Le MEDEF a présenté aujourd’hui lors d’une conférence de presse le résultat d’un travail de réflexion sur les moyens de réduire la dépense publique, et sur les axes d'une refondation fiscale en France pour favoriser la compétitivité, l'investissement et l'emploi. Ce travail part d’un constat : l’inversion de la courbe du chômage ne sera possible que si la France retrouve une croissance dynamique et durable de ses entreprises.

Le MEDEF salue les mesures en faveur de l’amélioration des relations entre l’administration fiscale et les entreprises, qu’il appelait de ses vœux depuis longtemps. Face au contexte difficile auquel les entreprises, et notamment les PME, sont confrontées, elles faciliteront leur travail et favoriseront l’environnement de confiance dont elles ont tant besoin.

Alors que la situation des finances publiques françaises fait partis des plus préoccupantes de l'Union européenne, le MEDEF constate que les mesures correctrices adoptées en Conseil des ministres ce matin dans le cadre du PLFR 2014 n'apportent aucune réponse sérieuse et pérenne en matière de dépenses publiques et de relance de l'activité.

Le MEDEF note que le Président de la République a confirmé que l’entreprise et les entrepreneurs devaient être au cœur de la politique de redressement économique de notre pays et a affiché la volonté de faire progresser la création d’entreprises. Pour autant, le MEDEF tient à rappeler que cette politique passe nécessairement par le rétablissement de la compétitivité des entreprises et de la confiance.
 

L’amendement au projet de Loi de Financement de la Sécurité sociale (PLFSS), qui soumet les dividendes versés par les sociétés anonymes (SA) et les sociétés par actions simplifiées (SAS) au paiement de cotisations sociales, sous couvert de combattre certains abus, vient une nouvelle fois sanctionner le capital, c’est-à-dire la prise de risque et la création de valeur en France.

La Commission européenne vient de rendre publique une étude qui révèle que la France a la taxation des facteurs de production la plus lourde des pays industrialisés, avec un taux marginal effectif de 41,3%. C'est 10 points de plus qu'en Allemagne et presque 20 points de plus qu'au Royaume-Uni.

Contre toute attente, un amendement au projet de loi de finances rectificatif modifiant la prise en compte des temps de pause pour le calcul des allègements de charges a été adopté hier.

Le MEDEF dénonce avec la plus grande vigueur l'adoption par les députés d'amendements visant à relever le plafond des tarifs applicables à la taxe de séjour portée de 1,5 € actuellement à 8 €, soit une augmentation de 500 %. Si l'on ajoute l'instauration votée d'une taxe régionale supplémentaire pour l'Ile-de-France de 2 € par personne et par nuitée, représentant un montant de 140 millions d'euros, cela ferait peser de graves menaces sur la compétitivité et le développement touristique de notre pays, véritable pilier de notre économie.