Les négociations semblent évoluer de manière positive sur la déforestation. Le groupe consultatif scientifique et technique (SBSTA) a donné un accueil favorable à un document non-officiel qui a facilité les progrès sur le mandat des Accords de Cancun. Signe encourageant, plusieurs délégués ont proposé « avec enthousiasme » d’entamer l’examen des questions dont l’examen avait initialement été renvoyé à la Conférence de 2012.
Dans le cadre d’une consultation informelle organisée par la Présidence sud-africaine, les délégués ont été invités à dépasser leurs positions formelles et à imaginer la forme que prendrait un cadre plus ambitieux. Plusieurs pays ont relevé le défi et ont commencé à évoquer des options pour un paquet de décisions transversales. Cependant, à quatre jours de l’arrivée des ministres, les divergences de fond restent latentes et les positions peu voire pas flexibles, tant sur la forme d’une deuxième période d’engagement, sur le niveau de réduction des émissions, que sur la forme et le fond d'un système basé sur des règles.
Les délégués ont échangé sur la liste des grands principes qui font l’objet d’une ambition commune : le renforcement de la mise en œuvre de la Convention, le niveau d’ambition qui permet d’atteindre la cible de 2 degrés, l’approche multilatérale fondée sur des règles, les principes de visibilité et de confiance, d’équité, d’intégrité environnementale, de flexibilité et d’incitation (cadre non-punitif).
Sur le prolongement du protocole, l’Union européenne s’est déclarée en faveur d’un traité multilatéral juridiquement contraignant et fondé sur des règles, expliquant que les traités offrent une garantie de conformité supérieure aux engagements volontaires et qu'ils inspirent la confiance nécessaire aux Etats et aux acteurs de marché. L'Australie a appuyé un nouvel instrument juridiquement contraignant qui inclurait des obligations spécifiques pour un grand nombre de Parties. Le Japon et les Etats-Unis ont soutenu le même principe d’un instrument contraignant auquel participeraient les grandes économies. Ces derniers ont indiqué que le moment n’était pas propice à la définition d’un mandat pour un régime post-2020 et que la notion de « responsabilités communes mais différenciées » était un concept dont l'applicabilité était en évolution.
En parallèle, les discussions sur la réforme du marché des offsets ont été suspendues après les déclarations du Venezuela en faveur d’une clarification des règles d’accès aux Mécanismes de Développement Propre pour les pays industrialisés et leur conditionnement à la mise en place d’un accord post-Kyoto.
Dans ce contexte, les autorités brésiliennes ont annoncé que l’Etat de Rio de Janeiro mettrait en place un système de permis d’émissions négociables pour ses plus grands émetteurs pour la période 2013-2015. Ce système servirait de modèle pour les autres Etats du pays dans la perspective souhaitée par le gouvernement d’un marché du carbone national.
Pour en savoir plus :
>> Consulter le site officiel de la Conférence de Durban
>> Consulter le site du Major Economies Business Forum
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