côté, nous avons demandé le relèvement des bornes d’âge de 50 et de 61 ans servant à une indemnisation particulière des salariés les plus âgés. C’est pour nous un élément essentiel d’un futur équilibre des règles d’indemnisation du régime d’assurance chômage. Si les organisations syndicales ont leurs demandes complémentaires, il est compréhensible que les organisations patronales aient les leurs&nbsp;: nous sommes bien dans une négociation.&nbsp;»</span></p><p></p><p><span>Prochaine séance&nbsp;: 3 mars.</span></p>]]></description>
			Négociation sur l’assurance chômage
			
			<pubDate>1297335480</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Point presse mensuel de septembre 2011</title>
			<link>http://www.medef.com/nc/medef-corporate/salle-de-presse/communiques-de-presse/communiques-de-presse/article/point-presse-mensuel-de-septembre-2011.html</link>
			<description><p>Bonjour à tous, j<span>’espère que vous allez bien. Je vais faire une synthèse des échanges qui ont lieu hier au Conseil exécutif et nous avons exclusivement consacré notre Conseil exécutif à la crise, à la situation actuelle mais dans tous ces aspects. Donc, nous avons couvert à la fois les questions européennes, les questions purement économiques et les questions sociale<span> et enfin l</span>es questions budgétaires.</span></p> <![CDATA[<p></p><p><b><span>Situation économique et financière</span></b></p><p></p><p><span>Après</span> avoir fait un tour des fédérations professionnelles, des Medef territoriaux –<span> </span>nous avons<span> donc</span> ainsi une bonne représentation de l’économie réelle – , il apparait que, pour le moment, nous avons une situation stable sur le plan économique. Nous avions tous, et je l’avais dit avant l’été, enregistré un ralentissement mais, aujourd’hui, à la sortie de l’été, il n’y a pas dans l’économie réelle d’aggravation de ce ralentissement. <span>C’est </span>&nbsp;un premier point qu’il faut bien avoir à l’esprit. Ceci s’explique notamment par le fait que beaucoup d’entreprises et &nbsp;pas simplement aujourd’hui les très grandes mais également les entreprises de taille moyennes –évidemment les entreprises de taille intermédiaires mais<span> aussi</span> beaucoup de PME – se sont beaucoup internationalisées ces dernières années. <span>Elles</span> sont désormais en mesure d’aller chercher de la croissance dans les pays émergents. Or, n’oublions pas que la Chine, par exemple, pour ne citer qu’elle, reste dans une progression assez forte&nbsp;: sur rythme de 7% l’an.&nbsp; <span>Une</span> fois que nous avons dit cela et une fois que nous avons échangé sur cette situation, il est évident que nous avons consacré beaucoup de temps dans nos débats à la situation sur les marchés financiers, à la situation propre des banques françaises et par conséquent aux enjeux européens. &nbsp;Premièrement,<span> nous disons qu’</span> il ne faut pas oublier que la dégradation de la situation, par exemple celle qui affecte les banques aujourd’hui est liée aux dettes des Etats. Je crois que c’est important de<span> le</span> rappeler pour ne pas se tromper sur les solutions à mettre en œuvre. Quand nos banques sont attaquées, cela revient presque à dire que nos Etats sont attaqués. C’est parce que les banques détiennent de la dette de tel ou tel Etat qu’elles sont fragilisées, qu’elles suscitent un doute chez les investisseurs. Donc, nous en concluons fort logiquement que l’assainissement des finances publiques de tous les Etats européens, doit rester une priorité. <span>C’est</span> le premier point.</p><p>Le deuxième poin<span>t&nbsp;: </span>&nbsp;nous savons tous, évidemment qu’il y a un problème grec. Qu’il faut bien mesurer l’extraordinaire difficulté à laquelle sont confrontés nos amis grecs. Qu’il y a des choses qui ne relèvent absolument pas de notre compétence, mais qu’en revanche les aider à retrouver le plus vite possible le chemin de la croissance, c’est-à-dire des investissements, du développement de projets, est presque aussi important que l’exécution de leur plan et des engagements qu’ils ont à l’égard des institutions internationales, de l’Union Européenne, de la zone Euro et du FMI. Et là, nous avons, nous patronat, peut-être quelque chose à faire<span>. </span>&nbsp;<span>N</span>ous allons en tout cas en discuter avec nos homologues allemands<span>. Mais</span> nous voulons dire aussi aux institutions européennes, à la Commission notamment, qu’il y a une aide à apporter dans cette direction à la Grèce. </p><p></p><p><b><span>Construction européenne</span></b></p><p></p><p>Troisièmement, aujourd’hui, s’il y a une chose, qui ne fait aucun doute dans l’esprit des chefs d’entreprise quels qu’ils soient, c’est bien que nous voulons garder l’Euro et que nous voulons pour cela aller plus loin dans la construction européenne. <span>Des</span> progrès majeurs ont été faits ces derniers mois, qui ne sont pas vus. Ces progrès ne sont à nos yeux mesurés à leur juste importance ni par les commentateurs d’une manière générale, ni par les investisseurs. Il convient donc de leur rappeler que les décisions du 21 juillet constituent des étapes extraordinaires de la construction européenne<span>. A</span>ujourd’hui entre Français et Allemands nous parlons de gouvernance économique européenne, ce qui était inconcevable il y a à peine 6 mois. Et d’ailleurs, c’est peut-être une des choses les plus importante, nous avons décidé en Conseil exécutif de proposer<span> –</span> <span>et</span> nous savons qu’ils vont accepter<span> –</span> à nos homologues allemands, le BDI et le BDA, de mettre en place un groupe de travail commun, rassemblant des membres de nos instances dirigeantes respectives pour avancer ensemble sur plus de convergence encore. <span>Cela</span> a l’air peut-être assez banal mais cela ne l’est pas. C’est le signe qu’il n’y a aucun doute sur la direction que les décideurs économiques de part et d’autre du Rhin veulent prendre. C’est d’ailleurs un message aussi que j’adresse aux investisseurs. A ceux qui doutent de la volonté de défendre l’euro et même d’aller plus loin encore sur la zone euro, nous répondons, nous, patronat français et patronat allemand&nbsp;: vous vous trompez, nous sommes prêts à aller plus loin. Et pour cela il faut évidemment une intégration politique renforcée. Pour aller vers une plus grande intégration politique, il faut préparer des convergences. On a souvent parlé des convergences fiscales. Nous disons et nous ajoutons à cela, il faut penser aussi les convergences sociales. C’est ainsi que l’on pourra ensemble définir les conditions d’une bonne compétitivité et cela répond exactement à ce que nous disons &nbsp;depuis un peu plus d’un an maintenant&nbsp;: compétitivité équitable. Il faut l’équité entre nous, entre tous les partenaires européens, entre tous les partenaires de la zone euro. C’est cela aller vers plus de convergence. </p><p>Donc premièrement, nous sommes mobilisés&nbsp;; deuxièmement, nous sommes impliqués. Dans les semaines et les mois qui viennent, nous prendrons toutes les initiatives au fur-et-à-mesure que nos projets auront mûri ou que les événements le demanderont pour indiquer cette voie vers une plus grande convergence.</p><p><span>Nous</span> mesurons la difficulté de la situation. Ceci nécessite beaucoup d’efforts. Il y a des moments où on peut être inquiet, mais fondamentalement ce qui ressortait de la conversation de près de 45 personnes autour de la table du Conseil exécutif, c’était, sur le moyen terme, une très grande confiance et la conviction qu’il y avait beaucoup, beaucoup d’idées, je dirais même de créativité, d’ébullition, tant chez les financiers<span> et</span> les chefs d’entreprise,<span> que,</span> je pense aussi<span>,</span> chez les syndicalistes et bien sûr chez les politiques<span>.</span> <span>De</span> tout cela sortir<span>ont</span> des solutions, non seulement solides mais très pérennes.</p><p></p><p><b><span>Discipline budgétaire</span></b></p><p></p><p>Alors évidemment, et c’est le deuxième volet de ce que nous avons examiné, ce<span>la</span> suppose que dans chaque pays l’effort budgétaire, la discipline budgétaire, soient respectés. <span>Nous</span> soutenons, nous l’avons déjà dit plus d’une fois, l’engagement du gouvernement français à bien respecter la trajectoire budgétaire. Il nous semble cependant important de rappeler que s’il faut assainir les finances publiques et le faire selon un planning respecté, il faut aussi permettre la croissance. Pour permettre la croissance, il ne faut surtout pas alourdir les charges sur les entreprises. Donc, il y a pour nous deux choses absolument intangibles, sur lesquelles il n’est pas question qu’il puisse y avoir des retours en arrière. Je le dis alors que nous sommes à quelques jours de la présentation du PLF et du PLFSS, ce sont les allégements de charges et tous les dispositifs liés à la recherche et à l’innovation. Nous savons aussi que pour les mois et les années qui viennent nous devons travailler sur des réformes structurelles avec un principe, que nous allons répéter inlassablement<span>&nbsp;: </span>il faut une discipline budgétaire qui permette une réduction des dépenses de 2 pour une augmentation des recettes de 1. Ce ratio de 2 sur 1 doit<span> </span>absolument être le fil conducteur des réformes des années à venir. Quand je dis des années à venir, je ne parle pas à un horizon de 5 ou 10 ans mais bien pour les 5 prochaines années. </p><p></p><p></p><p><b><span>Dialogue social</span></b></p><p></p><p>Dans ce contexte là et<span> c’est</span> le troisième aspect des discussions d’hier, nous sommes très attentifs à la qualité du dialogue social. A vrai dire on l’a toujours été, je l’ai toujours été personnellement, mais l’équipe des négociateurs est <span>elle</span> aussi très mobilisée. Je pense à Benoît-Roger Vasselin, Jean-François Pilliard, Patrick Bernasconi, Bernard Lemée. <span>Notre</span> réflexion consiste à dire, premièrement<span> que</span>&nbsp;nous devons absolument continuer tout ce qui a été engagé et ouvrir ce qui était prévu pour le deuxième semestre<span>,</span> y compris les délibérations ou négociations sur l’égalité hommes-femmes, y compris le travail sur la modernisation du paritarisme ou sur la valeur ajoutée. Mais nous devrions aussi réfléchir ensemble à la préparation de réformes peut-être plus importantes encore. Nous avions décidé au moment de la signature de la convention d’assurance chômage d’ouvrir un groupe de travail pour penser la prochaine négociation et vraiment dresser un état des lieux, une évaluation de ce qui est bien, de ce qui n’est pas bien et repérer les adaptations qui pourraient être nécessaires, compte tenu de l’évolution du marché du travail. Nous proposons que ce groupe de travail soit assez vite installé. Mais que, peut-être, on lui donne une mission encore plus large, non pas pour qu’il se perde mais au contraire pour qu’il intègre vraiment tous les éléments de la problématique actuelle du marché du travail. En clair, on pourrait ajouter à ce qui était déjà prévu un volet formation, parce que s’il y a bien une priorité que nous devons tous avoir, c’est celle de l’emploi et de l’employabilité et aussi de la mobilité. Cette priorité de l’emploi, on l’a déjà eue au cours du premier semestre sur les jeunes, et c’est pour ça qu’il y a 4 accords «&nbsp;jeunes&nbsp;» dont notre priorité aujourd’hui est leur mise en œuvre. Mais allons au-delà, et &nbsp;compte-tenu des mouvements peut-être chaotiques qu’il pourrait y avoir dans l’économie dans les mois qui viennent, demandons-nous comment garantir le plus possible, l’emploi, le maintien dans l’emploi ou le passage d’un emploi à un autre en fonction des circonstances.</p><p></p><p><b><span>B20</span></b></p><p></p><span>Je voudrais simplement ajouter que nous avons aussi à l’occasion de ce Conseil exécutif fait un point sur le B20. Celui-ci se prépare plutôt bien. A notre Université d’été, nous y avons consacré beaucoup de temps et lui avons donné une visibilité toute particulière. Il y a juste une chose à savoir, c’est qu’à cette occasion, il y a eu une réunion des sherpas des chefs d’entreprise qui seront présents au B20 et des confédérations patronales qui seront présentes au B20. Cette réunion des sherpas s’est faite avec les équipes qui à l’Elysée et à Bercy préparent le G20 au nom de la présidence française<span>. Il</span>l y a donc une interaction tout-à-fait intéressante entre les groupes de travail. <span>Il</span> serait temps maintenant qu’on vous dise <span>quelles</span> seraient les recommandations éventuelles que fournirait le B20 mais on ne sera en mesure de le faire que le mois prochain.</span>]]></description>
			Point presse mensuel
			
			<pubDate>1316782260</pubDate>
			
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