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		<title>Tout presse</title>
		<link>http://www.medef.com/</link>
		<description>Le flux RSS de presse du medef</description>
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			<title>Tout presse</title>
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			<description>Le flux RSS de presse du medef</description>
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			<title>Déclaration de Patrick Bernasconi</title>
			<link>http://www.medef.com/nc/medef-corporate/salle-de-presse/communiques-de-presse/communiques-de-presse/article/declaration-de-patrick-bernasconi-1.html</link>
			<description>« Après trois séances qui ont permis de faire le tour des sujets proposés par le document d’orientation, nous avons mis sur la table un premier texte global, qui marque des avancées, d’un côté sur la sécurisation des parcours professionnels, et de l’autre sur la compétitivité des entreprises et la flexibilité. <![CDATA[<p>Il est important que les uns et les autres puissent comprendre que dans le texte du projet d’accord auquel nous aboutirons on prenne en compte les deux parties : les avancées en matière de sécurisation des parcours professionnels, mais aussi ce que l’on pourrait faire pour améliorer la compétitivité hors coût des entreprises, pour plus de flexibilité et d’adaptabilité des entreprises à leur environnement. C’est un point crucial que doivent entendre les organisation s syndicales : c’est par cet effort équilibré que nous favoriserons la croissance des entreprises et relancerons l’emploi.</p> <p>Nous sommes aujourd’hui entrés dans la négociation et avons parcouru les quatre thèmes, chacun ayant pu s’exprimer. Après une interruption de 15 jours nous allons travailler à un nouvel écrit, toujours dans l’optique d’aboutir à un texte équilibré, et de servir l’intérêt de toutes les entreprises, petites, moyennes et grandes. »</p>]]></description>
			Négociation sur la sécurisation de l’emploi
			
			<pubDate>1352999280</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Un dispositif simple qui substitue le dialogue à la pénalité</title>
			<link>http://www.medef.com/nc/medef-corporate/salle-de-presse/communiques-de-presse/communiques-de-presse/article/un-dispositif-simple-qui-substitue-le-dialogue-a-la-penalite-1.html</link>
			<description><p><span><span>Déclaration de Benoît Roger-Vasselin, chef de file de la délégation patronale :</span></span></p> <![CDATA[<p><span>« Nous sommes parvenus à un accord équilibré qui montre la force d’un dialogue social responsable de la part des partenaires sociaux. Nous apportons ensemble une réponse de qualité à l’attente des jeunes en dépit de la situation économique terriblement difficile que vit notre pays. Les entreprises, qui souffrent de cette situation, ont néanmoins tenu, avec le contrat de génération, à mettre au point un dispositif adapté au problème de l’emploi des jeunes, en solidarité avec les seniors.</span></p> <p><span>Nous ne souhaitions pas que ce dispositif aboutisse à la mise en place d’un mécanisme compliqué, en particulier s’agissant du « référent » : nous avons donc prévu qu’il ne soit pas nécessairement le senior. La transmission des savoirs est ainsi dissociée de l’embauche d’un jeune et du maintien d’un senior.</span></p> <p><span>Cet accord substitue, dans les entreprises de 50 à 300 salariés, la logique de l’incitation et du dialogue social à la logique des pénalités qui existaient pour les accords seniors. Les organisations syndicales ont compris qu’il fallait que nous mettions en place un dispositif simple à mettre en œuvre.</span></p><p><span>Le législateur a demandé aux partenaires sociaux de se saisir d’un problème ; en 4 semaines ils ont réussi à parvenir à un accord. Nous en sommes heureux : c’est ce qu’attendent en particulier les jeunes qui ne trouvent pas d’emploi. »</span></p>]]></description>
			Accord contrat de génération
			
			<pubDate>1350918540</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Déclaration de Patrick Bernasconi, après la deuxième séance de négociation</title>
			<link>http://www.medef.com/nc/medef-corporate/salle-de-presse/communiques-de-presse/communiques-de-presse/article/declaration-de-patrick-bernasconi-apres-la-deuxieme-seance-de-negociation-1.html</link>
			<description><p>« Au cours de cette deuxième séance, chaque organisation syndicale a fait part de ses propositions et de ses attentes sur le premier thème (lutter contre la précarité sur le marché du travail), comme nous en étions convenu. Je rappelle notre impératif, ne pas négocier à l’intérieur de chacun des thèmes mais négocier à terme sur l’ensemble du document.</p> <![CDATA[<p>Nous avons décidé d’accélérer et d’aborder les trois prochains thèmes lors des deux prochaines séances pour sortir une ébauche de plan d’accord fin novembre afin d’être en mesure de construire une base d’accord fin décembre.</p> <p>Nous sommes attentifs aux demandes des organisations syndicales, comme le montrent certaines de nos propositions : portabilité, modulation, information des IRP sur les contrats, etc. Au cours de cette réunion nous avons aussi fait part des demandes qui nous ont été faites de la part de nombreux patrons&nbsp;: en particulier que les freins à l’usage des CDI soient levés, ce qui mécaniquement entraînera un moindre recours aux CDD. Il ne faut d’ailleurs pas confondre tous les CDD, et de nombreux employeurs préfèrent les utiliser car ils leurs paraissent d’un usage plus simple.</p> <p> </p> <p>Prochaine séance&nbsp;: vendredi 19 octobre</p>]]></description>
			Négociation sur la sécurisation de l’emploi
			
			<pubDate>1350052200</pubDate>
			<enclosure url="http://www.medef.com/uploads/media/Bernasconi.jpg" length ="8809" type="image/jpeg" />
		</item>
		
		<item>
			<title>Déclaration de Patrick Bernasconi, chef de file de la délégation patronale</title>
			<link>http://www.medef.com/nc/medef-corporate/salle-de-presse/communiques-de-presse/communiques-de-presse/article/declaration-de-patrick-bernasconi-chef-de-file-de-la-delegation-patronale-2.html</link>
			<description><p>« Cette première séance, courte mais dense, a notamment été consacrée au sujet de la méthodologie de négociation, c'est-à-dire comment avancer et construire un projet d’accord.</p> <![CDATA[<p>Le premier point de satisfaction par rapport à l’importance des enjeux pour les salariés et les entreprises est le ton sérieux adopté par les uns et les autres. Chacun a pu dire ce qui l’intéressait ou non. </p><p><span>Second point, nous sommes tous tombés d’accord sur la méthode, avec un timing serré, prévoyant l’achèvement de la négociation en fin d’année – un timing que l’on essaiera de tenir au regard des enjeux pour l’économie et l’emploi.</span></p><p>Chacun s’est exprimé sur le fond des thématiques abordées, qu’il s’agisse de mesures d’adaptation et de souplesse, de sécurisation de l’emploi, de la demande d’une meilleure information des salariés et de leurs représentants sur la stratégie de l’entreprise, ou encore de la problématique du CDD-CDI pour que la règle reste celle du CDI.</p><p>N’oublions pas que le sujet n°1 pour le chef d’entreprise est le temps : comment s’adapter très vite compte-tenu de la conjoncture, et en même temps sécuriser les salariés.</p><p>Nous allons revisiter au cours des prochaines séances chacun des quatre thèmes dans l’ordre suivant : « lutter contre la précarité », « amélioration des dispositifs de maintien de l’emploi », « anticipation des évolutions de l’activité, de l’emploi et des compétences », « améliorer les procédures de licenciement et améliorer l’accompagnement des salariés ». </p><p>Nous souhaitons avoir balayé ces thèmes début novembre avant de commencer à construire un texte d’accord global. »</p><p><span>Prochaine séance : 11 octobre</span></p>]]></description>
			Négociation sur la sécurisation de l’emploi
			
			<pubDate>1349366400</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Accord sur l’accompagnement des jeunes dans leur accès au logement</title>
			<link>http://www.medef.com/nc/medef-corporate/salle-de-presse/communiques-de-presse/communiques-de-presse/article/accord-sur-laccompagnement-des-jeunes-dans-leur-acces-au-logement-1.html</link>
			<description><span>Les partenaires sociaux se sont retrouvés le 29 avril pour une nouvelle séance de négociation sur l’emploi des jeunes. A l’ordre du jour l’accès au logement.</span><span>Déclaration de Benoît Roger-Vasselin, chef de file de la <span>délégation patronale.</span></span> <![CDATA[<p>«&nbsp;Le sens de l’accord d’aujourd’hui est d’aider les jeunes à trouver plus facilement un logement pour faciliter leur recherche d’emploi. Nous savons que les difficultés de logement peuvent entraver fortement leur accès à l’emploi et à la mobilité professionnelle. Nous voulons, selon le même principe qui nous a conduits à conclure le précédent accord du 7 avril sur l’accompagnement des jeunes demandeurs d’emploi dans leur accès à l’emploi, flécher les dispositifs existants en direction prioritaire des jeunes en les optimisant.</p><p></p><p>Notre approche est volontariste&nbsp;: nous avons le devoir de répondre à l’attente des jeunes en finançant un nombre plus important de logements adaptés à leurs besoins (15&nbsp;000 par an) et en augmentant le nombre de logements qui leur sont attribués dans le parc existant (de 27&nbsp;000 en 2009 à 35&nbsp;000 par an en 2014). </p><p></p><span>Cet accord est une étape supplémentaire pour permettre de redonner aux jeunes d’accéder plus facilement à un emploi.&nbsp;»</span>]]></description>
			Emploi des jeunes
			
			<pubDate>1304088840</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Assemblée générale 2010 : réélection de Laurence Parisot</title>
			<link>http://www.medef.com/nc/medef-corporate/salle-de-presse/communiques-de-presse/communiques-de-presse/article/assemblee-generale-2010-reelection-de-laurence-parisot.html</link>
			<description> <![CDATA[<p><span>Chers Amis, </span></p><p><span>Nous nous connaissons bien. Depuis cinq ans que nous traversons ensemble l’une des périodes les plus passionnantes mais aussi les plus difficiles que les chefs d’entreprise aient jamais connue, nous avons appris à nous apprécier et je crois que nous n’avons plus aucun doute sur nos qualités.</span></p><p><span><br />Nous savons que nous sommes courageux ; que nous sommes capables de nous remettre en question et d’affronter des situations totalement nouvelles ; nous savons que, quelle que soit la taille de notre entreprise, nous pouvons aller au bout du monde pour conquérir de nouveaux marchés et ainsi porter haut les couleurs de la France ; nous savons que notre exigence de transparence et d’éthique a fait de nous l’un des patronats les plus modernes ; nous savons que notre volonté d’efficacité a imprimé la vie sociale de notre pays, et je fais ici référence aux vingt-et-un accords que nous avons signés depuis 2005 ; nous savons que notre préoccupation sociétale a été une innovation majeure de ces dernières années, et ô combien fructueuse dans la lutte contre les discriminations comme dans notre engagement en faveur du développement durable et de la biodiversité. </span></p><p><br />Nous savons que nous sommes maintenant -très légitimement et très indubitablement- des acteurs majeurs de la vie publique, que nous avons imposé avec succès le débat économique dans l’élection présidentielle de 2007, et nous sommes bien décidés à recommencer en 2012, pour que ni l’économie ni l'entreprise ne soient jamais traitées autrement qu’à leur juste place, c’est-à-dire à la première place.</p><p><br />Nous connaissons aussi notre résistance et notre combativité. Nous ne sommes pas des belliqueux, mais néanmoins, si nous devons nous battre pied à pied, nous répondons présent, et mille fois, nous avons prouvé que nous&nbsp;pouvions en découdre s’il le fallait.</p><p><br />Dans les années 50, l’institut de sondages Gallup avait inventé un slogan révolutionnaire : helping people to be heard. Aider les gens à se faire entendre. A cette exigence démocratique qui nous semble aujourd’hui élémentaire, ajoutons-en une autre : aider le business à se faire entendre !</p><p></p><p><br />Je reviens de Toronto. Les gouvernements, les institutions internationales ou supra nationales, les décideurs économiques sont amenés pour la première fois dans l’Histoire à prendre des décisions ensemble. </p><p>Tout a changé. Les moyens d’information, de communication et d’action dont le monde moderne dispose –on ne l’a peut-être pas assez remarqué- renouvellent les liens des acteurs entre eux et transforment ainsi notre vie politique. </p><p>Notre planète est devenue une immense caisse de résonnance où plus aucun bruit ne reste isolé&nbsp;ou mineur. </p><p>Le règne du numérique -lui-même très largement encore zone de non-droit-&nbsp; vient perturber la démocratie politique et la démocratie sociale.</p><p>La vitesse des changements -même structurels- est aujourd’hui fulgurante.</p><p><br />Entre tous les avenirs possibles, le choix du monde dont on veut est devenu un choix collectif, un choix transparent, un choix planétaire, un choix qui s’avèrera peut-être au bout du compte consensuel, mais qui aura d’abord été un choix de critères publiquement débattus où nous, entrepreneurs de France, devrons porter notre voix le plus haut possible.</p><p></p><p></p><p><br />1°) Nous nous devons de dire premièrement que la crise n’est pas terminée.</p><p>Cette crise que depuis le début, on compare par la violence, l’ampleur et l’intensité à celle de 1929, et du coup par l’incertitude incroyable qu’elle crée, cette crise pourrait bien continuer ses ravages, et ce serait alors ses retombées qu’il conviendrait combattre : des retombées comme autrefois nationalistes, protectionnistes, populistes, qu’on voit poindre ici ou là, et qui –si elles se confirmaient- ne pourraient qu’affaiblir notre démocratie et entraver gravement l’économie de marché et la liberté d’entreprendre.</p><p>Soyons donc vigilants contre toutes les démagogies, en particulier celles qui tentent de nous atteindre, et puisque nous avons une parole forte en matière de politique économique et sociale, mettons immédiatement et sans réserve toute notre énergie à promouvoir la lutte contre le chômage, et contre les déficits publics et la dette : car s’ils perduraient, ils nous conduiraient inévitablement à un appauvrissement collectif, lui-même grand pourvoyeur du populisme, et la spirale négative risquerait alors de s’enclencher.</p><p><br />2°) Nous nous devons deuxièmement de dire que la solution à la crise existe. Elle passe par l’entreprise, par les entreprises, et par l’esprit d’entreprise. Et c’est pour cela que notre rassemblement aujourd’hui est si important. C'est pour dire que la solution existe, qu'elle passe par l’entreprise et l’entreprise c’est nous tous !</p><p><br />Ne nous laissons pas abuser par le schéma simpliste selon lequel il faudrait adopter soit une politique de relance soit une politique d’austérité car la gestion rigoureuse comme l’ambition de croissance sont également nécessaires et souhaitables. </p><p>Le choix devant lequel notre pays se trouve est tout autre : non pas relance ou austérité, mais compétitivité ou marasme. </p><p>Nous exigerons une politique qui encourage la création des richesses et permette aux entreprises d’être compétitives, tirant ainsi vers le haut toute la société ! </p><p><br />Il y a dans notre pays une tradition idéaliste qui nous a valu une très grande gloire de par les siècles et de par le monde, mais qui souvent nous affaiblit face à l’empirisme et au pragmatisme anglo-saxons ou asiatiques. </p><p>Certains mensonges ou certaines vues de l’esprit ont plus de prise sur nos compatriotes que nulle part ailleurs. Les 35 heures furent de cette sorte. Comment certains ont-ils pu croire que ce qui se faisait difficilement en trente neuf heures se ferait aisément en 35 ? Comment certains ont-ils pu imaginer qu’avec un handicap si brutal de temps en moins, nous ferions aussi bien, voire mieux que nos voisins européens pour ne parler que d’eux ? La réforme de la réforme des 35 heures n’est pas achevée. Nous ne cesserons pas de faire des propositions pour corriger définitivement ce système abracadabrant.</p><p>Autre erreur ou autre mensonge de la même farine : les retraites. Il a plu à certains de nos compatriotes de croire pendant plus de trente ans que nous saurions défier les lois de la démographie.</p><p>Nous Medef devons sans relâche avertir, prévenir,&nbsp;anticiper, empêcher que notre pays aille dans le mur. </p><p>Nous avons initié l’indispensable réforme des retraites, nous allons désormais&nbsp;l’accompagner. </p><p>Nous allons de la même façon initier et accompagner la toute aussi indispensable réforme de l’assurance maladie et de son financement.</p><p>Et nous allons soutenir la nécessaire réduction des dépenses publiques et l’inversion de la tendance de la dette – pour que surtout, on n’atteigne jamais les 100 % de PIB comme les chiffres actuels le laissent entendre&nbsp;!</p><p><br />Car si c’était le cas, nos entreprises seraient sollicitées pour combler les trous, et alors…adieu la compétitivité !</p><p></p><p></p><p></p><p></p><p></p><p></p><p>Par quelque bout qu’on la prenne, la compétitivité de nos entreprises sera le maître mot de notre projet.</p><p><br />Qu’on aborde la compétitivité à partir de l’école, car la France ne restera pas longtemps concurrentielle si plus de 20% de ses adolescents continuent de ne pas&nbsp;maîtriser le français élémentaire en classe de troisième, et savent à peine lire à 15 ans…</p><p>Ou qu’on pense la compétitivité via le refus de toujours nouveaux fardeaux fiscaux et sociaux, ou de toujours nouvelles complications réglementaires…</p><p>Ou qu’on prenne plutôt l’enjeu de la compétitivité en voulant moduler une disposition&nbsp; qui ne pourrait sans dommage peser de la même façon sur un grand groupe, une ETI, une PME, une TPE…</p><p>Ou qu’encore, on voie la compétitivité comme le fruit de négociations réussies entre partenaires sociaux, c’est toujours le maître mot de notre projet, c’est toujours de la même chose qu’on parle : de la compétitivité. C’est-à-dire de la bonne santé de nos entreprises, de la bonne santé que l'on souhaite à notre économie, à notre pays !</p><p>Du légitime désir de gagner -et de gagner haut la main quand on propose la meilleure offre ! </p><p>De la nécessaire égalité des chances entre entreprises de pays différents : de l'égalité des chances économiques, sociales et juridiques, que les gouvernements doivent rougir de ne pas assurer ! </p><p>Ce serait là ce que les Anglais appellent une ‘fair competition’, et que nous ferions bien de traduire au plus vite pour exiger une ‘compétition équitable’ ! </p><p>Cette exigence, ensemble nous la dirons et nous la redirons inlassablement !</p><p><span>Car tel est bien le projet que je vous propose&nbsp;: une ‘<i>compétition équitable’</i>. </span></p><p><span>Une&nbsp;compétition équitable&nbsp;qui reconnait<span>&nbsp;</span>explicitement que le respect de l’Homme est au coeur de l’entreprise, que le respect de l’Homme est le cœur de l’entreprise, et une compétition qui ne crée pas d'injustice entre les générations faute d'avoir pris soin de leur environnement.</span></p><p><span>Et si vous en êtes d’accord, nous allons configurer le Medef dans cet objectif,&nbsp;de façon qu’il soit à la fois local et global, présent dans nos territoires, présent à Paris, présent dans les instances mondiales, à Bruxelles et partout où se décide, autant qu’à l’Assemblée Nationale ou au Sénat, la vie et l’avenir de nos entreprises et de nos marchés. </span></p><p></p><p><span>Nous Medef avons ce projet à porter. </span></p><p><span>Inlassablement nous nous battrons pour la compétitivité de nos entreprises, nous dirons et redirons que nous exigeons une compétition équitable. </span></p><p><span>Nous dirons et redirons que se battre pour l’entreprise, c’est tout à la fois se battre pour la vie, pour la survie, pour le bien vivre, pour le profit, pour les hommes, pour l’emploi, pour la consommation, pour l’offre, pour l’esprit créatif, pour la nation, pour le particulier et pour le collectif. </span></p><p><span><br style="PAGE-BREAK-BEFORE: always" clear="all" /></span></p><p></p><p><span>Inlassablement nous dirons et redirons que nous n’entrons pas une seconde dans la délectation morose selon laquelle le chef d’entreprise ne serait pas aimé en France&nbsp;: songez aux larmes que versèrent les employés de Michelin le jour où ils apprirent, en même temps que la France consternée, la mort accidentelle d’un de nos plus grands capitaines d’industrie, Edouard Michelin.</span></p><p></p><p><span>Inlassablement nous dirons et redirons que l’entreprise, c’est le nerf de la guerre, que c’est le lieu privilégié, pour ne pas dire unique, de la création de richesses, qu’un pays doit prendre soin de ses entreprises comme de son plus beau joyau. </span></p><p><span>Inlassablement nous dirons et redirons qu’il ne faudrait pas tuer la poule aux œufs d’or, nous accabler de charges ou nous faire toujours des procès d’intention, ni inciter nos jeunes talents à aller s’installer ailleurs.</span></p><p></p><p><span>Car il faut sortir de la crise, et c’est nous, entrepreneurs, et nous seuls qui sommes et serons les vecteurs de la solution.</span></p><p><span>Le monde entier a maintenant compris, à travers des approches au fond plus cohérentes qu’on aurait pu le croire à première vue -et je citerais pêle-mêle le bon million de TPE françaises, le micro crédit, le SME Financial Challenge du G20, la PME Attitude&nbsp;et même les formes toutes nouvelles et&nbsp;récentes de relocalisations- quel gisement de<span>&nbsp; </span>richesses futures de tous ordres représentent partout les très petites entreprises, des gisements en termes d’invention, de profit, de modèle social, de lien, de cohésion, d’espoir. </span></p><p><span>Sans oublier qu’un passé de petite entreprise est souvent présent dans la mémoire des plus grands groupes pour leur insuffler valeurs, culture, identité, courage, sens, direction dans tous les sens du mot.</span></p><p><span>Eh bien mes amis, je vous le demande, quel est le secret de ces toutes petites entreprises reconnues si prometteuses&nbsp;? Il y en a plus d’un, me direz-vous, et c’est vrai. Mais il y en a un qui associé à tous les autres, ou résultant de tous les autres, m’apparaît comme la véritable clé de l’avenir.</span></p><p><span>Outre que ces toutes petites entreprises réconcilient chacun avec l’entreprise, </span><span>outre qu’on ne s’y demande pas quel est le sens de la valeur travail tant le travail et l’amour du travail y occupent une place éminente, </span><span>outre qu’on y comprend aisément que la compétitivité passe par le respect de l’homme et réciproquement, </span><span>outre tout cela qui atteste déjà&nbsp;une force,&nbsp;une intelligence, une modernité,&nbsp;une perspicacité remarquables, </span><span>le véritable secret des toutes petites entreprises, et la raison pour laquelle on se penche sur elles avec tant d’attention, c’est l’esprit d’entreprise.</span></p><p><span>Dans les toutes petites entreprises, l’esprit d’entreprise porteur d’avenir se trouve comme à l’état pur et chacun le reconnaît aisément. </span></p><p><span>Et&nbsp;dans toutes les autres entreprises, il est également là, il est également à l’œuvre, audacieux, créatif, indomptable, ouvrant la voie encore inimaginable peu de temps avant, nous indiquant de nouvelles pistes, frayant des chemins insoupçonnés et nous délivrant finalement le fil d’Ariane qui nous conduit tous vers l’après-crise.</span></p><p></p><p><span>Nous nous connaissons bien. </span><span>Vous me connaissez bien mais je vous connais bien aussi. </span></p><p><span>Je sais que vous tous ici, vous l’avez en vous, cet esprit d’entreprise, et grâce à lui nous regardons au-delà de la crise comme par dessus un mur pour porter la voix de l’espoir, pour trouver la voie de l’espoir&nbsp;!</span></p><p><span>L'entreprise, c'est la vie, l'entreprise, c'est nous tous !</span></p>]]></description>
			Assemblée générale du MEDEF
			
			<pubDate>1277979420</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Délibération sociale sur la modernisation du dialogue social</title>
			<link>http://www.medef.com/nc/medef-corporate/salle-de-presse/communiques-de-presse/communiques-de-presse/article/deliberation-sociale-sur-la-modernisation-du-dialogue-social-1.html</link>
			<description><span>Les partenaires sociaux se sont retrouvés pour une nouvelle séance de négociation sur la modernisation du dialogue social le 26 avril 2011. </span> <![CDATA[<p><span>Au cours de cette réunion il a été dressé un relevé de discussions (adopté par la CFDT, la CFE-CGC, la CFTC et la CGT-FO pour les organisations syndicales et le MEDEF et l'UPA pour les organisations patronales), actant de plusieurs points d'accord sur la modernisation du dialogue social, portant sur les attributions des institutions représentatives du personnel au regard de la création de la valeur ajoutée et de l'affectation des résultats de l'entreprise.</span></p><p><span><a href="fileadmin/www.medef.fr/documents/Negociations/Releve_de_discussion.pdf" title="">&gt;&gt; Télécharger le relevé de discussion au format PDF</a></span></p>]]></description>
			Modernisation du dialogue social
			
			<pubDate>1303829520</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Point presse mensuel d'avril 2013</title>
			<link>http://www.medef.com/nc/medef-corporate/salle-de-presse/communiques-de-presse/communiques-de-presse/article/point-presse-mensuel-davril-2013.html</link>
			<description><p>Bonjour à tous. Nous avons une conférence de presse chargée, avec un programme dense.</p> <![CDATA[<p>Il y a plusieurs points à l’ordre du jour de cette conférence de presse, le premier point étant consacré, comme chaque année désormais à la présentation des comptes du Medef, présentation qui va être faite ensuite en Assemblée générale et c’est pourquoi j’ai demandé à Jean-Louis Schilansky de venir vous exposer les chiffres-clés et les éléments-clés de notre compte 2012 et du compte de bilan du Medef. Vous pourrez ensuite bien sûr poser des questions plus précises à la fin de la conférence de presse à Jean-Louis Schilansky, notre Vice-président Trésorier.</p> <p>Ensuite, j’aborderai un certain nombre de sujets essentiels dans l’actualité économique et sociale de notre pays, notamment sur l’entrepreneuriat, la fiscalité, la compétitivité, la transposition de l’ANI du 11 janvier 2013. Et puis, je vous ferai une présentation d’un outil, je crois essentiel, que le Medef a mis au point, outil qui concerne la formation et qui sera peut-être du coup un instrument de travail pour la prochaine conférence sociale qui se tiendra en juin ou en juillet cette année. </p> <p>Donc, j’ai présenté le sommaire de notre conférence de presse, et je vais commencer par le premier point en introduisant Jean-Louis&nbsp;; si tu veux bien me rejoindre.</p> <p><b><i><span>Jean-Louis Schilansky</span></i></b></p> <p><i>Bonjour à tous. D’abord, je vais être assez bref sur, effectivement, les comptes du Medef qui n’appellent pas de commentaires très particuliers. On vous remettra à la fin de la séance une série de documents, notamment un rapport de gestion et un rapport d’activité. Vous trouverez dans ce rapport de gestion beaucoup d’informations sur, effectivement, le compte de résultat et le bilan du Medef. Et si vous le souhaitez, on pourra en reparler à cette occasion où à une autre.</i></p> <p><i>Les comptes du Medef cette année font apparaître un résultat positif de 300&nbsp;000 euros, ce qui est une bonne nouvelle. Certains d’entre vous avaient noté l’année dernière que nous avions eu une perte de 30&nbsp;000 euros, qui était due à des frais exceptionnels que nous avions engagés pour le B20 qui était lié au G20 à la fin de l’année 2011. En 2012, nous n’avons pas eu de frais exceptionnels et donc, vous verrez dans le document que nous vous remettrons que les dépenses sont pratiquement stables par rapport à celles de l’année précédente. Donc, on a eu des dépenses stables par rapport à l’année précédente, et au contraire, on a eu des cotisations en hausse, et ça c’est le fait qu’il faut remarquer&nbsp;: nous avons eu pratiquement 350&nbsp;000 euros de plus de cotisations que l’année précédente.</i></p> <p><i>Deux effets au niveau des cotisations&nbsp;: d’une part l’effet année pleine de fédérations ou d’organisations qui nous avaient rejoint l’année précédente, notamment l’organisation des commissaires aux comptes et également une fédération de production de cinéma et cela&nbsp; a eu un effet positif sur les cotisations. Et puis, d’autre part, des régularisations sur les années précédentes au niveau des cotisations. Vous vous souvenez que nous avons un système que nous avons changé en 2010 et qui a été mis en place en 2011. Donc, 2012, on a eu l’effet année pleine de ce nouveau système. Bref, les cotisations en hausse, des dépenses constantes, on a sorti un résultat positif de 300&nbsp;000 euros, et c’est une bonne nouvelle pour le Medef. Cela consolide nos positions financières et cela montre que nous avons une organisation et une structure financière particulièrement robuste et qui est prête à affronter éventuellement des problèmes si un jour il devait y en avoir.</i></p> <p><i>En tous les cas, c’est ça le message principal. </i></p> <p><i>Vous verrez, dans le document que nous vous remettrons, de très nombreux détails sur la structure de ce compte de résultat, aussi bien au niveau des recettes que des dépenses, nous sommes, en matière de finances, complètement transparents et vous trouverez de nombreuses informations là-dedans et également beaucoup de rigueur dans la gestion des comptes du Medef, un très grand suivi, à la fois des dépenses, je viens de vous en parler et également des effets positifs au niveau des cotisations.</i></p> <p><i>J’en termine avec le bilan. Ca, c’était le compte de résultat. Le compte de bilan, nous avons un total de bilan, vous le verrez, de l’ordre de 74 millions d’euros, ce qui est solide de nouveau, très solide. Avec deux éléments principaux dans notre compte de bilan&nbsp;: d’une part l’immeuble ici, l’immeuble Bosquet qui appartient au Medef, et puis d’autre part une trésorerie que nous plaçons sans risque d’ailleurs, et qui correspond à environ un an de cotisations du budget. Donc, si vous ajoutez la valeur de cet immeuble, la valeur comptable de cet immeuble et l’année de cotisations, vous arrivez au bilan de 74 millions d’euros dont je viens de vous parler. </i></p> <p><i>Le message est simple&nbsp;: c’est une très grande rigueur de gestion, des cotisations positives, et une très grande solidité de structure financière de cette organisation. </i></p> <p>Merci beaucoup Jean-Louis.</p> <p>Donc, si vous le souhaitez, après le point que je vais vous faire sur différents sujets importants, vous pourrez poser des questions et Jean-Louis sera bien sûr à votre disposition, mais évidemment, j’ajouterai pour clore cet élément financier que nous sommes tous très satisfaits de la structure de gestion du Medef, même si, comme je l’ai indiqué hier en Conseil exécutif, je pense fondamentalement qu’il serait utile pour la représentation des entreprise françaises, qu’il y ait des structures plus larges ayant des ressources plus importantes encore.</p> <p><b><i><span>Entrepreneuriat- Plus- values de cessions</span></i></b></p> <p>Alors, abordons le premier sujet important pour nous aujourd’hui. Le premier sujet important s’appelle entrepreneuriat. Voyez-vous, c’est très frappant de constater que tout le monde est pris dans un débat, une réflexion sur la transparence des patrimoines des ministres, que l’on s’emporte sur le sujet, que l’on s’intéresse plus ou moins au sujet et qu’en réalité, pendant ce temps-là, les choses vraiment importantes ne sont pas regardées, ne sont pas considérées, ne sont pas débattues et ne sont pas tout simplement prises à bras le corps comme il conviendrait de le faire. <br /> Depuis plusieurs mois déjà, se tiennent à Bercy des Assises de l’entrepreneuriat. S’y disent des choses essentielles pour l’avenir de l’économie de notre pays. Par définition essentielles puisque l’entrepreneur, c’est le ressort de l’économie. Et c’est par l’entrepreneur qu’une économie peut prendre son essor. Aujourd’hui, nous sommes confrontés à une absence de croissance, en clair nous sommes en récession. Or, nous savons tous que la seule voie, la seule issue possible pour retrouver non pas une croissance lente, ce qui a été la caractéristique de la croissance française ces dernières années, mais une croissance soutenue, cela passe par l’entrepreneuriat. Nous voudrions donc que les Assises de l’entrepreneuriat soient mises en haut de l’agenda du gouvernement. Nous souhaitons qu’un certain nombre de propositions qui ont été formulées par le Medef tout au long de ces Assises soient sérieusement prises en compte. La première d’entre elles concerne la fiscalité sur les plus-values de cessions d’actions. Et nous vous distribuerons à la fin de cette conférence de presse notre proposition précise de révision de la fiscalité des plus-values. Je voudrais simplement vous dire en un mot que cette proposition permettrait de rendre le barème à la fois simple et également de le rapprocher de la moyenne européenne. Avec le mécanisme que nous proposons, qui permettrait un abattement progressif suivant la durée de détention des actions, nous estimons que,&nbsp; au bout de six ans de détention d’actions, nous aurions un taux sur la cession d’actions, de fiscalité sur la cession d’actions, équivalente à la moyenne européenne, c’est-à-dire 26 %. Cette affaire n’est pas mineure, cette affaire est essentielle. A un moment où nous savons que se prépare déjà les grandes lignes du budget 2014, à la veille de la présentation par le ministre de l’Economie et des Finances des engagements de la France pour les trois prochaines années, à un moment où l’on sait que notre dette continue à filer à une vitesse terrifiante puisque la tendance actuelle nous conduit à pratiquement 100 % de dette sur PIB en 2015, il faut que le gouvernement, la majorité et tant qu’à faire l’opposition aussi, comprenne qu’il n’y aura pas de retour possible à la croissance et donc à la création de richesses, et donc à des assiettes fiscales significatives si un signal clair, fort, dépourvu d’ambiguïté, n’est pas donné aux entrepreneurs.&nbsp; Ce signal passe par une révision drastique de la fiscalité sur les plus-values de cessions d’actions.</p><p><img src="fileadmin/user_upload/www.medef-corporate.fr/document/Images_TEC/1.jpg" height="285" width="380" alt="" /></p><p><b><i><span>Amnistie sociale</span></i></b></p> <p>Il y a d’autres éléments qu’il convient d’ajouter pour donner envie aux entrepreneurs. Je voudrais parler d’un sujet qui va venir en discussion très prochainement,&nbsp; le 24 avril, à la commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale. Le 24 avril va être discuté au sein de cette commission la proposition de loi votée par le Sénat qui a choisi d’amnistier des actes condamnés, des actes perpétrés par des syndicalistes et qui ont fait l’objet par les tribunaux de condamnations claires. Cette amnistie sociale est pour nous inacceptable, choquante, incompréhensible. A un moment où le mot que tout le monde a dans la bouche, répète sans cesse, exemplarité, je ne vous pas où est l’exemplarité dans cette proposition d’amnistie sociale. A un moment où tout le monde veut rappeler des valeurs essentielles, comme celle de l’égalité devant la loi, je ne vois pas comment peut-on justifier cette amnistie sociale. </p> <p>Les entrepreneurs de toutes générations, de tous secteurs de notre pays attendent des signaux très clairs sur ces deux questions de la part du gouvernement&nbsp;: la fiscalité des plus-values, le rejet de l’amnistie sociale.</p> <p><b><i><span>Compétitivité – taux de marge</span></i></b></p> <p>Bien sûr, ceci ne serait non plus suffire. Je voudrais aborder, à partir de là, je passe de l’entrepreneuriat à la question plus globale de la compétitivité. Nous avons, et nous en sommes très satisfaits, installé depuis maintenant plusieurs années, au moins deux ans, la question de la compétitivité au cœur de tous les débats. Le gouvernement a, à la fin de l’année 2012, lancé un Pacte de compétitivité. C’était plus que nécessaire tellement nous avons un genou à terre. Le gouvernement a, dans cette perspective, installé le crédit d’impôt compétitivité emploi. Nous avons salué le crédit d’impôt compétitivité emploi et nous continuons à le saluer. C’est un outil pertinent, c’est un outil simple, c’est un outil qui va aider de nombreuses TPE, PME et ETI à passer le cap très difficile auquel elles sont confrontées aujourd’hui. Et d’autres idées contenues dans le Pacte de compétitivité sont bonnes. Mais ceci ne pourrait être considéré que comme une première étape. Car la situation continue à se dégrader. Je voudrais vous montrer ce graphique qui est effrayant&nbsp;: cela fait des années depuis que nous faisons des conférences de presse ensemble si vous me permettez de le dire ainsi, que j’attire votre attention sur la chute des marges des entreprises françaises. Vous voyez les derniers chiffres officiels que nous avons recueillis, qui montrent la poursuite de la dégradation du taux de marge, y compris sur l’année 2012, avec des chiffres encore plus effrayants et une courbe affolante pour le secteur industriel. Et nous finissons à un taux de marge 2012 dans l’industrie à 21 %. Ce taux de marge étant calculé comme étant l’excédent brut d’exploitation sur la valeur ajoutée. Je vous rappelle que la référence, la comparaison qui nous permet d’évaluer ce que veut dire ce 27,9 ou ce 21 se fait avec l’Allemagne. L’Allemagne qui, suivant les années, oscille entre 38 et 40 de taux de marge par rapport à la valeur ajoutée. Cette dégradation continue du taux de marge des entreprises, nous le voyons au quotidien. Il n’y a pas un secteur vraiment qui y échappe. Mais il y a des secteurs qui sont beaucoup plus gravement touchés que d’autres. En ce moment, le secteur du bâtiment est très atteint par exemple. Là, je mets l’accent sur l’industrie, on voit la chute très claire sur l’année 2012, le niveau très bas de marge, mais toutes les remontées directes que nous avons-nous laissent entendre que le secteur du service, depuis le début de cette année, est particulièrement touché. J’insiste&nbsp;: si le secteur des services est particulièrement touché dans la dégradation de sa marge, l’impact prévisible à court et moyen terme sur l’emploi peut être dramatique. N’oubliez jamais que deux tiers des emplois dépend du secteur des services.</p><p><img src="fileadmin/user_upload/www.medef-corporate.fr/document/Images_TEC/2.jpg" height="285" width="380" alt="" /></p> <p>Et donc, que faut-il faire&nbsp;? Il faut que le gouvernement avance avec force dans la mise en œuvre du Pacte de compétitivité d’une part et dans la poursuite de ce pacte, il faut préparer l’acte II du Pacte de compétitivité. Qu’est-ce que cela peut être l’acte II du Pacte de Compétitivité&nbsp;? </p> <p>Premièrement, intégrer que les prélèvements obligatoires sur les entreprises, leur niveau, leur poids, sont le premier facteur explicatif de cette dégradation. Ce qui veut dire que dans la préparation du Budget 2014, ou dans la stratégie budgétaire des trois prochaines années, il doit y avoir également une stratégie des prélèvements obligatoires. Les prélèvements obligatoires, ce n’est pas une addition de différents taux, une addition de différentes taxes, une addition avec des signes plus ou des signes moins de différentes niches fiscales. Les prélèvements obligatoires doivent être considérés comme une stratégie. Je demande donc au gouvernement deux choses&nbsp;: un, de distinguer ce qui n’est jamais fait, – ce n’est pas fait par ce gouvernement, cela ne l’était pas plus par les gouvernements précédents – , de distinguer les prélèvements obligatoires sur les ménages et les prélèvements obligatoires sur les entreprises. Et deux, de préciser le contenu de sa stratégie sur les prélèvements obligatoires sur les entreprises. Le contenu, la nature, la philosophie. Ca, c’est le premier élément de cet acte II sur le Pacte de compétitivité.</p> <p>Le deuxième élément sur le Pacte de compétitivité&nbsp;: il ne peut pas y avoir d’ambition de compétitivité, je dirais même il ne peut pas y avoir d’espérance de compétitivité si on ne traite pas la question de l’énergie dans le cadre de l’enjeu de compétitivité. Si la question du mix énergétique, de la transition énergétique n’est regardée que sous l’angle des choix, des innovations pour être un peu plus orientée développement durable, alors on commettra des erreurs. Alors on s’empêchera de retrouver les éléments pour une croissance plus forte et pérenne.</p> <p>C’est pourquoi le 24 avril – je note que c’est le même jour que la réunion de la commission des Affaires sociales sur l’amnistie sociale – nous organiserons une conférence de presse avec Jean-Pierre Clamadieu notamment et Jean-Louis Schilansky sur la question énergétique. Et évidemment à cette occasion nous remettrons en débat,&nbsp; mais d’une manière précise, le dossier de l’exploration des gaz de schiste. C’est le deuxième élément dans un acte II du Pacte de compétitivité.</p> <p>Il y a encore deux autres éléments qui sont très liés. </p> <p><b><i><span>Financement de la protection sociale</span></i></b></p> <p>Le troisième, c’est le financement de la protection sociale, son redéploiement, sa réforme, je dirais sa restructuration. On ne peut pas rester en France avec les modalités actuelles du financement de la protection sociale. Tout le monde le sait. Il convient donc de faire une grande mise à plat et de faire des arbitrages. Il y aura des choses certainement à supprimer, peut-être d’autres à inventer et surtout beaucoup à redéployer. </p> <p>Evidemment, à cette occasion, se posera la question des retraites parce qu’on ne peut pas penser le refinancement ou plutôt de nouvelles modalités de financement de la protection sociale sans penser les réformes structurelles dont nous avons besoin. </p> <p><i><span><b>Retraites</b></span></i></p> <p>Sur la question des retraites je suis très inquiète des informations qui circulent ici ou là. Je n’en connais pas évidemment la dimension officielle, réelle, mais il est très clair qu’il n’est pas question pour nous d’accepter la moindre hausse de cotisations, que ce soit d’ailleurs une cotisation employeur ou une cotisation salarié. Et c’est également une vue de l’esprit, une illusion pour ne pas dire une tromperie à l’égard de tous les Français, que de considérer que la solution passera par une baisse des pensions via une désindexation. </p> <p><i><span><b>Assurance maladie et assurance chômage </b></span></i></p> <p>Penser le redéploiement du financement de la protection sociale et les réformes structurelles qui vont avec ne peut pas s’arrêter à la question des retraites, il faut aborder la question de l’assurance maladie dont personne ne parle jamais et, bien sûr, préparer également la refonte de l’assurance chômage. De ce point de vue-là, je voudrai, vous dire que j’ai demandé à Benoît Roger-Vasselin de superviser le comité qui va, avec les organisations syndicales, très rapidement, commencer , je dirais, délibérer et préparer la négociation qui, de toute façon, devra être conclue d’ici la fin de l’année.</p> <p><b><i><span>Respect du dialogue social – Transposition de l’accord du 11 janvier</span></i></b></p> <p>Le dernier élément lié à la compétitivité est très corrélé au point que je viens d’évoquer sur le redéploiement du financement de la protection sociale et des réformes structurelles qui doivent aller avec, c’est le respect du dialogue social. </p> <p>Je ne peux pas m’empêcher d’insister sur ce point. Ce qui me permet aussi de faire la transition avec la transposition de l’accord du 11 janvier. C’est peut-être quelque chose de très important qui est en train de se jouer aujourd’hui dans notre pays. Là encore, on a vraiment des projecteurs exclusivement concentrés, dirigés vers des choses tout à fait négatives et même épouvantables. Mais essayons de voir ce qu’il y a de positif. Pour le moment, nous ne pouvons pas émettre de jugement définitif sur la transposition de l’accord et nous ne le ferons qu’à l’issue du vote final quand le texte sera passé par le Sénat et reviendra à l’Assemblée nationale. Mais, néanmoins, notons que non seulement nous avons signé un accord majeur le 11 janvier, mais en plus cet accord a été signé par trois organisations syndicales dont nous savons maintenant qu’elles sont majoritaires chez les salariés. Et pour le moment, le texte est respecté dans son contenu et dans son équilibre global. Ce qui veut bien dire que c’est par le dialogue social que notre pays est capable d’avancer, de se transformer et de se réformer. Il y a pourtant encore beaucoup de choses à faire. </p> <p><b><i><span>TEC – Observatoire Tendance Emploi Compétence</span></i></b></p> <p>Dans les choses qui restent à faire, je vais désormais vous présenter un nouvel outil. </p> <p>Dans les choses qui restent à faire et qui pourraient permettre d’aller encore une étape plus loin sur la recherche d’une meilleure efficience du marché du travail, il y a à se poser des questions sur l’inadéquation que nous constations tous quotidiennement entre les besoins formulés par les entreprises en termes d’emplois, en termes de recrutements, en termes de compétences et la situation que vivent de nombreux demandeurs d’emplois désespérés car ils n’arrivent pas à trouver le job auquel ils aspirent.</p> <p>Cela fait des années que nous parlons de cette offre et de cette demande qui ne se rencontrent pas. Et nous nous sommes aperçus que nous manquions d’un outil statistique suffisamment vaste pour comprendre précisément où étaient les dysfonctionnements.</p> <p>Il existe bien sûr une étude annuelle intéressante publiée désormais par Pôle emploi et qui s’appelle l’étude «&nbsp;Besoin de main d’œuvre&nbsp;». Mais cette étude ne permet pas de dire très précisément&nbsp;: «&nbsp;voilà, dans tel type d’entreprise on est prêt à recruter, par exemple dans les trois mois, des personnes qui ont telle qualification, telle formation&nbsp;». Cela fait déjà un certain temps qu’avec différentes équipes au Medef, notamment Dominique Tellier, nous nous demandions comment apporter une contribution à l’ensemble des parties prenantes&nbsp;: que ce soit le gouvernement, des organismes publics comme Pôle emploi ou comme l’Unédic, et tous ceux qui veulent vraiment améliorer la situation de l’emploi dans notre pays. </p> <p>Et par conséquent nous avons, après beaucoup de travail, mis au point un observatoire que je vais vous présenter pour la première fois ce matin et des personnes seront à votre disposition pour répondre à des questions techniques si vous le souhaitez. Je voudrais surtout vous donner les grandes lignes, les principes.</p> <p>Il faut que vous sachiez qu’il s’agit d’une étude qui aurait vocation à être menée soit tous les semestres, soit tous les trimestres. Ça nous déciderons au fur et à mesure de la collecte des données pour décider quelle est la fréquence la plus pertinente. Et c’est une étude qui est menée auprès d’un panel, j’insiste, d’un panel, de près de 40.000 entreprises – ici nous parlons d’établissements parce qu’au sens statistique du terme, c’est le mot qui est approprié, cela veut dire que nous pouvons prendre la filiale d’une entreprise, l’une des filiales par exemple. A partir de ce panel de 40.000, nous avons 24.350 répondants. Cela veut dire qu’il y a 24.000 responsables des ressources humaines ou de recrutement d’entreprises qui ont accepté de répondre à des questions très précises sur les recrutements, sur les formations et sur les besoins. </p> <p>La seule chose qu’il faut savoir à ce stade, peu importe le détail, c’est que nous avons une taille tellement importante, 24.350 entreprises qui ont répondu, que nous pouvons du coup valablement, de manière totalement fiable, faire des extrapolations et vous allez comprendre l’intérêt d’avoir les extrapolations.</p><p><img src="fileadmin/user_upload/www.medef-corporate.fr/document/Images_TEC/3.jpg" height="264" width="380" alt="" /></p> <p>Voici le tableau de base, les chiffres les plus importants à partir desquels nous pouvons raisonner sur ce manque d’efficacité du marché de l’emploi&nbsp;:</p><p><img src="fileadmin/user_upload/www.medef-corporate.fr/document/Images_TEC/4.jpg" height="264" width="380" alt="" /></p> <p>Ceci concerne la première vague que nous avons faite qui a été menée au 4<sup>e</sup> trimestre 2012. Vous comprenez que 72 % des entreprises, des établissements, au cours du dernier trimestre de l’année 2012, n’ont procédé à aucun recrutement. N’ont pas cherché à embaucher, n’ont pas eu l’opportunité ou le souhait d’embaucher. </p> <p>En revanche, 28 % des entreprises françaises ont cherché à embaucher au cours du dernier trimestre, 28 %. </p> <p>Ce qui veut dire, et c’est là l’intérêt de l’outil, car nous pouvons extrapoler, cela veut dire qu’il y a eu 1&nbsp;088&nbsp;000 postes qui ont été recherchés. Comprenez bien la dimension du sujet. Nous avons un nombre de chômeurs très élevé et, en même temps, nous savons que les entreprises ont recherché 1&nbsp;088&nbsp;000 personnes. </p> <p>Si je rentre dans le détail pour me concentrer sur ce qui ne marche pas, car c’est ce qui nous intéresse, si on veut résoudre les problèmes il faut se concentrer sur les dysfonctionnements, nous constatons qu’il y a 4 % des entreprises qui ont abandonné au moins une recherche – je dis au moins une parce que certaines entreprises évidemment souhaitaient recruter deux ou trois personnes. Mais il y a eu au moins 4 % d’entreprises qui ont abandonné au moins une recherche. Ce qui veut dire, quand on l’extrapole, qu’il y a eu plus de 100 000 postes qui, finalement, se sont évaporés. Ça, c’est une des choses que nous allons creuser. Qu’est-ce qu’il s’est passé&nbsp;?</p> <p>Mais même chez les entreprises qui ont réalisé au moins une embauche – 976&nbsp;000 donc beaucoup – eh bien 7 % disent l’avoir fait avec beaucoup de difficultés. Cela veut dire qu’il y a eu&nbsp; 251&nbsp;914 postes recrutés qui ont été finalement recrutés mais à partir de situations, de process qui ont fait perdre du temps, qui ont fait hésiter et qui ont rendu l’ensemble compliqué ou difficile à gérer. En clair, si nous voulons améliorer l’efficience du marché du travail, nous devons travailler sur ces deux champs&nbsp;: sur ceux qui ont abandonné parce que c’était vraiment trop compliqué et trop dur, ou sur ceux qui ont finalement réussi mais avec beaucoup de difficultés à surmonter. C’est le premier type d’enseignement.</p> <p>Deuxième type d’enseignement, mais&nbsp; que je prends avec prudence pour le moment parce que c’est la première vague, nous avons mesuré également les intentions d’embauches pour le premier trimestre 2013, ces intentions étaient en très net recul par rapport à ce qui a été la réalité du dernier trimestre 2012 puisque seulement 17 % des établissements ont dit vouloir embaucher, ce qui représentait 565&nbsp;000 personnes, ce qui est très en-dessous évidemment de la réalité du dernier trimestre. </p> <p>Cela ne veut pas dire que ces entreprises ne vont pas finalement aller plus loin ou que d’autres entreprises ne vont pas s’ajouter dans les chiffres du premier trimestre 2013, c’est ce que nous verrons à l’issue de la deuxième vague.</p> <p>Pourquoi c’est intéressant de travailler là-dessus&nbsp;?</p><p><img src="fileadmin/user_upload/www.medef-corporate.fr/document/Images_TEC/5.jpg" height="264" width="380" alt="" /></p> <p>Ce qu’il faut comprendre, c’est que parmi les entreprises qui ont eu des difficultés à embaucher – 7% des entreprises ont embauché avec des difficultés –, on voit qu’elles ont pour une proportion significative d’entre elles du coup cherché à mettre en place des solutions pour recruter. </p> <p>Quelles solutions ont-elles mises en place&nbsp;? D’abord de la formation. Soit de la formation par accompagnement, parrainage, etc. soit même la mise en place d’une formation externe. Ce sont les principes qui sont les plus utilisés. Eventuellement du coup on utilise aussi des contrats courts. Ou des contrats en alternance. </p> <p>Mais si je me concentre juste sur ce point, vous voyez l’importance de la formation, un des lieux où celle-ci est clef, c’est-à-dire au moment du recrutement. On ne peut pas séparer la réflexion globale sur la formation de la question de l’embauche et du recrutement.</p> <p>Quelques éléments aussi sur ceux qui ont abandonné le recrutement.</p><p><img src="fileadmin/user_upload/www.medef-corporate.fr/document/Images_TEC/6.jpg" height="264" width="380" alt="" /></p> <p>Il faut bien comprendre qu’une majorité de ceux qui ont abandonné le recrutement l’ont fait pour des raisons qui ne sont pas conjoncturelles. Donc c’est à sortir de la situation économique difficile, certains l’ont fait et cela concerne 35 000 postes, mais pour la plupart des postes ce n’est pas ça&nbsp;; pour la plupart des postes ce qu’il n’allait pas c’est la difficulté à trouver les compétences attendues pour 53 000. C’est considérable. C’est considérable et on voit bien que, là aussi, il y a des marges de progressions significatives à réaliser.</p> <p>Je continue.</p><p><img src="fileadmin/user_upload/www.medef-corporate.fr/document/Images_TEC/7.jpg" height="264" width="380" alt="" /></p> <p>Pour beaucoup de ceux qui ont eu des difficultés de recrutement la plupart des difficultés sont liées au candidat lui-même. Soit parce que le savoir technique, métier, savoir-faire d’une manière générale n’était pas là (22 % des cas, et cela concerne 236 000 postes), soit parce, et ça concerne 182 000 postes, soit parce que, et cela concerne moins, le nombre est très impressionnant&nbsp;: 182&nbsp;000 postes, soit parce qu’il y avait des enjeux de savoir-être. Le savoir-faire est majeur, mais le savoir-être est également significatif.</p><p><img src="fileadmin/user_upload/www.medef-corporate.fr/document/Images_TEC/8.jpg" height="264" width="380" alt="" /></p> <p>Au total voilà quelques chiffres clefs&nbsp;: il y a eu 976&nbsp;000 embauchent réalisées, 112&nbsp;000 postes qui n’ont pas été pourvus et qui auraient pu être pourvus. 112&nbsp;000 c’est incroyable&nbsp;! 112&nbsp;000 personnes&nbsp;! Et une annonce de 565&nbsp;000 postes pour les 3 prochains mois. </p> <p>Très rapidement, quels sont les métiers les plus recherchés&nbsp;?</p><p><img src="fileadmin/user_upload/www.medef-corporate.fr/document/Images_TEC/9.jpg" height="264" width="380" alt="" /></p> <p>J’ai insisté tout-à-l’heure sur ce qui se passait dans le secteur du service. Il faut à la fois vouloir la ré -industrialisation de notre pays, il faut à la fois souhaiter une industrie très moderne, très performante mais il faut aussi penser service. Regardez quels sont les métiers qui sont les plus recherchés aujourd’hui&nbsp;: cuisinier. Je ne sais pas si c’est un effet de ‘Master-chef’, cuisinier 71&nbsp;000 postes. Agent de maîtrise dans l’hôtellerie et la restauration, 61&nbsp;000 postes. Caissier, employé de libre-service, 54&nbsp;000 postes. Jusqu’à vendeur, là vous avez les cinq postes les plus recherchés. Vous avez là les, si je ne me trompe pas les cinq postes les moins recherchés. Mais vous aurez, dans les documents qui vous seront remis par Anton, tout le détail d’une manière très précise.</p> <p>Je voudrais terminer en vous montrant encore deux choses. Parce qu’on pourrait y passer la journée sur cette étude. Non, une seule chose en fait. Je voudrais vous dire qu’avec ce type d’outil, nous allons pouvoir des approches métiers très précises. Si on regarde par exemple une approche dans le métier du bâtiment.</p><p><img src="fileadmin/user_upload/www.medef-corporate.fr/document/Images_TEC/10.jpg" height="264" width="380" alt="" /></p> <p>Vous avez ici, ce que nous avons appelé «&nbsp;la fiche métier&nbsp;», qui vous donne très exactement la situation en termes de besoins ou de dysfonctionnements dans le secteur du bâtiment. Nous savons que sur le dernier trimestre 2012, le bâtiment, dans le gros et le second œuvre, a recherché 8 664 postes d’ouvriers qualifiés. Dans le béton, l’extraction, ou les travaux publics en général. Nous pouvons dire grâce à cet outil où ces postes ont été recherchés. Principalement en Ile-de-France, en Pays-de-Loire, en Bourgogne, en Midi-Pyrénées. Donc nous avons une possibilité de localisation très précise. Nous pouvons dire, à partir du nombre de postes recherchés, les embauches qui ont été réalisées. Celles qui ont été réalisées sans difficultés et celles qui ont été réalisées avec difficultés et nous sommes en mesure d’identifier les raisons de ces difficultés. C’est en général des raisons liées à la connaissance technique, à des problématiques de polyvalence, d’expérience mais aussi comme je vous l’ai dit tout à l’heure des caractéristiques liées au manque d’esprit, de comportement, d’esprit d’entreprise, de compréhension, voilà ce que je cherchais, sur ce qu’est la vie en entreprise. Et nous avons identifié les solutions qui ont été mis en place&nbsp; et qui ont été efficaces. Au total, nous identifions les postes non-pourvus et très précisément les postes non-pourvus pour des raisons non conjoncturelles. Donc si nous sommes dans du non-conjoncturelle, cela veut dire très clairement &nbsp;qu’il n’est pas normal que ces postes n’aient pas été pourvus. C’est pénalisant pour l’entreprise, c’est douloureux pour le salarié, pour le candidat. Cela, ce type de fiche, nous allons être en mesure de le faire trimestre par trimestre ou semestre par semestre pour tous les métiers possibles. </p> <p>Là vous avez la même chose sur l’informatique, je ne sais ce que vous pouvez nous montrer d’autre&nbsp;: café-hôtellerie-restauration et puis c’est tout. Une encore&nbsp;: aide à domicile, beaucoup de besoins, vous le savez c’est considérable et c’est quelque chose qu’on devrait valoriser un peu mieux si on veut vraiment résoudre la question de l’embauche.</p><p><img src="fileadmin/user_upload/www.medef-corporate.fr/document/Images_TEC/11.jpg" height="264" width="380" alt="" /></p> <p><img src="fileadmin/user_upload/www.medef-corporate.fr/document/Images_TEC/12.jpg" height="264" width="380" alt="" /></p><p><img src="fileadmin/user_upload/www.medef-corporate.fr/document/Images_TEC/13.jpg" height="264" width="380" alt="" /></p><p>Voilà l’outil que nous avons mis au point. Cet outil s’appelle TEC «&nbsp;Tendance Emploi Compétence&nbsp;». Cet outil est à nos yeux d’une puissance considérable. Je dirais que c’est un outil d’intérêt général. Si nous l’avons fait, c’est parce que nous constations, année après année, qu’aucune organisation publique, qui pourtant aurait vocation à mettre en place ce type d’instrument, ne l’a fait. C’est une façon pour moi de vous dire que le Medef agit et a toujours chercher à le faire, en tout cas depuis que je suis là, dans un sens d’intérêt collectif. Je souhaiterais que cet outil puisse être, comme je l’ai dit rapidement, &nbsp;un des instruments de base de la conférence sociale, si celle-ci consacre une partie de ses travaux à la formation. Quoiqu’il arrive, cet outil sera également utile à la préparation de la négociation sur l’assurance chômage puisque nous, notre préconisation, vous le savez est de faire un lien entre la cotisation sur l’assurance chômage et la contribution qu’apportent les entreprises à la formation.</p>]]></description>
			<category>2013</category>
			
			
			<pubDate>1366126620</pubDate>
			
		</item>
		
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			<title>Vivement l’avenir, Ready for the future</title>
			<link>http://www.medef.com/nc/medef-corporate/salle-de-presse/communiques-de-presse/communiques-de-presse/article/vivement-lavenir-ready-for-the-future.html</link>
			<description> <![CDATA[<p>Chers amis,</p><p>Pourquoi sommes-nous réunis ici ce matin ? Pourquoi sommes-nous là tous ensemble ? Parce que nous les chefs d’entreprise, nous nous battons. Nous nous battons matin, midi et soir. Nous nous battons pour notre entreprise, pour les hommes et les femmes qui la composent, pour ses clients ; nous nous battons pour son carnet de commandes, pour sa trésorerie, pour son bilan ; nous nous battons, pour son projet, pour sa survie, pour son adaptation, pour son inventivité. </p><p>Nous nous battons comme jamais. Avec l’angoisse aux tripes comme jamais. Face à des défis d’une complexité inimaginable il y a encore un an. Et dans un brouillard d’une épaisseur inquiétante. <br />Nous nous battons avec de l’énergie comme jamais. Avec du courage comme toujours.<br />En nous battant pour notre entreprise, nous nous battons aussi pour notre territoire,&nbsp; pour notre métier, pour notre pays.</p><p>Et vous président de Medef territorial, Hugues-Arnaud, Bruno, Jean-Pierre et les autres, et vous président de fédération, Frédéric, Didier et les autres, vous en bavez comme jamais. Pour en faire tous les jours plus, avec tous les jours le risque d’un peu moins de moyens. Ici pour défendre un industriel, ou même toute une industrie ; là pour soutenir telle activité de services ; là pour encourager les représentants du bâtiment ; là pour promouvoir une foire, un salon, et même un centre commercial qui ouvre le dimanche ! Bref, vous êtes sur tous les fronts pour tenir en vie l’économie de notre pays. C’est vous qui le faites et ce n’est personne d’autre !</p><p>C’est dur,&nbsp; c’est même parfois très dur, mais on tient le coup. Et qu’on ne vienne pas nous dire que nous&nbsp; profiterions de cette affreuse tempête, de ces vents adverses, pour délocaliser ou licencier. A tous ceux qui nous reprochent de fomenter des plans cyniques, je réponds et je répondrai inlassablement que nous autres&nbsp; patrons, jamais, jamais,&nbsp; nous&nbsp; ne licencions par plaisir&nbsp; et que nous ne savons que trop quelle perte de savoir-faire tragique et irréversible représente une délocalisation. Les entreprises françaises sont admirables dans la crise, notamment les PME qui s’illustrent par le comportement&nbsp; souvent exemplaire de leurs dirigeants et par de vraies solidarités entrepreneurs-salariés. Les grands groupes français sont eux aussi admirables : pas d’affolement, le moins possible de fermetures de sites. Tous tiennent le cap. <strong>Chez nous, dans la tempête, personne ne lâche la barre !</strong></p><p>Pourquoi sommes-nous réunis ici ce matin ? Pourquoi sommes-nous tous ensemble ? Tout simplement parce que nous sommes le Medef ! Le Mouvement des Entreprises de France ! Le Mouvement dont aujourd’hui, comme jamais,&nbsp; chaque entreprise en France a besoin. <br />Nous sommes en train de construire un Medef différent, un Medef moderne, un Medef puissant. Nous relevons le défi de l’efficacité, de la réactivité, et de la qualité de service. C’est le sens des annonces que vous venez d’entendre : une direction des adhérents pour être au plus près de vous ; une direction des mandats pour structurer et contrôler notre implication dans le paritarisme ; une direction des études pour une maîtrise parfaite des faits et des chiffres de l’économie et enfin, une priorité donnée à la présence du patronat sur le Web.</p><p><strong>C’est l’esprit de conquête qui nous anime.</strong> Ambition 2010, ce n’est rien d’autre que cet esprit de conquête.&nbsp; Pour conquérir qui ? Tout d’abord de nouveaux adhérents ! Notre but c’est plus d’adhérents, toujours plus d’adhérents ! Pour chaque Medef territorial comme pour chaque fédération professionnelle ! Conquérir pour gagner quoi ? Pour gagner la bataille des idées ! Et la première des idées pour laquelle nous nous battons c’est que la baisse des prélèvements obligatoires sur les entreprises est nécessaire à la santé de l’économie française, et même pour commencer à la santé de chaque entreprise. C’est pour nous chefs d’entreprise une idée si centrale, si évidente, qu’en face nos contradicteurs bien souvent nous demandent si nous n’avons rien d’autre à dire. Bien sûr que si nous avons beaucoup d’autres choses à dire, mais cela, par quelque bout que l’on prenne le problème, c’est la clé de voute. La baisse des prélèvements obligatoires aura pour résultat que l’économie française pourra tenir debout. Dans la crise, tenir debout cela veut dire purement et simplement ne pas être balayé par la tempête.</p><p>&nbsp;<strong>Conquérir comment ?</strong> Démontrons notre union. Nous sommes d’une extraordinaire diversité. Autour de la table du Conseil exécutif de notre Mouvement se côtoient patrons de PME dont les employés se comptent sur les doigts d’une main, présidents d’entreprises cotées au fameux CAC 40, chefs d’entreprise fièrement enracinés dans leur province, créateurs de Start up, fleurons du capitalisme familial, capitaines d’industries historiques. Hommes ou femmes, jeunes ou moins jeunes, industrie ou service, métropole ou outre-mer, gauche ou droite, qui dit mieux ? C’est cette diversité là que nous retrouvons chez les 1,2 million d’entrepreneurs français. Tous unis par cette quintessence si particulière que j’appellerais l’esprit patronal. Responsable, solidaire, éthique. Désireux de progrès, réaliste. Econome, pragmatique. Décidé. Sérieux. Concentré. Curieux. Engagé. Solide. Et que ce soit bien clair pour tout le monde : cet esprit là est bien éloigné de la cupidité qui a caractérisé certains ! C’est bien dans cet esprit patronal que nous sommes unis ! Et ne l’oublions jamais : <strong>l’union fait la force !</strong></p><p>Passons à notre bilan 2008. Impossible de le faire sans parler là aussi premièrement de l’éthique. Je veux saluer l’extraordinaire travail du comité Ethique, présidé par Robert Leblanc, l’engagement sans faille de Jean-Martin Folz, le président de l’Afep à nos côtés, et l’adhésion de la quasi-totalité des entreprises du SBF 120 au Code de gouvernance Afep-Medef.</p><p>Je veux également tirer un coup de chapeau aux négociateurs des nombreux accords fondamentaux qui ont été conclu au cours des 12 derniers mois : Patrick Bernasconi pour la position commune historique sur la représentativité des organisations syndicales ; c’est essentiel et structurant comme un changement de mode de scrutin en politique. Patrick aussi pour l’accord assurance chômage&nbsp; qui nous a valu bien du suspens ; il faut que chacun mesure que cet accord représente à mes yeux un élément majeur du volet social du plan de relance français ; la tempête économique rend peu probable aujourd’hui le déclenchement d’une baisse des cotisations mais il n’en reste pas moins que son principe aura été acté. Bravo, bravissimo à Jean-François Pilliard. Il a mené à bien la négociation formation professionnelle qui était particulièrement sensible car sous une pression politique rare. Le rôle des fédérations professionnelles a été magnifique, il faut leur rendre hommage aussi, car elles ont fait preuve de solidarité en permettant une transversalité nouvelle. Félicitons aussi Jean-René Buisson qui a conclu un accord novateur sur le stress au travail. Tous nos remerciements vont également à Bernard Lemée qui a avec efficacité mené et conclu la négociation GPEC. Des applaudissements aussi pour Jérôme Bédier qui s’est emparé avec énergie et succès du délicat dossier 1 % logement. Nous avons été également admiratifs du travail mené avec une remarquable célérité par Benoit Roger-Vasselin sur le chômage partiel, sujet on ne peut plus d’actualité qui n’avait pas été ré-ouvert depuis des décennies. Benoit est Président de la commission relations du travail et politiques de l’emploi; il fait du team building entre ces différents négociateurs, auxquels j’ajouterais Cathy Kopp et François-Xavier Clédat, et il a prouvé que c’était très efficace. </p><p>L’année qui vient de s’écouler, vous le voyez, aura été particulièrement féconde.<br />Quand je pense que certains ont osé écrire Annus Horribilis! Ce fut tout l’inverse ! Magnificus ! Splendidus ! Grandissimus auraient été mieux trouvés ! Et l’une des choses les plus importantes de l’année 2008 aura été que l’évidence de la politique économique de l’offre, que nous étions les seuls à défendre il y a 2 ans, cette évidence là se sera peu à peu imposée dans les consciences, au point d’être aujourd’hui&nbsp; constitutive du plan de relance du gouvernement. Comme s’est aussi imposée progressivement dans les consciences l’idée que nous ne pourrions pas maintenir longtemps à 60 ans l’âge légal du départ à la retraite.</p><p>Qu’une année puisse être à la fois féconde et économiquement périlleuse ce n’est pas la première fois ! A force d’entendre la crise actuelle comparée à celle de 1929, tout simplement pour se gargariser du mot dépression, on oublie que 1929 et les années qui ont suivi ont été noires certes, mais pas que noires. Voyez-vous, 1929 c’est aussi une année de création d’entreprise. En 1929 ont été créées les Guides Michelin, Danone, Colas, et même une banque, Robeco ! 1930, c’est la fondation en France des Laboratoires Boiron ou aux Etats-Unis de Texas Instrument ; c’est d’ailleurs au cours de cette période, 1930-1936, qu’IBM connaitra un développement décisif ou qu’en France naitra l’entreprise au crocodile, Lacoste, ou encore qu’Air France prendra son envol !</p><p>Nous les chefs d’entreprise nous sommes tous des chercheurs d’or. Nous ne cessons jamais de nous adapter, de nous recréer, et pas une seconde nous ne doutons qu’encore aujourd’hui, au beau milieu de la tempête, certains d’entre nous ne soient en train de conquérir des territoires nouveaux dont on parlera encore dans 80 ans : dans le green business ou sur le net, dans l’énergie ou dans la santé ou dans un eldorado de l’innovation que nous ne repérons pas encore comme tel !</p><p>Le moment est venu de dire la part de responsabilité des Etats dans la crise. La mondialisation économique était là. Où était la mondialisation correspondante des règles ? Et même ou était la conscience de cette nécessité d’une mondialisation des règles ? La trop faible implication des Chefs d’Etat dans le seul grand processus multilatéral de ces dernières années, le cycle de Doha, illustre cette vacance ! Et que dire de la trop grande légèreté avec laquelle les politiques ont laissé s’installer des normes comptables tout simplement néfastes ? Encore aujourd’hui, espérons que la condamnation politique et publique de tel ou tel bonus, ne cache pas une impuissance à traiter les vrais sujets tels qu’ils ont pourtant été énoncés dans la Déclaration du G20 de Washington à la fin de l’année 2008. Les vrais sujets qu’il faut traiter sont : la coopération internationale entre les régulateurs, et à commencer au niveau européen, la transparence des produits complexes, un contrôle prudentiel intelligent, notamment pour les banques et les compagnies d’assurance, l’harmonisation de normes comptables qui ne soient pas pro-cycliques.<br />Le moment est venu aussi de dire que la différence entre le libéralisme et l’ultra libéralisme est aussi grande que celle qu’il y a entre la droite et l’extrême droite ou entre la gauche et l’extrême gauche. Et que cette crise marque la défaite absolue, non pas du libéralisme mais de l’ultralibéralisme ! La régulation ne déplait pas au libéral, tout au contraire. L’Etat non plus, à condition que celui-ci laisse l’entrepreneur entreprendre ! </p><p>Du discours de prestation de serment de Barack Obama, on n’a pas assez retenu en France les prémisses du raisonnement qui mène à l’exigence de régulation. Je vous les rappelle : « La question n’est pas de savoir si le marché est une force du bien ou du mal. Sa capacité à générer de la richesse et à étendre la liberté est sans égale. », voilà ce qu’a déclaré le Président Obama en ce jour solennel. Et ça, c’est la certitude libérale !<br />La certitude libérale c’est que l’intervention publique lorsqu’elle est nécessaire doit être pertinente pour faire face au mieux à la crise. Le concours de l’Etat n’est ni un cadeau aux entreprises ni un sauvetage qui légitimerait des interventions tous azimuts. Le rôle de prêteur et d’assureur en dernier ressort est consubstantiel à sa fonction même. Le libéralisme l’a toujours conçu de cette façon. Il faut donc que l’action publique soit menée sur la base d’un bon diagnostic et apporte des réponses sans jamais s’immiscer dans ce que l’Etat ne sait pas faire, c'est-à-dire la création et la gestion en direct des entreprises.<br />Même dans le brouillard où nous sommes actuellement, à ces conditions là, nous gardons bon espoir. </p><p>C’est pourquoi notre Assemblée Générale s’appelle « <strong>Vivement l’avenir !</strong> ». Une expression qui nous est venue à l’esprit lorsqu’il a fallu traduire pour le G8 patronal les mots anglais « <strong>Ready for the future</strong> ». Les deux sont vrais : vivement l’avenir mais à condition que nous ayons préparé le futur. Et si nous avons préparé le futur alors vivement l’avenir !<br /><strong>Et c’est quoi préparer le futur ?</strong> C’est conserver les trésors du présent, les richesses créées, les valeurs conquises et aussi préparer la suite. Pour nous Medef, c’est par exemple, ne pas lâcher d’un pouce le travail entrepris depuis 3 ans sur la diversité, c’est empêcher que la crise ne ravive les racismes ; c’est aussi, promouvoir la réflexion sur l’éthique en l’étendant par exemple à la relation entre les petites et les grandes entreprises ; c’est travailler en 2009 à la mise en œuvre&nbsp; des nombreux accords conclus en 2008 ; et c’est, sur l’agenda social 2009, ne pas chercher l’impossible, mais néanmoins utiliser le concept de délibération sociale tel que nous l’avons élaboré. Je vous rappelle que la délibération sociale, c’est un espace de réflexion mutuellement consenti et partagé, c’est un cheminement au cours duquel patronat et syndicats se demandent en toute liberté si l’on va négocier ou pas sur tel ou tel sujet ; c’est un processus au terme duquel on apporte une réponse à cette question : oui, nous avons des éléments, un climat, des perspectives propices pour ouvrir une négociation ; ou, non la maturité réciproque n’est pas là, les conditions ne sont pas réunies.<br />Un premier pas a été franchi dans la réforme structurelle du marché du travail avec la conclusion de l’accord du 11 janvier 2008 sur sa modernisation. La période que nous traversons impose l’évidence que nous devons aller plus loin&nbsp; et franchir une étape supplémentaire tant dans l’intérêt des entreprises que dans celui des salariés. Il s’agit d’améliorer la réactivité des entreprises pour faire face aux incertitudes incroyablement nombreuses auxquelles nous sommes confrontées. Mais en poursuivant, en approfondissant la démarche déjà engagée de sécurisation des parcours professionnels des salariés. Nous avons su, en janvier 2008, trouver des solutions équilibrées qui concilient les besoins des entreprises et les attentes des salariés. C’est dans cette perspective que je propose aujourd’hui aux organisations syndicales de poursuivre notre dialogue en reprenant la méthode qui convient pour aborder des sujets aussi lourds, et cette méthode c’est la délibération sociale.</p><p>De la même façon je propose que nous inscrivions au programme d’une autre délibération sociale la question du paritarisme, de sa place, de son rôle, mais aussi de son fonctionnement et de son financement. Il s’agit là encore d’apporter de la transparence, de le doter de méthodes de gouvernance moderne pour qu’il puisse perdurer.<br />Et c’est quoi préparer le futur pour un chef d’entreprise aujourd’hui ? C’est avoir le nez sur sa trésorerie, aller chercher les clients au-delà des frontières, guetter les nouveaux comportements, intégrer totalement l’apport de chaque nouvelle technologie. Mais c’est aussi être militant ! C’est ne pas se battre tout seul. C’est venir renforcer nos troupes. Chaque adhérent en plus c’est l’espoir d’une fraction de prélèvements obligatoires en moins. Une voix en plus pour du prélèvement obligatoire en moins ! Que ce soit notre mot d’ordre ! Et nous demandons au gouvernement la suppression de la taxe professionnelle et la suppression de la taxe sur le chiffre d’affaires !</p><p>Nous sommes courageux. Dans la tourmente, ayons confiance. Nous savons bien que la confiance ne suffit pas pour faire la croissance. Mais sans la confiance, c’est le désastre qu’on fabrique. Et à ça nous, nous disons non !</p><p>La solution à tous les problèmes économiques passe par l’entreprise. La France ne gagnera pas sans l’entreprise. C’est même l’entreprise qui fera gagner la France !</p>]]></description>
			Assemblée générale 2009 au Théâtre Mogador
			
			<pubDate>1233829980</pubDate>
			
		</item>
		
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			<title>Baisse des cotisations programmée</title>
			<link>http://www.medef.com/nc/medef-corporate/salle-de-presse/communiques-de-presse/communiques-de-presse/article/baisse-des-cotisations-programmee-1.html</link>
			<description><p><span>Déclaration de Patrick Bernasconi, chef de file de la délégation patronale&nbsp;:</span></p> <![CDATA[<p><span>«&nbsp;Nous étions très demandeurs d’un principe de baisse automatique des cotisations d’assurance chômage. C’est un principe fort sur lequel nous ne voulions pas revenir en raison du niveau des charges très élevé des entreprises. Nous avons voulu faire comprendre qu’il fallait changer de paradigme&nbsp;: plusieurs décennies d’augmentations de cotisations sociales au fil de l’eau de 0,1, 0,2, 0,3 %, etc., ont abouti au niveau de charges pesant sur les entreprises le plus élevé d’Europe. On ne peut se satisfaire de cette situation. Nous avons stoppé cette augmentation dans les régimes Agirc-Arrco, nous commencons à baisser les cotisations au terme de cette négociation dans le régime d’assurance chômage, et nous le ferons sans doute dans d’autres négociations ultérieures.</span></p><p></p><p><span>Nous voulions que ce principe ne reste pas virtuel et l’inscrire dans la réalité. Il aura ses premiers effets fin 2015. Il aura des conséquences à la fois pour les entreprises et les salariés. La baisse prévue représente un emploi supplémentaire dans une entreprise de 250 salariés, et 60 à 70 euros par an de pouvoir d’achat en plus pour un salarié.</span></p><p></p><p><span>En outre, nous avons une convention qui fonctionne. Elle n’a pas été modifiée car elle est très bonne, elle indemnise plus de monde, elle permet un meilleur traitement du chômage.</span></p><p></p><p><span>En définitive, s’être confrontés sur le point dur de la baisse des cotisations nous a permis de faire comprendre avec succès le changement de paradigme que nous souhaitions, dans un véritable esprit de responsabilité.</span></p><p></p><p><span>Je tiens à saluer l’esprit dans lequel cette négociation s’est déroulée. Les partenaires sociaux ont montré leur capacité à construire ensemble sereinement.&nbsp;»</span></p><p></p>]]></description>
			Accord assurance chômage
			
			<pubDate>1301050380</pubDate>
			
		</item>
		
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			<title>Point presse mensuel de mars 2013</title>
			<link>http://www.medef.com/nc/medef-corporate/salle-de-presse/communiques-de-presse/communiques-de-presse/article/point-presse-mensuel-de-mars-2013.html</link>
			<description><p>Bonjour, bonjour à tous. Je voudrais commencer ce point de presse par trois sujets qui préoccupent le Conseil exécutif du Medef et les entrepreneurs&nbsp;: la transposition de l’accord du 11 janvier, les retraites complémentaires et l’impact de la négociation sur le régime général. J’évoquerai également le texte qui a été voté au Sénat sur l’amnistie des délits syndicaux et, une fois que j’aurai évoqué ces différents points, je vous parlerai de la question des statuts du Medef et de la présentation qui a été faite hier par le président du Comité statutaire devant notre Conseil exécutif. </p> <![CDATA[<p><i><span><b>Transposition de l’accord du 11 janvier</b></span></i></p> <p>Commençons par la transposition de l’accord du 11 janvier. Ce matin, je voudrais exprimer un certain nombre d’inquiétudes sur le respect des engagements pris par la majorité et aussi en tout premier par le Premier ministre et le président de la République. Nous avons eu des discussions entre le moment où le texte a été élaboré dans sa version finale le 11 janvier et le ministre du Travail dans sa rédaction sous forme de projet de loi.&nbsp; Il y a eu des échanges, et vous le savez, il y a eu un désaccord sur l’article 1 relatif aux complémentaires santé. Néanmoins, afin de ne pas compromettre l’ensemble du processus, nous avons continué à échanger et à travailler. Sans vouloir provoquer de quelque façon que ce soit le moindre blocage. Le texte est ensuite passé par le Conseil d’Etat. Là encore, il y a eu un certain nombre d’ajustements qui nous ont gênés. Et puis, entre le passage ou plutôt entre la sortie du Conseil d’Etat et la présentation devant le Conseil des ministres le 6 mars,&nbsp; là encore, nous avons constaté qu’un certain nombre de points étaient problématiques et pouvaient engendrer des interprétations qui n’étaient pas conformes à l’esprit de ce que nous avons voulu acter dans la négociation et l’accord signé le 11 janvier. Il y a donc, au total, un certain nombre d’éléments qui, selon nous, devraient être encore modifiés par le gouvernement avant d’entrer en séance à l’Assemblée nationale. Et, comme vous le savez, cela pourrait être fait notamment au moment du passage en Commission. Quels sont ces points&nbsp;? Premièrement, et je le répète, celui relatif à l’article 1<sup>er</sup> aux complémentaires santé, il faut que l’entreprise ait la liberté de choix. Deuxième point, qu’il n’y ait pas d’ambiguïté sur le respect des délais préfix. Vous savez que ce concept juridique est un des marqueurs de cet accord et il y a un risque dans l’application des délais préfix, notamment dans le cadre de la consultation des comités d’entreprise. Troisième élément tout à fait important&nbsp;: les dispositifs liés à la mobilité interne ou bien aux accords maintiens dans l’emploi ne nous paraissent pas sécurisés juridiquement. C’est un point extrêmement sensible qui, pour nous, s’il ne faisait pas l’objet d’une précision, serait susceptible de nous faire regarder l’accord d’une autre façon. Au total, il faut répéter que cet accord du 11 janvier a une logique interne, une cohérence intrinsèque. Ce qui a été acté dans une certaine direction est complété par quelque chose d’autre qui a été dessiné, conçu dans une autre direction. Mais l’ensemble fait sens. Et par conséquent, si, en plus des éléments, je dis bien en plus des éléments que je viens de lister, le débat parlementaire venait à provoquer une multiplication d’amendements, nous considérerions que l’esprit du dialogue social n’est pas respecté. Il est vrai que nous avons aujourd’hui, après avoir rencontré beaucoup de parlementaires, individuellement ou dans des configurations de groupe, nous nourrissons un certain nombre d’inquiétudes. Mais tout n’est pas perdu, les travaux ne vont commencer qu’à partir du 25 mars, et donc j’espère que d’ici là, chacun comprendra qu’il en va à la fois de l’esprit du dialogue social et du paritarisme d’une part et, d’autre part, de l’introduction, de manière claire, du concept de flexi-sécurité dans notre pays. </p> <p><i><span><b>Accord sur les retraites complémentaires </b></span></i></p> <p>Deuxième point que je souhaiterais évoquer avec vous&nbsp;: l’accord sur les retraites complémentaires. Lors de la dernière séance de négociation du 15 mars, nous avons, je pense, élaboré un texte qui est encore soumis à l’approbation de certaines organisations syndicales, un texte qui a l’immense qualité d’éviter le pire pour ces régimes complémentaires des cadres.&nbsp; Ce texte, vous en connaissez ces caractéristiques principales&nbsp;: une désindexation temporaire – je tiens à souligner une fois de plus que la désindexation, ce n’est pas la voie que nous privilégions d’une manière générale&nbsp;; et puis, d’autre part, nous avons accepté de modifier le taux contractuel. Mais, à nos yeux, l’un des points les plus importants de cet accord est dans l’écriture de l’article 9 de l’accord quand nous écrivons&nbsp;: nous, les partenaires sociaux, qu’il s’agira dans le groupe de travail de suivi de cet accord, d’examiner l’incidence des mesures structurelles prises dans le cadre de la réforme des régimes de base. Cette phrase est essentielle. Cette phrase dit très clairement que nous avons accepté un accord en urgence sur les régimes de retraites complémentaires à condition qu’il y ait une réforme des régimes de base et une réforme à partir des paramètres structurels&nbsp;; les paramètres structurels étant la durée de cotisation et l’âge. Nous avons bien entendu qu’un certain nombre de personnes de la majorité, et notamment le ministre du Travail, Michel Sapin, avait récemment pris la parole pour dire qu’il fallait, effectivement, reconsidérer certains paramètres structurels, notamment la durée de cotisations. En clair, nous considérons qu’il est urgent d’avancer dans la réforme du réforme du régime général, nous attendons bien sûr beaucoup du Comité des Sages, si je ne me trompe pas sur sa dénomination, qui est présidé par Yannick Moreau, la Commission d’Avenir sur les Retraites, et la question que nous posons, plutôt la suggestion que nous formulons puisque le président de la République a annoncé une conférence sociale en juillet, ne conviendrait-il pas, à cette occasion, d’examiner ensemble Etat et partenaires sociaux, à la fois cette question de la réforme du régime général et la question de la réforme du financement de la protection sociale. Il y aurait, là, une cohérence évidemment&nbsp;; on ne peut pas penser bien la réforme du régime général sans simultanément penser la réforme du financement de la protection sociale. Tous les partenaires concernés seraient présents dans la conférence sociale, il me semble que c’est le bon moment d’aborder ce point. Même s’il faudra aussi, d’ici là, et un groupe de travail doit avancer sur le sujet, également considérer, relativement rapidement, la réforme de la convention d’assurance-chômage puisque nous sommes dans une situation critique sur le régime de l’assurance-chômage. Non seulement, ça, nous le savions déjà,&nbsp;nous allons vers un déficit cumulé de 18 milliards d’euros à la fin de cette année, mais selon les dernières projections de l’Unedic, on pourrait ajouter entre 5 et 6 milliards de déficit chaque année dès l’année prochaine. Donc, la situation est vraiment préoccupante. </p> <p>Voilà les deux points que je souhaitais faire sur des enjeux macro-économiques mais aux implications sur la vie des entreprises très grandes. </p> <p><i><span><b>Amnistie des délits syndicaux</b></span></i></p> <p>J’ajouterai un troisième point avant d’aborder la question des statuts qui est celui du texte adopté par le Sénat récemment sur l’amnistie des délits syndicaux. Je ne sais pas trouver les mots pour dire l’indignation de tous les chefs d’entreprise sur ce texte. Tout le monde est très choqué, et par conséquent, nous demandons de la manière la plus officielle, mais aussi de la manière la plus déterminée que l’Assemblée nationale, quand elle sera amenée, au mois&nbsp; de mai, à examiner ce texte, qu’elle le rejette en bloc. Il ne saurait y avoir d’amnistie de délit spécifique. Ce n’est pas conforme à l’esprit républicain et démocratique et, de plus, alors que nous sommes nombreux à agir, à travailler pour développer un dialogue social pacifique, un dialogue social constructif, nous sommes nombreux à vouloir faire avancer le paritarisme dans un esprit moderne, de réforme, il faut bien faire comprendre aux parlementaires que le vote d’un texte de ce type équivaut à cautionner des actes de violence, des actes de violence contre les personnes, et des actes de violence contre les biens. C’est donc parfaitement antinomique avec la volonté pourtant affichée par le gouvernement d’une démocratie sociale renouvelée, modernisée, et même potentiellement inscrite dans notre Constitution. </p> <p><i><span><b>Statuts du Medef</b></span></i></p> <p>Voilà les points que je souhaitais aborder avant de vous parler évidemment de ce qui a été l’un des points les plus importants du Conseil exécutif d’hier, même si cette question, celle des statuts, n’occupe pas tous ceux qui, tous les jours, avec moi, avec les présidents de commissions, avec les négociateurs, travaillent au service des entrepreneurs. Le président du Comité statutaire, Georges Drouin, est venu présenter longuement les travaux du Comité statutaire, les travaux initiés par les questions que j’ai posées au mois de janvier. Je vous rappelle que toute personne, membre notre association,&nbsp; peut solliciter le Comité statutaire, et c’est d’ailleurs son lot quotidien. Le Comité statutaire travaille beaucoup et souvent, à la demande de différentes associations membres du Medef, ou de différentes personnes membres du Medef, pour éclaircir un certain nombre de points de fonctionnement. </p> <p>Le président du Comité statutaire, je pense que certains d’entre vous l’ont vu hier, a expliqué à quel point les membres du Comité statutaire, dans leurs réflexions, ont cheminé et il leur avait fallu, je crois, sept réunions pour, finalement, formuler une proposition qui n’était pas celle à laquelle ils avaient pensé d’emblée. </p> <p>Je vais vous dire d’abord ce qui m’a frappée en tant que présidente du Conseil exécutif hier, et puis je dirais par ailleurs, plus personnellement, les questions qui se posent aujourd’hui pour moi.<br /> <br /> D’abord, ce qui m’a frappé dans la séance d’hier, tant dans la présentation par Georges Drouin que dans la réaction des membres du Conseil, c’est à quel point les choses étaient neuves, modernes et d’une certaine façon inattendues. Pourquoi&nbsp;? Beaucoup pensaient que, finalement, le débat allait être sur la durée. Qu’est-ce qu’une bonne durée de mandat&nbsp;? Moi-même, je pensais qu’il pouvait y avoir un débat sur le sujet. Quatre ans, cinq ans… Certains avaient dit publiquement qu’ils considéraient&nbsp; qu’une bonne durée c’était 2 ans. </p> <p>Premier point qui était frappant hier, c’est que, quand Georges Drouin a expliqué que les membres du Comité statutaire avaient, après réflexion, estimé que la bonne durée de mandat c’était 5 ans, finalement, beaucoup ont abondé dans ce sens.</p> <p>Avec, notamment un argument qui est, je crois, tout à fait intéressant, qui a été expliqué par l’un des membres du Conseil exécutif qui est que pour travailler, pour réformer, pour faire avancer les choses, on a besoin d’un temps long. Cinq ans est un temps long. Et l’un des membres du Conseil exécutif a même dit que ce qu’on reprochait le plus aujourd’hui aux responsables politiques, c’est de penser et d’agir uniquement dans des temps très courts. Et de ne pas intégrer la durée. Donc, ça, c’est un point qui m’a semblé tout à fait intéressant et le président du Comité statutaire a donc dit que, compte tenu de la mission du Medef, et notamment de sa mission dans le cadre du paritarisme et du dialogue social, il était indispensable qu’un mandat de président – et de tout ce qui rattaché du coup au mandat de président – soit un mandat de 5 ans. </p> <p>Deuxième point, très important, à partir de là. Le président du Comité statutaire a expliqué qu’à partir du moment où on était dans un mandat de 5 ans, ce qui comptait, c’était que le mandat puisse être clairement remis en jeu au bout de 5 ans. Cela veut dire quoi&nbsp;? Cela veut dire que tous les 5 ans, et le président Georges Drouin a vraiment insisté sur ce point, tous les 5 ans il doit y avoir une nouvelle élection. Une vraie nouvelle élection. Parfaitement démocratique, parfaitement transparente, parfaitement équitable. Y compris sur le plan des moyens, on pourra y revenir si vous le souhaitez. Et qu’à partir du moment où tous les 5 ans, il y a une vraie nouvelle élection, et c’était le 3<sup>e</sup> point très clair et très novateur évidemment dans la présentation du Comité statutaire, tout le monde peut se présenter à cette nouvelle élection. Tout le monde peut se présenter à cette nouvelle élection. Et seul le suffrage du corps électoral décide. Il y a une réserve à ce «&nbsp;tout le monde peut se présenter&nbsp;»&nbsp;qui est le maintien proposé par le Comité statutaire d’une limite d’âge pour se présenter. Néanmoins, le Comité statutaire préconise également compte tenu de l’allongement de l’espérance de vie, le Comité statutaire préconise que l’âge limite pour se présenter soit de 67 ans. Pour se présenter. </p> <p>Le Comité statutaire a également examiné des éléments de démocratie, auxquels je dois vous dire je n’avais même pas vu le sujet, et notamment le Comité statutaire insiste pour qu’il n’y ait plus, c’est une de ses autres recommandations, qui suppose également une modification des statuts, qu’il n’y ait plus de possibilité de votes bloqués en Assemblée générale. En clair,&nbsp; il faut savoir qu’il pouvait y avoir jusqu’à 30, 40, je ne sais pas très bien à vrai dire, votes bloqués c’est-à-dire votes détenus par une seule personne. Le Comité statutaire préconise qu’il y ait un maximum de 5 procurations qui puissent être remises à un électeur. </p> <p>Donc voilà les points tout à fait importants qui ont été présentés par le Comité statutaire.</p> <p>Je vous dirais mon commentaire personnel&nbsp;: j’ai trouvé que la réflexion du Comité statutaire était vraiment de niveau tout à fait remarquable. Je sais que vous n’avez qu’une envie, c’est de tourner ce que je suis en train de dire en dérision… Et pourtant,– je ne parle même pas de vous Cyril parce que vous vous n’êtes pas comme ça&nbsp;! – j’ai trouvé que cette idée de dire clairement plus jamais dans notre institution il n’y aura, parce que cela a été dit clairement, il n’y aura de clause de prorogation comme cela avait été adopté spécifiquement en 1978 et même de l’acter explicitement qu’il ne pouvait pas y avoir de clause de ce type, qu’il ne pourrait plus y avoir de clause de préférence ce qui était le mécanisme qui fonctionnait jusqu’en 2007, c’est une façon de dire que nous continuons à avancer vraiment dans un mécanisme totalement démocratique. Et là, il y a un autre point qu’il faut bien comprendre, qui renvoie à la procédure elle-même&nbsp;: certains ont dit dans le débat qui a suivi que ce qui serait vraiment important, si on est bien dans cet attachement à ce principe démocratique, c’est que cette réforme telle qu’elle est préconisée par le Comité statutaire, elle doit être adoptée ou rejetée par l’Assemblée générale, en l’occurrence l’Assemblée générale extraordinaire&nbsp;; que c’est au corps électoral lui-même de dire s’il considère que cette réforme serait saine, utile et bonne pour l’institution. </p> <span>Je pense que je vous ai dit les points importants. Moi, je suis contente de ces travaux. Je trouve que ce qui a été dit, vous le savez très bien, tous ces derniers temps, n’était pas convenable. Il faut quand même rappeler une chose, je suis désolée d’avoir à le rappeler&nbsp;: c’est que tout ceci, la question que j’ai posée, la procédure qui a été menée et qui va continuer à se dérouler est une procédure totalement conforme et totalement transparente. On verra ce qui se passera <i>in fine</i>. Il est évident que si <i>in fine</i> j’avais la possibilité de pouvoir présenter un projet pour les entrepreneurs je serais heureuse de le faire.</span><p></p>]]></description>
			Point presse mensuel
			
			<pubDate>1363710720</pubDate>
			
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			<title>Benchmarker, c’est la santé !</title>
			<link>http://www.medef.com/nc/medef-corporate/salle-de-presse/communiques-de-presse/communiques-de-presse/article/benchmarker-cest-la-sante.html</link>
			<description> <![CDATA[<p>Existe-t-il dans l’histoire contemporaine une entreprise aussi audacieuse, aussi ambitieuse, que l’Europe ? Parce que l’Europe est par son essence-même une innovation radicale, parce qu’à la croisée de certains chemins, l’Europe a toujours su prendre les risques qui lui ont permis d’avancer, parce que l’Europe dans son ambition est toute tendue vers le futur, elle incarne au plus haut point l’esprit d’entreprise. Monsieur le Président du Parlement européen, Hans-Gert Pöttering, en nous accueillant dans cet hémicycle nous donne l’occasion de rendre hommage au travail, au courage, à l’esprit visionnaire de tous ceux qui, depuis des décennies -parlementaires, commissaires, fonctionnaires- ont, avec les chefs d’Etat des différents pays qui la composent, bâti une Europe solide et solidaire, plus performante et plus bénéfique qu’on ne se plait souvent à le dire. Et si les débats sont encore nombreux, et si les doutes sont multiples, c’est parce que l’oeuvre déjà accomplie est immense.</p><p>Il y a un an, nous lancions <strong><em>Besoin d’air</em></strong>. Ce livre que nous avons fait ensemble a eu beaucoup de succès. Il a dépassé de très loin l’audience qu’on nous promettait. Il a contribué pendant toute la campagne électorale française à mâtiner d’économie le discours politique. Le message de Besoin d’air était très clair et ô combien vital. La France courait un grave danger, disions-nous, à se replier sur elle-même, à s’accabler elle-même ou à accabler ses entreprises de charges insoutenables, à fermer ses portes et ses fenêtres et à dire non au monde. Nous espérions que les choses allaient changer et nous voulions contribuer à ce mouvement d’ouverture. <br />C’était la dernière page de <em>Besoin d’air</em>. « On ouvre les fenêtres et on regarde au-delà des frontières. N’ayons pas peur du brassage de l’intérieur et de l’extérieur. Bien des solutions ont déjà été mises en oeuvre tout près de nous, chez nos voisins. Ces expériences sont pour nous des espérances. D’autant que la France ne manque ni d’atouts ni de talents, et encore moins de courage. Il lui suffit de changer de perspective ». Aujourd’hui est un grand jour puisque nous nous retrouvons ensemble ici à Bruxelles. Aujourd’hui est aussi un grand jour parce que c’est le lendemain d’un grand jour. Hier, le traité de Lisbonne, le traité modificatif, a été ratifié par l’Assemblée Nationale. Une ère nouvelle peut commencer.</p><p>Indubitablement, les portes et les fenêtres ne sont plus condamnées. Indubitablement, elles commencent à s’ouvrir. On commence à regarder dehors et même, à y prendre plaisir et peu à peu, on apprend à voir autre chose que midi à sa porte.<br />Ne plus voir midi à sa porte, ne plus fonctionner en vase clos, ne pas risquer de vouloir réinventer la roue quand on voit qu’ailleurs elle tourne, ce sont autant d’attitudes qui font gagner du temps et de l’argent et qui souvent apportent un grand bol d’air.<br />Au mois de juillet dernier, j’ai réuni tous les présidents de Commissions du Medef. Tous&nbsp; avaient accompli un fantastique travail. Leurs propositions se nourrissaient toutes d’une comparaison, l’une avec la fiscalité irlandaise, l’autre avec le marché du travail danois, une autre avec les éco-industries allemandes, une autre encore avec le capitalinvestissement anglais, etc. Et il nous est apparu au cours de ce débat que ce serait dans cet étalonnage systématique de toutes nos pratiques que nous allions trouver le plus de créativité et le plus de rationalité à la fois, le plus d’inspiration, le plus de force, le plus de souffle pour l’entreprise française du XXIème siècle. Car la créativité ne peut pas naître ex nihilo du désordre ni de l’à peu près, pas plus que la liberté ne peut se trouver sans discipline ni règles du jeu. Ce que nous nous sommes dit peu à peu, c’est qu’il y a quelque chose de profondément sain, voire d’éminemment salutaire dans ces comparaisons et dans ces mesures rigoureuses. Ce que nous nous sommes dit peu à peu, c’est que <strong><em>benchmarker c’est la santé !</em></strong></p><p>J’adore la langue française et je voudrais que Mesdames et Messieurs nos académiciens fassent un jour entrer dans notre dictionnaire le mot de benchmarker. Car il nous manque ! Benchmarker, c’est comparer, c’est étalonner, c’est mesurer, ou plus exactement, ce sont ces trois actions à la fois : benchmarker c’est évaluer dans une optique concurrentielle pour s’améliorer. Benchmarker c’est dynamique. C’est une grande incitation à ne pas rester immobile.</p><p><strong>Se benchmarker, c’est oser regarder dans le miroir</strong> son reflet objectif plutôt que de refuser de voir les choses en face et de mettre la tête sous son aile. C’est en finir avec les préjugés selon lesquels rien de ce qui se fait ou se pense en France ne serait bien, tout y serait à jeter, bref, nous serions des nuls, pour toujours irrécupérables, car entachés d’une sorte de péché originel. Les préjugés inverses existent, aussi tonitruants et dévastateurs que les premiers : la pensée made in France serait la seule juste, la seule fructueuse, la seule morale. Tout cela est faux. Ce sont deux idéalismes qui s’opposent.</p><p><strong>Se benchmarker, c’est être réaliste</strong>. C’est se donner les moyens du pragmatisme. C’est savoir qu’on n’est pas seuls au monde, ni le centre du monde, c’est refuser l’illusion qui empêche de grandir. Benchmarker un produit ou un service ou une idée, c’est l’apprécier à l’aune de critères<br />pluriels car nous sommes maintenant dans un monde où la qualité est à la fois un droit et un devoir. Benchmarker ses équipes, c’est tout faire pour accroître le niveau de compétence de nos salariés. C’est ne pas avoir peur d’embaucher des pointures, en diplômes ou en talents. C’est ne jamais oublier que le niveau des joueurs conditionne souvent la division dans laquelle on va se battre. Dans cette compétition, il est souvent nécessaire de garder ceux qui détiennent l’expérience, la mémoire, le savoir-faire et qu’on appelle les seniors. Le Medef fera au printemps des recommandations pour augmenter leur présence dans nos entreprises.</p><p>Benchmarker, c’est refuser de prendre des vessies pour des lanternes, c’est refuser les marchés de dupes. Benchmarker c’est savoir, c’est vouloir savoir et c’est penser que savoir est un droit. C’est penser qu’il y a dans cette transparence une éthique fondatrice de l’échange et du civisme.</p><p>Et benchmarker un pays, qu’est-ce que c’est ? C’est le comparer à d’autres, rubrique par rubrique, et relativement au but qu’on recherche. Quelle est la fiscalité la plus avantageuse, au regard de son efficacité pour l’emploi ? Quelle est l’administration la moins pesante, eu égard à son efficacité la plus grande possible ? Quelle est la dette la moins lourde, ou plus exactement parmi les différentes dettes contractées par les différents pays, lesquelles préparent l’avenir, lesquelles grèvent au contraire l’avenir ? Quel est le syndicalisme le plus avancé eu égard à la construction sociale ? Quelle est l’école, quelle est l’université la plus admirable et en ligne avec l’épanouissement futur des jeunes ? Quelle est l’intégration la plus réussie, si on l’indexe sur l’emploi des nouveaux arrivants, de leurs enfants, de leurs petits enfants ?</p><p>Et pourquoi faudrait-il choisir entre l’excellence d’une rubrique ou d’une autre ? Pourquoi serait-ce ou l’une ou l’autre ? Ne pourrait-on pas avoir tout à la fois ? Je pense que oui parce que précisément des synergies vertueuses s’engageraient. Les meilleures écoles, la meilleure politique d’intégration, les meilleurs impôts, ou du moins les moins mauvais ? Comment y parvenir ? Que reste-t-il à inventer pour enfin les combiner ?</p><p>Imaginons qu’on y parvienne. Parce qu’en ayant benchmarké on aurait mis en place les réformes : la baisse du coût du travail, le transfert progressif des cotisations familiales vers la solidarité nationale car il n’y a qu’en France qu’elles sont à la charge exclusive des entreprises. Imaginons que les impôts taxant l’investissement aient été… boutés hors de France, et en premier la taxe professionnelle. Ce serait alors évident pour tout le monde que <strong><em>benchmarker c’est la santé !</em></strong> En l’occurrence, la santé d’un pays !</p><p>Voilà qui ne serait pas négligeable dans le contexte actuel d’une situation économique mondiale complexe, extrêmement contrastée. Il est hyper probable que notre croissance de demain dépendra encore plus qu’aujourd’hui de notre capacité à exporter vers les zones émergentes. Les pays développés sont pour certains menacés de stagnation, tandis que les pays émergents ouvrent à toutes nos entreprises de nouveaux marchés porteurs d’espérance et connaissent continûment et structurellement une croissance forte.</p><p>Quand nous étions tous enfants, nous avons tous entendu le travail c’est la santé ! Malgré tout le respect, toute l’admiration et j’oserais dire toute l’affection que j’ai pour Henri Salvador, je ne dirai pas la suite de la chanson. Ou plutôt si : le travail c’est la santé, <strong><em>benchmarker c’est la conserver !</em></strong></p><p>En à peine plus de deux ans, nous avons installé la parole des chefs d’entreprise dans tous les débats publics. Nous avons remis des mots à la mode, lancé des slogans, et forgé des concepts. Tous ont acquis la force de l’évidence. Rappelez-vous le premier d’entre eux : réconcilier les Français avec l’entreprise. N’ayez aucun doute, cette réconciliation est en marche ! Quand les trois principaux candidats à l’élection présidentielle l’appellent de leurs voeux, quand pour la première fois un Président de la République vient à notre Université d’été et rend hommage aux 2000 chefs d’entreprise présents, quand un dirigeant du parti socialiste demande que dorénavant « l’entreprise soit au coeur [de son] projet économique », quand un Ministre de l’Education nationale organise avec un Medef territorial, celui de l’Aude, le lancement national de la Semaine Ecole Entreprise devant 1000 collégiens et leurs professeurs, quand les jeunes diplômés des quartiers sensibles répondent aussi nombreux et aussi enthousiastes à l’offre de coaching de notre association <strong><em>Nos quartiers ont des talents</em></strong>, quand pour la première fois les élèves des Instituts de Formation des Maîtres vont suivre un stage en entreprise pour valider leur cursus, quand le Grenelle de l’insertion ne se conçoit pas sans la participation du Medef, quand le Grenelle de l’environnement offre aux représentants des ONG et à ceux du patronat l’occasion de travailler avec bonheur ensemble, quand il y a 12,5 % de créations d’entreprises de plus en 2007 qu’en 2006…inexorablement, sûrement, et heureusement, la réconciliation des Français avec l’entreprise est en marche.</p><p>Dans l’entreprise, y-a-t-il besoin de réconciliation ? Les Français qui travaillent en entreprise aiment leur entreprise. Ce qu’il faut accroître, ce sont plutôt l’implication, la contribution, l’engagement… et le reward qui va avec : ce qu’on appelle en français l’intéressement et que personnellement je préfère à la participation, que je juge moins participative. Le Medef rendra publique dans quelques jours une série de propositions qui concerneront toutes les entreprises, y compris les plus petites.</p><p><em>Bouger les lignes. Concilier l’inconciliable. Jouer le jeu.</em> Autant d’expressions qu’on entend désormais sur les lèvres de tout le monde. Ne vous y trompez pas, ne les réduisez pas à de la « com » ! Elles donnent la clé de nouveaux critères de jugement, et elles promeuvent de nouvelles attitudes pour l’action. La nécessité de <strong>faire grandir nos TPE et nos PME</strong>, le danger d’<strong>illisibilité</strong> pour notre pays : autant de diagnostics naguère élaborés par le Medef et aujourd’hui unanimement partagés.</p><p><strong>Le désaccord constructif, le dialogue économique et la délibération sociale</strong> : autant de méthodes que nous avons initiées et qui sont maintenant partout recommandées. <strong>L’autonomie des&nbsp; partenaires sociaux, la révolution stratégique, l’offre France, la fin de la durée légale du travail</strong>, autant de problématiques reprises par tous les observateurs, économistes, éditorialistes, politiques, autant de concepts qui n’ont déjà plus besoin d’explications.</p><p>Qu’avons-nous obtenu depuis un an, à force de travail, de propositions, de négociations ou de lobbying ? La liste est longue. Nous avons porté la voix des TPE PME en favorisant l’orientation de l’investissement de l’ISF dans ces entreprises ; en incitant la Commission européenne à s’engager en faveur d’un SBA européen (small business act) avant le mois de juin 2008 ; en convainquant le gouvernement français de réduire le taux de l’impôt forfaitaire annuel, car à ce niveau, il était dommageable pour tous. Je rappelle qu’il est payable même quand on ne fait pas de bénéfices. La réforme du crédit-impôt-recherche que nous demandions depuis longtemps est enfin accomplie. L’accord de Londres destiné à baisser le coût des brevets a enfin été ratifié !</p><p>Nous pensons qu’il n’y a pas de petits combats. C’est au contraire grâce à l’effort acharné de nos Medef territoriaux, grâce à l’implication sans limite de nos fédérations que se remportent les victoires quotidiennes où se joue l’avenir de notre société. C’est pourquoi nous avons voulu approfondir l’engagement des entreprises pour la diversité et contribuer chaque jour à des embauches dans le 9-3 et partout où la vie est encore plus dure qu’ailleurs.</p><p>Refusant aussi de considérer qu’il y a des causes perdues, nous avons donné des coups de boutoir incessants dans la mythologie des 35 heures qui a fini par vaciller sur les bases idéologiques qui étaient les siennes ; de même, et malgré l’état des universités que nous avions jugé scandaleux il y a deux ans, ou précisément à cause de cela, nous avons encouragé la réforme des universités et nous avons accéléré les rapprochements écoles-entreprises et universités-entreprises.</p><p>Tous les problèmes sont liés. Toutes les solutions aussi. Nous ne pourrons profiter de la mondialisation, nous ne pourrons survivre aux futurs inégalités géographicodémographiques qu’à condition d’aimer notre culture, en être fiers, et de vouloir la connaître et la transmettre, en France, pour commencer. N’en déplaise au magazine Time, la culture française n’est pas morte. Je dirais même qu’elle anime l’offre France, et qu’au benchmark des cultures vivantes, nous ne serons pas perdants !</p><p>Last but not least et dans ce que j’aurais le plaisir d’appeler notre coeur de métier, nous avons contribué de façon décisive à moderniser le marché du travail. L’idée de la <em>séparabilité</em> était en France une idée totalement neuve. Elle a d’abord fait rire, car c’était impossible. Elle a semé le trouble jusque dans les esprits des professeurs de droit et des observateurs les plus spécialistes. Peu à peu elle s’est installée. Et l’on a même vu poindre à travers elle la possibilité d’une plus grande sécurité et pour les entreprises et pour les salariés. La <em>séparabilité</em> sera l’outil majeur de demain pour lutter contre le chômage dont j’ai souvent dit qu’il était la honte de notre pays. Honte dont nous ne voulons plus. Aujourd’hui, le mot de séparabilité n’est plus seulement labellisé Medef, et c’est tant mieux, car nous travaillons pour l’intérêt général, persuadés que l’intérêt général prend naissance dans l’entreprise et dans chacun de vous.</p><p>Car nous aussi, chefs d’entreprise de France, nous devons nous benchmarker, et de plusieurs façons. Nous devons d’abord benchmarker nos organisations patronales, en les questionnant. Sur une échelle de 1 à 10, où nous situons-nous en termes de visibilité depuis l’extérieur : depuis chaque pays d’Europe ? Depuis les Etats-Unis ? Depuis l’Asie ? Quelle est notre place ? C’est, animés de ces questions, et forts des réponses parfois encourageantes que nous y trouvons, que nous avons entrepris une série de voyages qui ont mené nos délégations dans le sillage du Président de la République des Etats-Unis en Inde en passant par le Maroc et l’Algérie.<br />Toujours sur cette échelle de 1 à 10 où nous situons-nous, non plus en termes de visibilité avec un v mais de lisibilité avec un l ? Où nous situons-nous en termes de transparence ? Quel progrès nous reste-t-il à faire ?</p><p>Cette mesure de la transparence, de la lisibilité, de la visibilité, pour ne prendre que ces exemples, cette comparaison avec la transparence, la lisibilité, la visibilité, d’organisations similaires, la compétition entre tous pour progresser sur ces échelles, c’est cela que nos organisations patronales doivent s’imposer à tous les niveaux.</p><p>Nous avons remporté une victoire historique en signant un accord sur la modernisation du marché du travail. Cathy Kopp qui a mené cet accord à terme, tous ceux qui l’ont préparé de longue date, les équipes qui ont travaillé sans relâche, ont été formidables ! Et je vous demande de les applaudir !... Nous Medef, aurions-nous réussi à faire valoir les vertus du compromis si la voie n’avait pas été ouverte par nos homologues d’Allemagne et de l’Europe du Nord, et si nous ne nous étions pas benchmarkés par rapport aux modèles qu’ils nous présentaient là ? Nous Medef, nous organisations professionnelles, nous organisations territoriales, évaluons nos forces, nos faiblesses, nos axes de progrès, comptons nos troupes, faisons-les croître, <strong><em>benchmarker c’est la santé !</em></strong></p><p>Nous avons lancé un grand projet d’évolution interne du Medef. Il s’appelle Ambition 2010 et nous concerne tous. Ce qui doit en sortir c’est le patronat du XXIème siècle. Engagez-vous tous dans Ambition 2010. Nous avons tous besoin de chacun de vous ! En tant que chef d’entreprise, vous gagnerez aussi à cette discipline systématique du benchmark. Beaucoup d’entre vous le savent déjà, tant dans leurs pratiques managériales pour lesquelles nous Medef, pouvons vous aider à vous évaluer, que dans la gestion de leurs projets. C’est à cette condition-là seulement qu’on comprend, qu’on s’adapte et qu’on anticipe. C’est à cette condition-là seulement que nos entreprises se développent. Benchmarker c’est tout un art de rigueur, c’est toute une exigence. Il faut comparer le comparable. Et non pas l’incomparable ! Une fois cela fait, une fois la mesure précise effectuée, l’objectif se dessine aisément. Il s’impose. Une fois benchmarkées les charges des entreprises françaises, allemandes, anglaises, il est apparu clairement que la comparaison n’était pas en notre faveur et que nous disputions une course inégale. Il y a un an, nous disions que si chaque entreprise de chaque pays portait un sac à dos, celui du Royaume Uni pesait 12 kg, celui de l’Allemagne 21 kg, celui de la France 28 kg. 12 kg pour 120 milliards d’euros de prélèvements obligatoires sur les entreprises britanniques, 21 kg pour 210 milliards d’euros sur les entreprises allemandes et 280 milliards d’euros sur les entreprises françaises. Une différence tragique quand il s’agit de disputer le même sprint ! Réduire cette différence est donc devenue notre feuille de route, notre référence, notre objectif. C’est devenu notre benchmark.</p><p>Et puisque nous en sommes à benchmarker notre action, qu’en est-il sur ce point là ? Eh bien hélas, « cent fois sur le métier remettez votre ouvrage », tout reste encore à faire. Sans doute, n’avons-nous pas été encore assez convaincants. Certes le poids du sac à dos de l’entreprise anglaise a augmenté. Il pèse non plus 12 kg mais 13 kg. Mais faut-il se réjouir du malheur de nos compétiteurs ? Notre sac à dos à nous s’est encore alourdi, nous ne portons plus 28 kg, mais 29 kg ! Seule l’Allemagne est stable. Il faudra donc que chacun de nous redouble d’efforts pour cette cause déterminante pour la création de richesses.</p><p><em>Besoin d’air</em> reste donc notre feuille de route. Nous pouvons en reprendre toutes les propositions : elles restent d’actualité et nous devons benchmarker les résultats de notre action à l’aune de notre ouvrage collectif.</p><p>Sans doute son chapitre le plus important et le plus novateur portait-il sur le développement durable. La prise de conscience du danger que la planète court est maintenant universelle. C’est une autre forme de mondialisation. Ce sont d’autres formes de mondialisation, celle de la nature, celle de la prise de conscience, auxquelles on ne s’attendait pas, mais qui sont encore plus radicales que la mondialisation économique. Il est du devoir des entreprises d’agir. Il n’est pas question que dans 5 ans, dans 10 ans, dans 15 ans, car les horizons sont très courts, nous ayons honte : honte de ce que nous aurons fait, honte de ce que nous n’aurons pas fait. Il s’agit au contraire que nous puissions parler à nos enfants et à nos petits-enfants la tête haute et sans rougir de nous-mêmes. Car eux ne manqueront pas de nous demander : quand as-tu compris ? Et qu’as-tu fait à ce moment là ? Nous, les entrepreneurs, les champions du risque, les chantres de l’adaptation, nous devrions leur confesser que nous pensions avoir alors mieux à faire que protéger notre planète ? Certainement pas !<br />D’autant que paradoxalement, c’est aussi une opportunité exceptionnelle pour nous en termes de business ! Mon message aux entreprises de France, c’est qu’elles foncent ; qu’elles aient d’abord à l’esprit -en le rapportant à l’environnement- l’adage de la médecine selon lequel premièrement ne pas nuire, « primum non nocere » ; mais aussi qu’elles utilisent tous les créneaux qui s’ouvrent à elles dans ce domaine, qu’elles comprennent que c’est là l’avenir, et même le seul avenir possible.</p><p>Pour tout dire mon ambition pour nous, est encore plus grande. Je voudrais que le développement durable soit une grande spécialité de l’offre France, qu’elle soit au cœur de l’offre France. On parle souvent du génie industriel français, il faudra qu’on parle aussi du génie écologique&nbsp; rançais. Nous sommes une puissance économique de poids. Pour le rester, devenons aussi une puissance écologique. Et là, nous serons particulièrement bien placés -nous le sommes déjà- dans la compétitivité mondiale et dans l’innovation. Les enjeux sont multiples : gagner des appels d’offre car nos produits et nos méthodes seront mondialement connus pour être le best du développement durable, retrouver une prospérité et un excédent commercial, donner à la France un projet fédérateur qui nous rendra tous fiers. Il faut faire vite. Nous avons tous tout à y gagner ! Que la France soit une puissance écologique et l’Europe une super-puissance écologique ! Pour utiliser une expression chère à notre ami José Manuel Barroso, ayons le « first mover advantage », l’avantage du premier qui a bougé !<br />Les investissements vont être gigantesques et si vous me permettez le truisme il faudra la finance pour les financer !</p><p>Comment favoriser l’éclosion accélérée des éco-industries sans les fonds et les private equity ? Comment transformer les process actuels de nos entreprises sans injection massive de capitaux ? Et encore plus prosaïquement, comment supporter la transition, comment financer les mutations sans l’apport de liquidités nouvelles ?<br />Le capitalisme aujourd’hui est-il concevable sans le capitalisme financier ? Ou au contraire le capitalisme financier entre-t-il dans un jeu subtil et parfois bénéfique avec tous les autres capitalismes ? Je penche pour la seconde voie. Et même je parierais pour une logique vertueuse possible entre les différentes facettes du capitalisme ; je prônerais cette sorte-là de synergie, de cercles vertueux, et je redouterais que nous laissions le privilège de la City aux Anglais, que nous nous excluions du jeu mondial par des refus trop nets. Dans un débat récent au Medef, le plus grand regret d’un industriel ruiné par des malchances et escroqueries successives n’était-il pas de ne pas avoir contacté à temps de nouveaux investisseurs ? Ils l’auraient sauvé, ils nous l’ont confirmé.</p><p>S’il y a des abus, si certaines pratiques sont contraires à l’éthique et tout simplement au bon sens, avant d’en prononcer la condamnation définitive, pourquoi ne pas tenter d’abord de les améliorer ? Comprenons que le capitalisme est une mosaïque dont on ne peut impunément enlever un morceau parce qu’il nous déplairait à tel ou tel moment. Les Français commencent à comprendre l’économie. Le refus qu’ils en avaient jusque là, ne le laissons pas se muer en un autre refus qui serait cette fois-ci celui de la finance, et qui risquerait comme le précédent de nous marginaliser, de nous laisser sur le bord de la route, et de favoriser des compétiteurs étrangers plus pragmatiques.</p><p>Chers amis, nous avons développé une morale et un esprit critique qui ont fait de la France souvent pour sa plus grande gloire, un pays à part, le pays benchmark des droits de l’homme pourrait-on dire… Mais attention à ne pas nous caricaturer nous-mêmes. Dire « non » n’a de valeur que si l’on sait dire « oui ». Savons-nous dire oui ? Selon moi, pas assez. Nous sommes parfois plus prompts à voir la difficulté que la solution, nous repérons trop volontiers la naïveté dans l’idée neuve, l’impossible dans le projet pourtant révolutionnaire. Certes, il y a là une tendance générale de l’esprit humain. On m’a raconté que des Américains qui s’en étaient rendu compte auraient baptisé leur think tank le « yes club » et se seraient donné pour règle de laisser en débat une idée au moins trois minutes avant qu’il ne soit permis de la critiquer. L’expérience aurait été, paraît-il, très fructueuse…</p><p>Nous autres Français devons nous garder du triste privilège d’être ceux qui diraient toujours non. Car notre attitude aurait alors quelque chose de décourageant. Pour les jeunes qui partiraient du coup réaliser leurs rêves à l’étranger. Pour les étrangers qui craindraient que les barrières ne s’amoncellent ici, pour autant que des barrières puissent s’amonceler…, et qu’elles ne tuent dans l’oeuf leurs espérances.<br />Ce n’est pas une affaire d’Etat, c’est une affaire d’état d’esprit. Le respect de dire oui à l’autre, à l’idée neuve, au changement, aux syndicats ; le respect de faire confiance, de ne pas se moquer ; le bonheur d’être tolérants, d’essayer, réhabilitons-les. Apprenons, courageusement car ce serait tellement plus facile de ne rien faire, modestement car le snobisme voudrait le contraire, délibérément car il y a là une méthode et une rigueur, apprenons à dire oui !</p><p>Oui à la France et à l’Europe ! Oui à la France et à la Méditerranée ! Oui à la France et au monde ! Oui au travail et à la réflexion, oui aux valeurs de la transparence, à l’entreprise, au goût du risque et de créer, oui aux logiques qui rassemblent, et … vive le patronat du XXIème siècle !</p>]]></description>
			Convention du MEDEF 2008 à Bruxelles
			
			<pubDate>1202489100</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Des propositions responsables qui réduisent le déficit à l’horizon 2030</title>
			<link>http://www.medef.com/nc/medef-corporate/salle-de-presse/communiques-de-presse/communiques-de-presse/article/des-propositions-responsables-qui-reduisent-le-deficit-a-lhorizon-2030-1.html</link>
			<description><p><span>Une nouvelle séance de négociation sur les régimes de retraite complémentaire a réuni les partenaires sociaux au MEDEF le 9 mars. L'occasion pour la délégation patronale de faire des propositions sur la stabilisation des taux de rendement,</span><span><span><span>&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span></span><span>sur une&nbsp;prolongation de l’AGFF jusqu’en 2018 ou encore sur&nbsp;la</span><span> prise en compte de l’intégralité des mesures d’accompagnement résultant du régime général. Déclaration de jean-François Pilliard, chef de file de la délégation patronale.</span></p> <![CDATA[<p><span>«&nbsp;A l’occasion de cette nouvelle séance de négociation, la délégation patronale a proposé les points suivants&nbsp;:</span></p><p></p><ul><li><span>la stabilisation des taux de rendement pendant trois ans après avoir aligné les rendements Agirc-Arrco,</span></li><li><span>une prolongation de l’AGFF jusqu’en 2018 dans le cadre d’un accord longue durée,</span></li><li><span>la prise en compte de l’intégralité des mesures d’accompagnement résultant du régime général (pénibilité, amiante, carrières longues, handicapés, situation des parents ayant 3 enfants). Cette prise en compte représente un effort financier substantiel de près de 20 milliards d’euros sur la période 2011 à 2030.</span></li></ul><p></p><p><span>Pour contribuer à une mesure équilibrée des régimes, toujours à l’horizon 2030 et prendre en compte partiellement les avancées ci-dessus, la délégation patronale a proposé&nbsp;: </span></p><p></p><ul><li><span>l’intégration des bornes d’âge du régime général de retraite,</span></li><li><span>une évolution des avantages familiaux et de la pension de réversion, </span></li><li><span>des mesures d’économie des frais de gestion des régimes.</span></li></ul><p></p><p><span>En tendance, à partir du scénario économique central retenu pour les projections d’équilibre des régimes (taux de chômage de 7 %, productivité du travail de 1,5 %), on peut estimer que le déficit cumulé en 2011-2030 passerait de 120 milliards avant toute réforme, à près de 45 milliards d’euros après prise, en compte de l’ensemble des dispositions de la réforme - recul des bornes d’âge et &nbsp;mesures d’accompagnement -, et à 35 milliards d’euros en tenant compte de notre projet présenté aujourd’hui. Nos solutions réduisent par conséquent de manière substantielle le déficit même en intégrant des dépenses supplémentaires (mesures d’accompagnement).</span></p><p></p><p><span>La position de la partie patronale relève de l’exigence que doivent avoir les partenaires sociaux qui gèrent paritairement les retraites complémentaires et ont l’obligation d’apporter des réponses aux futurs retraités. Par rapport à la situation financière actuelle, et par rapport à la manière dont les régimes ont été auparavant gérés, prendre ces mesures exigeantes c’est créer les conditions structurelles pour mettre les régimes dans une meilleure position à l’horizon 2030&nbsp;».</span></p><p><span>Prochaine séance&nbsp;: le 18 mars.</span></p>]]></description>
			Négociation sur les régimes de retraite complémentaire
			
			<pubDate>1299748620</pubDate>
			
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			<title>Point presse mensuel de février 2013</title>
			<link>http://www.medef.com/nc/medef-corporate/salle-de-presse/communiques-de-presse/communiques-de-presse/article/point-presse-mensuel-de-fevrier-2013.html</link>
			<description><p>Bonjour tout le monde. Beaucoup de choses à vous dire ce matin. Avec un champ de sujets relativement vaste, même si, au fond, ce champ ne concerne qu’une chose, la situation économique et l’avenir économique de notre pays. Le Conseil exécutif était très dense,&nbsp; très sérieux sur tous ces sujets, je vais y revenir&nbsp;, mais je tiens auparavant à vous dire que le Conseil exécutif a ouvert sa séance par un hommage à Catherine Martin.  </p> <![CDATA[<ul><li><b><i><span>Hommage à Catherine Martin</span></i></b></li></ul><p>Parmi certains d’entre vous, je crois, qu’il y en a qui ont eu l’occasion d’échanger, de discuter ou de rencontrer Catherine Martin qui a été, jusqu’en 2011, la directrice des Relations du travail du Medef. Il faut que vous sachiez que Catherine a travaillé pour le CNPF puis le Medef, de 1968 à 2011. Et même après avoir fait valoir ses droits à la retraite, elle est revenue plusieurs fois nous aider, nous soutenir, mai surtout nous proposer ses idées, nous apporter sa créativité et ses compétences exceptionnelles, y compris lors de la conférence sociale qui s’est tenue en juillet dernier au Conseil économique et social et environnemental. Et nous avons été tous profondément bouleversés par sa disparition brutale, injuste dans un accident jeudi dernier. C’est quelqu’un qui a apporté beaucoup à la représentation des employeurs, beaucoup pour la défense des chefs d’entreprise français et beaucoup aussi pour le dialogue social. Je tiens d’ailleurs à remercier les organisations syndicales qui nous ont fait part également de leur émotion en apprenant cette très triste nouvelle.</p><ul><li><b><i><span>Cession de sites forcée et ANI</span></i></b></li></ul><p>C’est toujours difficile de faire une transition dans ces circonstances-là. Je vais donc essayer de reprendre mon souffle pour vous parler de la situation économique, des enjeux immédiats auxquels nous sommes confrontés. Je voudrais ouvrir ces sujets,&nbsp; en vous parlant en tout premier de la proposition de loi qui sera inscrite à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale à partir du 15 juin et qui concerne la cession forcée de sites viables. Nous sommes stupéfaits qu’un tel texte puisse arriver en discussion dans les circonstances et sociales actuelles.&nbsp; Nous sommes stupéfaits, compte tenu des circonstances et du contexte, nous sommes stupéfaits aussi&nbsp; du raisonnement sur lequel repose un tel texte de loi. Et nous considérons qu’un tel dispositif annihilerait tous les effets vertueux, positifs, de l’accord qui va bientôt être transposé en projet de loi et, je l’espère, adopté tout d’abord en Conseil des ministres le 6 mars et puis, ensuite, par l’Assemblée nationale et le Sénat. Le projet de cession forcée de sites est un projet qui dans sa nature même&nbsp; s’attaque à des principes fondamentaux de notre économie, à savoir, le droit de propriété et la liberté d’entreprendre.&nbsp; Et à un moment où le gouvernement réfléchi à une révision constitutionnelle, dans laquelle il pourrait, et nous le soutenons de ce point de vue-là, introduire le dialogue social comme principe constitutionnel, nous voudrions dire à ceux qui préparent cette révision constitutionnelle, qu’il serait temps d’introduire la liberté d’entreprendre également comme principe constitutionnel. On ne peut pas envisager des mécanismes forcés de cessions de sites sans prendre un risque majeur sur le bon fonctionnement de toute la chaîne économique. Et sans prendre un risque encore plus grave sur l’attractivité de notre territoire. Ou bien l’attractivité de chaque territoire. Si un site est amené à être fermé parce qu’il ne correspond plus aux exigences du marché, ce qui veut dire d’ailleurs en pratique qu’il ne correspond plus aux besoins des clients et des consommateurs, la meilleure réponse que l’on puisse apporter à cette situation qui est objectivement, économiquement malheureusement et socialement difficile, la meilleure réponse que l’on puisse apporter, c’est de garantir l’attractivité du territoire. Or, un dispositif tel que celui est qui envisagé, qui n’existe nulle part en Europe, nulle part dans les démocraties occidentales, aurait exactement l’effet inverse, un effet répulsif, et ne favoriserait pas, par conséquent, l’implantation de nouvelles entreprises, permettant ainsi à de nouveaux modèles économiques, plus modernes, plus adaptés, de prospérer. Cette affaire est très importante car nous ne pourrons pas nous contenter d’une retranscription fidèle de l’accord que nous avons signé avec la CFDT, la CGC et la CFTC&nbsp;; nous allons demander bien sûr cette retranscription fidèle. Fidèle, cela veut dire à la lettre et dans l’esprit. Mais cela ne saurait suffire. Il n’est pas question d’être soulagé par ce que notre accord serait intégralement transformé en loi, si un autre texte immédiatement après se mettait à introduire des délais encore plus longs que ce qui existe aujourd’hui alors que c’était un des succès de l’accord, réduire les délais. Introduire une incertitude juridique accrue alors que c’était un des succès de l’accord, réduite l’incertitude juridique,&nbsp; et in fine, augmenter ce que nous appelons la prime de risque de l’entrepreneur,&nbsp; à savoir que, en France, on va demander une rentabilité de 20, parce qu’il y aura toute une législation qui augmentera l’incertitude, alors que partout ailleurs en Europe, on va demander une rentabilité de 10. C’est cela qui est en jeu.</p> <p>Ceci est en jeu et ceci est essentiel parce que, vous l’avez compris, les perspectives économiques pour là, tout de suite, maintenant, et pour les mois à venir, sont sombres. Toutes les informations de nature micro-économique que nous recueillons chaque jour nous confirment une situation en début d’année très difficile. Et bien sûr, vous le savez comme moi, tous les indicateurs macro-économiques vont également dans ce sens. </p> <p>A la question que l’on doit tous se poser&nbsp;: peut-on et doit on tenir l’objectif de déficit de moins 3 %, je réponds&nbsp;: oui, il faut tout faire pour tenir cet objectif, mais objectivement, nous avons déjà un pied dans la tombe. Donc, il faut se mobiliser. Il ne faut pas commettre d’erreurs. Il faut aller très vite sur un certain nombre de dossiers que je vais vous énumérer.</p> <p>Tout d’abord, les réformes structurelles, on le sait, ce sont elles qui permettent à un pays de se désendetter, de retrouver un équilibre de finances publiques, et donc, de développer de la croissance. Il y a beaucoup de réformes structurelles sur la table. Je voudrais en évoquer rapidement deux. Deux pour lesquelles nous demandons une accélération du calendrier. C’est vital. </p><ul><li><b><i><span>Retraites</span></i></b></li></ul><p>La première, la retraite. Nous sommes actuellement dans une situation impossible. Et nous, partenaires sociaux, nous sommes comme piégés. Nous avons, organisations syndicales et organisations patronales, eu le courage, adopté la responsabilité de dire&nbsp;: il faut que nous examinions la situation de nos régimes complémentaires, Agirc, Arrco car sinon à un horizon très court, pas de moyen terme, pas de long terme, très court, trois ans, quatre ans, nous sommes au bord de la cessation de paiement. Donc, avec ce sens des responsabilités et ce courage, nous engageons une négociation, qui est aujourd’hui conduite par Jean-François Pilliard. Mais plus nous avançons dans cette négociation,&nbsp; plus nous avons le sentiment d’être pris en otages. Car, en réalité, sur ces régimes, comme sur le régime général, seule une variation des paramètres peut nous permettre de trouver la voie de secours, la voie qui garantit à&nbsp; la fois le versement des retraites et le niveau de la compétitivité auquel&nbsp; nous aspirons pour notre pays. </p> <p>Par conséquent, négocier ainsi, je dirais, seul comme isolé, sans que simultanément,&nbsp; le gouvernement dise clairement quelle est son intention sur le régime général, à quel horizon et selon quelles modalités il va mettre ce débat au centre. C’est mission quasi impossible. Vous savez qu’entre 2011 et 2020, le déficit cumulé des régimes de retraites, si j’additionne le régime général et les régimes complémentaires, le déficit cumulé entre 2011 et 2020, selon le COR, sera de 200 milliards d’euros. 200 milliards d’euros&nbsp;! Quel adjectif pouvons-nous accoler à ce chiffre&nbsp;? Phénoménal&nbsp;? Effrayant&nbsp;? 200 milliards d’euros entre 2011 et 2020. 2020, c’est dans 7 ans. Aujourd’hui, tout le monde sait que pour créer de la croissance, il faut que nous améliorions notre compétitivité. Par conséquent, nous ne pouvons pas accepter une augmentation des cotisations. Sur aucun régime. Sur aucun régime de prestation sociale, nous ne pouvons accepter une hausse de cotisations.&nbsp; Alors, qu’est-ce que l’on nous incite à faire sur les régimes complémentaires&nbsp;? Là, dans l’immédiat. A désindexer&nbsp;? Il faut que tout le monde comprenne, et je m’adresse à tous les Français, que désindexer&nbsp; l<span>e</span>s retraites versées, c’est-à-dire ne pas leur faire suivre l’inflation, c’est courir le risque d’une baisse significative des retraites. Donc, on nous demande à nous, partenaires sociaux, d’assumer cette solution, de donner ce signal à l’opinion publique pour que le gouvernement, lui,&nbsp; puisse se contenter de dire&nbsp;: je ne fais que suivre ce que disent les partenaires sociaux. Et ainsi, fuir sa propre responsabilité qui est de poser le débat en termes d’âge, en termes de durées de cotisations. </p><ul><li><b><i><span>Financement de la protection sociale</span></i></b></li></ul><p>Ou bien encore, ce que nous suggérons, en termes de redéploiement de l’ensemble des cotisations sociales, et du coup, par votre intermédiaire, je voudrais aussi demander au gouvernement ce qu’il a l’intention de faire avec les travaux du Haut Conseil au financement de la protection sociale dont personne ne parle. Et je vais vous dire pourquoi personne n’en parle. Parce que ce Haut conseil, qui a été créé dans la foulée de la conférence sociale de juillet dernier et qui devait, rappelez-vous, selon le Premier ministre, formuler un certain nombre de recommandations sur le financement de la protection sociale, à la fin de l’année 2012, ce Haut conseil s’enlise dans des débats de très haut niveau, mais totalement académiques. Je vous conseille de lire les compte-rendu des différentes réunions de ce Haut conseil qui sont consacrées pour le moins exclusivement aux différents mécanismes de redistribution, non pas de redéploiement, mais de redistribution, avec une analyse pour savoir s’il vaut mieux, pour cela, s’appuyer sur le coefficient de Gini – pour ceux qui ont fait des stats, cela rappellera peut-être quelques souvenirs, je ne vous demanderai pas la définition du coefficient de Gini, je l’ai moi-même oubliée –, ou du coefficient post-Gini, qui est une autre modalité de ce coefficient, c’est-à-dire, en clair, on ne prend pas les choses à bras le corps, sans jeu de&nbsp;mots pour cette institution qui, par ailleurs, elle, fait un bon travail.</p><ul><li><b><i><span>Croissance et prévision</span></i></b></li></ul><p>Donc, la chose est sérieuse, la chose est d’autant plus sérieuse que, vous avez tous, bien sûr, pris connaissance des chiffres de la croissance du dernier trimestre 2012, et donc du chiffre de l’ensemble de l’année 2012. Vous avez compris que cela veut dire que nous rentrons dans l’année 2013 avec, pardonnez-moi cette expression qui n’a pas beaucoup de sens, mais avec un acquis négatif. Je vais dire qu’on rentre dans l’année 2013 en termes de croissance avec déjà un handicap, un retard. Ce matin, Laurent Fabius a dit que la croissance de 2013 serait de 0,2. Je le trouve optimiste. Car sur la base de ce que nous voyons sur le plan microéconomique, de ce que nous vivons chacun de nous dans les entreprises, nous ne sommes pas sur du 0,2&nbsp;; nous sommes, au mieux, sur du 0, et dans beaucoup de secteurs nous sommes sur du moins. Ça, c’est sur la base de ce que nous vivons au jour le jour. Et quand nous regardons le total de nos ventes chaque semaine. Mais si à cette base-là, concrète, réelle, quotidienne, j’ajoute l’absence de réforme dont je viens de parler, alors c’est impossible de faire même 0,2, et je ne suis pas certaine qu’on puisse faire 0. </p><ul><li><b><i><span>Assurance chômage</span></i></b></li></ul><p>Je vous ai dit qu’il fallait attaquer le plus vite possible la réforme des retraites et que nous ne pouvons pas aller sérieusement dans une négociation sur les régimes complémentaires si nous ne savons pas sur quoi nous allons sur le régime général&nbsp;; de la même façon je voudrais vous dire qu’il faut accélérer le travail sur le régime d’assurance-chômage qui va arriver à un déficit cumulé de 18 milliards à la fin de cette année. Là aussi, il n’y a pas de temps à perdre. </p><ul><li><b><i><span>Assises de l’entreprenariat</span></i></b></li></ul><p>A cela, j’ajouterais une autre chose qui est que, dans les travaux du gouvernement, il y a un lieu qui est pour nous une zone d’espoir. Je veux parler des Assises de l’entrepreneuriat animées par la ministre Fleur Pellerin. Il y a dans les travaux de ces Assises beaucoup de choses très intéressantes. Quand je dis beaucoup, je devrais vous dire la quasi-totalité de ce qui est imaginé, présenté, proposé est conforme à ce que nous expliquons dans nos commissions et ce que nous disons publiquement depuis déjà des années. </p> <p>Mais, ceci n’aura de portée, n’aura d’effet, n’aura de sens qu’à deux conditions&nbsp;: la première, c’est que les idées émises, je crois en partie portées par Fleur Pellerin, ne soient pas contredites par des actions gouvernementales inverses. Permettez-moi de vous donner deux exemples. Le premier, est que l’un des ateliers des Assises de l’entreprenariat est consacré au rapprochement entre l’école et l’entreprise, l’université et l’entreprise, deux thèmes, vous le savez, qui nous sont chers. Très bien. La ministre adhère aussi à cette philosophie. Mais comment peut-on dire d’un côté aux Assises de l’entrepreneuriat<i>, «&nbsp;il faut rapprocher l’entreprise de l’université&nbsp;»,</i> et en même temps, du côté de la ministre de l’Enseignement supérieur, qui pourtant est une femme qui, elle aussi, connaît bien l’entreprise, comment peut-on accepter une réforme des conseils d’administration des universités dans laquelle le nombre de chefs d’entreprise présents dans les conseils va être dilué, je dis bien dilué, par l’augmentation du nombre d’administrateurs, notamment le nombre d’administrateurs représentant le personnel, sans que pour autant le nombre d’administrateurs représentant l’entreprise ne soit, lui aussi augmenté, et avec en plus une formulation totalement ambiguë, puisque l’on ne parle plus de la présence d’un chef d’entreprise ou de chefs d’entreprise dans les conseils d’administration, mais de la présence de responsables de milieux économiques&nbsp;? Premier exemple. </p> <p>Deuxième exemple de contradiction. Dans les groupes de travail des Assises de l’entreprenariat, il y en a un qui est consacré à l’innovation, qui met en avant ce que vous savez tous, ce que nous savons tous&nbsp;! La recherche, la recherche, la recherche&nbsp;! Comment peut-on promouvoir ceci et continuer à refuser l’exploration - je dis bien l’exploration, je ne parle pas de l’exploitation - de nos réserves de gaz de schiste&nbsp;? Comment peut-on dire d’un côté, «&nbsp;<i>Je rêve d’une croissance à 7, 8, 9%</i>&nbsp;», et oublier qu’il y a là sous notre sol de quoi transformer tout le modèle économique, accélérer la croissance d’une manière prodigieuse, grâce à un approvisionnement autonome de nos entreprises, des foyers en énergie&nbsp;?</p> <p>Et puis, pour terminer sur les Assises de l’entrepreneuriat, qui sont essentielles, il ne faut pas que ce sujet soit pris comme marginal, comme un grand rendez-vous de plus, comme quelque chose qu’on a dû mettre en place pour calmer les Pigeons, non, c’est essentiel. C’est essentiel parce que la croissance, elle passera par l’entreprise. Elle passera par le fait de mettre au cœur de la politique économique l’esprit d’entreprise et l’entrepreneuriat. La croissance, ce n’est pas attendre la reprise aux Etats-Unis, la confirmation avec le nouveau numéro 1 chinois de l’hyper croissance chinoise, et se dire «&nbsp;<i>ce vent d’Orient et d’Occident va venir faire du bien à notre pays</i>&nbsp;». Ça ne se passe plus comme ça. Ça c’est un concept économique qui date d’il y a 20 ou 30 ans. La croissance qui est en train de renaître dans les différentes zones du monde, portera ses fruits sur les zones qui seront attractives, sur les zones qui mettront justement l’esprit d’entreprise et l’entrepreneur au cœur de tout. Pour cela, il est essentiel de revenir sur la fiscalité qui pèse sur l’actionnaire, qui pèse sur le créateur d’entreprise, qui pèse sur le <i>business angel</i>, qui pèse sur la famille patrimoniale qui gère l’entreprise depuis des générations, qui pèse sur les associés d’une entreprise. Et donc nous mettons, nous, comme objectif n°1 de ces Assises de l’entrepreneuriat la révision de la fiscalité sur les plus-values de cession. </p> <p>Il y a plusieurs approches possibles&nbsp;: nous discutons dans le cadre de ces Assises sur ces différentes approches. Il faut avoir comme référence la moyenne européenne en matière de plus-values de cession d’actions&nbsp;: 26 - 28&nbsp; %, suivant la façon dont on comptabilise&nbsp;; moyenne européenne entre 26 et 28 %. Avant la réforme introduite par le projet de loi de finances de 2013, nous avions déjà un taux très élevé par rapport à cette moyenne européenne&nbsp;: 26 à 28 % en Europe, nous étions à 34,5 % en France. Avec le système actuel,&nbsp; nous sommes passés, suivant les configurations, à un taux sur la plus-value de cession en gros entre 50 et 62 %. Donc il est évident que si vous êtes un entrepreneur, que si vous voulez créer, notamment dans le domaine du numérique où plus qu’ailleurs encore la logique c’est «&nbsp;je crée, je vends, je recrée, je revends, je fusionne, j’ai un associé, je perds cet associé, je retrouve d’autres associés…&nbsp;». Donc, notamment si nous voulons rentrer de plain-pied dans cette révolution digitale, il faut réformer cette fiscalité.</p> <p>Il y a plusieurs façon de le faire&nbsp;: soit on crée un seul régime qui aurait le mérite d’être particulièrement lisible et par conséquent attractif. Si on crée un seul régime, c’est-à-dire quel que soit votre durée de détention, 2 options&nbsp;: ou on revient au schéma antérieur mais le schéma antérieur, c’est 34,5 % donc on serait toujours supérieur à la moyenne européenne. Soit on crée un abattement forfaitaire sans condition de durée de détention. Il y a d’autres schémas qui sont envisagés avec des régimes spécifiques et des régimes spécifiques selon que vous êtes en train de céder au moment de votre départ à la retraite ou bien selon que vous êtes une jeune entreprise innovante ou pas. Et il y a aussi une réflexion autour d’un régime de droit commun qui serait plus avantageux que le régime actuel mais avec une évolution du taux en fonction de la durée de détention. Donc, plus votre durée de détention est longue, plus le taux est bas. </p> <p>Ce que je vous dis ce matin c’est que, quelle que soit la modalité in fine adoptée, si les Assises de l’entrepreneuriat n’aboutissent pas à une proposition claire sur cette question de la fiscalité des plus-values de cession&nbsp;; et si cette proposition claire n’est pas d’emblée acceptée par le gouvernement et s’il n’est pas dit d’une manière certaine qu’elle sera introduite dans le Projet de loi de finances pour 2014, alors je vous dis très clairement qu’il n’y a aucune chance, aucune chance, pour que notre pays évite la récession. Et je pense même qu’elle pourrait être très sérieuse. </p><ul><li><b><i><span>Euro et construction européenne</span></i></b></li></ul> <p>Il y a un dernier point qui sort de cette question des retraites, de l’assurance chômage, de la fiscalité – qui est évidemment essentiel pour notre avenir économique à tous – c’est d’avancer dans la construction européenne. Vous m’avez souvent entendue dire un certains nombres de choses de ce point de vue-là. Autant il ne me semble pas choquant que le budget européen, compte-tenu de la situation générale de l’Europe, soit amené à réduire un certains nombres de dépenses&nbsp;; autant je trouve tout à fait regrettable qu’on ait pu toucher à des dépenses d’investissement et surtout qu’on n’ait pas préparé les grands investissements d’avenir. Notamment sur le numérique, sur le digital de manière générale, via les infrastructures. Il y a des choses qui sont faites, mais pas à la hauteur, pas à la hauteur de ce qui se fait ailleurs. Sur le numérique et le digital quand la France est là, certains pays européens sont là, la Chine est là&nbsp;! Donc il faut aller loin, il faut être courageux, il faut dire les choses. Et sur la question européenne, il y a un enjeu qui nous préoccupe tous, notamment les industriels. C’est le niveau de l’euro par rapport au dollar en particulier, quoi que pas uniquement par rapport au dollar. Si on est préoccupé par ce sujet-là, il y a une voie possible&nbsp;; j’écrirais&nbsp; «&nbsp;une voie possible&nbsp;» dans les deux sens possible de l’orthographe&nbsp;: au sens de chemin et au sens de l’expression. Le chemin, c’est de se dire&nbsp;: il faut que l’Union européenne ait une politique de change. Nous le savons que cela ne peut pas être la BCE&nbsp;; elle est indépendante. Mais en revanche, rien n’interdit que le Conseil européen exprime des orientations, dise sa préférence, présente une vision qui marquerait ainsi une stratégie de politique économique globale et de politique de change. Ce serait là une façon à la fois d’aider nos entreprises et de faire un pas de plus vers l’intégration européenne.</p> <span>C’est de cela dont nous avons débattu hier en Conseil exécutif et je pense qu’avec tous ces sujets je n’ai rien oublié je l’espère d’important.</span>]]></description>
			Point presse mensuel
			
			<pubDate>1361285940</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Besoin d’air !</title>
			<link>http://www.medef.com/nc/medef-corporate/salle-de-presse/communiques-de-presse/communiques-de-presse/article/besoin-dair-1.html</link>
			<description> <![CDATA[<p><span></span></p><p></p><p></p><p>C’est un grand plaisir pour moi de me retrouver devant vous tous. Merci d’être venus si nombreux, vous êtes plus de 6000, dans ce lieu exceptionnel, le Palais Omnisports de Paris-Bercy pour ce rendez-vous exceptionnel.<br /><br />Je suis très heureuse et très fière que la voix des chefs d’entreprise puisse se faire entendre dans la campagne électorale pour l’élection présidentielle.</p><p>Je suis très heureuse aussi de voir que notre travail commence à faire bouger les lignes.<br />Nous sommes une équipe. Et au cours des derniers mois, nous avons contribué&nbsp; à faire évoluer beaucoup de choses&nbsp;: à conclure des négociations ouvertes depuis longtemps&nbsp;; je citerai en tout premier le travail d’orfèvre accompli par Denis Gautier-Sauvagnac, sur le régime des intermittents du spectacle ou sur l’important accord seniors,&nbsp;merci cher Denis. </p><p>Nous avons signé, sous l’impulsion de notre chef de file Cathy Kopp un accord historique sur la diversité en entreprise. Sous la conduite de Jean-René Buisson nous avons ouvert des négociations délicates dans leur dimension financière&nbsp; sur les régimes complémentaires de retraite et finaliser un accord sur la gouvernance de la branche maladie.</p><p>Nous nous sommes lancés aussi sur des voies nouvelles avec audace et avec déjà quelques succès&nbsp;: je pense à la signature d’une convention entre le MEDEF et l’ANPE, je pense au Tour de France de la diversité avec le ministre Azouz Begag ou au Tour de France de l’Export la ministre Christine Lagarde&nbsp;; je pense à l’esprit nouveau insufflé par la Commission Dialogue Economique de Véronique Morali&nbsp;ou bien encore&nbsp;à l’engagement de Laurence Danon dans l’élaboration d’une charte des stages. Je pense à l’efficacité du lobbying de Marie-Christine Coisne&nbsp;et je pense aussi au travail de Jérôme Bédier, Pierre Nanterme, Pierre Fonlupt, Hugues-Arnaud Mayer, Francis Da Costa,&nbsp; Bernard Field,&nbsp; Xavier Fontanet, et de bien d’autres.<br />C’est avec cette équipe et celle du conseil exécutif que nous avons proposé la délibération sociale. Je remercie les organisations synicales d’avoir accepté d’ouvrir avec nous un espace et un temps où ensemble, entre partenaires sociaux, nous pouvons confronter nos points de vue, réfléchir, cheminer ensemble. Et je veux dire à Jacques Voisin, président de la CFTC, et à Bernard Van Craynest, président de la CGC combien je suis sensible à leur présence parmi nous ce matin.</p><p><br />Nous sommes une équipe, une équipe de chefs d’entreprise…<br /><br /><strong>…et nous les chefs d’entreprise, nous disons non très clairement, avec la plus grande fermeté, aux déclinologues et aux démagogues.</strong><br /><br />Les déclinologues sont ceux qui brossent un tableau sans nuance, entièrement noir&nbsp;de notre société et de notre économie, entièrement noir. Ils nous&nbsp;dépeignent une situation sans issue, ils nous annoncent un déclin inéluctable.<br /><br />Les démagogues sont ceux qui jouent du pipeau, qui veulent faire voir la réalité sous un autre jour, qui distribuent les bons et les mauvais rôles pour accuser les uns, dédouaner les autres, qui livrent en pâture des bouc émissaires, qui flattent les désirs d’illusions. Ce sont eux qui disent&nbsp;: demain, on rasera gratis. Qui présentent une vision simpliste et fausse de la réalité, qui divisent pour régner. Qui manient l’arme de la disqualification et n’hésitent jamais à&nbsp;caricaturer. Les démagogues sont des flatteurs qui vivent aux dépens de ceux qu’ils flattent, et quand c’est l’électorat qu’ils flattent on peut craindre le pire. <br /><br /><strong>Nous avons l’espérance et le réalisme également chevillés au corps, et parce que l’habitude de l’action nous rend optimistes.</strong></p><p>Nous leur disons non et nous les renvoyons dos à dos. Ils pourront continuer de se donner la réplique comme c’est leur habitude. Les uns faisant peur, et les autres rassurant. Les deux jouant la surenchère et se plaisent à se&nbsp;répondre à qui mieux mieux. Car à partir du moment où l’on croit que la situation est désespérée, on peut entendre n’importe quelle promesse et s’y accrocher comme à une bouée. Plus les déclinologues font peur, plus les démagogues jouent les illusionnistes. Plus l’illusion marche et plus les déclinologues ont de quoi crier au loup. Les uns jouent la comédie, les autres la tragédie, mais&nbsp; ils sont toujours sur les planches du même théâtre dont ils voudraient bien nous contraindre à être les spectateurs passifs. </p><p>Ils se disputent de formidables terrains de bataille.</p><p>L’Europe est peut-être le premier d’entre eux… Or l’Europe c’est le socle sur lequel se bâtit notre croissance. Que notre croissance soit insuffisante, soit&nbsp;! Nous sommes les premiers à le déplorer. Mais qu’on en accuse&nbsp; l’Europe et qu’on la soupçonne de nous appauvrir, c’est très injuste, surtout lorsqu’elle remplit parfaitement son rôle de grand marché ouvert à tous ses membres et qu'elle remplit également à la perfection sa mission première de garant de la paix. </p><p>Nous les chefs d'entreprise nous disons non !<br /><br /><strong>Nous les chefs d’entreprise, nous disons non aux démagogues et aux déclinologues, parce qu’il n’y a pas de fatalité.</strong> Parce que tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir, et l’entreprise c’est la vie&nbsp;! Aux déclinologues, nous disons que le&nbsp; déclin n’est pas inéluctable, qu’il est grand temps d’agir mais qu’il est encore temps&nbsp;;&nbsp; aux démagogues, qui ces temps-ci sont parfois rétrogrades nous disons que ni la nostalgie, ni les raisonnements archaïques, ni les idéologies faussement généreuses&nbsp; ne&nbsp; donneront jamais à la France la clé qui ouvre l’avenir. <br /><br />Je le redis&nbsp;: nous les chefs d’entreprise, nous avons l’espérance et le réalisme chevillés au corps. Nous les avons chevillés au corps, pour nous, pour nos entreprises, et&nbsp; nous avons l’ambition de faire partager cela à&nbsp;la France. Nous les chefs d’entreprise, nous sommes bien placés pour savoir qu’aucune action ne reste jamais sans effet. Aucun travail, aucune décision ne sont jamais tout à fait vains.</p><p>Aujourd’hui, au début de la campagne présidentielle, alors qu’un grand débat national est engagé, je le dis très clairement, et pardon pour la familiarité&nbsp;: <strong>rien n’est foutu.</strong> Il suffit de changer quelques paramètres&nbsp;: un peu plus de liberté, un peu plus d’air et tout ira mieux tout de suite en France. Et tout ira bien très vite pour les Français.<br /><br />Aide-toi et le ciel t’aidera&nbsp;; la fortune sourit aux audacieux&nbsp;; il y a belle lurette qu’on connaît les bonnes recettes. Et pour cause, elles sont de bon sens, elles sont raisonnables.</p><p>La réalité est en mouvement. Les raisonnements peuvent l’être aussi pour être justes<strong>. Faisons ensemble&nbsp;la promotion des raisonnements dynamiques</strong>. On nous&nbsp; fait croire que la richesse serait comme un gâteau déjà là sur la table dont il ne resterait plus qu’à distribuer les parts de la meilleure façon possible à chacun. Mais la richesse n’est pas un gâteau déjà là sur la table. La richesse n’est jamais statique. Elle est toujours en évolution positive ou négative, et toujours potentiellement en expansion. Si l’on veut avoir l’espoir d’augmenter un jour prochain les revenus les plus bas, c’est la richesse globale, celle de la collectivité toute entière qui doit augmenter. De même si l’on veut créer du travail, il faut se garder de le considérer lui aussi comme un gâteau déjà là sur la table qui ne resterait plus qu’à se partager. Ce fut l’illusion désastreuse des 35 heures. Tant l’expérience&nbsp; que la raison nous dictent cette évidence de l’action pour sortir de la difficulté.</p><p>Mais il n’y a pas que l’expérience ou la raison, il y a aussi notre foi, notre foi profonde&nbsp;: nous avons foi en chacun de nous, nous avons foi en l’entreprise, nous avons foi en la France</p><p><br /><strong>Je voudrais vous parler du génie français.</strong> Parce qu’il doit nous animer et inspirer notre action. Il y en a mille exemples. Mais peut-être le plus récent, le plus connu, le plus accessible à toutes les générations, le plus vivement salué à l’étranger, le plus époustouflant, le plus bouleversant, celui qui illustre le mieux le slogan&nbsp;«&nbsp;&nbsp;impossible n’est pas français&nbsp;», ce n’est pas seulement l’A380 auquel vous pensez tous en ce moment,&nbsp; c’est aussi pour moi ce film que vous avez été&nbsp; très nombreux&nbsp; à voir et qui s’appelle «&nbsp; La marche de l’empereur&nbsp;», l’histoire de la migration des oiseaux de l’Antarctique. Pour le réaliser et le faire connaître, il a fallu une magnifique culture naturaliste, il a fallu un rêve, il a fallu croire à ce rêve, il a fallu l’ambition de le faire partager, il a fallu sans beaucoup de moyens réaliser une prouesse technique invraisemblable, il a fallu convaincre ceux qui n’y croyaient pas, il a fallu, c’est le cas de le dire, résister contre vents et marées, il a fallu du courage, il a fallu aussi accepter de&nbsp; transformer un peu le produit pour l'exporter. C’est cela, le génie français. Cette combinaison si particulière de l’esthétique et de l’esprit d’entreprise,&nbsp; cette capacité à créer de l’exception, cette façon de transformer définitivement le regard sur le monde et sur l’autre.<br /><br />De façon plus terre à terre, un chef d’entreprise français me disait récemment tout l’apport culturel, lié à l’intégration d’une entreprise anglo-saxonne dans son groupe. Apport&nbsp;en termes de process et de régularité. Mais il ajoutait que face à une panne, face à l’imprévu, face à un défi soudain il n’y avait pas plus performant que les équipes françaises.</p><p>Hier le génie français, c’était l’invention du champagne, du cinéma, de la montgolfière, de la tapisserie d’Aubusson, de la haute couture, de la parfumerie, Hier c’était Pasteur, Marie Curie,&nbsp; Eiffel. Aujourd’hui, c’est la carte à puce, le TGV,&nbsp; la réinvention moderne du luxe, un nouveau modèle d’hôtellerie, de commerce, des ambitions d’ampleur inégalée dans&nbsp; les services collectifs, une technologie de pointe dans l'industrie,&nbsp;c’est aussi la meilleure gestion&nbsp; de l’eau au monde, l’investissement précurseur dans&nbsp; l’industrie nucléaire. Pardon ne pas avoir le temps de citer tous les autres exemples qui s’imposent à moi. <br /><br />Aujourd’hui, le génie français, ce sont des entreprises et des pratiques d’excellence, des domaines de pointe, dans l’industrie, les services, le commerce. Le génie français, c’était hier, et c’est aussi aujourd’hui, n’en déplaise aux déclinologues et n'en déplaise aux démagogues !</p><p>Le génie français, c’est à la fois un point de repère du passé et un phare pour l’avenir. Il faut que nous soyons conscients et fiers de ces succès&nbsp;; que nous en parlions, que nous les racontions, que nous les revendiquions. Donnons-leur la publicité qu’ils méritent, soyons en heureux, proclamons leur valeur exemplaire,&nbsp; transformons les en modèles, en objectif collectif.</p><p><strong>Notre rêve à nous, les chefs d’entreprise c’est une France prospère.</strong> Drôle de mot, prospérité, qui pourrait bien tomber en désuétude si nous n’étions pas tout à fait déterminés à le ranimer. Et pourtant quel état plus désirable&nbsp; que la prospérité ! Quel mot plus éloquent pour dire à la fois la richesse, le confort, le bien-être, la sécurité, la réussite, la bonne humeur… La France se savait prospère dans les années 60. Elle en est moins sûre aujourd’hui.</p><p>Faisons tout, nous les chefs d'entreprise,&nbsp;pour que notre pays ait plaisir à&nbsp; redevenir prospère. &nbsp;Entrons dans la mêlée&nbsp;!<br />Incitons les candidats à l’élection présidentielle à présenter une vraie stratégie économique. Affirmons qu’il y a des fiscalités compétitives et d’autres qui ne le sont pas et que ce ne serait pas le moindre mérite de la nôtre qu’elle permette enfin d’embaucher et d’augmenter les salaires.</p><p>Notre rêve à nous, les chefs d’entreprise c’est une France où la liberté, celle d’entreprendre, celle d’agir, celle de grandir, celle de rayonner ne soit pas un vain mot. <strong>Aucun thème n’est revenu plus souvent dans notre grande consultation auprès de vous&nbsp;que celui de la liberté.</strong> C’est l’aspiration la plus profonde des chefs d’entreprise, c’est notre leitmotiv. C’est notre besoin le plus fondamental. Que traduit&nbsp; ce désir de liberté ? J’ai relu vos réponses. Certainement pas la prétendue sauvagerie du libéralisme. Certainement pas son prétendu désordre. Certainement pas de l’égoïsme, ni de l’individualisme. Personne mieux que nous ne sait travailler en équipe. Ce que traduit notre désir de liberté, c’est tout l’inverse&nbsp;: c’est notre certitude que chacun saura faire bon usage de l’espace qui lui sera laissé, et trouver l’occasion d’y déployer son talent et sa créativité. <br /><br />Ce que je lis dans la volonté répétée de plus de liberté, d’un peu plus d’air, pour nous, pour les entreprises, pour la France, c’est notre, c’est votre confiance en l’homme.</p><p>C’est d’ailleurs au nom de notre confiance en l’homme, en sa maturité, en son intelligence de l’intérêt général, que nous demandons que soit défini constitutionnellement un espace d’autonomie et de responsabilité des partenaires sociaux, c’est au nom de notre confiance en l’homme que&nbsp; nous sommes sûrs de pouvoir développer une relation contractuelle et non conflictuelle patronat-syndicats de salariés. Et c’est au nom de notre confiance en l’homme que nous demandons à déterminer par accord entre patronat et syndicats la durée du travail sans qu’il soit nécessaire qu’une loi la fixe une fois pour toutes et pour tous de façon rigide.<br /><br />Notre rêve à nous chefs d’entreprise, c’est une France qui voie son avenir et qui aime son présent, une France qui tienne son rang en Europe et dans le monde, une France qui n’ait pas peur, une France qui rayonne, une France épanouie, une France qui diffuse, une France où chacun se sente fier, une France qui ne se mette pas hors-jeu, et dont l’idéal ne soit pas de se protéger derrière ses frontières érigées en murailles.<br /><br />Ce n’est pas tant sur les dangers du protectionnisme que sur les&nbsp; vertus de l’échange que je veux insister ici. Dans quelques jours, se réunissent à Davos les ministres européens, entre autres,&nbsp;du Commerce. Nous, les chefs d’entreprise français, leur demandons solennellement de donner au commissaire Peter Mandelson les arguments et les atouts qui lui&nbsp; permettront de favoriser la signature d’un accord pour le développement du commerce mondial dans le cadre du cycle de Doha. Selon la Banque mondiale, la libéralisation des échanges de marchandises générerait 287 milliards de dollars dont un tiers profiterait aux pays en voie de développement, et ce serait une bonne nouvelle&nbsp;! Quant à la libéralisation des services que nous appelons également de nos vœux, elle génèrerait 5 fois ce montant&nbsp;! Si un tel accord était signé, évidemment les entreprises françaises en profiteraient. Elles en profiteraient même énormément. De très nombreux nouveaux marchés apparaîtraient, l’accès en serait facilité, et l’échange appelant l’échange, les entreprises&nbsp; trouveraient là l’occasion de déployer un potentiel d’exportation encore inexploité. Quelle bouffée d’oxygène ce serait !</p><p>Notre rêve à nous, chefs d’entreprise c’est une France qui ne trouve pas ses idéaux seulement dans son passé, qui repense à chaque pas son modèle et veuille bien le nourrir de la réalité présente, une France qui ne confonde pas la morale et le moralisme, qui accepte de penser par exemple qu’on peut être très haut dans l’échelle des salaires tout en ayant&nbsp; une moralité et une éthique irréprochables. </p><p>Notre rêve, c’est une France qui repère les pièges mortels pour notre économie que lui tendent&nbsp; les donneurs de leçon. Serait mortelle pour notre économie, par exemple, une augmentation du SMIC sans aucun lien ni avec les&nbsp;gains de productivité et ni avec l’inflation. Serait mortel le&nbsp;projet d’abrogation de la loi de 2003 sur les retraites alors que chacun sait qu’elle n’est que la première étape des réformes nécessaires.&nbsp;<br /><br /><br /><strong>Que faudrait-il pour que la&nbsp; France dont nous rêvons advienne&nbsp;? C’est tout simple&nbsp;: il faudrait que nous puissions respirer.</strong>&nbsp; Et si nous respirions elle adviendrait immédiatement, n’en déplaise aux déclinologues, n’en déplaise aux démagogues&nbsp;!</p><p>Aujourd’hui, nous sommes dans un carcan. Les excès de la fiscalité, les excès du code du travail, les labyrinthes indéchiffrables, l’impossibilité notoire d’en déjouer les contradictions, l’hyper réglementation, tout cela nous oppresse, tout cela empêche nos entreprises de grandir, tout cela oppresse et opprime bien inutilement et bien dangereusement les entreprises françaises. </p><p>En revanche, dès que le carcan disparaît, on peut respirer, et tout le monde y gagne tout de suite. La preuve&nbsp;: le succès du CNE&nbsp;! Selon le ministère du Travail, 9 mois après sa création, ce sont les seules statistiques disponibles, ce nouveau contrat de travail a permis d’embaucher 440 000 personnes. Certaines embauches étaient des remplacements, certaines des anticipations, et 45 000 d’entre elles étaient des créations pures, c’est à dire des emplois qui n’auraient jamais existés sans cette forme de contrat&nbsp;!</p><p><br /><strong>Respirer, c’est aussi être déchargé du poids de la culpabilité obligée&nbsp;!</strong> Pourquoi faut-il se retenir d’embaucher pour éviter le pire au cas où&nbsp;les choses tourneraient mal&nbsp;? Pourquoi rendre le pire ingérable et le faire redouter parce qu’il serait ingérable&nbsp;? Pourquoi faudrait-il absolument que l’un des deux soit en faute lorsqu’un salarié et un chef d’entreprise se séparent&nbsp;? Trente-deux ans après l’invention en France du divorce par consentement mutuel, quelle audace, je propose que nous commencions&nbsp; à définir dans le monde du travail une séparabilité à l’amiable et aux conditions honorables pour les deux parties. On nous fait d’ailleurs bien des reproches à ce sujet. Je répondrai seulement que les mêmes reproches ont été adressés en leur temps au divorce à l’amiable. Ceux qui aujourd’hui&nbsp; nous accusent de penser que les salariés sont jetables, ce qui n’est jamais notre façon de voir, c’est une autre démagogie que de l’insinuer,&nbsp; ceux- là me rappellent&nbsp; les traditionalistes d’autrefois qui s’opposaient au divorce à l’amiable sous prétexte qu’il allait favoriser les caprices&nbsp;! La séparabilité, j’en suis sûre, ce serait une révolution qui permettrait immédiatement&nbsp; nombre d’embauches. Mille embauches peut-être d’un côté pour un litige de l’autre. Car c’est clair, ce que nous cherchons à éviter en inventant la séparabilité à l’amiable, c’est une judiciarisation dont le coût en temps, en argent, en liberté, en confiance en l’autre&nbsp; est incalculable&nbsp;!</p><p>Respirer, c’est vivre, c’est naître, grandir, se développer&nbsp;: tout ce que l’entreprise rêve de faire. Le contraire de respirer, faut-il le rappeler, c’est mourir, c’est rendre son dernier souffle. <br />La respiration, quel plaisir&nbsp;! Quel bonheur&nbsp;! Ouvrir la fenêtre, prendre un grand bol d’air frais,&nbsp; aérer la pièce où l’on est, oser, car c’est aussi ça respirer, oser le brassage de l’intérieur et de l’extérieur. <br />Ne pas vivre en vase clos.</p><p>Respirer, c’est s’ouvrir, accepter la nouveauté, y compris et même surtout lorsque l’enjeu de l’ouverture&nbsp; sont la diversité et&nbsp; la mondialisation, ne pas retenir son souffle, avoir confiance, ne pas devenir cacochyme. Etre détendu, zen. Nous demandons au gouvernement qui naîtra des prochaines élections présidentielles et législatives d’avoir des relations normales avec nous chefs d’entreprise, avec nous MEDEF. Des relations normales&nbsp;: c'est-à-dire de travail, régulières, confiantes, faites d’estime et de respect mutuels. </p><p>Besoin d’air&nbsp;: c’est le besoin fondamental de l’entreprise qui a besoin de liberté, de la France qui a besoin de prospérité, et de notre planète qui a besoin de durer. Besoin d’air&nbsp;! N’accablons pas sous un fardeau trop lourd les nouvelles générations qui pourraient s’asphyxier sous le poids de l’endettement et des retraites non financées.<br /><br />Besoin d’air&nbsp;! Nous sommes persuadés que les intérêts économiques et les intérêts écologiques ne sont pas par nature contradictoires. Entre eux il s’agit de créer étape par étape, j’y insiste,&nbsp; une dynamique de progrès. Si ouverts soyons-nous aux enjeux écologiques et à la nécessité absolue d’en tenir compte, même si c’est pas à pas, ne laissons pas croire pour autant que la planète se porterait mieux si nous étions encore plus accablés d’impôts.<br /><br />Besoin d’air&nbsp;! N’attendons pas que l’air nous manque pour en prendre soin, pour en comprendre la nécessité vitale.<br /><br /><br /><strong>Qu’est-ce qu’on fait maintenant&nbsp;? Et qu’est-ce qu’on ne fait pas&nbsp;?</strong></p><p>Ne laissons pas dire n’importe quoi. Je l’ai mentionné à propos de la séparabilité, ne laissons pas n’importe qui nous prêter les pires intentions et les plus cyniques. Ne croyons pas&nbsp; que si nous avons parfois une image brouillée ce serait de notre propre faute&nbsp;: ce n’est pas nous, ce sont les gouvernements successifs qui ont éclaboussé l’image de l’entreprise en ne conduisant pas les réformes nécessaires pour atteindre le plein emploi, dont j’affirme qu’il est possible<strong>. Mesdames et Messieurs les candidats à l’élection présidentielle, il ne doit pas y avoir d’autre priorité économique et sociale que la réduction rapide et significative du chômage en France&nbsp;!</strong> Toutes les autres difficultés s’en trouveront dans la foulée immédiatement simplifiées&nbsp;: la nouvelle pauvreté, le pouvoir d’achat, les déficits publics et l’endettement, le financement des retraites, mais aussi l’insécurité, la délinquance.<br /><br /><strong>Ne laissons pas dire n’importe quoi et ne tombons pas dans les pièges des mots.</strong> Ni dans le piège du <strong>mot précarité</strong> qui peut signifier le pire mais aussi le meilleur quand il s’agit du premier CDD du jeune diplômé dans une entreprise de pointe. Ni dans le piège du <strong>mot d’allègement</strong>. Ne nous laissons pas abuser&nbsp;: quand&nbsp; on nous parle d’allègement de charges sociales comme si c’était un cadeau qu’on nous faisait. Grâce à ce tour de passe-passe sémantique, on suspend en réalité au-dessus de nos têtes une épée de Damoclès. On nous menace de&nbsp; bientôt ne plus nous le faire, ce prétendu cadeau, ou de ne plus nous le faire que sous&nbsp; conditions. Ce que nous refusons catégoriquement. Car ce raisonnement est fallacieux. Nous le disons clairement&nbsp;: ces allègements doivent devenir au contraire purement et simplement des abattements. Et cela, pour la bonne raison qu’ils ne sont que la juste compensation de l’invraisemblable coût infligé aux entreprises par les 35 heures. Ce qu’on appelle un allègement n’est en fait pas un allègement, c’est un&nbsp; dédommagement du préjudice insensé qui&nbsp; a été fait aux entreprises et au monde du travail tout entier. </p><p>Comprenons enfin que notre point de vue a une très grande valeur, une vraie dignité,&nbsp; et battons-nous pour le faire comprendre et pour le faire entendre.</p><p>Notre pratique quotidienne de chefs d’entreprise nous donne sur les décisions politiques un regard&nbsp; pertinent et&nbsp; juste&nbsp;: pour discerner&nbsp; ce qui est démagogique et ce qui ne l’est pas&nbsp;; ce qui est vrai et ce qui est faux dans les propositions économiques que les candidats font aux Français. Nous sommes bien placés pour savoir quelles sont les mesures qui coûtent plus cher qu’elles ne rapporteront jamais, pour repérer les propositions qui procèdent d’une méconnaissance totale du terrain et qui relève d’une vue de l’esprit. Pour critiquer les visions du monde qui s’échafaudent parfois, lorsqu’on n’a pas eu à tenir une colonne recettes en face de la colonne dépenses, ni&nbsp; de client à satisfaire ni de carnet de commande à remplir.</p><p>Nous sommes bien placés aussi pour dire dans d’autres cas&nbsp;: voilà une bonne idée&nbsp;!&nbsp; Elle va dans le bon sens et nous la soutiendrons&nbsp;parce qu’elle sert l’entreprise !</p><p>Des chefs d’entreprise, Churchill disait&nbsp;: <em>«&nbsp;On considère le chef d’entreprise comme un homme à abattre, ou une vache à traire .</em>Il ajoutait, c’est assez drôle&nbsp;:<em> «&nbsp;Peu voient en lui le cheval qui tire le char&nbsp;</em>». <br />Et moi aussi, je vais citer Jaurès&nbsp;! Vous allez voir comme ce qu’il écrivait est intéressant, et comme ça fait du bien&nbsp;: «<em>Il n'y a de classe dirigeante que courageuse. A toute époque, les classes dirigeantes se sont constituées par le courage, par l'acceptation consciente du risque. Dirige celui qui risque ce que les dirigés ne veulent pas risquer. Est respecté celui qui, volontairement, accomplit pour les autres les actes difficiles ou dangereux. Est un chef celui qui procure aux autres la sécurité en prenant pour soi les dangers. Le courage pour l'entrepreneur, c'est l'esprit de l'entreprise et le refus de recourir à l'Etat…. Et Jaurès ajoutait : sans doute, il y a des patrons qui s'amusent, mais ce qu'ils veulent avant tout, quand ils sont vraiment des patrons, c'est gagner la bataille</em>.&nbsp;&nbsp;»&nbsp;.</p><p><br /><strong>Notre mot d’ordre, c’est besoin d’air&nbsp;!</strong> Alors nous les chefs d’entreprise sortons, allons dehors, montrons-nous ! Comment pourrions-nous&nbsp; espérer être connus, reconnus et donner une bonne image de nous si nous restons dans l’ombre, dans nos bureaux, dans nos ateliers, dans nos entreprises&nbsp;?</p><p>Chers amis,&nbsp; je vous le demande allez à la rencontre des Français, racontez vos succès et expliquez comment vous y êtes arrivés. Ouvrez le chemin. Dites&nbsp; aux Français&nbsp;notre diagnostic sur l’état du pays, et proposez à nos compatriotes nos idées et nos méthodes&nbsp; et votre vérité pour retrouver une&nbsp; vitalité&nbsp; durable.<br /><br />Chers amis, l’histoire de notre pays et celle de ses entreprises sont intimement mêlées. Leur futur également. L’avenir des entreprises, ne l’oublions jamais, c’est aussi l’avenir de la France&nbsp;!</p>]]></description>
			Assemblée générale 2007 à Bercy
			
			<pubDate>1169739780</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>« Nous sommes opposés à une augmentation des cotisations qui ne résoudrait rien »</title>
			<link>http://www.medef.com/nc/medef-corporate/salle-de-presse/communiques-de-presse/communiques-de-presse/article/nous-sommes-opposes-a-une-augmentation-des-cotisations-qui-ne-resoudrait-rien-1.html</link>
			<description><p>Une nouvelle séance de négociation sur les régimes de retraites complémentaires a eu lieu le 24 février au MEDEF. L'occasion pour l<span>a délégation patronale de faire une proposition très concrète en proposant l’alignement sur deux ans du taux de rendement de l’Agirc sur celui de l’Arrco. Déclaration de jean-François Pilliard, chef de file de la délégation patronale.</span></p> <![CDATA[<p><span>«&nbsp;Nous avons abordé aujourd’hui le fond de cette négociation&nbsp;: discutons-nous comme si l’environnement de la France n’avait pas changé depuis 1945 ou bien, dans une perspective plus réaliste, tenons-nous compte de l’évolution de la démographie et de l’environnement économique et social&nbsp;?</span></p><p></p><p><span>La délégation patronale a fait une proposition très concrète en proposant l’alignement sur deux ans du taux de rendement de l’Agirc sur celui de l’Arrco, selon l’engagement pris par les partenaires sociaux en 1996. C’est une bonne décision, tant sur le plan technique que social.</span></p><p></p><p><span>Concernant le débat sur les ressources, nous avons rappelé que nous étions opposés à une augmentation des cotisations pour deux raisons&nbsp;: nos entreprises ont un déficit de compétitivité, notamment lié au poids des prélèvements sociaux, et d’autre part, l’augmentation régulière des cotisations des régimes de retraites complémentaires n’a pas permis de traiter les problèmes structurels de ces régimes.</span></p><p></p><p><span>Plutôt que de se satisfaire de mesures ponctuelles d’adaptations des régimes tous les deux ans, nous voulons traiter des problèmes de fond. Il nous paraît légitime de reprendre dans les régimes complémentaires l’ensemble des dispositions du régime général, en particulier les bornes d’âge, et de rapprocher progressivement les deux régimes pour tenir compte des évolutions de la société française.</span></p><p></p><p><span>J’ai par ailleurs réaffirmé que nous étions prêts à débattre de la façon de stabiliser les taux de rendement ou, à défaut, de ralentir leur baisse. Mais nous ne pouvons aujourd’hui arrêter de position sans une vue d’ensemble de la totalité des termes de l’accord.</span></p><p></p><p><span>Nous avons enfin réitéré notre profond attachement au paritarisme des régimes de retraites complémentaires, d’où notre niveau d’exigence pour trouver des solutions qui assurent le futur des régimes Arrco et Agirc. Trois leviers doivent ainsi permettre de répondre à nos responsabilités&nbsp;: les bornes d’âge, une meilleure cohérence entre les deux régimes, et l’optimisation de leurs coûts de gestion.&nbsp;»</span></p><p></p><p><span>Prochaine séance&nbsp;: le 9 mars</span></p>]]></description>
			Retraites complémentaires
			
			<pubDate>1298539860</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Point presse mensuel de janvier 2013</title>
			<link>http://www.medef.com/nc/medef-corporate/salle-de-presse/communiques-de-presse/communiques-de-presse/article/point-presse-mensuel-de-janvier-2013.html</link>
			<description><p>Bonjour tout le monde. Bonjour à tous. En tout premier, je tiens à vous présenter mes vœux pour cette nouvelle année, je vous souhaite beaucoup de succès, je vous souhaite le meilleur pour vos secteurs, quel que soit le type de média dans lequel vous travaillez et nous savons tous que la transition est délicate. Et puis, pour vous, personnellement, et vos familles et vos proches, la santé et le bonheur. </p> <![CDATA[<p><b><i><span>Accord compétitivité des entreprises et sécurisation de l’emploi</span></i></b></p> <p>Hier, s’est tenue une réunion importante de notre Conseil exécutif. Je vous précise qu’un Conseil exécutif exceptionnel s’était tenu quelques jours auparavant, la veille de la dernière séance de négociation. Le Conseil exécutif d’hier a consacré un temps très long à discuter sur l’accord que nous avons signé vendredi dernier avec, nous le pensons en tout cas, trois organisations syndicales. Bien sûr, nous sommes en attente des décisions définitives de deux organisations, mais nous avons bon espoir que la CFDT et la CFTC ratifient le projet que nous avons finalisé vendredi dernier. </p> <p>Cet accord pour la compétitivité des entreprises et la sécurisation de l’emploi est potentiellement un accord historique. Historique, c’est l’adjectif qui a été choisi par le président de la République quand il a incité les partenaires sociaux à négocier. Nous sommes prêts à reprendre ce qualificatif car, en effet, le contenu de cet accord peut aboutir à une transformation profonde des relations sociales et de la vie des entreprises. J’ai dit un accord potentiellement historique parce qu’il doit être encore ratifié par le Parlement, et nous attendons que celui-ci respecte l’équilibre de l’accord. Et je dirais même la lettre de l’accord. En effet, le texte auquel nous sommes parvenus est un texte qui a une cohérence interne forte, qui a une logique qui ne pourrait pas être défaite, cette logique, sans provoquer des effets qui ne sont pas souhaitables. Et donc, j’espère que l’Assemblée nationale et le Sénat comprendront l’intérêt qu’il y a pour l’économie de notre pays à voter le texte en l’état. Il faudra aussi évidemment, aussi, une fois que ce texte sera voté, pour plusieurs dispositions prévues dans le texte, des décrets d’application, et là aussi, nous serons très vigilants sur le respect de ce que nous avons voulu acter ensemble vendredi dernier. </p> <p>J’ai dit que cet accord était potentiellement historique, j’ai remarqué que ce terme d’historique prêtait parfois à confusion et que, pour certains, historique signifiait que la CGT signe l’accord. Nous n’avons jamais pensé qu’une telle signature pouvait être possible et encore une fois, ce qui va donner la dimension historique à l’accord, c’est son contenu, c’est la transformation que cet accord va permettre d’introduire dans la vie économique et sociale de notre pays. </p> <p>Une des dimensions particulières et je trouve tout à fait remarquable du texte est qu’il concerne à la fois les grandes entreprises, notamment par la modification qu’il introduit des modalités des PSE, qu’il concerne aussi la vie des grandes entreprises par un changement de gouvernance vraiment important avec la présence de représentants des salariés avec voix délibérative dans les Conseil d’administration&nbsp;; mais ce texte prévoit aussi de nouvelles modalités qui seront, au fur et à mesure de leur mise en œuvre, décisives pour les petites et moyennes entreprises, vraiment décisives. Permettez-moi d’insister sur une des modalités qui est peut-être l’élément le plus novateur du texte, une nouvelle approche de la conciliation aux prud’hommes, beaucoup de chefs d’entreprise, beaucoup de salariés aussi pensent que la procédure de conciliation qui existe déjà aujourd’hui aux prud’hommes est tout simplement un passage obligé, quelque chose qui est une première étape, comme une introduction à une logique ensuite contentieuse. En réalité, on peut très bien considérer que c’est au moment de la conciliation que la résolution du conflit peut aboutir. Et nous avons, par conséquent, introduit des modalités nouvelles qui devraient encourager, en cas de conflit, et l’employeur et le salarié à privilégier la conciliation. Il y a deux modalités nouvelles, la première est une incitation à agir rapidement puisqu’il est écrit que le dossier doit être inscrit aux greffes du tribunal dans les deux mois. Donc, la première chose importante, c’est que l’on est certain en passant par la voie de la conciliation d’avoir un résultat beaucoup plus rapidement que par la voie contentieuse. Or, on sait que pour les deux parties, il y a quelque chose d’insupportable dans des délais qui dépassent très largement douze mois, vingt-quatre mois parfois. La deuxième innovation dans cette nouvelle procédure de conciliation, c’est qu’il y a un barème qui est établi pour des indemnités forfaitaires. Ce barème, qui est lié à l’ancienneté du salarié, donne une visibilité beaucoup plus grande pour l’employeur. Aujourd’hui, ce qui est un des principaux freins à l’embauche, c’est l’incertitude juridique dans toutes ses dimensions&nbsp;: le délai, comme je le disais, mais aussi le montant des dommages et intérêts que l’on pourrait être amené à verser. Donc cette innovation est, à mes yeux, une des plus importantes de l’accord. Il y en a beaucoup d’autres, mais je ne vais pas revenir sur tout l’accord. Vous le connaissez, vous l’avez beaucoup commenté, vous l’avez expliqué, et si j’ai pris cet exemple, c’est premièrement parce que c’est une innovation majeure mais deuxièmement aussi parce qu’il illustre toute la philosophie de l’accord et la philosophie de tout ce que nous faisons depuis des années&nbsp;: réduire les conflits, réduire les incertitudes, réduire les antagonismes d’une manière générale. C’est en cela que je trouve que cet accord est vraiment tout à fait exceptionnel. Et le Conseil exécutif hier a salué, comment vous dire, avec beaucoup de chaleur mais aussi beaucoup de satisfaction le travail qui a été accompli depuis en réalité très longtemps puisque certaines dimensions ou certaines propositions plus exactement qui figurent dans l’accord sont en réalité de sujets qui ont été travaillés dès 2008, 2009 quand nous avons préparé la négociation sur les institutions représentatives du personnel. Donc, nous avons salué tous très chaleureusement évidemment le négociateur en chef Patrick Bernasconi, les équipes autour de lui, je pense notamment à Jean-François Pilliard et à Benoît Roger-Vasselin, les équipes du Medef, Michel Guilbaud, Dominique Tellier et tous ceux qui travaillent avec eux. Nous avons également remercié toutes les fédérations professionnelles qui, sur des points particuliers, ont contribué à trouver le bon équilibre. </p> <p>Moi, je voudrais aussi dire que ce qui a été absolument formidable dans le travail accompli par toutes les parties prenantes, y compris avec les parties non signataires, je pense à FO notamment, c’est qu’il y a eu une dynamique de la négociation. Le point d’arrivée de vendredi dernier, nous ne pouvions pas l’imaginer en septembre quand nous avons ouvert la négociation. Et encore moins en juillet quand s’est tenue la conférence sociale. Et voyez-vous, même si FO n’est pas signataire, tout ce que je viens de vous expliquer sur la conciliation est le fruit de discussions, en particulier avec cette organisation syndicale. </p> <p>Je répondrais à d’autres questions, évidemment ou à d’autres points plutôt et à vos questions sur ce sujet-là après avoir fini mon topo introductif. </p> <p><b><i><span>Agirc et Arrco</span></i></b></p> <p>Le deuxième point très important que nous avons abordé au Conseil exécutif concerne les retraites. Vous savez que, aujourd’hui, se tient une séance de négociation sur l’Agirc et l’Arrco et nous avons, je dirais, vivement débattu de la question de la retraite. Quand je dis vivement, ce n’était pas vivement entre nous, c’était vivement parce que nous considérons que la question du financement de nos retraites, que cela soit des retraites complémentaires ou des retraites du régime général, cette question, malheureusement, est loin d’être résolue. Je crois qu’il ne faut pas oublier les chiffres donnés très récemment par le COR qui évoque, sur le régime général, des besoins de financement selon les scénarios prévus de 20 à 30 milliards par an. Et si l’on se concentre sur le simple cas des régimes complémentaires Agirc Arrco, il y a tout simplement des chiffres terrifiants puisque les besoins de financement sont de l’ordre de 7 à 10 milliards par an, par an, à l’horizon 2017. 2017, c’est dans quatre ans. Nous avons donc, sur la question des retraites, à nouveau devant nous un agenda difficile. Il y a des enjeux à très court terme, immédiat. Le 1<sup>er</sup> avril 2013 est la date de la revalorisation annuelle des retraites complémentaires. C’est pourquoi il est nécessaire de discuter et de chercher un terrain d’entente avec les organisations syndicales. Des mesures conservatoires peuvent être envisagées, elles peuvent être discutées aujourd’hui même, c’est Jean-François Pilliard qui conduit la délégation. Mais ce que je tiens à vous dire très clairement ce matin, c’est que nous ne pourrons pas nous contenter de mesures conservatoires ni sur le régime des retraites complémentaires ni sur le régime général. Nous devons, au plus vite, à nouveau lancer le débat pour dégager des orientations claires sur le moyen terme. Et, inévitablement, la question de l’âge légal devra être reposée. La plupart des pays européens, nos plus proches voisins, ont choisi, à un horizon de 2035 environ, cela dépend des cas, un âge légal de 66 ou 67 ans. Cela dépend également des pays. Il faudra aborder ce sujet. C’est une illusion de croire que, avec la réforme de 2010, les difficultés sont derrière nous, c’est une illusion de croire que nous pourrons résoudre sérieusement le sujet avec des mécanismes du type désindexation. Ceci ne permet pas de résoudre la question durablement et, de plus, c’est une rupture, la désindexation, c’est une rupture dans le pacte entre les générations. </p> <p><b><i><span>Transition énergétique </span></i></b></p> <p>Le troisième point important que nous avons abordé en Conseil exécutif concerne le débat qui est sur le point d’être vraiment lancé sur la transition énergétique. Je ne vais pas aborder ce point aujourd’hui parce qu’il mérite à lui seul une conférence de presse particulière. Mais c’est donc ce que je vous annonce ce matin, c’est la tenue d’une conférence de presse exceptionnelle sur les questions énergétiques, sur la transition énergétique et sur le nucléaire dans les trois semaines.</p> <p><b><i><span>Statuts du Medef</span></i></b></p> <p>Je voudrais maintenant, et avant de répondre à vos questions, aborder l’autre sujet pour lequel vous êtes tous impatients, celui des statuts. Je vais donc vous dire ce que j’ai dit hier en Conseil exécutif. Il y a quelques mois déjà, deux mois environ, plusieurs chefs d’entreprise, plusieurs présidents de fédérations professionnelles, des amis dans les Medef territoriaux, des dirigeants des entreprises cotées au CAC 40 m’ont demandé de considérer la possibilité de rester plus longtemps que prévu à la tête du Medef. Je dois d’abord vous dire que j’ai été très flattée par cette sollicitation. Et je leur ai d’ailleurs répondu, à tous, que j’ai aimé ce que j’ai fait à la tête de notre institution. Evidemment, il n’était pas question pour moi d’aborder cette question tant que la négociation, si importante, n’était pas terminée. Pendant ce temps,&nbsp;j’ai réfléchi néanmoins. Et à cette occasion, j’ai réexaminé, j’ai relu nos statuts. Et il est évident qu’il y a quelque chose de bancal, de sérieusement bancal dans les statuts du Medef. Comprenez-moi bien, l’essentiel des principes que posent ces statuts, est bon. Et je dirais même que la philosophie de nos statut nous a permis d’être efficaces, d’être performants, d’être unis également. Et donc, il s’agit d’un point particulier des statuts, il ne s’agit pas de tous les statuts&nbsp;; ce point concerne, vous le savez, cette étrangeté qui consiste à dire qu’il y a deux durées de mandat possibles pour un président de Medef ou une présidente de Medef. Il peut y avoir une durée de cinq ans et il peut y avoir une durée de trois ans. Non seulement, c’est un déséquilibre étrange mais c’est aussi un déséquilibre qui provoque une situation tout à fait inégalitaire. </p> <p>Alors, d’abord, pourquoi le déséquilibre est étrange&nbsp;? Soit on considère que l’action d’une équipe à la tête de notre institution nécessite de la durée, et donc c’est la logique de cinq ans qui doit l’emporter, soit on a une autre approche de la mission du Medef et&nbsp; on prévoit une durée brève et à la limite, c’est la durée de trois ans qui doit l’emporter. Ce point est essentiel. Je considère, et je l considère avec toute l’expérience que j’ai maintenant acquise, que pour être efficace, il faut de la durée, il faut des segments de temps long. Ce que j’ai évoqué sur la négociation l’illustre parfaitement&nbsp;? C’est en réalité un travail de plusieurs années qui nous a permis d’aboutir. Et d’ailleurs, cela va être encore un travail relativement long pour que les principes et les modalités de l’accord soient vraiment introduits dans la vie quotidienne de l’entreprise. D’autres ont une approche différente de la mission de notre organisation. Et considèrent que le Medef doit d’apport porter une voix, vous savez comme un «&nbsp;gueuloir&nbsp;», c’est-à-dire exprimer dans toute sa splendeur la fonction tribunitienne et cela se fait effectivement dans un temps beaucoup plus court. Donc il y a bien deux philosophies et je crois qu’il faut, pour être cohérent, choisir clairement l’une ou l’autre.</p> <p>C’est dans cet esprit que j’ai saisi le Comité statutaire en lui demandant de considérer cette question et ensuite de faire une recommandation au Conseil exécutif. J’ai également, à cette occasion demandé au Comité statutaire de regarder un autre point de nos statuts qui est un point qui fixe une limite d’âge pour le président ou la présidente , sans pour autant fixer de limite d’âge pour les membres du Conseil exécutif ou les membres du Bureau. Et surtout, il m’a semblé tout à fait illogique de dire qu’il fallait repousser l’âge légal de départ à la retraite et de maintenir un âge maximum pour être président ou présidente aussi bas si je puis dire, aussi jeune.</p> <p>Donc j’ai saisi le Comité statutaire sur ces deux points. Je ne saurais vous dire quand le Comité statutaire rendra ses recommandations mais je lui ai demandé de les formuler avant tout lancement du processus électoral.</p> <span>En ce qui me concerne, je n’ai, dans les lettres de saisine, jamais évoqué mon cas personnel pour la raison très simple qui est que je réfléchis toujours à la sollicitation que j’ai évoquée en introduction. Et je n’ai pas pris, au moment où je vous parle, ma décision. J’ai donc exposé ces différents points au Conseil exécutif. Certains ont formulé quelques remarques. Mais le débat sur le sujet ne s’est pas éternisé car, une fois que la procédure a bien été comprise par tout le monde, il nous a semblé à tous important de revenir à l’essentiel et aux sujets que j’ai évoqués juste avant&nbsp;: l’accord, la question de la transition énergétique, la question des retraites, d’autres sujets économiques que nous avons rapidement abordé également.</span><p></p>]]></description>
			Point presse mensuel
			
			<pubDate>1358261940</pubDate>
			
		</item>
		
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			<title>La loi sur l'emploi marque l'avènement de la fléxisécurité à la française</title>
			<link>http://www.medef.com/nc/medef-corporate/salle-de-presse/communiques-de-presse/communiques-de-presse/article/la-loi-sur-lemploi-marque-lavenement-de-la-flexisecurite-a-la-francaise-1.html</link>
			<description><p>Le Parlement, en votant la loi relative à la sécurisation de l'emploi  issue de l'accord du 11 janvier 2013, permet aujourd'hui d'installer la  France au niveau des standards européens en matière de marché du travail  et de relations sociales.</p> <![CDATA[<p><b>Pour Laurence Parisot, Présidente du Medef,</b> <i>«nous devons tous considérer le vote par le Parlement de la loi Sécurisation de l'emploi comme un événement dans l'histoire économique et sociale de notre pays. Premièrement, parce que cette loi installe enfin la fléxisécurité du marché du travail. Deuxièmement, parce qu'elle offre des outils qui vont immédiatement permettre aux entreprises de faire face aux adaptations. Troisièmement, parce qu'elle est l'aboutissement d'un processus dont les partenaires sociaux ont été le cœur et le moteur, témoignant ainsi, contrairement aux poncifs maintes fois répétés, de leur capacité réformatrice. C'est l'avènement d'une culture du compromis, d'une méthode où la réforme est portée par les partenaires sociaux après des décennies d'une philosophie de l'antagonisme social.»</i></p><p>La loi installe des modalités nouvelles et simples qui vont permettre aux entreprises une adaptation rapide et sécurisée aux évolutions de leurs carnets de commandes et de la conjoncture. La peur de l'embauche, notamment dans les PME et TPE, trouve une réponse avec l'introduction des mécanismes qui facilitent la conciliation prud'homale, qui raccourcissent les délais de procédure et qui réduisent l'incertitude juridique. La mobilité des salariés, sans risques pour ceux-ci, est maintenant rendue possible par la simplification et l'allégement de certaines obligations et par l'instauration de droits les accompagnant tout au long de leur parcours professionnel, notamment en matière de formation.<br /><br />La loi protège également les salariés en créant les conditions de la généralisation des complémentaires santé. Elle associe les salariés à la stratégie de l'entreprise par de nouveaux droits d'information, ou encore avec la représentation des salariés avec voix délibérative dans les Conseils d'administration.<br /><br /></p>]]></description>
			Communiqué de presse
			
			<pubDate>1368604380</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Pour une France lisible</title>
			<link>http://www.medef.com/nc/medef-corporate/salle-de-presse/communiques-de-presse/communiques-de-presse/article/lentreprise-cest-la-vie.html</link>
			<description> <![CDATA[<p><span></span></p><p></p><p></p><p>Je suis heureuse de vous retrouver tous ici. Et de vous dire que j'ai bien avancé sur les engagements que j'avais pris devant vous lors de notre dernière rencontre le 5 juillet 2005.</p><p><strong>Nous avons redéfini les champs d'attribution de nos Commissions et&nbsp; créé des missions nouvelles</strong><br /><br />Nous avons redéfini les champs d’attribution des Commissions de notre Mouvement de façon qu’aucun domaine important ne soit négligé&nbsp;: à côté des Commissions «&nbsp;Economie&nbsp;», «&nbsp;&nbsp;Droit du Travail&nbsp;», «&nbsp;Protection Sociale&nbsp;», «&nbsp;Formation&nbsp;», «&nbsp;Innovation et Recherche&nbsp;», nous avons installé une Commission&nbsp; «&nbsp;Fiscalité&nbsp;», parce que nous avons besoin que soient élaborées des propositions favorables à l’esprit d’entreprise et aux entreprises et parce ce que nous savons que nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes pour que cela soit fait&nbsp;; une Commission «&nbsp;Europe&nbsp;», parce que le vote du 29 mai a réellement déplacé les lignes et qu’il est temps que nous soyons les porte-parole de l’Agenda de Lisbonne.</p><p>Nous avons créé des missions nouvelles à la hauteur des défis du monde d'aujourd'hui. Nous avons&nbsp;installé une Commission «&nbsp;Nouvelles Générations&nbsp;», parce que nous ne pouvons pas laisser s’installer entre les générations un fossé infranchissable&nbsp;; nous sommes responsables d’un continuum, nous ne pouvons laisser tant de chefs d’entreprise sans successeur&nbsp;; mais nous avons aussi installé une Commission «&nbsp;Entrepreneur – Entreprise et Société&nbsp;», parce que l’entreprise n’est pas une île&nbsp;; parce qu’il est nécessaire d’assurer le plus d’échanges possibles entre elle et le monde dans lequel elle s’insère&nbsp;: &nbsp;le village, les nouveaux publics, la banlieue, la nation, le monde. Et comme nous n’avons jamais été convaincus par le modèle de la lutte des classes qui prévaut encore aujourd’hui en France&nbsp;; comme tout au contraire nous pensons qu’il est possible de trouver un socle d’intérêts communs, nous avons conçu une nouvelle approche&nbsp;: le dialogue économique&nbsp;; et prôné le désaccord constructif.</p><p>Nous avons été particulièrement attentifs à ce que dans chaque commission, les différents secteurs d’activité soient bien représentés et à ce que&nbsp; chaque commission nous retrouvions des chefs de grandes entreprises, de moyennes entreprises et de petites entreprises, mais aussi des experts, des universitaires, des chercheurs.</p><p><strong>Nos deux légitimités : les fédérations professionnelles et les territoires</strong></p><p>Notre organisation repose sur deux légitimités, celle de ses fédérations professionnelles, celle de ses territoires. Auprès des territoires&nbsp; nous puisons notre énergie, nous ressourçons nos idées&nbsp;: «&nbsp;l’entreprise, c’est la vie&nbsp;!&nbsp;» avons-nous dit ce matin. Mais j’ajouterais&nbsp;: «&nbsp;la province, c’est la vie&nbsp;!&nbsp;». On y trouve écoute et engagement, tradition et modernité. C’est pourquoi je me suis&nbsp; attachée à renforcer les moyens et les missions de nos territoires. Pour cela, nous avons lancé <em>l’Académie Medef</em>, avec son <em>Ecole des Présidents et son Ecole des Territoires</em> et nous avons créé le Comité <em>Développement du Réseau</em>. Objectifs&nbsp;: que les territoires soient des relais, qu’ils soient des amplificateurs de nos idées, et aussi de ce que nous sommes Mais aussi qu’ils encouragent l’adhésion, qu’ils convainquent de nouveaux membres, qu’ils attirent les TPE, les PME, les jeunes pousses…<br /><br />Les instances de votre mouvement sont opérationnelles. Votre Conseil Exécutif est au boulot. Quant au bureau du Conseil Exécutif, il joue pleinement son rôle&nbsp;; il se réunit tous les 15 jours&nbsp;; il débat&nbsp;; il prépare les travaux du Conseil. </p><p><strong>Nous avons pris des initiatives</strong></p><p>Le Medef est à l’image des entreprises qu’il représente&nbsp;: il entreprend. Nous avons pris des initiatives.<br /><br />Premièrement, nous avons dès le mois d’août été initiateurs d’une négociation&nbsp; sur la diversité.<br /><br />Deuxièmement, j’ai fait le choix d’ouvrir immédiatement le&nbsp; grand, le complexe, le sensible chantier Accidents du Travail et Maladies Professionnelles (ATMP). Il s’agit tout à la fois&nbsp; de moderniser la gouvernance et de clarifier les règles de tarification. Mais plus encore, en matière de santé, dans l’entreprise comme ailleurs, il s’agit de se souvenir que mieux vaut prévenir que guérir.</p><p>Troisièmement, face à la crise des banlieues, nous avons sans hésitation décidé la prolongation jusqu’en 2016 de la convention qui lie l’UESL à l’Etat afin qu’une partie des fonds du 1% logement soit pleinement consacrée à la rénovation urbaine.</p><p>Je vous avais aussi promis que nous serions là où on ne nous attend pas, et là où on ne nous attend plus. Ainsi, bousculant une vieille tradition de silence, avons nous pris position sur la grande négociation OMC de Hong Kong, &nbsp;nous avons affirmer qu’elle devait progresser de façon équilibrée et simultanée sur l’ensemble des volets, notamment dans les secteurs-clefs de l’industrie et des services, moteurs de l’économie française.<br /><br />Permettez-moi de poursuivre rapidement cette liste des «&nbsp;Premières&nbsp;» que nous avons réalisées&nbsp;: une Première, cette rencontre au Medef entre ONG et entreprises&nbsp;; une Première, ce dialogue entre un premier ministre chinois et nous sur la propriété intellectuelle&nbsp;; une Première, ce projet d’accord sur les seniors&nbsp; qui propose de passer d’une logique à une autre&nbsp;: l’âge n’est plus une variable d’ajustement, on favorise au contraire le maintien ou la reprise de l’activité professionnelle jusqu’à ce que soient réunies les conditions d’une retraite à taux plein &nbsp;; une Première aussi, notre participation au Conseil National de lutte contre l’Exclusion&nbsp;; une Première, la représentation des Départements et Territoires d’Outre-Mer au Conseil Exécutif&nbsp;; une Première enfin, et saluée par la presse étrangère la féminisation et le rajeunissement des instances dirigeantes de notre Mouvement. Nous nous sommes résolument engagés dans le lobbying parlementaire et politique.<br />Nos succès dans le PLF et le PLFSS &nbsp;n’ont jamais été aussi nombreux. Je n’en citerai que quelques uns. Un aménagement de l’ISF a été adopté. L’anticipation de la hausse de la taxe d’apprentissage a été supprimée. Les allègements de cotisations sociales sont maintenus. Le taux plafond du versement transport n’augmentera pas. <br /><br />Certains combats étaient rudes mais nous les avons gagnés. Je citerai simplement celui que nous avons mené pour obtenir l’annulation de la circulaire du 19 août 2005 qui prévoyait que désormais les employeurs ne pourraient intégrer dans leurs frais d’entreprise que 5 repas d’affaires par salarié et par mois et qu’en cas de dépassement, les repas seraient constitutifs d’un abus manifeste.</p><p><strong>La France devient illisible</strong></p><p>Voilà à grands traits ce qui fit l’actualité de notre Mouvement, le Mouvement des Entreprises de France, au cours de ces 6 derniers mois. Mais rappelons aussi quelques événements qui firent dans le même temps l’actualité dans notre pays, et quelques&nbsp; débats qui&nbsp; défrayèrent la chronique. Je n’en choisirai bien sûr que quelques uns et je ne les choisirai pas au hasard. Tous relèvent de la même logique, tous nous disent que <strong>la France est en train de devenir illisible</strong>. Tous doivent nous mettre en garde contre cette illisibilité. <br /><br />Le plus souvent, ce sont des paradoxes incompréhensibles ou des injonctions contradictoires qui fabriquent l’illisibilité.<br />En effet, quand, dans un même discours, le Président de la République nous explique qu’il faut désormais asseoir les cotisations patronales sur la valeur ajoutée, mais qu’il nous annonce que&nbsp; la croissance de demain se fera à partir des entreprises du secteur numérique, c'est-à-dire des entreprises à forte valeur ajoutée, quand on présente la délocalisation comme un mal absolu, mais qu’on ne sait pas retenir les cerveaux français qui se délocalisent naturellement, quand on renonce au bout de nombreuses années, pour ne pas dire de nombreuses décennies –il était temps&nbsp;!- au concept d’Etat Providence, mais qu’aussitôt on invente –sans le nommer- le concept d’Entreprise Providence, et qu’on se met à vanter une Sécurité Sociale Professionnelle, quand des jeunes sont diplômés, entreprenants, de bonne volonté, mais que, massivement,&nbsp; ils échouent dans leur recherche d’emploi, quand la France s’enorgueillit d’être l’un des plus grands contributeurs du monde à la production d’idées nouvelles et de débats éclairés, mais qu’elle met brutalement un terme à tout questionnement, si légitime soit-il, si scientifique soit-il, en légiférant pour imposer ce qu’il faut penser de tel ou tel moment de notre histoire…qu’est-ce que cela veut dire&nbsp;? Cela veut dire que les cartes aujourd’hui en France sont brouillées&nbsp;! Cela veut dire qu’on y perdrait notre latin si on le connaissait encore ! Je juge que la France aujourd’hui est en train de devenir illisible et <strong>qu’il est temps de dire non à&nbsp; cette illisibilité croissante qui nous menace</strong>. Il ne faut pas croire que c’est le monde qui devient illisible. C’est la France vue de l’extérieur et c’est la France pour les Français. Certains peuvent s’en satisfaire parce qu’ils trouvent ce brouillard protecteur. D’autres peuvent en profiter,&nbsp; Victor Hugo, souvenez-vous Notre Dame de Paris, et d’autres nous ont appris que les crimes se commettent volontiers à la pénombre- mais nous, chefs d’entreprise impliqués dans l’exigence démocratique liée à l’échange, nous devons nous insurger contre cette illisibilité et nous devons agir méthodiquement pour l’empêcher . <br /><br />Il n’y a pas que les paradoxes incompréhensibles. A d’autres moments, on ne peut rien lire tant les frontières sont floues tant les critères de légitimité sont incongrus, tant les institutions se superposent.<br />Si une entreprise veut s’implanter dans une commune&nbsp;: elle s’adresse à la commune en matière d’urbanisme…mais elle est peut-être sur le territoire d’une zone d’attractivité intercommunale appartenant à une communauté d’agglomérations qui sera elle compétente en matière de ventes et de loyers de terrains ou de bâtiments&nbsp;; elle est par ailleurs éligible aux aides économiques attribuées par le département mais possiblement également à celles accordées par la région, l’Etat, et même l’Europe…à condition qu’elles soient compatibles entre elles, ce que seul un expert peut dire. Et à condition, bien sûr, qu’elle aura reçu toutes les autorisations administratives. Pourquoi un tel fatras&nbsp;? Parce que la «&nbsp;clause de compétence générale des collectivités&nbsp;» instaurée par une loi de 1884 n’a jamais été repensée, ni modernisée en dépit des décentralisations successives. Le chef d’entreprise ne comprend pas ce qu’il paye ni à qui. L’élu local n’identifie pas ses contribuables ni les montants acquittés.</p><p>La superposition des différents échelons, communal, intercommunal, départemental, régional, national, européen, devient trop souvent un défi au bon sens et à l’efficacité. La législation définissant les compétences respectives des collectivités territoriales est&nbsp; bancale et déresponsabilisante&nbsp;: je noterai quelques expressions qui la caractérisent. On parlera de compétences accrues ici, &nbsp;de compétences partagées là, &nbsp;de bénéficiaires de «&nbsp;subventions implicites&nbsp;» (sic) ici, &nbsp;de bénéficiaires «&nbsp;d’exonérations compensées&nbsp;» («&nbsp;re-sic&nbsp;») là, transferts de charges sans transferts de compétences, contradictions entre bases fiscales et champs d’attribution. <br /><br />Quant à la frontière censée séparer le public et le privé, elle est également floue. </p><p>Exemple&nbsp;: la prise en charge des personnes sans emploi. Où l’assurance privée s’arrête-t-elle, où la solidarité nationale commence-t-elle&nbsp;? Quel est le fondement de la légitimité des uns et des autres&nbsp;? Comment les compétences de chacun s’articulent-elles&nbsp;? </p><p>Question subsidiaire&nbsp;: si la limite entre le privé et le public est floue, si même il y a ce qu’on appelle aujourd’hui overlap , comment les partenariats public- privé pourraient-ils fonctionner correctement&nbsp;?&nbsp; Triste témoin de cette confusion&nbsp;: la gouvernance, semble-t-il, bégayante des pôles de compétitivité.</p><p>Même problème de frontières entre &nbsp;la loi et le contrat. L’article 34 de notre Constitution accorde au législateur le pouvoir de «&nbsp;déterminer les principes fondamentaux du droit du travail, du droit syndical et de la Sécurité Sociale&nbsp;». Sur cette base pourtant volontairement large, le législateur considère qu’il peut intervenir jusque dans les moindres détails du droit social. Et si&nbsp; nous concluons un accord, rien ne contraindra le législateur à en respecter les termes ni même l’équilibre. Mais alors, quel sens faut-il donner, quel sens reste-t-il à toutes les négociations, à celles bien sûr que nous initions, mais aussi à celles que les pouvoirs publics nous réclament, et qui aboutissent bien plus souvent qu’on ne le dit à un&nbsp; accord gagnants gagnants&nbsp;? </p><p>Les partenaires sociaux signent en septembre 2003, à l’unanimité, un accord interprofessionnel instaurant un Droit Individuel à la Formation&nbsp;; à l’unanimité, ils décident de faire un premier bilan de sa mise en œuvre en 2007…et pourtant sans attendre, le Chef de l’Etat demande au législateur d’ajouter dès cette année une nouvelle disposition, une clause de transférabilité. Comment dire mieux que dans notre pays, les règles de la négociation collective sont transgressées par ceux-là mêmes, les politiques, qui déplorent ou feignent de déplorer le manque de dialogue social&nbsp;?</p><p>Paradoxes incompréhensibles, frontières floues, complications kafkaïennes se conjuguent pour une illisibilité totale.<br />Sourcilleux, pointilleux, mais aussi excessif et répressif, le législateur français a réussi la performance d’augmenter le nombre de pages du code du travail de 800&nbsp; en 20 ans, soit 40 par an, c’est à dire presque une page par semaine ouvrable&nbsp;! Voilà au moins un domaine où on ne chôme pas&nbsp;!</p><p>Je vous épargne les exemples. Vous en avez certainement tous de très nombreux à l’esprit et ils sont certainement tous désespérants. </p><p>Quant à la fiscalité, soyons attentifs à l’avertissement donné il y a quelques jours à peine par le Conseil Constitutionnel qui a jugé&nbsp; contraire à la Constitution&nbsp;l’article 78 de la loi de finances 2006,en considérant que&nbsp;la complexité de cet article&nbsp; était «&nbsp; à la fois excessive et non justifiée par un motif d’intérêt général suffisant&nbsp;».&nbsp; C’est la notion de lisibilité, appelée compréhensibilité par les juristes, ou intelligibilité par les philosophes qui est ici érigée en principe constitutionnel. Tant mieux&nbsp;! Voilà une bonne nouvelle&nbsp;! Ne l’oublions pas et tirons-en de la force&nbsp;!</p><p>Rapidement, parce que vous m’avez comprise, je balaierai l’illisibilité de notre politique économique, oscillant en permanence entre l’espoir d’ouverture et la frilosité protectionniste, l’illisibilité des systèmes d’orientation -qu’on doive choisir une filière scolaire ou un métier, chercher un travail, ou se défendre en justice-. Comment faire&nbsp;? Par quel bout prendre les choses&nbsp;? Dans quelle direction au moins faire le premier pas&nbsp;? Impossible de le savoir pour peu qu’on n’appartienne pas à une minorité très informée… et encore … Ce sont partout des labyrinthes dans lesquels personne ne peut se repérer et pour lesquels n’existe aucune carte géographique lisible. D’ailleurs, veut-on&nbsp; rester un pays riche ou devenir un pays pauvre&nbsp;? Le désir de gagner de l’argent est là, chez chacun, mais il reste inavouable. Quel dommage&nbsp;!</p><p>Les courants politiques&nbsp; ont-ils pour but de construire&nbsp;? Ou plus radicalement de détruire&nbsp;? Eh bien, cela dépend. Tantôt l’un, tantôt l’autre, tantôt les deux à la fois. Les intentions de nos responsables politiques sont elles aussi illisibles. Et d’illisibilité en illisibilité, nous avons du mal à nous reconnaître tels que nous sommes et tels que nous devenons. La crise des banlieues était bien une crise d’identité.</p><p>Et d’ailleurs, les investisseurs étrangers ne cessent de nous reprocher cette opacité et de nous la faire payer&nbsp;; en tout cas, ceux qui sont sincères car d’autres, hélas, n’hésitent pas en profiter. On dit&nbsp; que nos règles du jeu ne cessent de changer, et parfois même rétroactivement&nbsp;; qu’il est du coup facile de tricher&nbsp;; on dit aussi que les grèves de transport paralysent trop souvent l’activité&nbsp;et représentent un aléa insurmontable; que le droit social est très complexe et rend toute embauche très touchy, et encore plus le licenciement. Et on en conclut trop souvent que la prudence consisterait à s’abstenir et à investir ailleurs. Or nous, chefs d’entreprise de France, nous sommes les premiers à savoir que l’attractivité&nbsp; est un critère fondamental de la santé économique, et pour être attractifs, il faut être lisible. </p><p>C’est notre devoir de nous insurger contre l’illisibilité et d’agir méthodiquement pour l’empêcher. </p><p><strong>Rendre la France lisible, telle va être notre feuille de route.</strong></p><p>Nous le disons et nous le répétons&nbsp;: nous voulons contribuer à la baisse du chômage. Nous pensons aussi que la dette qui pèse, non pas comme on se plait à le dire, sur les générations futures, mais sur les générations déjà là, est un immense handicap. Nous voulons donc également, c’est notre deuxième objectif, contribuer à réduire la dette de la France. Ces deux objectifs, nous ne les perdrons jamais de vue et nous en ferons des critères pour distinguer les bonnes réponses et les mauvaises réponses à toutes les questions qui se posent. Une bonne réponse est une réponse qui va dans le sens d’une réduction du chômage et, j’insiste sur ce&nbsp; <em>et</em>, d’une réduction de la dette. Inversement, une mauvaise réponse est une réponse qui risque d’augmenter ou de laisser en l’état ou l’un ou l’autre ou les deux.</p><p>Nos Commissions utiliseront ces critères pour faire les bonnes propositions que nous attendons d’elles. Leurs idées, leurs recommandations, leurs innovations fourniront la substance de notre Livre Blanc 2007.</p><p>Une fois qu’on a ces deux critères, bon pour l’emploi, bon pour le désendettement, passons de l’illisibilité de la France à sa lisibilité&nbsp;!</p><p><strong>Les actions que nous proposons</strong></p><p>Et pour cela&nbsp;; voici les actions que nous, mouvement des entreprises de France allons mener.<br />Nous disions que très souvent un élève , un apprenti, un étudiant, un demandeur d’emploi étaient , pardon du mot,&nbsp; mais ce n’est pas pour rien qu’il s’est généralisé, «&nbsp;paumés&nbsp;» ne sachant pas par quel&nbsp; bout prendre les choses. Nous proposons de faciliter et d’accélérer la mise en relation avec l’entreprise <em>premièrement</em> <em>des jeunes candidats à l’apprentissage</em>. Pour cela, je vous demande, vous, MEDEF territoriaux, et vous, Fédérations professionnelles de vous&nbsp; mettre dès maintenant en relation avec les Collèges ou les Académies dont ils dépendent pour que les élèves de 3<sup>ième</sup> qui, à la fin de cette année scolaire auront coché sur le formulaire d’orientation la case&nbsp; «&nbsp;apprentissage&nbsp;»&nbsp; soient bien guidés et bien accueillis. <br />Plus de 110&nbsp;000 contrats de professionnalisation ont été signés en 2005. &nbsp;Je vous annonce que le MEDEF lancera dans les tous prochains mois une grande campagne de communication pour que ce chiffre soit nettement plus important en 2006.</p><p>Nous proposons de faciliter et d’accélérer la mise en relation avec l’entreprise <em>deuxièmement des étudiants</em>. Pour cela nous créons un Observatoire National des Métiers qui sera opérationnel&nbsp; au cours du premier semestre 2006&nbsp;: il aura pour mission de produire&nbsp; enfin un tableau de bord&nbsp; des besoins des différents secteurs d’activité et des territoires. Ces informations seront actualisées en permanence, notamment grâce à vous Medef territoriaux&nbsp; et à vous Fédérations professionnelles qui saurez nous faire remonter ce que j’oserai appeler les moindres palpitations du terrain. Le but est d’être le plus possible en temps réel, de croiser des informations jusque là dispersées et d’aider les jeunes à ajuster leurs demandes à l’offre. </p><p>Nous proposons de faciliter et d’accélérer la mise en relation avec l’entreprise <em>troisièmement des demandeurs d’emplois. </em>L’Observatoire National des Métiers répond à cet objectif. Mais pour le cas particulier <em>des&nbsp; jeunes issus des quartiers difficiles</em>, je vous annonce que nous venons de conclure un accord avec l’ANPE. Que dès les prochaines semaines nous allons lancer des «&nbsp;Forums pour l’Emploi&nbsp;». L’accord&nbsp; avec l’ANPE porte sur toutes les Zones Urbaines Sensibles. Le MEDEF Nord Francilien a ouvert la voie. Que tous les MEDEF des grandes villes de France poursuivent la même ambition et mettent immédiatement en place ces rencontres dont on voit&nbsp; qu’elles ont déjà un résultat positif.</p><p>Tout le monde s’accorde à dire que nos entreprises doivent être compétitives. Si une fois ce vœu formulé, nous rencontrions une véritable cohérence avec cette intention au lieu de nous heurter à toutes les strates successives de l’illisibilité administrative, nous rencontrerions aussi un encouragement au travail là où aujourd’hui nous avons trop d’entraves à surmonter. En clair les charges qui pèsent sur les entreprises baisseraient&nbsp;: c’est ce que nous demandons&nbsp;! <br />Moins de charges c’est une autre conception de l’Etat. La mutation, la métamorphose de l’Etat sont&nbsp; engagées, mais trop timidement&nbsp;: il faut aller plus loin et&nbsp; encourager la culture du management et la culture de la performance. <br />Si nos interlocuteurs partageaient sans ambiguïté notre espoir d’une économie française compétitive nous ne les verrions pas&nbsp; se demander comment concilier les 35 heures avec l’inconciliable. Nous obtiendrions d’eux la facilité et la souplesse dont toutes les entreprises ont besoin pour s’adapter, pour se développer. Nous ne subirions pas les hausses déraisonnables du SMIC que nous avons connues ces dernières années. Nous demandons au gouvernement de réduire le coût des heures supplémentaires pour les entreprises. Cette mesure ayant le double avantage de favoriser le travail et de ne pas pénaliser le salaire. Nous demandons également que la décision économique que constitue la fixation du SMIC sorte du champ politique.<br />Mais cela ne suffit pas. La question des 35 heures en France est devenue inextricable. Prenons les choses dans l’autre sens et demandons-nous si ce n’est pas plutôt sur le concept de durée légale du travail qu’il faudra réfléchir&nbsp;? La durée légale du travail, est-ce un concept valide ou au contraire, à l’instar de nombreux autres pays, ne faut-il pas le mettre en cause&nbsp;?</p><p>Lisibilité et ouverture sont souvent synonymes. Nous voulons une entreprise ouverte dans une société ouverte et moderne. Nous voulons une entreprise reconnue dans une société capable de reconnaître&nbsp; sa propre identité en pleine évolution, et capable d’aimer cette nouvelle identité. Il me parait donc essentiel que l’année 2006 soit l’occasion du lancement effectif de négociations de branche sur l’égalité professionnelle hommes femmes.<br /><br />Une société moderne capable d’encourager ses entreprises est aussi une société qui laisse un espace clair à la démocratie sociale, un espace où les partenaires sociaux pourraient débattre sans que le législateur intervienne et&nbsp; les prive de leur pouvoir d’édicter des règles. C’est pourquoi, au moment où un débat s’instaure sur les institutions de notre Vème République, nous demandons qu’un&nbsp; droit à la négociation soit inscrit dans notre Constitution et que&nbsp; l’autorité normative des partenaires sociaux soit affirmée.</p><p><strong>Favoriser la croissance au lieu de l'entraver</strong></p><p>Comment avoir une approche de la législation et des politiques publiques qui permette de favoriser la croissance et l’emploi au lieu de les entraver&nbsp;?</p><p>Premièrement, en hiérarchisant les sujets, en mettant ce qui est le plus important avant ce qui est moins important. Et en admettant le principe qui en découle&nbsp;: toute réglementation nouvelle doit s’accompagner de la suppression d’une réglementation plus ancienne. Si un dispositif nouveau apparaît, un autre, plus ancien, doit disparaître. La réduction du volume des textes est une exigence première de la raison. <br />Deuxièmement, en encourageant vivement et drastiquement des procédures de simplification des&nbsp; lois et des réglementations. En réfléchissant notamment à leurs conditions d’accessibilité, je dirais même de convivialité, et en faisant en sorte que l’article 1 de notre Code Civil – «&nbsp;nul n’est censé ignorer la loi&nbsp;» - puisse de nouveau avoir un sens.</p><p>Troisièmement, en appliquant le principe de proportionnalité. L’énoncé d’une mesure doit se limiter aux exigences formulées au départ. C’est tout simple. Il ne faut jamais excéder ni par le contenu, ni par la forme le strict nécessaire.</p><p>Quatrièmement, en systématisant les évaluations d’impact. En ne s’engageant pas tête baissée dans n’importe quelle disposition nouvelle. Les analyses d’impact existent, &nbsp;mais il faut les systématiser, les multiplier pour mesurer d’un côté les&nbsp; bénéfices attendus mais de l’autre les coûts administratifs qui s’en suivront. <br /><br />Moins = Plus&nbsp;! Tel pourrait être la devise de cette méthode. Le MEDEF publiera désormais chaque mois une Lettre de la simplification administrative. Nous challengerons ainsi le gouvernement, le législateur, les collectivités territoriales, et les organismes publics – y compris ceux que nous cogérons.&nbsp; A vous, MEDEF territoriaux et fédérations professionnelles de nous signaler les coûts inutiles, les lourdeurs, les complexités, les opacités. Nous rendrons publiques les aberrations aux conséquences les plus graves, nous formulerons des recommandations et nous inciterons l’autorité concernée à nous répondre dans les 30 jours. C’est ainsi que nous MEDEF nous pourrons influencer, peser, et faire évoluer.</p><p>L’accord Unedic illustre à plus d’un titre ce que nous voulons. Il n’est pas minimal, contrairement à ce que certains ont voulu croire ou faire croire&nbsp;! Les dispositions prises en faveur du retour à l’emploi devraient accélérer la reprise d’activité des demandeurs d’emploi d’au moins 2 semaines. L’économie générale du plan prévoit la résorption du déficit au plus tard en 2009. Voilà un horizon que nous pourrions souhaiter pour tous les autres déficits publics. Nous avons évité une augmentation des cotisations qui aurait alourdi les charges et des entreprises et des salariés&nbsp;: 0,04 pour chacune des parties, non seulement c’est peu, non seulement c’est beaucoup moins qu’on croyait, mais surtout, c’est assorti d’une&nbsp; clause qui prévoit l’annulation automatique de cette augmentation dès que l’on a obtenu le retour à l’équilibre annuel. Je ne vous cache pas que je pense que cette clause pourra jouer dès la fin de année 2006. Nous nous sommes aussi engagés à repenser toute l’assurance chômage avec nos partenaires. Nous allons nous y mettre immédiatement. Il est important de prendre l’habitude de réfléchir et de décider sans y être forcé, sans subir la pression d’une quelconque menace ou d’une quelconque urgence, en toute liberté et en toute sérénité. Ce sera le cas. Et ce sera l’occasion de faire vivre les principes méthodologiques que nous jugeons nécessaires et salvateurs.</p><p>Et quand la règle générale est bonne, quand la règle générale est lumineuse,&nbsp; pourquoi faudrait-il la compliquer par des exceptions&nbsp;? Nous demandons l’extension du CNE à toutes les entreprises&nbsp;!</p><p><strong>Nous contribuerons à façonner le nouveau modèle français</strong><br /><br />L’entreprise c’est la vie, l’entreprise c’est notre vie, et il faut que la vie soit belle&nbsp;!&nbsp; C’est pourquoi nous exigeons la lisibilité qui garantit la démocratie, qui garantit l’échange, qui garantit la liberté et la richesse. Jamais nous n’abdiquerons le droit de comprendre, le droit de savoir, le droit de débattre, le droit d’avoir de l’influence. Et c’est ainsi que vous, Medef territoriaux, vous, fédérations professionnelles, nous, Mouvement des Entreprises de France, contribuerons à façonner le nouveau modèle français&nbsp;!</p>]]></description>
			Assemblée générale 2006  - Arc et Senans
			
			<pubDate>1137511200</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>L’Apec doit être en droit et en pratique irréprochable</title>
			<link>http://www.medef.com/nc/medef-corporate/salle-de-presse/communiques-de-presse/communiques-de-presse/article/lapec-doit-etre-en-droit-et-en-pratique-irreprochable-1.html</link>
			<description><p><span>Le 10 février s’est tenue au MEDEF une séance de négociation sur les missions de l’Apec. Lors de cette séance, un expert de la DGEFP est venu rappeler l’ensemble des règles du droit communautaire.</span></p> <![CDATA[<p></p><p></p><p></p><p><b><span>Déclaration de Benoît-Roger Vasselin, chef de file de la délégation patronale&nbsp;:</span></b></p><span><p>«&nbsp;Le Medef a proposé que nous recevions un expert de la DGEFP pour rappeler l’ensemble des règles du droit communautaire. Je remercie les organisations syndicales d’avoir accepté le principe de cette audition qui a permis de clarifier le débat en exposant l’encadrement juridique dans lequel doivent s’inscrire les activités de l’Apec et les contraintes qui en résultent, tout en laissant la porte ouverte à la phase de négociation qui va entrer dans sa partie active. Cette audition a permis de conforter chacun dans ses positions, les organisations syndicales comme les organisations d’employeurs. J’espère que nous avons pu ainsi rapprocher les points de vue sur le cadre de travail de la négociation. </p><p></p><p>La question dont nous devons débattre, sans a priori, est de savoir de quelle manière le futur accord va pouvoir organiser l’ensemble des activités de l’Apec, et tout spécialement ses activités marchandes, en les mettant en conformité, tant en droit qu’en pratique, avec les règles communautaires de la concurrence. Car, si nous avons rappelé les missions de service public de l’Apec, ce pourquoi elle a été créée au départ, nous n’avons jamais été opposés à l’activité concurrentielle mais souhaitons qu’elle soit bien balisée.&nbsp;»</p><p></p><p><span>Prochaine séance&nbsp;: le 9 mars</span></p></span>]]></description>
			Négociation sur les missions de l’Apec
			
			<pubDate>1297787460</pubDate>
			
		</item>
		
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			<title>Point presse mensuel de décembre 2012</title>
			<link>http://www.medef.com/nc/medef-corporate/salle-de-presse/communiques-de-presse/communiques-de-presse/article/point-presse-mensuel-de-decembre-2012.html</link>
			<description><p>Bonjour à tous. Allez, la dernière conférence de presse de l’année, mais pas la dernière intervention de l’année, je ne pense pas. J’espère que vous allez bien.</p> <![CDATA[<p>Je voudrais vous faire un point de nos débats, notamment de celui qui a occupé la totalité du Conseil exécutif hier. Je crois que c’est probablement la première fois qu’un Conseil est consacré à un seul sujet, en l’occurrence la négociation emploi qui arrive dans sa phase finale, je vais y revenir. Mais je souhaite également faire un point avec vous sur le crédit d’impôt compétitivité emploi , sur également la situation des dépenses publiques et des économies que notre pays doit absolument réaliser. </p> <p>Avant, je voudrais faire une introduction générale. Je crois qu’il est temps que tout le monde prenne conscience que nous devons agir avec détermination et avec efficacité sur plusieurs fronts en même temps. Sur plusieurs fronts en même temps. Nous devons agir sur plusieurs fronts en même temps, c’est absolument indispensable. Il est indispensable qu’aujourd’hui, notre pays soit en mesure d’agir sur plusieurs fronts en même temps. Sur la question du marché du travail et de son fonctionnement, c’est la négociation qui est en cours et c’est un enjeu essentiel. Sur la réduction drastique des dépenses publiques, c’est ce que le Premier ministre aborde aujourd’hui, j’y reviendrai. Et sur la compétitivité globale de notre pays, c’est ce qui a été entamé par le crédit impôt compétitivité emploi, mais disons-le très vite, c’est une première étape, cela ne peut être qu’une première étape, ce n’est pas suffisant. Et j’estime que dans cette urgence qu’il y a à agir, non seulement nous devons travailler sur plusieurs fronts en même temps, mais je souhaiterais également que nous travaillons de la manière la plus consensuelle possible.<span>&nbsp; </span>Je regrette que les parlementaires UMP n’aient pas voté le crédit d’impôt. On peut avoir souhaité une autre modalité pour alléger les coûts de production des entreprises, nous-mêmes nous avions préconisé une autre solution qui était la baisse des cotisations employeurs et la baisse des cotisations salariés. Mais il y a là quelque chose qui, objectivement, si on le regarde d’une manière impartiale, quelque chose, une mesure qui va être utile aux entreprises dès le début de l’année 2013. Ce qui est utile aux entreprises et utile à notre pays. Et je crois que nous devrions être tous mobilisés au service de l’intérêt économique supérieur de notre pays. </p> <p>Alors, maintenant, je vais essayer de décliner ces différents points de manière un peu plus précise.<span>&nbsp; </span></p> <p>•<span>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>Sécurisation de l’emploi</p> <p>Commençons par la négociation. La semaine qui s’ouvre est décisive. Et les séances prévues mercredi et jeudi devraient être des séances conclusives. Je sais que certains envisagent une autre séance début janvier ; à vrai dire, nous avons toutes les données pour éventuellement conclure dès cette semaine. Je voudrais que vous sachiez à quel point le Medef, la délégation patronale conduite par Patrick Bernasconi et moi-même sommes déterminés et impliqués pour aboutir à un accord. Nous voulons aboutir. Parce que nous pensons que c’est l’intérêt de tous. Quel devrait être l’équilibre de cet accord ? Il y a pour le moment dans ce qui est sur la table, finalement deux colonnes. Une colonne sécurisation des parcours et une colonne flexibilité. La colonne flexibilité comprend plusieurs éléments qui nous semblent absolument indispensables, indispensables, pour premièrement, arrêter la destruction d’emplois que nous connaissons aujourd’hui, et deuxièmement, favoriser les projets d’embauche. On ne dira jamais assez à quel point en France, ces dernières années, ces 10, ces 15 dernières années, nous sommes allés très loin, beaucoup trop loin dans la destruction même des projets d’emplois. Ce que je veux dire par là, c’est que au cours de ces dernières années, nous avons attaqué, abîmé les racines qui font qu’une entreprise ou bien un entrepreneur élabore des projets d’embauche. C’est cela qui est en jeu dans cette négociation. Et c’est pourquoi d’ailleurs son intitulé, négociation emploi, me convient bien. Et dans la colonne flexibilité, nous disons premièrement qu’il faut réduire les délais, et sécuriser les procédures des plans de sauvegarde de l’emploi. Deuxièmement, qu’il faut concevoir d’une manière beaucoup plus simple qu’aujourd’hui des mécanismes de mobilité interne. Trop souvent, à l’intérieur de groupes, il est impossible de proposer à différentes personnes de travailler dans tel département plutôt que tel autre qui est en difficulté de rentabilité. Donc, deuxièmement, favoriser la mobilité interne. Troisièmement, mettre au point les accords maintien de l’emploi, accords qui permettraient de baisser la durée du travail, de baisser d’une manière correspondante les salaires avec comme contrepartie le maintien des effectifs et tout ceci, évidemment, dans le cadre d’une situation très difficile pour l’entreprise avec clause de retour à meilleure fortune quand les carnets de commandes sont à nouveau garnis. Et ce type d’accords devant être mis en œuvre uniquement par accord majoritaire. </p> <p>Dans les éléments indispensables pour nous dans un projet d’accord avec les organisations syndicales, figure également dans cette colonne flexibilité, ce que nous appelons la déjudiciarisation. Il y a là plusieurs points tout à fait fondamentaux. C’est une façon pour moi de vous dire que si nous ne trouvons pas d’accords sur ces points, probablement que nous ne considèrerons pas de signature d’accord possible. Je donnerai deux points essentiels, même s’il y en a d’autres, mais qui sont peut-être un peu secondaires. Le premier point, c’est qu’il soit bien acté que, en droit social, il doit y avoir une prévalence du fond sur la forme. Ce que nous voulons dire par là, c’est que trop souvent, en cas de procès, l’erreur de procédure est au moins aussi importante et parfois même plus importante que le fond réel du dossier. Donc, la prévalence du fond sur la forme doit être un principe acté et qui, ensuite, devra être pris, bien sûr, dans une loi. Et l’autre point tout à fait essentiel, c’est de barêmiser les dommages et intérêts qu’une entreprise peut être amenée à payer en cas de procès et de le faire d’une manière telle que ceci favorise l’approche par conciliation avant même de rentrer dans l’approche judiciaire des prud’hommes. Donc, barêmisation des<span>&nbsp; </span>dommages et intérêts et favoriser la conciliation. J’ajouterai d’autres choses, type réduction des délais de prescription par exemple, ou bien encore lissage par un étalement sur un an de l’effet du passage de seuil à 10 ou à 50 salariés. Ces points que j’ai énumérés qui figurent dans cette colonne flexibilité sont franchement, je pèse mes mots, vitaux. Si notre pays, si les organisations syndicales ne considèrent pas l’importance de ces enjeux et de ses modalités pour dégripper ce qui ne fonctionne plus, pour redonner des espaces de possibles aux entreprises qui, aujourd’hui, sont complètement limitées dans leurs possibilités d’agir, eh bien, je pense que nous pouvons craindre le pire pour la survie des entreprises et pour l’emploi d’une manière générale. Il est évident que nous sommes également tout à fait sensibles aux demandes des organisations syndicales ; demandes qui ont pour objectif de rassurer les salariés, et finalement de leur faire comprendre et accepter la mobilité nécessaire aujourd’hui. C’est pourquoi nous étudions très sérieusement les demandes qui ont été formulées en matière d’extension des complémentaires santé. Toutefois, il faut mesurer que cette demande a un coût qui, dans certaines hypothèses, est considérable. Puisque nous sommes sur une fourchette qui va de deux milliards à quatre milliards d’euros. Nous sommes donc face à une situation délicate. Pour nous, il n’est pas question d’augmenter les coûts de production des entreprises. Et donc, nous abordons ce sujet avec cette réticence-là. En même temps, nous comprenons parfaitement bien cette demande des salariés en matière de santé et donc, l’objectif est d’essayer de trouver une modalité de mise en œuvre progressive de cette extension de la complémentaire santé. En ce qui concerne la portabilité de la complémentaire santé, il s’agit surtout de trouver là une modalité pratique pour ce concept que nous ne rejetons pas soit facile à mettre en œuvre pour qu’il soit opérationnel. L’autre volet important de ce qui rassurerait les salariés concerne tout simplement l’information. On l’a vu encore dans les exemples récents, le sentiment que ressentent certains quand ils découvrent ce qui apparaît pour eux un changement de stratégie de l’entreprise, est un sentiment douloureux et qui fait que beaucoup considèrent être trahis par la direction de l’entreprise. C’est pourquoi nous avons travaillé d’une manière très détaillée et c’est une annexe au document en cours qui est assez longue, pour recenser toutes les informations qu’il conviendrait de donner aux institutions représentatives du personnel et pour faire en sorte que ces informations, en tout cas certaines d’entre elles, soient données beaucoup plus en amont avec une plus grande anticipation. Cela suppose, en contrepartie, des engagements de confidentialité, qui doivent être vraiment très sérieux, qu’il convient de prendre au pied de la lettre. </p> <p>J’anticipe sur une question que, de toute façon, vous m’auriez posée, sur la taxation des contrats courts. Je l’ai dit, cette négociation est vraiment<span>&nbsp; </span>fondamentale, cette négociation est fondamentale pour l’économie du pays et pour l’emploi. Et cette négociation s’appelle « emploi ». Par conséquent, si c’est l’objectif que nous partageons, la question de la taxation des contrats courts doit également être regardée selon ce critère.<span>&nbsp; </span>Je crois que cela serait une erreur d’aborder ce sujet uniquement d’une manière tactique ou uniquement d’une manière symbolique. Sur le fond, quel est le problème ? Une fois que l’on a identifié le problème, comment le résoudre ? Alors, quel est le problème ? Parce qu’il y a un problème effectivement. Le problème peut se résumer en quelques chiffres qui sont des chiffres clés que je vais vous donner. Il y a eu une augmentation spectaculaire du nombre de contrats courts, c’est-à-dire de contrats à durée déterminée de moins d’un mois depuis 10 ans. Entre 2000 et 2010, il y a eu 88 % d’augmentation des contrats courts à durée de moins d’un mois. Moins d’un mois : 88 %. C’est-à-dire qu’ils ont pratiquement doublé, on est passé de 6,6 millions à 12,4 millions. Et<span>&nbsp; </span>en plus, cette augmentation des contrats courts de moins d’un mois a été fortement tirée par les contrats courts de moins d’une semaine. C’est cela le constat que nous pouvons tous partager. Une fois que l’on a dit cela et que l’on se pose du coup la question : mais qui sont les employeurs qui utilisent ces contrats courts ? Pourquoi y a-t-il eu un tel développement ? Et que peut-on faire pour qu’il y en ait moins ou plutôt que peut-on faire pour qu’il y ait plus de contrats à durée indéterminée. Car ce que moi j’ai entendu jusqu’à présent, c’est que l’objectif, c’était quand même de favoriser les contrats à durée indéterminée. Et là, permettez-moi de vous donner d’autres chiffres. En dépit de cette augmentation spectaculaire des contrats courts, la structure de la population active dans notre pays, sur cette même période, n’a pas changé. Ce que je veux dire par là, c’est qu’en 2003, 87,7 % des salariés du secteur privé avaient un contrat à durée indéterminée. 2003 : 87,7 % un contrat à durée indéterminée. 2011 : 86,4 % des salariés du secteur privé ont un contrat à durée indéterminée. Permettez-mois d’arrondir pour simplifier : 87 % aujourd’hui, 87 % il y a un peu moins de 10 ans, c’est la même structure. Et le nombre de CDD : en 2003, 9 %, 9,2 % très exactement, en 2011, 9 ,5 %. Donc j’ai la même proportion de CDD, il y a un peu moins de 10 ans et aujourd’hui. Pour que vous ayez un total à 100, je vous signale qu’en 2003, nous avions 2 % d’intérim, en 2011, 2,4 % d’intérim ; en 2003, 1,1 % d’apprentis, contrats d’alternance, en 2011, 1,6 %, on a un tout petit peu mieux, mais vraiment pas assez sur l’alternance. Et par contre, la structure et le rapport CDI et CDD n’a pas changé. Donc, que se passe-t-il ? Il est vrai qu’il y a quelque chose qui a changé, qui a évolué de manière vraiment pas très satisfaisante, mais je n’ai pas les statistiques qui remontent assez loin, je souhaiterai, peut-être que j’aurai l’occasion de vous les redonner, mais ce qui a évolué de manière je trouve tout à fait ennuyeuse, déplaisante, c’est le moins que l’on puisse dire, c’est l’embauche. Et il est vrai qu’en 2010, 84,2 % des embauches se font en CDD. 84 % des embauches se font en CDD. Et en 2000, c’était 76 %. C’était donc déjà très fort en 2000 et c’est encore plus fort aujourd’hui. Permettez-moi de résumer ces chiffres en vous disant la chose suivante : nous avons deux types de problèmes, l’un à l’embauche, deuxièmement dans la multiplication des contrats courts, mais là où nous n’avons pas de problème, c’est sur la structure générale, nous sommes en CDI. Et donc, je pose la question : est-ce que la taxation des CDD va changer quoi que ce soit à cette situation ? Est-ce que taxer les CDD de moins d’un mois ou même de moins d’une semaine, est ce que cela va transformer ces CDD en CDI ? Franchement, certainement pas. Ces CDD de moins d’un mois ou de moins d’une semaine, dans quels secteurs les trouve-t-on ? Si je mets de côté ce que l’on appelle les CDD d’usage, c’est-à-dire que vous avez un certain nombre d secteurs qui sont listés dans le Code de Travail et qui sont reconnus comme ayant par nature besoin de CDD très courts, le sport, le spectacle, font partie de ces secteurs-là. Donc, je mets de côté ces CDD d’usage. Je regarde tous les autres. Eh bien, l’augmentation des CDD de moins d’un mois s’est faite principalement au cours des dix dernières années dans le secteur public et parapublic, à 60 % et à 42 % dans le secteur privé. Dans le secteur privé, ce sont surtout les secteurs du type bâtiment qui ont recours à ce type de contrats. Donc, j’espère que vous avez bien noté que ce sont surtout le secteur public à 60,3 % qui a eu recours de manière massive et qui a contribué à l’augmentation des CDD de moins d’un mois. Ce que je veux vous dire par toute cette démonstration-là, c’est que nous, nous sommes d’accord pour nous attaquer au problème de l’embauche qui passe trop exclusivement par des CDD. Mais il faut bien comprendre que si à la fin, on se retrouve avec une structure de la population du secteur privé à plus de 80 % en CDI, à près de 90 % d’ailleurs en CDI, c’est que ces CDD utilisés à l’embauche se transforment très vite en CDI. Sinon, on<span>&nbsp; </span>n’aurait pas cette structure-là. Et qu’en réalité, le CDD est utilisé comme une période d’essai qu’il faudrait peut-être se demander si l’on peut allonger la période d’essai, ce qui éviterait le recours au CDD. Mais la convention 158 de l’OIT nous empêche de le faire ; convention que nous avons ratifiée. Donc je ne suis pas sûre que l’on puisse<span>&nbsp; </span>cette question de cette façon-là. Bref, je pense que si nous sommes d’accord pour améliorer l’emploi, si nous sommes d’accord pour limiter des usages abusifs, je ne vois pas, je ne comprends toujours pas pourquoi la taxation des CDD permettrait d’augmenter le nombre de CDI, compte tenu des chiffres que je vous ai donnés. Par conséquent, je pense que vous avez compris notre position qui reste notre position sur la taxation des CDD, c’est-à-dire que si nous sommes sincères, si ce que nous voulons premièrement, c’est maintenir l’emploi, arrêter la destruction d’emplois, voire favoriser à nouveau des projets d’embauche, la taxation des CDD ne changera rien et au contraire risque de détruire quelques emplois qui ne peuvent pas se concevoir autrement que par des contrats courts.</p> <p>Voilà ce que je voulais vous dire sur la négociation et, évidemment, je répondrai à des questions sur le sujet.</p> <p>•<span>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>Crédit d’impôt compétitivité emploi</p> <p>Je voudrais dire rapidement quelques mots sur les autres sujets que j’ai évoqués. Sur le crédit d’impôt, nous sommes consternés par le vote du Sénat. Je tiens à le dire. Je ne comprends pas que l’ on puisse avoir sincèrement l’intérêt de notre pays à l’esprit et refuser un mécanisme qui serait tout simplement un mécanisme de survie pour de nombreuses TPE et PME , et notamment les TPE et les PME, surtout les PME qui sont des PME de main d’œuvre, c’est-à-dire des PME dans lesquelles les produits ou les services fabriqués comportent un coût de masse salariale particulièrement élevé. Et dans cette affaire du crédit d’impôt compétitivité emploi, l’exclusion des cliniques privées est une aberration. C’est même incompréhensible. Cette exclusion des cliniques privées se ferait au titre, selon le raisonnement qui dit que les cliniques ont, si elles bénéficiaient du crédit d’impôt, je dirais, joueraient une concurrence déloyale à l’égard de l’hôpital public. De deux choses l’une : ou on met la même fiscalité d’une manière générale sur les cliniques privées, la même fiscalité que l’hôpital public – l’hôpital public n’est pas soumis à l’impôt sur les sociétés tant que je sache – ou on met la même fiscalité et on peut comprendre le raisonnement ; ou à partir du moment où les cliniques privées sont bien considérées comme des entreprises à part entière,<span>&nbsp; </span>il est tout simplement inéquitable, injuste, aberrant qu’elles ne puissent pas bénéficier comme toutes les autres entreprises de France de ce mécanisme-là. </p> <p>Le crédit d’impôt, je vous le rappelle nous le saluons,<span>&nbsp; </span>mais nous disons aussi que ça ne peut être qu’une première étape. </p> <p>•<span>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>Dépenses publiques </p> <p>Et du coup je voudrais faire le lien avec<span>&nbsp; </span>le dernier grand sujet puisque le Premier ministre aujourd’hui lance un mouvement de travail, d’audit pour dégager un certain nombre d’économies, je voudrais dire publiquement que, oui, il est indispensable que notre pays s’engage profondément dans une réduction forte de ses dépenses publiques. Que, bien sûr, il y a un travail permanent à faire pour optimiser, pour mieux gérer, pour réduire le nombre d’instances ou d’agences, pour limiter les gabegies, pour supprimer des doublons… Oui, tout ceci doit être fait et nous ne pouvons que l’encourager. Mais la vérité qui doit être dite aux Français, et qui n’est pas dite aujourd’hui, c’est que le travail de réduction des dépenses publiques ne peut passer que par des réformes structurelles. Et qu’il y a au moins deux grandes réformes structurelles qu’il convient d’engager au plus vite. </p> <p>L’une dont on ne parle jamais, sauf moi, la réforme de l’assurance maladie. Est-ce que on a bien à l’esprit qu’il y a 130 milliards de déficits logés dans la Cades et que, selon certaines projections, ces 130 milliards pourraient être multipliés par 2 d’ici 2018 ? Ça c’est le sujet, l’assurance maladie. </p> <p>Il y a un deuxième sujet : notre régime de retraites. J’ai encouragé la réforme de 2010. Nous avons dit à l’époque qu’elle était indispensable. Et je voudrais que tout<span>&nbsp; </span>le monde comprenne bien que quand le Medef dit qu’il faut relever l’âge légal de départ à la retraite, ce n’est pas pour le plaisir de dire il faut relever l’âge légal de départ à la retraite.<span>&nbsp; </span>Le sujet, en soi, ne me fait pas plus plaisir à vous qu’à moi. Mais si nous disons cela, c’est parce que l’horizon se rapproche à grande vitesse et le déficit se creuse tout aussi vite. Et déjà lors de la réforme de 2010 nous avions dit 62 ans ce ne sera pas suffisant. D’après les premières informations qui ont été rendues publiques, c’est bien ce que va dire le rapport du COR qui sera connu demain, nous serons à l’horizon 2020 à un déficit, suivant les scenarios, compris entre 20 milliards et 25 milliards d’euros. Et encore, souvenez-vous que toutes les hypothèses qui sont utilisées<span>&nbsp; </span>dans ces cas-là, sont des hypothèses de croissance et de productivité que nous n’arrivons jamais à atteindre, jamais. Même le scenario plus défavorable en général est un scenario que nous n’arrivons pas à remplir. Donc la situation est tout à fait sérieuse et moi je propose que, très vite, selon la modalité que souhaitera le gouvernement, s’organise soit un Grenelle des retraites, soit une grande conférence des retraites. Je laisse le choix de l’intitulé. Mais il est évident que nous devons sur les deux sujets<span>&nbsp; </span>que je viens d’évoquer, les retraites d’un côté, l’assurance maladie de l’autre, évidemment se mettre tous autour de la table et aborder, encore une fois, si possible de la manière la plus consensuelle possible, ces graves sujets.</p> <p>Il y a une autre approche encore qu’on peut envisager. Puisqu’il y a eu une grande conférence sociale, une grande conférence sur la transition énergétique, une grande conférence sur la pauvreté alors pourquoi ne pas, finalement, faire une grande conférence sur les dépenses publiques ? C’est notre problème numéro un. Pourquoi ne pas tous se mettre autour de la table, il y a la place au Conseil économique et social et environnemental – je suis sûre que son Président sera heureux de nous accueillir, partenaires sociaux, les différentes collectivités locales, les grandes administrations, le gouvernement. On aborde le sujet, on se donne un échéancier, on engage différentes négociations à partir de là. Là, on serait à la hauteur effectivement de ce qu’ont fait déjà certains pays comme l’Allemagne il y a un certain temps déjà, il y a plus longtemps encore la Suède ou le Canada. Je reprends ces exemples puisque j’ai vu que le ministre Pierre Moscovici les avait cités, ce qui nous a fait plaisir. </p> <p>•<span>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>Article 6 et fiscalité de l’épargne</p> <p>Je pense que je vous ai dit l’essentiel, j’espère ne pas avoir oublié un point. Je pourrais peut-être encore vous reparler (mais c’est sans fin) de l’article 6 puisque j’ai vu que le porte-parole des Pigeons hier, Jean-David Chamboredon, avait à nouveau pris la parole, et il a raison. Lui, nous et tous les autres, tous ceux qui avaient signé il y a quelques semaines déjà un communiqué commun avec Croissance plus notamment pour dire que cet article 6 de ce PLF 2013 était extraordinairement dangereux,<span>&nbsp; </span>nous tous nous n’allons pas lâcher sur le sujet. Et ntamment à l’occasion des débats qui vont s’ouvrir sur l’épargne – puisque Karine Berger est en charge d’une mission sur le sujet – nous allons revenir sur la question des plus-values de cession mobilières. </p> <span>Voilà je vais répondre à vos questions.</span><p></p>]]></description>
			Point presse mensuel
			
			<pubDate>1355842260</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Le Comité statutaire valide les 5 candidatures à la présidence du Medef</title>
			<link>http://www.medef.com/nc/medef-corporate/salle-de-presse/communiques-de-presse/communiques-de-presse/article/le-comite-statutaire-valide-les-5-candidatures-a-la-presidence-du-medef.html</link>
			<description><span>Le Comité statutaire du Medef s'est réuni ce jour pour examiner la validité des candidatures à la présidence du Medef, conformément à l'article 16 des statuts. Les statuts prévoient que chaque candidat ne doit pas être âgé de plus de 65 ans à la date de l'élection, doit appartenir à une organisation membre actif du Medef ou l'une de ses composantes et présenter les signatures de 50 membres de l'Assemblée générale ayant voix délibérative. Les candidatures devaient être reçues avant le 3 mai à minuit.</span> <![CDATA[<p><span><span>Après examen, les 5 candidatures suivantes ont été validées par le Comité statutaire (par ordre alphabétique) :<br /> -M. Patrick Bernasconi<br /> -M. Pierre Gattaz<br /> -M. Hervé Lambel<br /> -M. Thibault Lanxade<br /> -M. Geoffroy Roux de Bézieux<br /> <br /> Le Comité a déterminé par tirage au sort l'ordre de passage des candidats lors de leur audition par le Conseil exécutif, prévue le 23 mai. Seront successivement entendus : Patrick Bernasconi, Geoffroy Roux de Bézieux, Thibault Lanxade, Pierre Gattaz, Hervé Lambel. </span></span></p><p><span>Chaque candidat disposera de 30 minutes.</span></p><p><strong><span>Rappel du calendrier :</span></strong><span><br /> </span><span>- 7 mai : démarrage de la campagne électorale<br /> - 23 mai : audition des candidats par le Conseil exécutif<br /> - 3 juin : vote du Conseil exécutif sur son avis à l'Assemblée générale<br /> - 3 juillet : élection par l'Assemblée générale</span></p>]]></description>
			Communiqué de presse
			
			<pubDate>1367852460</pubDate>
			
		</item>
		
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			<title>Vive l’entreprise au coeur de la société française</title>
			<link>http://www.medef.com/nc/medef-corporate/salle-de-presse/communiques-de-presse/communiques-de-presse/article/vive-lentreprise-au-coeur-de-la-societe-francaise.html</link>
			<description> <![CDATA[<p><span>Mes premiers mots sont pour vous, membres de l’Assemblée générale du Mouvement des Entreprises de France et chers amis&nbsp;: merci de votre confiance, merci de votre engagement, merci de votre enthousiasme. Vous m’avez choisie pour présider notre mouvement. J’en&nbsp;mesure l’immense honneur et je mesure l’ampleur de mes responsabilités.<br />Je voudrais vous dire ma fierté et ma joie. Pas seulement pour moi. Mais pour notre Mouvement&nbsp;qui en choisissant de porter une femme à sa tête indique à la France entière l’esprit de modernité qui anime ses entreprises.<br /><br />Je veux dire à Ernest-Antoine Seillière tout ce que nous lui devons. Cher Ernest-Antoine, rien&nbsp;n’aurait été possible sans vous. Vous nous avez rendu notre fierté d’entrepreneurs. Vous avez montré la voie en exerçant avec l’intelligence et le panache qui vous caractérisent un droit d’ingérence dans le débat public. Vous avez prouvé l’attachement viscéral des entrepreneurs français aux valeurs de la démocratie en lançant la refondation sociale et tout récemment encore en organisant votre succession dans le cadre totalement inédit d’une compétition publique. Je veux rendre hommage à la force avec laquelle vous avez présidé le Conseil exécutif, à la bonne humeur que vous y avez en permanence insufflée. Trop de Français sans doute ignorent encore combien vous êtes un homme chaleureux et généreux et combien vous êtes préoccupé par l’intérêt général. Nous comptons sur vous pour contribuer à relancer le projet européen, pour nous entraîner avec énergie et enthousiasme vers l’économie de la connaissance&nbsp;!<br /><br />Je veux remercier Charles Beigbeder pour les idées nouvelles et stimulantes qu’il ne cesse d’apporter et dont il a fait bénéficier la campagne dès son début.<br />Je veux remercier Francis Mer et Guillaume Sarkozy qui ont donné à la campagne un rayonnement et une dignité particulière.<br />Je veux féliciter Yvon Jacob et Hugues-Arnaud Mayer pour leur campagne. Ils ont été des concurrents plein d’ardeur et de convictions.<br /><br />La campagne est finie&nbsp;! Nous allons maintenant nous mettre tous ensemble au travail&nbsp;!<br /><br /><br /><strong>1. Nous allons tous ensemble nous mettre au travail avec méthode.</strong><br /><br />La méthode, c’est la voie que nous indique la campagne. Car celle-ci en permettant le débat, l’écoute mutuelle, la confrontation, a fait jaillir des propositions. Votre vote aujourd’hui a transformé ces propositions en engagements et en&nbsp;objectifs.<br /><br /><strong><br />Premier engagement&nbsp;: parler d’économie, expliquer l’économie, faire aimer l’économie</strong>. L’économie de marché s’entend, car elle&nbsp;seule est capable de<img width="133" src="fileadmin/user_upload/www.medef-corporate.fr/illustration/PhotoLP/LP-AG2005-Fportrait.jpg" height="230" style="PADDING-RIGHT: 5px; FLOAT: right; PADDING-BOTTOM: 5px; PADDING-TOP: 5px" alt="" /> favoriser la prospérité qui permet la redistribution. Nous insisterons infatigablement sur l’exigence de performance économique sans laquelle il ne peut y avoir de solidarité efficace et de progrès social.<br />Avoir une politique économique favorable aux entreprises, ce n’est pas être anti-social, c’est la condition même du social. Avoir une politique économique favorable aux entreprises, ce n’est pas aggraver le chômage, dont le taux est le déshonneur de la France, c’est au contraire se donner enfin les moyens du retour au plein emploi.<br />La compétitivité de nos entreprises dépend en premier lieu d’une remise à plat de notre fiscalité. Une fiscalité qui encourage le travail, l’investissement, le risque, l’innovation. Ceci suppose une rénovation et un reformatage de l’Etat, plus mince, plus performant, plus performant parce que plus mince. <br />Notre capacité à développer nos entreprises et à embaucher est limitée par un droit du travail trop inadapté. Notre code du travail a été pour l’essentiel conçu à une époque où les circuits étaient longs. Aujourd’hui, la vitesse de réaction est bien souvent le critère de performance numéro un, quand ce n’est pas la condition même de la survie de l’entreprise. Nous prendrons des initiatives pour permettre l’émergence d’un droit du travail modernisé, qui concilie la prise de risque économique et la protection des individus. <br />Accélérons les mutations afin de saisir les opportunités de la mondialisation plutôt que de bâtir des lignes Maginot contre&nbsp;ses dangers. Dans la&nbsp; nouvelle croissance, c’est la matière grise qui fera la différence. Une forte relance de la recherche-développement s’impose. Un véritable rapprochement entre entreprises, universités, et recherche publique est nécessaire. Nous, MEDEF, nous proposerons des formules de coopération.<br />Instaurons un dialogue économique avec les syndicats. C’est le socle qui manque aujourd’hui à une meilleure compréhension mutuelle. Réfléchissons au positionnement commercial et concurrentiel de la France. Le MEDEF prendra part pleinement à la définition des orientations stratégiques des pôles d’excellence et de compétitivité, il encouragera les clusters, il favorisera les mobilisations autour des technologies clés, il soutiendra les pouvoirs publics dans leurs initiatives en faveur de l’innovation industrielle, et surtout il sera pleinement, intelligemment, continûment le lobbyste du plan d’action de Lisbonne. Nous sommes en retard sur l’agenda, chacun le sait, raison de plus&nbsp;: hâtons nous&nbsp;!<br /><br /><strong><br />Deuxième engagement&nbsp;: concentrer nos efforts sur la Petite et Moyenne Entreprise</strong>. Le potentiel de création d’emplois dans les TPE et les PME est incontestable. A nous de convaincre et d’agir pour que le droit, la fiscalité, un moindre coût du travail, et de nouvelles facilités d’accès aux capitaux permettent à nos entreprises de grandir. Favorisons les synergies grands groupes – PME, notamment dans le cadre de l’Agence pour l’Innovation Industrielle.<br />Mais surtout, nous ne nous déroberons pas à la difficile et importante question de la transmission de nos entreprises. Les réponses ne sont pas seulement juridiques et fiscales&nbsp;: il s’agit surtout de faire surgir, au plus vite, une&nbsp; génération nouvelle d’hommes et de femmes prête à s’engager, comme nous, avec passion et conviction, dans nos TPE et nos PME&nbsp;! Ils ont quinze ans aujourd’hui, devenons leurs rêves&nbsp;!<br /><br /><strong><br />Troisième engagement&nbsp;: ouvrir le MEDEF à la société civile toute entière</strong>. Parce que l’entreprise est un des principaux piliers de la société civile, pour ne pas dire le principal, elle doit s’adresser à toutes ses composantes. Nous jetterons des ponts vers des publics historiquement éloignés de nous, magistrats, médecins, artistes ou qui se sont démarqués de nous plus récemment, les cadres par exemple . Le rapprochement avec le monde de l’éducation, avec tous les mondes de l’éducation, sera une priorité. Et parce que les règles du jeu sont nouvelles, le MEDEF ne refusera pas le débat avec les ONG ou les associations qui sont déjà le monde de demain. Nous encouragerons les rencontres, mais plus encore les coopérations là sur le développement durable, là sur l’intégration, là dans les quartiers difficiles.<br /><br /><br /><strong><span>2-</span></strong> <strong>Nous allons tous nous mettre au travail au service d’ un intérêt économique et social commun, au service d’une démocratie renforcée.</strong><br /><br />La France est en état d’urgence. Plus de 25 ans de chômage structurel et de masse. Un PIB par habitant qui croit moins vite que dans la plupart des autres pays développés et qui nous a fait passer peu à peu au 17<sup>ième</sup> rang mondial. L’ exil de nos talents est massif. Le grand projet européen est en plein désarroi. Notre démocratie politique est désenchantée et sans volonté.&nbsp;Notre démocratie sociale est confuse, pour ne pas dire illusoire. <br />Je ne crois pas que nous puissions être les uns et les autres dans le même bateau sans avoir beaucoup d’intérêts en commun, et pour&nbsp;commencer qu’il ne coule pas.<br />Or, nous savons bien qu’aujourd’hui, nous ne sommes pas dans un paritarisme efficace et responsable. Sur de nombreux sujets, sur de trop nombreux sujets, plus personne ne sait qui décide, qui gère, qui est comptable de quoi. Sur de nombreux sujets, sur de trop nombreux sujets, notre système de relations sociales s’organise autour du conflit.<br /><br /><strong>Nous voulons élaborer un contrat social apaisé.<br /></strong><br /><strong>Pour cela</strong>, nous devons sortir de l’ étroit contrôle du politique. A la loi d’édicter les grands principes d’ordre public, à l’accord entre partenaires sociaux de dire les solutions les mieux adaptées aux branches, aux entreprises et à leurs salariés.<br /><br /><strong>Pour cela,</strong> nous devons poser sans tabou la question de la représentativité des acteurs sociaux, que ce soit au sein des institutions sociales, au sein des branches ou au sein de l’entreprise. Notre système social évolue dans une «&nbsp;présomption de représentativité&nbsp;». Un syndicat est considéré comme représentatif indépendamment de son nombre d’adhérents ou de sa base électorale. Dans l’entreprise, la section syndicale est représentative mais non élue, alors que les délégués du personnel et les membres du comité d’entreprise sont élus mais n'ont pas le statut de représentativité. Ensemble, représentants des employeurs et représentants des salariés, employeurs et salariés, reprenons le fil de la démocratie. Allons vers plus de démocratie sociale. Démocratisons notre démocratie.<br />C’est à cette condition que nous pourrons déterminer <strong>le plus grand dénominateur commun des points de vue des uns et des autres</strong>&nbsp;: Etat, syndicats de salariés, représentants des entreprises.<br /><br /><br /><br /><strong><span>3-</span></strong> <strong>Nous allons tous nous mettre au travail dans un esprit de dialogue constructif.</strong><br /><br /><br /><strong>Nous entrepreneurs, nous disons non à la dérision</strong> qui parcourt&nbsp; beaucoup trop de discours et d’interventions publiques. Cessons de croire que la raillerie et le sarcasme sont des manifestations de l’intelligence. La dérision, c’est bien souvent vouloir détruire pour détruire. Quand la dérision franchit la ligne jaune, elle n’est plus un signe de démocratie mais une menace pour la démocratie. Elle devient le visage politiquement correct d’une violence contre les valeurs les plus fondamentales de la République.<br /><br />A la dérision et son esprit de destruction, nous préférons la sincérité et son esprit de construction. La sincérité sans naïveté bien sûr. <br /><br /><strong>Nous entrepreneurs, nous disons non à l’agressivité,</strong> que celle-ci s’exprime dans la menace, la violence, ou dans le refus du dialogue. On peut bien sûr ne pas être d’accord. Mais le désaccord est constructif lorsqu’il s’exprime dans le dialogue et le dialogue dans les lois éternelles du respect de l’autre et de la vérité.<br /><br /><strong>Nous entrepreneurs, nous disons non aux fausses alternatives </strong>qui empêchent de penser plus loin que le bout de son nez et qui enferment nos concitoyens dans un univers de paradoxalités. Europe libérale ou Europe sociale ? Certains ont une idée fixe, pour ne pas dire fixiste qui consiste à faire croire que la seconde peut être un rempart contre la première. En réalité, non seulement il n’existe aucune incompatibilité entre l’une et l’autre, mais l’Europe sociale ne peut se construire sans l’Europe libérale. <br />Contre l’immobilisme du non choix et des utopies nostalgiques, nous proposons nos valeurs pour remettre la France en mouvement&nbsp;: l’esprit d’entreprise, le travail,&nbsp; le pragmatisme. Le pragmatisme, parce qu’il s’appuie sur l’expérience, la nôtre et celle des autres, parce qu’il privilégie ce qui marche sur ce qui ne marche pas.<br />Le travail, parce qu’il est la principale source de prospérité individuelle et collective mais aussi parce qu’il crée des liens, il jette des passerelles, il fabrique des solidarités nouvelles. L’esprit d’entreprise, parce que c’est lui qui permet de relever les défis, c’est lui qui entraîne les grandes aventures humaines, c’est lui qui&nbsp;nous offre l’opportunité de concrétiser nos rêves&nbsp;! <br /><br /><strong>Je ne cesse de le répéter depuis deux ans</strong>&nbsp;:&nbsp; nous les Entrepreneurs, nous pouvons être à ce siècle encore tout jeune, ce que les instituteurs ont été à notre III<sup>è</sup> République. L’école était chargée de former le citoyen, c’est à l’entreprise aujourd’hui de lui apprendre le nouveau monde. Les instituteurs étaient les messagers de l’universel républicain, les entrepreneurs sont aujourd’hui les porteurs de la diversité de la mondialisation. Les instituteurs détenaient la clé de la promotion populaire. Nous, les entrepreneurs, nous sommes les moteurs de l’ascension sociale. Comme eux, nous devons contribuer à rendre le monde&nbsp; lisible.<br /><br /><strong><span>Conclusion</span></strong></span></p><p><span>Guider , éclairer, dialoguer, faire entendre notre point de vue, le défendre, en convaincre. <strong>Nous devons le faire avec courage</strong>. Car c’est du courage de dire la vérité et même de la voir, c’est du courage d’agir en conséquence, c’est du courage de tenir bon.<br />Mais tous ici nous sommes bien placés pour savoir que dans le mot courage il y a le mot cœur. Je formule donc un vœu pour finir&nbsp;: que la valeur courage soit la valeur montante de la France de ces prochaines années. <br />Vive l’entreprise au cœur de la société française&nbsp;!</span></p>]]></description>
			Assemblée générale 2005
			
			<pubDate>1120557600</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Le recul des bornes d’âge, un élément essentiel de l’équilibre du futur accord</title>
			<link>http://www.medef.com/nc/medef-corporate/salle-de-presse/communiques-de-presse/communiques-de-presse/article/le-recul-des-bornes-dage-un-element-essentiel-de-lequilibre-du-futur-accord-1.html</link>
			<description><p><span>Le 9 février les partenaires sociaux se sont retrouvés au MEDEF pour une&nbsp;deuxième séance de négociation sur l'assurance chômage. Déclaration de Patrick Bernasconi, chef de file de la délégation patronale, à l'issue de la rencontre.</span></p> <![CDATA[<p></p><p><span>«&nbsp;Au cours de cette deuxième séance nous avons insisté sur un certain nombre de points que nous voulions mettre en avant dans nos discussions sur l’assurance chômage.</span></p><p><span>Nous avons rappelé l’ampleur du déficit budgétaire en France, auquel contribue le régime d’assurance chômage à hauteur de 11 milliards d’euros, et souligné qu’étant attachés à la pérennité du régime d’assurance chômage il était de notre responsabilité de ne pas laisser se dégrader cette situation. Autre point, nous avons précisé que nous devions préserver le caractère assurantiel de l’assurance chômage et les effets comportementaux qu’il engendre. Enfin, dans le contexte où la situation du chômage s’aggrave, nous avons bien noté la volonté d’une majorité d’organisations syndicales de reconduire l’accord de 2009.</span></p><p></p><p><span>Afin de discuter des diverses demandes des organisations syndicales et patronales, nous avons proposé d’ouvrir un groupe de travail qui mènera ses débats jusqu’à la prochaine convention. Il discutera de la portabilité (ou droits rechargeables), des cotisations en fonction de la durée de présence dans l’entreprise, de la dégressivité des allocations, de la simplification des modalités de mise en œuvre des dispositifs arrêtés par les partenaires sociaux.</span></p><p></p><p><span>S’agissant de la clause de baisse automatique des cotisations du régime d’assurance chômage, nous proposerons une rédaction qui tiendra compte non seulement du niveau du déficit d’exploitation semestriel mais aussi de celui du déficit cumulé.</span></p><p></p><p><span>Par contre, sur plusieurs autres sujets, nous sommes prêts à avancer dès maintenant. Il s’agit des activités réduites, de la pension d’invalidité, et des salariés multi-employeurs. De notre côté, nous avons demandé le relèvement des bornes d’âge de 50 et de 61 ans servant à une indemnisation particulière des salariés les plus âgés. C’est pour nous un élément essentiel d’un futur équilibre des règles d’indemnisation du régime d’assurance chômage. Si les organisations syndicales ont leurs demandes complémentaires, il est compréhensible que les organisations patronales aient les leurs&nbsp;: nous sommes bien dans une négociation.&nbsp;»</span></p><p></p><p><span>Prochaine séance&nbsp;: 3 mars.</span></p>]]></description>
			Négociation sur l’assurance chômage
			
			<pubDate>1297335480</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Point presse mensuel de novembre 2012</title>
			<link>http://www.medef.com/nc/medef-corporate/salle-de-presse/communiques-de-presse/communiques-de-presse/article/point-presse-mensuel-de-novembre-2012.html</link>
			<description><p>Bonjour à tous. J’espère que vous allez bien.</p> <![CDATA[<p><b><i>Moody’s et Pacte de Compétitivité</i></b></p> <p>J’avais prévu ce matin de vous faire une présentation reprenant l’essentiel du premier point à l’ordre du jour de notre Conseil exécutif hier&nbsp;; c’est-à-dire une évaluation de la conjoncture économique dans le monde, en Europe et plus particulièrement en France. Et hier soir, j’étais dans cet esprit-là en pensant à notre rencontre de ce matin. J’avais même prévu qu’il y ait ici un grand écran pour montrer quelque <i>charts</i> clés. Je dois vous dire que tous les graphiques ou tableaux que je vous aurais montrés ce matin étaient dans le rouge. En dessous de la ligne moyenne. Toutes les courbes étaient descendantes. A tel point que j’avais prévu de vous dire ce matin que j’avais été non simplement étonnée, mais choquée que certains commentateurs – je ne parle pas des politiques en particulier, je peux parler des économistes par exemple – aient pu parler de rebond en évoquant le chiffre de +&nbsp;0,2 sur le troisième trimestre. Comme si on avait oublié que le mot rebondir voulait dire ‘’repartir’’&nbsp;; comme si on avait oublié que le mot rebondir voulait dire ‘’retrouver une situation favorable’’&nbsp;; comme si on avait oublié que le mot rebondir signifie ‘’un nouveau départ’’. Et si je faisais l’analogie avec le sport, comme si on avait oublié que comme au basket par exemple rebondir sur le panneau signifie en général que le ballon va ensuite directement dans le filet, c’est un bon rebond. </p> <p>Nous ne sommes pas du tout dans cette situation. Nous ne sommes pas dans une perspective favorable et, si j’ai finalement pris la décision ce matin de ne pas présenter tous ces tableaux c’est tout simplement parce qu’ hier soir à 23 heures l’information selon laquelle Moody’s dégradait notre pays tombait. Confirmant ainsi malheureusement tous les cris d’alarme que j’ai poussés depuis des semaines, des mois mêmes. Je pense, et je ne m’en réjouis pas, que tous ceux qui ont suivi mes déclarations depuis un certain temps ne peuvent pas être surpris aujourd’hui par cette position de l’agence de notation Moody’s. </p> <p>Mais il est évident que cette dégradation faisant suite à celle prononcée par Standard &amp; Poor’s en janvier dernier, fait peser sur nous tous une pression particulière, plus forte encore que celle que nous avions déjà sur nos épaules. J’insiste sur le nous tous. Je parle bien sûr des pouvoirs publics et en particulier du gouvernement et de sa majorité. Je parle aussi des décideurs économiques que nous sommes, nous les chefs d’entreprise, et je parle également des organisations syndicales dans leurs responsabilités très importantes en tant que partenaires sociaux. Je considère que la situation telle que je vous l’ai rappelée, nous oblige à réagir. Elle nous oblige à avancer à grandes enjambées vers plus de réformes, des réformes plus profondes encore, des réformes décisives. Car le but doit être que très vite, cette note donnée par Moody’s ou Standard &amp; Poor&nbsp;‘s soit invalidée, que très vite, nos entreprises retrouvent une situation de santé économique et qu’ainsi, elles soient en mesure de créer des emplois.&nbsp; Et, premièrement, de ne pas en détruire. </p> <p>Sur les marges des entreprises, un mot. Dans notre livre numérique «&nbsp;Besoin d’Aire&nbsp;», avec un «&nbsp;e&nbsp;», nous présentions un taux de marge brute des entreprises de 28,6 expliquant que c’était un des taux de marge parmi les plus bas de l’histoire économique de notre pays et que, surtout, c’était un taux de marge qui marquait un écart considérable avec celui des entreprises allemandes. Le taux de marge des entreprises allemandes se situant aux alentours de 40 %. Ce taux de marge moyen de 28,6, je dis bien moyen parce qu’en réalité, dans l’industrie ou dans les PME il est plus bas encore, eh bien ce taux de marge moyen qui caractérisait l’année 2011 a encore baissé et d’après les dernières estimations fournies par l’Insee, nous sommes désormais en deçà de 28 %, nous sommes à 27,9 %. </p> <p>La situation est sans aucun doute extrêmement périlleuse. Dans ce contexte, premièrement, le pacte de compétitivité proposé par le gouvernement est essentiel. Nous regrettons que son ampleur ne soit pas à la hauteur de nos préconisations. Je vous rappelle que nous disions que le scénario minimum devait être un scénario&nbsp; à 30 milliards d’euros et le gouvernement a finalement opté pour un scénario à 20 milliards étalé sur trois ans. Je rappelle également que notre scénario idéal était un scénario à 70 milliards d’euros, scénario qui nous aurait permis de nous mettre à la même hauteur que l’Allemagne.&nbsp; Mais si le volume n’est pas suffisant, il y a là une démarche qu’il convient de saluer et d’encourager. Cette démarche est nécessaire mais certainement pas suffisante. Cela ne peut être à nos yeux que l’ouverture du premier chapitre d’un livre qui s’appelle compétitivité. Et encore, ce premier chapitre lui-même n’est pas achevé car il ne sera bien écrit que si sa mise en œuvre se déroule selon des modalités précises et auxquelles nous sommes attachés de manière déterminée, forte.&nbsp; </p> <p>Quelles sont ces modalités&nbsp;? <b>Premièrement, la mise en œuvre du dispositif du crédit d’impôt doit être quasi immédiate, c’est-à-dire applicable dès le mois de janvier 2013. </b>Ce point est essentiel et ce serait une terrible déception pour nous si cela n’était pas le cas. Dès le 1<sup>er</sup> janvier 2013, les entreprises françaises doivent pouvoir considérer qu’elles ont sur le Trésor français une créance certaine. Il faut que ce signal soit donné d’ici la fin de l’année. Nous attendons une confirmation officielle du gouvernement sur ce sujet car la perspective d’avoir dès le premier mois de l’année 2013 une réduction des charges qui pèsent sur l’entreprise par ce crédit d’impôt, peut orienter d’une manière différente les budgets des entreprises qui sont en train d’être finalisés. Cela peut les orienter d’une manière différente&nbsp; soit en termes d’embauches soit même en termes tout simplement de maintien des effectifs ou bien encore en termes d’investissements. Donc, premier critère fondamental pour que ce chapitre numéro un sur la compétitivité soit bien écrit&nbsp;: la mise en œuvre immédiate.</p> <p><b>Deuxième critère fondamental&nbsp;: aucune condition dans l’application de ce crédit d’impôt. </b>Aucune condition. Je n’ai pas besoin de préciser puisqu’il ne doit y avoir aucune condition. </p> <p><b>Troisième élément,</b> tout à fait important également&nbsp;: le gouvernement a annoncé que le calcul de crédit d’impôt se ferait sur toute la masse salariale brute des salaires dans l’entreprise allant jusqu’à 2,5 Smic. Nous regrettons que le gouvernement n’ait pas suivi les recommandations du rapport Gallois sur le seuil. Je vous rappelle que dans son rapport, Louis Gallois estime qu’il conviendrait d’aller jusqu’à 3,5 Smic. Nous regrettons que le gouvernement n’ait pas suivi cette recommandation et de plus, nous disons qu’il ne faut pas exclure que dans un deuxième temps, nous allions au-delà de 2,5 Smic. Mais en attendant éventuellement ce deuxième temps, il e<b>st clair qu’il ne doit pas y avoir de traitement entre 1 et 2,5 Smic de l’application du crédit d’impôt en biseau</b>. Pardon d’évoquer ce point technique mais qui est en réalité fondamental. Ce que nous voulons dire par là, c’est que le pourcentage de réduction doit être appliqué de la même façon à chaque seuil entre 1 et 2, 5 Smic. C’est pour nous quelque chose de très clair et nous n’accepterions pas, je dis bien, nous n’accepterions pas, qu’il y ait une approche en biseau. Il faut bien comprendre que le mécanisme proposé par le gouvernement peut être tout à fait décisif pour certaines entreprises actuellement au bord de l’asphyxie et peut créer, par ailleurs, l’opportunité d’un rebond, d’un vrai rebond cette fois-ci, pour d’autres entreprises qui actuellement hésitent dans leurs perspectives de développement. Mais ce mécanisme, qui est intéressant dans ces principes, peut à tout moment être gâché si sa mise en œuvre ne suit pas les critères principaux et clairs que je viens de vous indiquer. </p> <p>Nous sommes aujourd’hui extrêmement vigilants, nous travaillons quotidiennement et d’une manière démultipliée avec les différents membres du gouvernement concernés et les différents cabinets ministériels. Hier matin, dans la rencontre officielle que j’ai eue avec le Premier ministre, j’ai été sur ce point d’une clarté totale. Voilà le premier point sur le pacte de compétitivité et ce à quoi la situation et la dégradation par Moody’s nous oblige.</p> <p>Mais évidemment, il y a d’autres points très importants. Je voudrais en citer trois.</p> <p><b><i>Investissement</i></b></p> <p>Le deuxième point concerne l’investissement. Il Concerne la possibilité pour les entreprises, alors qu’elles sont affaiblies, de renforcer leurs fonds propres et de se doter des capitaux nécessaires pour investir, pour tenir bon tout simplement face à une concurrence très vive. On ne peut pas, à un moment où l’autofinancement des entreprises est aussi bas, où les résultats nets sont aussi dégradés, en même temps attaquer, comme le Parlement le fait en ce moment, les investisseurs. En clair, en dépit des amendements apportés par le gouvernement à l’article 6 du Projet de loi de Finances, on ne peut pas se satisfaire du dispositif qui va être débattu dès ce jeudi au Sénat. Nous n’allons pas, sur ce sujet, relâcher la pression ni l’explication que nous essayons de donner. Il n’y a pas un pays, pas un pays au monde – ou, si vous voulez, limitons-nous au monde occidental – , il n’y a pas un pays du monde occidental qui a un dispositif de fiscalité sur la cession d’actions comparable à celui dont le Sénat va débattre à partir de jeudi. Pas un pays. Qu’est-ce que cela voudra dire concrètement&nbsp; si, finalement, le Parlement adopte l’article 6 tel qu’il est écrit&nbsp;? Cela voudra dire que nous allons aggraver l’illisibilité de la France vue de l’extérieur. Et cela voudra dire que nous allons diminuer et d’une manière drastique le nombre de Français entrepreneurs, investisseurs, capables de continuer à mettre de l’argent dans les entreprises. C’est aussi simple que cela. Et la BPI ne pourra pas tout faire. Nous soutenons le projet BPI. Mais elle ne pourra pas tout faire. Elle ne pensera pas à tout faire. Parce qu’il y a une part propre à l’investisseur. C’est la créativité, c’est le flair, c’est l’audace, c’est la prise de risques. Quoi qu’il arrive, l’investisseur prendra toujours plus de risques que la meilleure des BPI possible. Je suis stupéfaite de constater que dans ce dossier, personne ne parle de ce qui va se passer pour les actionnaires salariés. Or, pour eux, la situation, si le texte est voté tel qu’il se présente aujourd’hui, va être tout simplement désespérante. On aura encouragé, depuis des années, dans les entreprises d’une certaine taille, principalement les entreprises cotées, les salariés à devenir actionnaires et ils vont se retrouver avec une fiscalité très lourde, une fiscalité plus lourde pour eux, modestes actionnaires, que celle qui va être appliquée à ceux qui sont actionnaires dans des proportions plus importantes. C’est absolument paradoxal et je dirais même absolument injuste. Le cas des salariés actionnaires doit être évidement d’urgence considéré. C’est le deuxième point dont je voulais parler et je le mets également en relation avec ce que nous dit Moody’s. Moody’s nous dit&nbsp;: vous avez un problème de compétitivité ; on ne résout pas un problème de compétitivité sans s’assurer qu’on garde les investisseurs pour investir. </p> <p><b><i>CFE et Versement Transport </i></b></p> <p>Troisième point sur lequel nous devons d’urgence travailler, depuis quelques jours, nous sommes nombreux à le dire, il y a une situation absolument insupportable pour beaucoup de petites entreprises qui subissent des hausses de 100 %, de 200 %, de 300 %, de 400 % de la CFE qui est &nbsp;une des taxes nées de la réforme de la taxe professionnelle. Nous avons tous, et d’ailleurs, nous avons un tableau que nous tenons à jour quasi quotidiennement, des exemples de cas,&nbsp; ville par ville. Nous en avons parlé au Premier ministre hier qui a dit qu’il considérait le sujet, qu’il allait essayer de le résoudre sans nous préciser comment. Ce sujet est urgent car il touche des très petites entreprises, mais ce sujet n’est pas le seul. Et j’alerte avec autant de virulence sur l’évolution des taux actuellement décidés par les collectivités locales sur le versement transport. Je suis, sur cette question, scandalisée&nbsp;! Je n’ai pas d’autre mot. Je suis scandalisée&nbsp;! Sur la CFE&nbsp; et sur le versement transport. Je vais vous raconter une histoire qui s’est passée il y a quelques jours. Pour ne pas créer de polémique inutile, je ne dirais pas le nom de l’élu dont il s’agit. Très récemment, un maire d’une grande ville de France, pas une des plus grandes villes mais une des grandes villes, dans le souci partagé actuellement par tout le monde de mieux s’entendre avec les chefs d’entreprise, organise une réunion avec plusieurs dizaines d’entrepreneurs&nbsp;; il les écoute, il dit comprendre et il conclut la réunion en annonçant une augmentation du versement transport de sa ville de 11 %&nbsp;! Je vais vous dire pourquoi c’est scandaleux.&nbsp; Le versement transport est calculé sur la masse salariale. Il est payé exclusivement par l’employeur. Je m’adresse à tous les élus locaux, je m’adresse aux maires qui sont actuellement en réunion, c’est facile de nous dire&nbsp;: mais vous, les chefs d’entreprise, vous êtes très heureux d’avoir des infrastructures modernes, cela fait partie de la compétitivité de notre pays. Mais bien sûr que nous sommes heureux&nbsp;! Et nous-mêmes, chefs d’entreprise, nous sommes très heureux quand nous avons la machine la plus pointue, l’usine la plus belle, les bureaux les plus modernes, le système informatique le plus high-tech. Bien sûr que nous sommes tous les plus heureux quand nous avons le meilleur&nbsp;! Mais nous ne pouvons pas être les plus heureux quand nous ne pouvons plus nous payer cette situation-là&nbsp;! S’il n’y a pas une solidarité entre les collectivités locales, les élus et les entreprises, tous les efforts qui seront faits par ailleurs, y compris au niveau national, dans le cadre du pacte de compétitivité, vont être réduits à néant&nbsp;! Je souhaiterais que les collectivités locales entendent ce message et l’acceptent. J’ai été surprise quand j’ai rencontré certains députés récemment qui m’expliquaient que la disparition de la taxe professionnelle avait cassé le lien entre l’entreprise et son territoire. C’est absurde&nbsp;! L’entreprise, par nature, est ancrée dans son territoire. L’entreprise, par nature, vit en lien avec son territoire. Mais l’entreprise crève tout autant des augmentations inconsidérées décidées par les élus locaux que par la fiscalité nationale. Il y a une façon de remédier à ce scandale de la fiscalité locale. Une façon très simple qui, dans l’immédiat, ne coûterait rien. C’est d’abroger la loi de 1884 et également celle de 1871 qui donnent une clause de compétence générale aux communes et aux départements, donc aux collectivités locales. Cette clause de compétence générale est à l’origine des gabegies, des doublons, des dysfonctionnements et constitue au total un frein au développement économique local. Donc, commençons par abroger cette clause de compétence générale. Cela obligera tout le monde à, enfin, se mettre autour de la table pour répartir les compétences et les attributions de chacun. Puisque l’on n’arrive pas à le faire d’emblée, faisons-le après avoir fait disparaître cette clause de compétence. </p> <p><b><i>Sécurisation de l’emploi</i></b></p> <p>Mon quatrième point s’inscrit toujours, je vous le rappelle dans la logique de la réaction que nous devons tous avoir face à la situation et à la dégradation de&nbsp; la note par la France. Je le redis, j’insiste, la négociation emploi, que nous menons actuellement&nbsp; s’inscrit dans l’objectif que nous devons tous nous assigner de reconquête de la compétitivité de notre pays, de notre économie. C’est donc un autre chapitre du livre sur la compétitivité. Et là, je voudrais vous dire, après avoir beaucoup réfléchi qu’il faut que tout le monde comprenne évidemment que ce serait un atout majeur pour notre pays si nous aboutissions à un accord. Vous savez que je refuse pour le moment de le qualifier d’historique. En tous cas, je ne le qualifierais d’historique que s’il a effectivement lieu. Mais pour qu’il ait lieu, il est absolument indispensable que le concept de flexibilité soit accepté. Pas simplement vaguement entendu de loin&nbsp;; pas simplement caché sous d’autres mots – adaptation, souplesse, que sais-je encore.&nbsp; Non, là il est temps. Il est temps que tout le monde comprenne que, derrière ce mot, il y a bien un concept qui au fond a été élaboré depuis longtemps par d’autres que nous-mêmes. Il a été pensé principalement dans les pays du Nord de l’Europe, également en Allemagne, nous l’avons repris nous-mêmes et nous y mettons, nous Medef, des objectifs qui nous sont propres. Mais je suis inquiète de constater que tant du côté syndical que du côté gouvernemental,&nbsp; on a du mal à comprendre que la flexibilité serait un atout majeur pour la compétitivité de notre pays et pour l’emploi de notre pays. Vous savez certainement que Moody’s fait référence à la question du marché du travail dans l’explication de sa dégradation, que déjà, il y a un peu moins d’un an, Standard &amp; Poor’s également. J’ai expliqué plusieurs fois au gouvernement, qui à mon avis le savait par ailleurs, que tous les grands investisseurs, &nbsp;ceux qui achètent de la dette française, ou ceux qui décident d’investir dans la production française – dans des entreprises, dans des usines – tous les grands investisseurs regardent, observent, d’une manière très attentive la négociation que nous menons actuellement. </p> <p>Je crois qu’il est temps de – pardonnez-moi ce néologisme – de «&nbsp;détabouiser&nbsp;» le mot de flexibilité. C’est la clef pour réussir cette négociation. Nous ne pouvons pas continuer à mener la négociation en se cachant derrière la réalité de ce qu’elle contient. Nous, &nbsp;côté délégation patronale, nous n’avons jamais contesté et nous acceptons le concept posé par les organisations syndicales de sécurisation des parcours, de sécurité pour les salariés. Non seulement, nous ne refusons pas cette approche des organisations syndicales mais nous commençons très concrètement à donner des réponses et à faire des propositions à partir desquelles nous pouvons discuter. </p> <p>Nous ne signerons pas d’accord si, du côté des organisations syndicales,&nbsp; il n’y a pas une acceptation de principe ou des principes plus exactement que nous mettons derrière la notion de flexibilité. De quoi s’agit-il&nbsp;? </p> <p>Il s’agit,&nbsp; premièrement,&nbsp; de diminuer l’aléa judiciaire qui pèse sur toutes les procédures – que nous soyions dans une logique de relation individuelle ou de relation collective. Il faut comprendre que pour beaucoup de chefs d’entreprise et principalement pour les dirigeants de TPE ou de PME, cet aléa judiciaire est tel qu’ils ont l’impression d’avoir une épée de Damoclès&nbsp;; elle n’est même plus au-dessus de la tête,&nbsp; elle touche leur tête&nbsp;! Quand vous avez compris, quand vous êtes chef d’entreprise, que dans les procédures aux Prud’hommes, ou même ensuite en appel, de toutes façons, vous perdez dans plus de deux tiers des cas, vous avez l’intime conviction que la Justice n’est pas juste. Et à partir du moment où cette intime conviction, qu’elle soit fondée ou pas, est là, eh bien elle aura pour conséquence tout simplement de ne plus vouloir embaucher. La clef de l’emploi passe par là. Donc premier objectif&nbsp;: réduire l’aléa judiciaire. Nous avons plusieurs propositions à faire dans ce sens, certaines sont déjà connues. Nous disons notamment qu’il faut purger les procédures de tout ce qui concerne les enjeux de forme. C’est-à-dire qu’il faut, comme en droit pénal, savoir distinguer quand on gagne ou quand on perd un procès pour des raisons de fond ou pour des raisons liées à des vices de procédure. Mais on ne peut pas rester dans la situation où nous sommes aujourd’hui où il y a d’innombrables procès perdus uniquement pour des vices de procédure. </p> <p>Il y a d’autres façons de faire et j’insisterais sur un point qui est pour nous essentiel. Nous demandons le plafonnement pour les TPE et les PME des dommages et intérêts qui sont accordés par les tribunaux aux salariés. Je veux être sûre qu’il n’y ait pas de malentendu&nbsp;: je ne parle pas des indemnités, je parle bien des dommages et intérêts accordés par les tribunaux en plus. Et nous ne demandons pas la suppression des dommages et intérêts mais nous demandons leur plafonnement. </p> <p>Bien sûr, il y a d’autres sujets qui doivent être abordés dans le cadre de cette flexibilité que nous demandons et qui est aujourd’hui plus nécessaire que jamais si nous voulons à nouveau créer de l’emploi.&nbsp; Et je donnerais un dernier exemple : nous pensons qu’il y a beaucoup d’améliorations, d’optimisations à imaginer avec les organisations syndicales dans le domaine des procédures de licenciement économique, dans les procédures collectives en général. Deux cas de figure&nbsp;: si vous êtes par exemple aujourd’hui dans une grande entreprise qui, malheureusement, est amenée face à la dégradation de sa situation à procéder à des suppressions de postes et que, d’emblée, vous savez que vous pouvez reclasser certaines personnes – dans des proportions même parfois significatives – dans d’autres établissements ou filiales de cette entreprise, savez-vous que vous ne pouvez pas le faire tant que vous n’avez pas été au bout de la procédure de PSE&nbsp;? Ce qui veut dire, dans certains cas, tant que vous n’avez pas laissé passer un an, voire deux ans. En clair, comprenez-moi bien, pour des personnes qui savent qu’elles sont concernées par le plan en cause, et pour qui tous les matins, ce n’est franchement pas drôle d’aller travailler, pour ces personnes à qui on peut proposer d’emblée d’autres perspectives, dans la procédure actuelle du PSE, on ne peut pas faire tout de suite cette proposition. N’est-ce pas là quelque chose d’injuste, de lourd, de pénalisant pour tout le monde&nbsp;? Pour l’entreprise, mais franchement d’abord pour le salarié. Il y a un autre point, il y a des cas où des entreprises en grande difficulté cherchent à redéployer, à réorganiser leur fonctionnement tout en prévoyant d’emblée de ne supprimer aucun emploi. Mais, dans le droit actuel, elles doivent néanmoins engager un mécanisme de type PSE, alors qu’il n’y a pas de suppressions d’emplois. Ne pouvons-nous pas dans ce cas-là imaginer un autre dispositif, un plan de redéploiement qui permettrait d’aller beaucoup plus vite, et d’une manière beaucoup plus rassurante pour tout le monde. </p> <p>Ces quelques exemples que je viens d’ indiquer permettent de comprendre concrètement ce que nous voulons dire quand nous disons «&nbsp;flexibilité&nbsp;». Et j’ajoute à cela que c’est parce que nous aurons été capables d’acter de telles évolutions, avec en plus le dispositif de crédit d’impôt, que nous pourrons espérer, dans un premier temps, arrêter la destruction d’emplois que nous connaissons actuellement et qui est dramatique&nbsp;; et deuxièmement essayer de recréer des emplois.</p> <p>Voilà l’essentiel. C’est dans cet esprit que nous abordons la dernière phase de la négociation. Nous voulons un accord qui soit un compromis mais un compromis par le haut, un compromis utile, un compromis qui nous permette d’ouvrir un deuxième chapitre, parce que ce ne sera pas le dernier, sur la compétitivité.</p> <p>Pour terminer je voudrais dire quelque chose d’un ordre totalement différent. J’ai été très étonnée et donc je compte sur vous, je dirais que je pense que nous sommes nombreux à avoir besoin de vous, de voir que la France est un des rares pays au monde qui n’ait pas été sensibilisé et motivé par l’histoire tragique et la cause que nous devons tous défendre&nbsp;: je parle de Malala, la jeune Pakistanaise qui a été visée par des talibans tout simplement parce que cette adolescente voulait aller à l’école. Nous, dans le pays de Jules Ferry, je pense que c’est quelque chose qui doit nous toucher et nous devons montrer à tout moment notre attachement à cette valeur essentielle, démocratique, qui est l’école, le droit à l’école et notamment pour les petites filles, quand on se rend compte que dans certains pays celles-ci n’y ont pas droit. Ne croyez pas que je sorte de mon rôle de Présidente du Medef en vous disant cela car, ici, nous travaillons beaucoup sur les questions scolaires – d’ailleurs plutôt en très bonne entente avec les ministres du gouvernement concernés, mais je voudrais vraiment qu’en France on soutienne Malala.</p>]]></description>
			Point presse mensuel
			
			<pubDate>1353424680</pubDate>
			
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