Ulrich Grillo, président du BDI, Pierre Gattaz, président du Medef et Gérard Mestrallet, président de Paris Europlace, ont réaffirmé aujourd'hui leur forte préoccupation concernant le projet européen de Taxe sur les Transactions Financières (TTFE), actuellement discuté par onze Etats membres de l'Union Européenne dans le cadre de la procédure de coopération renforcée.

Invité de Jean-Michel Aphatie sur RTL, le vendredi 20 décembre, Pierre Gattaz, s’est dit convaincu que les Français « ont tous les atouts pour conquérir le monde et réussir », à condition de le faire « avec les armes de la compétition mondiale ». Et cela passe « par la baisse des charges et la baisse des dépenses publiques ». « Il faut passer à l’action !  et il faut aller vite » a déclaré le Président du MEDEF.

Dans un contexte d'urgence économique pour notre pays et nos entreprises, il est crucial de donner des signes tangibles de confiance et un cap économique clair. Le gouvernement a annoncé sa volonté de lancer des « Assises de la fiscalité des entreprises ». Ces Assises doivent avoir pour objectif de relancer l'économie par des mesures qui répondent à l'urgence de la situation.
Le constat est largement connu, il est unanime : la pression fiscale sur les entreprises françaises, aggravée par l'instabilité et la complexité de la norme, constitue un frein majeur à leur compétitivité et à leur développement ainsi qu'à l'attractivité du territoire France.

Suite aux déclarations du Premier ministre sur RTL ce matin, le MEDEF rappelle l'urgence économique actuelle et la nécessité d'engager des réformes structurantes sans tarder afin d'alléger les fardeaux pesant sur les entreprises pour retrouver une véritable dynamique de création d'emplois et pour profiter des opportunités apportées par la mondialisation. Sur les questions de fiscalité des entreprises, il appelle le gouvernement à procéder avec méthode, de manière étayée, et avec une vision européenne de ces questions.

Invité de Mots croisés sur France 2 le 25 novembre et de Good Morning Business sur BFM Business le 26, Geoffroy Roux de Bézieux est revenu la remise à plat de la fiscalité lancée par le Premier ministre. Pour le vice-président du MEDEF, « il y a urgence à baisser les prélèvements sur les entreprises, pas pour augmenter les dividendes, comme certains disent, mais tout simplement pour réinvestir ».

A l'issue de sa rencontre avec le Premier ministre au sujet de la remise à plat de la fiscalité, le Medef note deux points positifs. D'une part, le Premier ministre a compris ce que le Medef martèle depuis des mois, c'est-à-dire la gravité de la situation économique et de l'emploi. Et d'autre part, en terme de méthode, il a ouvert un cadre de concertation avec les partenaires sociaux pour améliorer la compétitivité des entreprises. Le dialogue est plus que jamais nécessaire dans la période périlleuse de notre pays.

Dans un entretien accordé à Challenges, Geoffroy Roux de Bézieux évoque «  le ras-le-bol fiscal, bien réel, des chefs d’entreprises » en raison « d’une pression fiscale quasi insupportable, d’une instabilité fiscale tout aussi nocive et d’ un certain harcèlement lors des contrôles fiscaux ». Pour le vice-président du Medef, il est donc impératif « d’améliorer l’environnement fiscal qui est un des facteurs de la compétitivité. Et pour baisser la fiscalité, pas d’autre solution que de baisser la dette publique »

Le MEDEF s'est inquiété courant septembre auprès du gouvernement de la mise en œuvre de l'éco-taxe dans une situation économique dégradée et difficile. Il rappelle que les entreprises françaises subissent déjà le plus fort taux de prélèvements obligatoires d'Europe. Toute introduction d'une nouvelle taxation, par ailleurs sans coordination avec les autres pays européens, se fait donc au détriment de la compétitivité et de l'emploi.