L’Association des Agences-Conseils en Communication ont lancé une action publique d'envergure. Une action fondée sur le désir de démontrer que la communication et la créativité ont un rôle fondamental à jouer dans notre pays. Un rôle complet, économique, mais aussi sociétal et humain : participer à la lutte contre l’abstention ! Retour sur cette opération avec Frédéric Wincler, président de l'AACC et co-président de l'agence JWT.
Par des entrepreneurs et pour des entrepreneurs
Conclusion: Entre régulation et engagements volontaires des entreprises, quel équilibre?
Chaque semaine, les grandes tendances macro-économiques expliquées et commentées.

FRANCE 1.Déficit commercial entre le 1er trimestre 2011 et le 1er trimestre 2012 : creusement de -59,9 milliards d’euros à -69,3 milliards d’euros en cumul sur un an 2.Production industrielle en mars 2012 : +1,4% sur un mois, -0,5% entre le 4ème trimestre 2011 et le 1er trimestre 2012 3.Immatriculations de véhicules neufs en avril 2012 : -5,9%, repli imputable aux voitures de marques étrangères 4.Budgets d’investissement 2012 dans l’industrie : +6%, après +11% en 2011 5.Créations d’emploi aux Etats-Unis en avril 2012 : nouveau ralentissement 6.Tendances récentes des marchés
INTERNATIONAL

Le déficit commercial FAB-FAB s’est réduit de quelque 550 millions d’euros en
mars 2012, passant de -6,3 milliards d’euros en février à -5,7 milliards d’euros. C’est le résultat d’un repli plus important des importations (-2,6%), après les importants achats énergétiques de février (vague de froid), que des exportations (-1,5%). Les échanges extérieurs ont ainsi interrompu leur progression.
Au 1er trimestre 2012, les échanges restent dynamiques. Les importations ont progressé plus vivement (+2,4%) que les exportations (+1%), du fait d’un nouvel alourdissement de la facture énergétique. Le déficit s’est donc creusé de -15,5 milliards d’euros au 4ème trimestre 2011 à -17,4 milliards d’euros.
En glissement sur quatre trimestres, le déficit FAB-FAB s’est creusé de 9,4 milliards d’euros, passant de 59,9 milliards d’euros au 1er trimestre 2011 à -69,3 milliards d’euros au 1er trimestre 2012.
En données FAB-CAF (définition permettant des comparaisons sectorielles et géographiques), il est passé de -76,7 milliards d’euros à -86 milliards d’euros.

Sur le plan sectoriel, toujours en cumul sur quatre trimestres, cette dégradation de quelque 10 milliards d’euros du déficit est entièrement imputable à la balance énergétique (creusement du déficit de près de 13 milliards d’euros en un an). L’excédent agroalimentaire s’est accru de 2,6 milliards d’euros et le déficit industriel s’est réduit de 1,2 milliards d’euros.
Sur le plan géographique, cette dégradation est imputable à hauteur de 60% à celle de nos échanges avec les autres pays membres de l’Union européenne (45,5% du déficit total). En revanche, notre déficit avec l’Asie s’est réduit de 1,3 milliard d’euros (71% du déficit avec l’Union européenne, contre 86% un an plus tôt).

En mars 2012, l’indice de la production dans l’industrie manufacturière a augmenté de +1,4% en volume, faisant plus qu’annuler la baisse de -0,9% enregistrée en février. Sur un an, la production a quasiment stagné (-0 ,3%).
Malgré ce rebond de mars, la production industrielle demeure sur une tendance à la baisse d’un trimestre à l’autre : -0,5% au 1er trimestre 2012, après -0,8% au 4ème trimestre 2011. Cette évolution est tout d’abord liée à la forte contraction de la production dans la cokéfaction et le raffinage (-14,3%), en raison de l’arrêt de raffineries pour maintenance. Il n’en reste pas moins qu’aucun des grands secteurs industriels n’est épargné par ce mouvement de baisse.
Entre le 1er trimestre 2011 et le 1er trimestre 2012, la production a diminué de -1,7%. C’est une baisse générale, à l’exception des industries agricoles et alimentaires qui s’inscrivent en très légère progression (+0,5%).
La production manufacturière du 1er trimestre 2012 reste ainsi inférieure de près de 12% à son niveau du printemps 2008.

En avril 2012, les immatriculations de voitures neuves particulières et commerciales se sont contractées de -5,9%, retombant ainsi sous la barre des 1,9 million en rythme annualisé. Ce repli résulte de celui des immatriculations de voitures de marques étrangères (-12,2%), les immatriculations de voitures de marques françaises ayant quasiment stagné (-0,2%).
Sur un an, les immatriculations totales se sont réduites de -5,2%.
En moyenne mobile sur les trois derniers mois connus (février-mars-avril), les immatriculations ont baissé de -6,2% par rapport aux trois mois précédents : -14,5% pour les voitures de marques étrangères, +2,4% pour les voitures de marques nationales.
La baisse de -16,7% sur un an, qu’il s’agisse de voitures de marques étrangères ou de marques nationales, tient à un effet de base : en effet, les immatriculations du 1er trimestre 2011 étaient restées particulièrement soutenues en raison de la fin de la prime à la casse.

L’enquête INSEE d’avril 2012 sur les dépenses d’investissement dans l’industrie manufacturière (1/4 de l’investissement du secteur productif) confirme la dynamique d’investissements des industriels en 2012.
Quatre observations :

Ces chiffres confirment donc le dynamisme des investissements pour l’année 2012. Il reste à s’assurer que les conditions de financement ne viennent pas
compromettre leur concrétisation. A cet égard, les éléments disponibles font apparaitre des situations contradictoires :

Les créations d’emploi ont ralenti aux Etats-Unis pour le troisième mois
consécutif : +115 000 en avril 2012, +154 000 en mars (+120 000 dans la première estimation). Elles étaient en effet de l’ordre de 250 000 en moyenne fin 2011-début 2012.
Le secteur privé a créé 130 000 emplois en avril 2012, poursuivant ainsi son redressement. En revanche, l’emploi du secteur public continue de se tasser avec 15 000 suppressions d’emploi.
Ce ralentissement des créations d’emplois n’a pas empêché le taux de chômage de reculer encore, s’affichant désormais à 8,1% de la population active, son plus bas niveau depuis début 2009. Cette baisse du taux de chômage aux Etats-Unis s’explique par le fait que des personnes se retirent du marché du travail, découragées par leur recherche d’emploi. D’où une baisse du taux de participation au marché du travail (63,6% en avril contre 63,8% en mars), taux mesurant la population active en pourcentage de la population en âge de travailler.



FRANCE 1.Consommation des ménages en mars 2012 : -2,9% sur un mois, -2% sur un an EUROPE INTERNATIONAL
2.Crédits aux entreprises en mars 2012 : nouveau ralentissement des encours pour trésorerie, accélération de ceux pour investissements
3.Chômage dans la zone euro en mars 2012 : 10,9%, taux jamais atteint depuis la création de la zone euro
4.Croissance américaine au 1er trimestre 2012 : la reprise se modère
5.Climat des affaires aux Etats-Unis en avril 2012 : accélération de l’activité dans l’industrie, ralentissement dans le secteur non-manufacturier
6.Tendances récentes des marchés

La consommation des ménages en biens s’est nettement contractée en mars 2012 : -2,9% en volume, annulant ainsi le rebond du mois précédent. Cette forte baisse est en grande partie imputable à celle des dépenses en énergie (-11,3%), qui avaient rebondi en février en raison de la vague de froid. Les dépenses alimentaires et de textile-cuir s’inscrivent également en baisse, de quelque -2,5% dans les deux cas.
Sur un an, la consommation totale des ménages en biens s’est réduite de -2%.
Au 1er trimestre 2012, les achats des ménages ont progressé de +0,2% sur le trimestre précédent, lequel avait enregistré une hausse de +0,3%. Cette quasi-stagnation du début de l’année recouvre notamment une forte contraction des achats liés à l’automobile (-5,6%) et une nette augmentation des dépenses énergétiques (+4%).
Sur un an, les achats du 1er trimestre ont diminué de -1,4%, poursuivant ainsi la tendance baissière enregistrée depuis le printemps 2011.
Cette atonie de la consommation des ménages en biens au 1er trimestre 2012 vient conforter la perspective d’une stagnation de l’économie française, voire une légère contraction.

Les encours de crédits aux sociétés non financières (données brutes) ont poursuivi, en mars 2012, leur ralentissement, entamé en novembre 2011 : +3,7% sur un an, après +4,2% en février et +4,8% en janvier. Ils ont atteint 820 milliards d’euros, retrouvant ainsi leur niveau d’octobre 2011.
Ce ralentissement des crédits aux sociétés non financières est imputable en totalité à celui des encours de crédits pour trésorerie : +1,1% sur un an en mars 2012, après +3% en février et +4,3% en janvier. Cette évolution plus modérée serait le signe de moindres difficultés de trésorerie, que confirme la dernière enquête AFTE / Coe-Rexecode auprès des trésoriers des grandes entreprises (avril 2012).
En revanche, les encours de crédits des sociétés non financières pour investissement se sont nettement accélérés en mars : +5,6% sur un an, après +4,7% en février et +4,8% en janvier. C’est un indice supplémentaire d’une orientation positive des investissements des entreprises, en dépit d’une situation financière toujours difficile.

Le taux de chômage harmonisé* dans la zone euro s’est accru en mars 2012, pour atteindre 10,9% de la population active, taux le plus élevé depuis la création de la zone euro. Il était de 9,9% un an plus tôt. La zone euro dénombre désormais 17,365 millions de chômeurs.
*-Eurostat calcule des taux de chômage harmonisés pour les Etats membres de la zone euro. Ces taux sont basés sur les définitions recommandées par l’Organisation Internationale du Travail (OIT). Le calcul est basé sur une source harmonisée, l’enquête communautaire sur les forces de travail.
Ils peuvent différer, et de façon parfois non négligeable, des statistiques nationales, ce qui est notamment le cas pour l’Allemagne (6,8%).
Ce taux de chômage global recouvre des disparités entre les Etats membres, qui peuvent aller de 1 à 6 (4% en Autriche et 24,1% en Espagne). A 10%, le taux de chômage de la France est inférieur à la moyenne de la zone euro.
En revanche, le taux de chômage est à un niveau nettement plus bas en l’Allemagne (5,6%), c’est-à-dire inférieur de moitié à celui de la zone euro.

Selon une première estimation, la croissance du PIB américain a ralenti au 1er trimestre 2012 : +2,2% l’an (+2,1% sur un an), après +3% fin 2011. C’est la confirmation que la reprise aux Etats-Unis se modère. Ces chiffres attestent néanmoins d’une économie américaine nettement plus robuste que l’économie européenne. Le PIB américain dépasse de 1,3% son niveau de fin 2007.
Cette décélération de la croissance au début de l’année 2012 est le résultat de quatre tendances différentes :
Freinage des dépenses des entreprises
Contraction des dépenses des administrations
Accélération des dépenses des ménages
Neutralité de la contribution du commerce extérieur

Selon l’enquête d’avril 2012 auprès des directeurs d’achat, l’indice synthétique ISM aux Etats-Unis s’est de nouveau accru dans le secteur manufacturier. Il est à son plus haut niveau depuis juin 2011.
Cette nouvelle hausse de l’indice, qui concerne tant les perspectives de production et les commandes nouvelles que l’emploi, témoigne d’une croissance plus rapide de l’activité industrielle et de son rôle moteur dans la reprise de l’économie américaine.
En revanche, l'indice ISM des activités non-manufacturières a enregistré son deuxième mois consécutif de baisse en avril 2012. C’est le signe que la croissance des activités se modère, mais reste dynamique au vu du niveau de l’indice.
Ce nouveau repli de l’indice recouvre notamment une baisse pour les composantes « commandes nouvelles » et « emploi ».
Ces deux indicateurs du climat des affaires aux Etats-Unis, même s’ils ont des trajectoires récentes opposées, montrent que la reprise économique américaine se poursuit au printemps 2012.



FRANCE 1.Financement des grandes entreprises en avril 2012 : amélioration des trésoreries, moindres tensions sur les conditions de financement 2.Marché du logement en février 2012 : 410 000 mises en chantier en glissement sur douze mois 3.Créations d’entreprise au 1er trimestre 2012 : +4,2% sur un an (-3,8% hors auto-entrepreneurs) 4.Prévisions du FMI pour 2012 : croissance mondiale révisée à la hausse 5.Marché du logement aux Etats-Unis en mars 2012 : tassement des mises en chantier, nouvelle hausse des permis de construire 6.Tendances récentes des marchés
INTERNATIONAL

Dans la dernière enquête réalisée par l’AFTE et Coe-Rexecode en avril 2012, les trésoriers des grandes entreprises (500 salariés et plus) font état :

Depuis le début de l’année 2012, le marché du logement semble se tasser, sous l’effet combiné de plusieurs facteurs : dégradation de la situation des ménages, conditions plus difficiles d’accès au crédit, rabotage du dispositif Scellier, etc.
Les trois derniers mois connus (décembre – janvier – février) sont en hausse pour les mises en chantier (+17,5% par rapport aux trois mois précédents) mais en légère baisse pour les permis de construire (-0,8%). Sur un an, ils sont en hausse de respectivement +4% et +10,2%.
Les données en glissement sur douze mois permettent une analyse plus précise, compte tenu de de la volatilité des séries. Ainsi entre mars 2011 et février 2012, le nombre de mises en chantier de logements s’est élevé à 410 000, soit 9% de plus que lors des douze mois précédents (entre mars 2010 et février 2011). Par ailleurs, quelque 533 000 permis de construire auront été délivrés, soit 13,2% de plus qu’un an plus tôt.
Ainsi, les mises en chantier comme les permis de construire restent à des niveaux inférieurs à ceux qui prévalaient fin 2007 – début 2008. Toutefois, preuve que le secteur de la construction résidentielle reste dynamique, ils sont supérieurs à leur moyenne des années 2000-2008.

Les créations d’entreprise en France se sont accrues de +8,4% en mars 2012, après une contraction de -3,4% en février. Cette augmentation recouvre une forte hausse des créations d’auto-entreprises (+12,8%), et un accroissement plus modéré des créations hors auto-entreprises (+2,6%).
Au 1er trimestre 2012, l’ensemble des créations d’entreprise a progressé de +4,2% par rapport au 1er trimestre 2011 : 49 226 entreprises ont été créées, en moyenne mensuelle. Tous les principaux secteurs ont contribué à cette hausse, à l’exception du commerce (-0,3%).
Hors auto-entrepreneurs, les créations ont baissé de -3,8%, signe que la dynamique d’ensemble est venue des auto-entrepreneurs, qui représentent 58% du total des créations au 1er trimestre 2012.
Depuis 2009, année de la création du régime des auto-entrepreneurs, 1,9 millions d’entreprises ont été créées, dont plus d’un million d’auto-entreprises et 840 000 créations d’entreprise hors auto-entrepreneurs.

Le FMI vient de publier, le 17 avril, ses nouvelles prévisions de croissance dans le monde pour 2012.
Ces dernières prévisions appellent les observations suivantes :
Malgré cette révision à la hausse de la croissance mondiale en 2012, le FMI
insiste sur sa fragilité, les risques les plus importants étant « une nouvelle escalade de la crise dans la zone euro et la montée des incertitudes géopolitiques ».

Les mises en chantier dans le secteur de la construction résidentielle aux Etats-Unis se sont contractées de -5,8% en mars 2012, après -2,8% en février, pour atteindre 654 000 en rythme annuel. Toutefois, confirmation d’un réveil du marché immobilier aux Etats-Unis, les permis de construire continuent de se redresser (+4,5 après +4,8%), pour atteindre 747 000, nombre le plus élevé depuis septembre 2008.
Sur un an, les mises en chantier ont augmenté de +10,3%, et les permis de construire de +30,1%.
Au 1er trimestre 2012, malgré deux baisses consécutives en février et mars, les mises en chantier de logements s’inscrivent en hausse de +2,5% sur le 4ème trimestre 2011 (+18% sur un an). Les permis de construire se sont également accrus sur la même période (7,5%, +27,9% sur un an).
L’orientation récente des derniers indicateurs atteste d’une orientation positive du marché du logement américain (baisse des taux hypothécaires, réduction des stocks de logements invendus, etc.).




FRANCE 1.Déficit commercial en février 2012 : nouvelle dégradation imputable à la facture énergétique 2.Production industrielle en février 2012 : troisième mois consécutif de baisse 3.Prix à la consommation en mars 2012 : +2,9% l’an sur 3 mois, +2,3% sur 12 mois 4.Immatriculations de voitures neuves au 1er trimestre 2012 : -11% sur un trimestre, -22,3% sur un an 5.Marché du travail aux Etats-Unis en mars 2012 : ralentissement des embauches, baisse du chômage 6.Tendances récentes des marchés
INTERNATIONAL

Le déficit commercial FAB-FAB s’est creusé de 0,8 milliard d’euros en février
2012, passant de -5,6 milliards d’euros en janvier à -6,4 milliards d’euros. C’est le résultat d’une croissance plus modérée des exportations (+1%) que des importations (+2,8%), la poussée de ces dernières étant imputable aux achats de produits pétroliers (vague de froid, travaux de maintenance dans trois raffineries en France).
Au-delà des fluctuations au mois le mois, les importations des trois derniers mois connus (décembre-janvier-février) ont progressé plus vivement que les exportations par rapport aux trois mois précédents.
En glissement sur douze mois, le déficit FAB-FAB s’est creusé de plus de 12 milliards d’euros sur un an (il est passé de -57,7 à -69,9 milliards d’euros milliards d’euros entre février 2011 et février 2012).
En données FAB-CAF*, il s’est creusé de 12,4 milliards (-86,8 milliards en février 2012, contre -74,4 milliards d’euros un an auparavant).
*Importations CAF (Coût, Assurance, Fret) : les importations en France sont valorisées avec les coûts d'acheminement (transport et assurance) jusqu'à la frontière française. C’est la définition retenue par les Douanes pour suivre le détail des importations au plan géographique et sectoriel.

En termes sectoriels, cette dégradation de 12,4 milliards d’euros est imputable aux échanges énergétiques, dont le déficit (-64 milliards d’euros) n’a jamais été aussi élevé. Toujours en glissement sur 12 mois, l’excédent agroalimentaire s’est accru de +3 milliards d’euros entre février 2011 et février 2012, et le déficit industriel s’est creusé de -31,6 à -33 6 milliards d’euros. Toutefois, il s’est réduit depuis juillet 2011 (point haut avec -38,2 milliards d’euros), du fait d’une progression des exportations (+12,2%) plus importante que celle des importations (+7,6%).
En termes géographiques, le creusement du déficit est imputable pour 50% à celui des échanges avec les autres pays de l’Union européenne (de -32,4 milliards d’euros en février 2011 à -38,7 milliards d’euros en février 2012 en glissement sur 12 mois). Dans le même temps le déficit avec l’Asie est resté inchangé, avec -28,5 milliards d’euros, qui représente désormais 74% du déficit avec l’Union européenne (88% un an plutôt).
Toujours en données FAB-CAF et en glissement sur douze mois, le creusement du déficit français de -12,4 milliards d’euros contraste avec l’accroissement de +8 milliards d’euros l’excédent allemand, monté de +152 à +160 milliards d’euros entre février 2011 et février 2012.


L’indice de la production dans l’industrie manufacturière (hors construction et industries extractives, énergie et eau), a de nouveau baissé en février 2012, pour le troisième mois consécutif (-1,2% en volume, après -0,1% en janvier et -1,5% en décembre). Sur un an, il s’est replié de -3,7%.
En moyenne mobile sur trois mois (décembre – janvier – février), l’indice accentue sa baisse : -1,1% par rapport aux trois mois précédents, après -0,8% en novembre 2011 et -0,1% en août 2011. Ce repli se retrouve dans la plupart des grands secteurs. Il est particulièrement marqué dans les activités de l’énergie (cokéfaction et raffinage, où l’indice a chuté de -7,2%, en raison des arrêts de raffineries pour maintenance, comme celle de Petit – Couronne). En revanche, l’indice a augmenté de 2% dans la chimie.
Sur un an, la baisse de -1,6% de l’indice moyen des trois derniers mois connus recouvre des évolutions très contrastées : -10,8% dans l’automobile, -9,3% dans le textile-habillement-cuir, mais +8% dans les matériels de transport autres que l’automobile (aéronautique).
Cette orientation à la baisse de la production industrielle en ce début d’année 2012 conforte la probabilité d’une contraction de l’activité au 1er trimestre 2012.

L’indice des prix à la consommation a augmenté de +0,8% en mars 2012 en données brutes (+0,4% en février), mais de +0,4% en données CVS (+0,1% en février). Cette accélération résulte largement de la vive remontée des prix des produits alimentaires frais (+2,9%), et à un moindre degré des produits manufacturés (après les soldes de février). Sur un an, la hausse est restée stable entre février et mars (+2,3%).
La hausse des prix entre décembre 2011 et mars 2012 (+2,9% l’an) ne s’est pas accélérée par rapport à celle des trois mois précédents (+3% l’an). Elle recouvre :
Hors tarifs publics, énergie et produits frais, l’indice des prix « sous-jacent » de mars a augmenté de +1,2% l’an sur trois mois (+1,6% sur douze mois). Ce chiffre confirme qu’au-delà de facteurs exogènes (pétrole), l’inflation n’est pas un risque dans un contexte de basses eaux conjoncturelles et de chômage élevé.


Le redressement des immatriculations de voitures neuves de 1,1% en mars 2012 recouvre une forte progression pour les voitures étrangères (+5,9%) et une diminution pour les voitures françaises (-2,9%). Sur un an, les immatriculations se sont réduites de -18,2%.
Entre le 4ème trimestre 2011 et le 1er trimestre 2012, les immatriculations se sont repliées de -11% (+3,1% au trimestre précédent) : 4 de ces baisses sur 5 concernent les voitures de marques étrangères (-17,8%, contre -3,9% pour les voitures de marques françaises).
La chute de -22,3% sur un an des immatriculations du premier trimestre 2012 tient à un effet de base, du fait du niveau élevé enregistré au 1er trimestre 2011, ombre portée de la fin de la prime à la casse.
Les évolutions du marché sont moins favorables en France que pour la moyenne de la zone euro, notamment qu’en Allemagne où la demande se redresse, sur un trimestre comme sur un an. En France, avec 1,941 millions de véhicules immatriculés en données annualisées, le marché des voitures neuves au 1er trimestre 2012 est inférieur de 8,5% à sa moyenne de 2000-2011. Il l’est de 12% pour la zone euro (-35 à -40% en Espagne et en Italie, +1% en Allemagne).


Les créations d’emploi dans le secteur non agricole américain ont nettement
ralenti en mars 2012 : +120 000. Ces emplois nouveaux proviennent du secteur privé (+121 000), alors que 1 000 emplois ont été détruits dans le secteur public.
Ce n’est pas un mauvais chiffre, même s’il est décevant après les quelque 250 000 enregistrés en moyenne au cours des trois mois précédents, tandis que les enquêtes de conjoncture continuent de témoigner d’une conjoncture toujours vigoureuse.
Le taux de chômage américain poursuit sa baisse entamée fin 2009. A 8,2%, il est à son plus bas niveau depuis janvier 2009 (7,8%), mais reste presque deux fois supérieur à celui qui prévalait avant la récession. En prenant en compte les personnes en sous-emploi, dont notamment celles à temps partiel pour des raisons économiques, le taux de chômage est nettement plus élevé, mais il continue de se réduire (14,5% en mars 2012, après 14,9% en février et 15,7% en mars 2011).



FRANCE 1.Comptes des administrations publiques en 2011 : nette réduction du déficit mais envol de la dette 2.Dépenses des ménages en février 2012 : rebond imputable aux dépenses d’énergie 3.Crédits nouveaux au secteur privé en février 2012 : baisse pour les ménages, raffermissement pour les entreprises 4.Tensions sur le marché du travail au 4ème trimestre 2011 : toujours élevées dans l’industrie 5.Prévisions de croissance de l’OCDE pour le 1er semestre 2012 : découplage entre les Etats-Unis et la zone euro, et au sein même de la zone euro 6.Climat des affaires en Allemagne en mars 2012 : coup d’arrêt au redressement des quatre mois précédents 7.Indice du climat des affaires aux Etats-Unis en mars 2012 : un niveau qui témoigne d’un rythme soutenu de l’activité 8.Tendances récentes des marchés
INTERNATIONAL

L’INSEE vient de publier une première évaluation des comptes nationaux de l’année passée pour les administrations publiques, susceptibles d’être modifiés lors de la publication en mai prochain des comptes de la Nation pour 2011.
Trois remarques :

La consommation des ménages en biens s’est fortement accrue en février 2012 : +3% en volume après -0,4% en décembre puis en janvier. Ce net rebond est dû aux deux tiers aux dépenses en énergie (+11,7%), en raison de la vague de froid de la première moitié de février, ainsi qu’au dynamisme des achats de produits alimentaires (+1,3%) et en textile-cuir (+5,7%).
La hausse sur un an a été de +0,5%, la première depuis juin 2011.
En moyenne mobile sur les trois derniers mois connus (décembre-janvier-février), les achats se sont légèrement accrus : +0,5% par rapport aux trois mois précédents, après +0,2% en novembre (-1,4% sur un an). Cette progression modeste recouvre notamment un repli de -2,2% des achats liés à l’automobile, une hausse de +2,8% de ceux en équipement du logement.

En cumul sur un an, les crédits nouveaux au secteur privé ont poursuivi, en février 2012, leur effritement entamé en mai 2011 (-1,2% par rapport à janvier 2012, -4,7% par rapport à février 2011). Ce repli recouvre une légère hausse des crédits aux sociétés non financières et une nette contraction des crédits aux ménages.
Les crédits nouveaux aux ménages, en cumul sur 12 mois, se sont de nouveau contractés en février 2012 (-3,8% par rapport à janvier, -16,1% sur un an). Ils sont inférieurs de 9% à leur niveau de janvier 2008 alors qu’ils l’avaient retrouvé et même dépassé en 2011. Cette baisse est essentiellement imputable au nouveau repli des crédits à l’habitat (-5% sur un mois, -20,2% sur un an), au plus bas niveau depuis août 2010. Dans le même temps, les crédits à la consommation hors découverts se sont effrités (-0,4% sur un mois, -2,8% sur un an).
Les crédits nouveaux aux sociétés non financières, toujours en glissement sur douze mois, se sont légèrement accrus en février 2012 (+0,8% sur un mois, +5,8% sur un an), mais n’ont pas encore retrouvé leur niveau qui prévalait avant la récession. Cette faible progression tient à la hausse des crédits à moins d’un an, c’est-à-dire des crédits de trésorerie (+1,5% sur un mois, +12% sur un an). En revanche, les crédits à plus d’un an, concernant largement les crédits d’investissement, ont baissé (-0,8% sur un mois, -6,1% sur un an).
Pourtant, les enquêtes de conjoncture témoignent d’une orientation positive des perspectives d’investissement en 2012 (industrie, services). Mais leur réalisation risque d’être contrariée, au moins partiellement, par des conditions de financement plus contraignantes (comptes des entreprises toujours très dégradés, accès au crédit plus difficile).

L’indicateur de tension sur le marché du travail calculé par la Dares (offres d’emploi collectées par Pôle emploi / entrées à Pôle emploi) continue de se réduire au 4ème trimestre 2011. C’est le résultat combiné d’une diminution des flux d’offres d’emploi et d’une augmentation des entrées à Pôle emploi. Ce ratio, qui a retrouvé son niveau du 4ème trimestre 2010, est encore inférieur de 11,8% à son niveau moyen des années 1998-2011.
Ce repli de l’indicateur de tension entre le 3ème et le 4ème trimestre 2011 se retrouve dans tous les secteurs. Le fait singulier est que le ratio dans l’industrie reste à un niveau très élevé. Il dépasse de 8% son niveau moyen de longue période, et est proche de son niveau de fin 1999, période de forte activité industrielle. Le niveau très élevé actuellement de l’indicateur, dans un contexte d’activité très molle et de chômage très élevé confirme l’inadéquation persistante des demandes d’emploi aux offres d’emploi dans le secteur industriel pour diverses raisons (coût du travail, conditions de travail, rémunérations, qualifications).
Cette situation de pénurie est notable dans des secteurs comme la métallurgie, la mécanique, la chimie ou la plasturgie, où les entreprises peinent à trouver la main d’œuvre dont elles ont besoin (ouvriers très qualifiés par exemple).

L’OCDE vient de publier ses prévisions intermédiaires de croissance pour le 1er semestre 2012. L’organisation confirme le double découplage de la croissance du PIB : d’une part, entre les Etats-Unis et la zone euro, et d’autre part, au sein même de la zone euro :
Par ailleurs, la croissance au Japon dépasserait +2% l’an au cours du 1er semestre 2012, à la faveur de la poursuite de la reconstruction.
L’OCDE confirme également la fragilité de la reprise économique mondiale :

Le climat des affaires en Allemagne est resté quasiment inchangé. En effet, la très modeste hausse de l’indice synthétique IFO (commerce, industrie manufacturière, construction) marque une rupture au redressement enregistré au cours des quatre mois précédents.
Cette évolution en mars 2012 recouvre :

Selon l’enquête de mars 2012 auprès des directeurs d’achat, l’indice synthétique ISM aux Etats-Unis s’est redressé dans le secteur manufacturier. Le niveau de l’indice est au-dessus de sa moyenne de longue période, ce qui reflète une croissance solide de la production industrielle américaine.
Ce raffermissement en mars 2012 tient essentiellement à l’amélioration des perspectives de production, et, dans une moindre mesure, à celle de l’emploi dans l’industrie.
En revanche, l’indice ISM non manufacturier s’est replié en mars. Cette baisse s’explique par le ralentissement de sa composante « carnets de commandes » alors que la composante « emploi » s’est accrue.
L’indice reste néanmoins à un niveau supérieur à sa moyenne de longue période et toujours dans la zone d’expansion, ce qui atteste, là encore, d’une conjoncture bien orientée dans les secteurs des services et de la construction.
Ces indicateurs corroborent la robustesse de la reprise américaine au 1er trimestre 2012, comme en témoigne par ailleurs l’amélioration en cours du marché du travail.


fileadmin/www.medef.fr/documents/ActuEco/20120406/Actu-Eco120406.pdf

FRANCE 1.Croissance au 1er semestre 2012 : réactivation au printemps grâce à l’investissement 2.Situation des entreprises en 2011 : nouvelle baisse du taux de marge et du taux d’autofinancement 3.Climat des affaires en mars 2012 : redressement de l’indicateur, qui reste inférieur à son niveau de longue période 4.Situation des ménages en 2011 : pouvoir d’achat des revenus en hausse de 1,1%, taux d’épargne au plus haut depuis 1982 5.Demandes d’emploi en février 2012 : dixième mois consécutif de hausse, avec 2,87 millions de chômeurs 6.Moral des ménages en mars 2012 : redressement marqué de l’indice de confiance, inquiétude toujours forte sur le chômage 7.Tissu productif de la France en 2009 : 2,7 millions d’entreprises dont 95% de micro-entreprises, 43 700 groupes dont 20% de micro-entreprises et 70% de PME 8.Tendances récentes des marchés
INTERNATIONAL

Les comptes trimestriels détaillés que vient de publier l’INSEE confirment la croissance du PIB de +0,2% au 4ème trimestre 2011. Sur l’ensemble de l’année 2011, la croissance a été de +1,7%, grâce à la forte contribution positive de la demande intérieure
Dans sa dernière note de conjoncture (mars 2012), l’INSEE prévoit une stabilité de l’activité au 1er trimestre 2012 (-0,1% dans la prévision de décembre), et une croissance de +0,2% au 2ème trimestre (+0,1% auparavant).
Cette orientation très légèrement positive de l’activité au 1er semestre 2012 se démarque de la lourdeur de la conjoncture pour la moyenne de la zone euro.
La légère croissance attendue au 1er semestre 2012 reposerait essentiellement sur la demande intérieure hors stocks : légère hausse de la consommation au 1er trimestre, net redressement des investissements au 2ème trimestre après une contraction au 1er trimestre. Autre point positif escompté, le déstockage observé fin 2011 devrait s’interrompre. En revanche, après trois trimestres de contribution positive du commerce extérieur, cette dernière serait nulle, exportations et importations de biens et services devant évoluer au même rythme.
Ces données, encore à confirmer, conduisent à un acquis de croissance de +0,5% pour 2012, ce qui confirme la dernière prévision officielle pour cette année.

La publication par l’INSEE des comptes nationaux trimestriels détaillés des entreprises au 4ème trimestre 2011 permet un premier bilan annuel confirmant que la dégradation des comptes des entreprises s’est poursuivie en 2011.
Un partage de la valeur ajoutée qui continue de s’opérer au détriment des entreprises
En moyenne annuelle, la part des rémunérations dans la valeur ajoutée s’est encore accrue. Celle des seuls salaires et traitements bruts versés atteint désormais 50,8% de la valeur ajoutée. En conséquence, le taux de marge a continué de baisser, de 30,1% en 2010 à 29,1% en 2011, son plus bas niveau depuis 1985.
Ainsi, malgré le redressement de l’activité en 2010 et 2011 après la récession de 2009, le partage de la valeur ajoutée continue de se déformer en défaveur des
entreprises, que la crise a considérablement affaiblies. Ainsi, entre 2007 et 2011, pour les sociétés non financières : hausse de +4,3% de la valeur ajoutée, de +8,7% de la masse salariale chargée et baisse de -4,3% de la marge brute.
Des profits distribuables en 2011 inférieurs de 6% à leur niveau de 2007
Les profits avant impôt se sont à peine redressés en 2011 (+0,5%), restant très en deçà de leur niveau de 2007 (-8,4%). En pourcentage de la valeur ajoutée, ils sont tombés de 26,1 à 25,3% (28,8% en 2007).

Le taux de profits distribuables (profits bruts après impôts directs et avant distribution), est inférieur de 10 % à celui de 2007. Le redressement « mécanique » de la fiscalité directe se poursuit (+27% en 2011) après sa chute de 62% en 2009 (plan de relance). Dans le même temps, les revenus distribués (dividendes, rémunérations des parts d’associés), supérieurs à leur niveau de 2007, ont continué de se contracter. Ils représentaient 8,4% de la valeur ajoutée en 2011 (8,7% en 2010 et 8,9% en 2009, leur point haut). Au total, l’autofinancement (épargne brute) a fortement chuté en 2011, tombé de 3 points de valeur ajoutée entre 2007 et 2011 (-15% en niveau absolu).
Nouvelle baisse du taux d’autofinancement en 2011
Entre 2010 et 2011, les sociétés non financières ont augmenté leurs investissements de 6,2%, qui représentent 19,1% de la valeur ajoutée (19% en 2010). Compte tenu de la baisse de l’épargne brute, le taux d’autofinancement s’est établi à 70,8% en 2011 (78,3% en 2010), inférieur de 13,2 points à celui de 2007, et de 15,5 points à sa moyenne de long terme.

Alourdissement de la dette des entreprises en 2011
Conséquence de la baisse de leur autofinancement, les entreprises ont dû recourir davantage à la dette pour financer leurs investissements. Au troisième trimestre 2011 (dernier connu), elle représentait 131% de la valeur ajoutée des sociétés non financières, soit 20 points de plus qu’en 2007, malgré un effort d’investissement légèrement
inférieur. Ceci explique l’accroissement des charges d’intérêt au cours de 2011.

La poursuite de l’effort d’investissement dépendra très largement des conditions
de son financement qui ne s’améliorent pas : profitabilité des entreprises qui reste à restaurer, accès au crédit qui s’est durci.

Selon l’enquête mensuelle INSEE de mars 2012 auprès des chefs d’entreprise, l’indicateur synthétique s’est nettement redressé, tout en restant inférieur à sa moyenne de longue période.
Cette amélioration se retrouve dans tous les principaux secteurs d’activité à l’exception du bâtiment.
Dans l’industrie manufacturière, les stocks de produits finis s’allègent, les carnets de commandes globaux se regarnissent (de manière plus nette pour les commandes étrangères), les perspectives de production, générales comme personnelles, se redressent.
Dans le commerce, les perspectives générales se redressent. Les détaillants sont moins nombreux à anticiper une baisse des ventes et leurs intentions de commandes se stabilisent. Les intentions de commandes des grossistes se redressent, notamment pour les commandes passées à l’étranger.
Dans les services, les perspectives générales se sont redressées, mais l’indicateur reste à un niveau très bas, signe de l’inquiétude persistante des entreprises sur leur activité future.
Enfin, dans le bâtiment, le climat des affaires s’est légèrement détérioré. Les carnets de commandes sont toujours jugés largement inférieurs à la normale. Les entrepreneurs restent pessimistes pour l’activité des prochains mois.

Les résultats détaillés des comptes nationaux trimestriels que vient de publier l’INSEE permettent d’analyser la situation des ménages sur l’ensemble de l’année 2011.
Hausse de gains de pouvoir d’achat de +1,1% pour l’ensemble des revenus, de +1,8% pour les salaires versés dans le secteur privé
Entre 2010 et 2011, compte tenu de la hausse de 2% des prix*, les gains du pouvoir d’achat du RDB se sont accélérés (+1,1% après +0,7% en 2010), du fait de l’accélération des salaires réels, et de façon toute particulière dans le secteur privé (+1,8% après +0,8%). Le pouvoir d’achat des prestations sociales a continué d’augmenter mais à un rythme modéré. Par unité de consommation**, le pouvoir d’achat du RDB s’est accru de +0,4%.
*Le déflateur utilisé ici est celui de la consommation des ménages dans la comptabilité nationale, dont l’évolution peut être différente de celle de l’indice mensuel des prix à la consommation.
**Système de pondération attribuant un coefficient à chaque membre du ménage et
permettant de comparer les niveaux de vie de ménages de tailles ou de
compositions différentes. Avec cette pondération, le nombre de personnes est
ramené à un nombre d'unités de consommation (UC). L'échelle actuellement la plus
utilisée retient la pondération suivante : 1 UC pour le premier adulte du ménage
; 0,5 UC pour les autres personnes de 14 ans ou plus ; 0,3 UC pour les enfants
de moins de 14 ans.
En 2010 et 2011, le pouvoir d’achat du RDB des ménages a augmenté moins vite que le PIB en volume, contrairement aux années précédentes. Néanmoins, entre 2007 et 2011, alors que le PIB a tout juste retrouvé son niveau de 2007 (+0,2%), le RDB s’est accru de 3,5% en euros constants, du fait notamment de la forte hausse des prestations sociales (1/3 du revenu des ménages) durant la crise (+10,3% depuis 2007). Dans le même temps, les salaires versés ont augmenté de 2,6%.

Rapporté au PIB, le RDB n’a cessé d’augmenter, notamment depuis le début de la crise, pour atteindre 67,1% en 2009. En 2011, il a représenté 66,8% du PIB, soit 2,2 points de plus qu’en 2007 et 3,4 points de plus qu’en 2000. C’est la même tendance que celle du partage de la valeur ajoutée des entreprises, avec une montée continue de la part des rémunérations.
Les revenus ne peuvent durablement augmenter plus vite que la production. Seule une accélération durable de la croissance, empêchera un ralentissement durable des gains de pouvoir d’achat.
Taux d’épargne au plus haut depuis 1982
En moyenne annuelle, le taux d’épargne des ménages s’est accru, de 16,1% de leur revenu disponible brut en 2010 à 16,8% en 2011. Il s’agit de son plus haut niveau depuis 1982. Entre 2007 et 2011, le taux d’épargne total s’est donc accru de +1,4 point (+9%) alors que le taux d’épargne financière s’est accru de +2,2 points (+44%), ce qui montre bien un comportement de précaution des ménages, toujours très inquiets dans leurs perspectives (pouvoir d’achat, emploi, anticipation de nouveaux prélèvements). En même temps, ce niveau très élevé de l’épargne représente une réserve pour soutenir la consommation, dès lors que l’horizon conjoncturel s’éclaircira.

En 2011, l’épargne des ménages représentait 223 milliards d’euros. Si leur taux d’épargne était resté en 2011 à son niveau de 2007 (15,4% au lieu de 16,8%), l’épargne ne représenterait « que » 205 milliards d’euros. Cet écart de 18 milliards d’euros est équivalent à quelque 1,6 point de consommation.

Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en catégorie A (sans emploi) s’est accru en février 2012 de +6 200 chômeurs, soit +0,2% (hausse de +20 400 pour l’ensemble des catégories A, B et C). Il s’agit du dixième mois consécutif de hausse, même si cette dernière ralentit depuis novembre 2011. Par catégorie, il faut souligner la légère baisse du chômage sur un mois pour les femmes et les moins de 50 ans. La France métropolitaine comptait en février 2012 2 867 900 chômeurs, niveau le plus élevé depuis octobre 1999.
Entre février 2011 et février 2012, le nombre de demandeurs d’emploi s’est accru de +168 100 personnes, soit +6,2%. La progression a été à peine plus élevée chez les hommes et chez les femmes. En revanche, par tranche d’âge, il y a eu un contraste très marqué entre les demandeurs d’emploi de moins de 50 ans et ceux de 50 ans et plus, dont le nombre a augmenté de +15% sur un an.


Comme celui des entreprises, l’indicateur synthétique de confiance des ménages s’est fortement redressé en mars 2012. Il a retrouvé son niveau de février 2011. Mais, comme celui des entreprises, il reste inférieur à sa moyenne des années 2000-2011.
Cette nette amélioration tient au redressement de leurs perspectives. C’est vrai notamment de leur situation financière, dont l’indicateur reste à un niveau toujours bas. C’est vrai également de leurs anticipations de chômage. Si l’indicateur baisse depuis trois mois, il demeure à un niveau très élevé, ce qui confirme que le chômage reste une forte préoccupation pour les ménages.


L’INSEE vient de publier une photographie du tissu français d’entreprises en 2009, à partir de la définition statistique de l’entreprise introduite par la loi dite LME*. Cette loi prévoit notamment de répartir les entreprises en quatre catégories selon trois critères économiques (effectifs, chiffre d’affaires, bilan).
*Loi de Modernisation de l’Economie (4 août 2008). Définition des catégories d’entreprise mise en place par le décret n°2008-1354 du 18 décembre 2008.
L’entreprise peut recouvrir aussi bien une unité légale (entreprise individuelle, société) qu’un groupe (regroupement d’unités légales), constitué pour des raisons économiques ou des objectifs de pure gestion**. Tout groupe, petit ou grand, est considéré comme une entreprise.
On dénombrait 2,691 millions d’entreprises ainsi définies en 2009 dans le secteur marchand non agricole, dont 2,65 millions d’unités légales hors groupes, et 43 700 groupes (36 000 groupes français et 7 700 groupes sous contrôle étranger).
Cette nouvelle définition fait apparaître trois caractéristiques, dans le champ du secteur marchand non agricole et non financier :
Si elles représentent 0,01% du total des entreprises en nombre, elles en représentent 28% en termes d’effectifs salariés, 33% en termes de valeur ajoutée, 62% en termes de dépenses de R&D.
A contrario, le poids des PME et des ETI est nettement moins important que dans l’ancienne définition, du fait que de nombreuses unités légales de la taille des PME ou des ETI sont des filiales de groupes.
**Désormais, une entreprise recouvre, par exemple, une unité de production, une unité pour le marché intérieur, une unité pour l’exportation, alors qu’il s’agissait de trois unités légales à part entière avec l’ancienne définition.

Les groupes représentent 2% du total des entreprises. Pourtant, ils emploient 64% des salariés de ces dernières, et assurent 70% de leur valeur ajoutée.
Bien loin de la vision courante des « grands groupes mondialisés », les groupes se répartissent ainsi : 21% de micro-entreprises, 69% de PME, 9% d’ETI et seulement 0,5% de grandes entreprises.
Du fait de la réaffectation de leurs filiales tertiaires aux entreprises industrielles - fonctions commerciales, fonctions support – l’importance de l’industrie dans le secteur marchand s’est accrue par rapport à ce qu’elle était dans l’ancienne définition, qu’il s’agisse de ses effectifs (+2 points), de sa valeur ajoutée (+4 points) ou de son chiffre d’affaires exporté (+7 points).




FRANCE 1.Commandes dans l’industrie en janvier 2012 : tassement de la demande étrangère 2.Coût horaire de la main d’œuvre en 2011 : +3,4% comme en Allemagne, niveau supérieur de 11,2% à celui en Allemagne 3.Heures supplémentaires au 4ème trimestre 2011 : 190 millions, dont 79% dans les PME, 39% dans les services marchands 4.Part du logement dans le budget des ménages en 2010 : alourdissement pour les locataires du parc privé 6.Tendances récentes des marchés
INTERNATIONAL
5.Immobilier résidentiel aux Etats-Unis en février 2012 : le réveil se confirme

L’indice de commandes en valeur reçues dans l’industrie manufacturière (hors matériel de transport autres qu’automobiles) s’est accru de +0,7% en janvier 2012, après une légère contraction en décembre 2011 (-0,2%). Les commandes en provenance de l’étranger se sont tassées (-0,6%), après, il est vrai, une forte hausse en décembre. C’est le signe qu’en ce début d’année, les commandes totales de janvier ont été soutenues par la demande intérieure.
La moyenne des trois derniers mois connus (novembre – décembre - janvier)
s’inscrit en hausse de +0,4% par rapport aux trois mois précédents (-0,4% sur un an).
Cette hausse provient essentiellement des commandes liées à l’automobile (+3,7%), puisque les commandes des autres principaux secteurs ont légèrement baissé (-0,5% dans les équipements). Les seules commandes étrangères ont augmenté de +1,9%, soit une progression de +1,8% sur un an.

Eurostat vient de publier les indices trimestriels du coût horaire de la main d’œuvre pour le 4ème trimestre 2011. Par extrapolation du niveau du coût du travail enregistré dans l’enquête quadriennale de 2008, ils permettent une estimation du coût horaire de la main d’œuvre pour 2011 dans le secteur marchand non agricole.
Au 4ème trimestre 2011, le coût horaire de la main d’œuvre a atteint 35,1 euros en France (+1,5% par rapport au 3ème trimestre, +3,5% sur un an). Le coût horaire en Allemagne a augmenté de façon quasi-identique (31,4 euros, soit +1,5% sur un trimestre, +3,7% sur un an).
En moyenne, le coût horaire de la main d’œuvre en 2011 s’est élevé à 34,7 euros en France (+3,4% par rapport à 2010), et à 31,2 euros en Allemagne (+3,4%). Il s’est accru de +7,6% par rapport à son niveau de 2008 (+6,2% en Allemagne).
Entre 2000 et 2011, le coût du travail en France s’est accru de +41,9% en euros courants, soit 2,3 fois plus vite qu’en Allemagne (+18,3%). Cette dérive, qui affecte à la fois les salaires versés et les charges annexes aux salaires, explique que le coût en France dépasse aujourd’hui de 11,2% le coût en Allemagne, comme en 2010. En 2000, il lui était inférieur de 7,3%, soit une perte de compétitivité-prix de 20% en 11 ans.

Au 4ème trimestre 2011, 189,7 millions d’heures supplémentaires ont donné lieu à une exonération au titre de la loi TEPA (+3,5% sur un an, soit une hausse de quelque 6,4 millions d’heures). Ce niveau est désormais supérieur à celui du 4ème trimestre 2008. Sur l’année 2011, le nombre d’heures supplémentaires a atteint 737,9 millions, contre 706 millions en 2010.
Au 4ème trimestre 2011, le montant de l’exonération TEPA déclarée par les entreprises s’est élevé à 795,1 millions d’euros (dont 78% au titre de la seule exonération des salariés).
Par taille d’entreprise : 79% de ces heures supplémentaires ont été effectuées dans les entreprises de moins de 250 salariés, dont 24,8% dans les seules micro-entreprise (même si seulement 1/3 de ces dernières ont déclaré une exonération TEPA). Cette proportion est nettement plus faible que pour les autres entreprises (entre 74% et 90%). La hausse de +3,5% des heures supplémentaires entre le 4ème trimestre 2010 et le 4ème trimestre 2011 est principalement imputable aux entreprises de plus de 10 salariés (+4,6%).

Par secteur : c’est dans l’industrie que les heures supplémentaires ont le plus augmenté (+4,9% sur un an, 19,6% du total), et particulièrement dans des secteurs de la métallurgie. La progression a été de +4% dans la construction (17,9% du total), de +3,4% dans les services marchands (39,1%) et de +1,7% dans le commerce (17,7%).


L’INSEE vient de publier les résultats d’enquêtes concernant la part du logement (loyers, charges, taxes, remboursements d’emprunts, dépenses d’eau et d’énergie) dans le budget des ménages en 2010 (France métropolitaine), dont elle représente le premier poste de dépenses devant ceux de l’alimentation et des transports.
Il ressort de ces enquêtes que :
* L’INSEE définit le taux d’effort comme le rapport entre les dépenses liées à
l’habitation principale et les revenus. Le taux d’effort médian correspond à la
valeur pour laquelle la moitié des ménages ont un taux d’effort inférieur et la
moitié ont un taux d’effort supérieur.
** Revenu avant impôts et avant versement des aides au logement (salaires,
allocations chômage, retraites et pensions, etc.)
Cet alourdissement pour les locataires du secteur privé doit être rapproché des difficultés d’accès à l’emploi pour certaines catégories de la population. C’est vrai en premier lieu pour les jeunes qui s’installent dans la vie et qui sont à la recherche de leur premier emploi. C’est vrai également des demandeurs d’emploi comme des salariés en cours de reconversion.

Sur le marché de l’immobilier résidentiel, les mises en chantier se sont contractées de -1,1% entre janvier et février 2012, évolution qui a un peu déçu. En revanche, la bonne surprise vient des permis de construire qui se sont accrus de +5,1%, signe que le réveil du marché se confirme.
Le redémarrage des mises en chantier de logements, amorcé au troisième trimestre 2011, s’est accéléré pour atteindre 695 000 l’an en décembre-janvier-février (+24,1% sur un an). Les permis de construire ont augmenté de +19,5% sur un an. Avec 690 000 en rythme annualisé, ils sont à leur plus haut niveau depuis l’automne 2008.
Autres signes de cette éclaircie sur le marché américain de l’immobilier, les ventes dans l’ancien comme dans le neuf continuent de se redresser, et les stocks de baisser. En janvier 2012, dernier mois connu, ces derniers représentaient 2,5 millions de logements (individuels et collectifs, neufs et anciens), niveau le plus bas depuis l’automne 2001. Compte tenu de la lourdeur du marché, les stocks représentent encore 6,7 mois de ventes, contre une moyenne de 4,4 mois dans les années précédant la crise.
Il reste encore beaucoup de chemin à parcourir pour que le marché retrouve son rythme de croisière : permis de construire comme mises en chantier restent très inférieurs à leur moyenne des années 1998-2008, d’environ 60% dans les deux cas. Les prix peinent encore à se stabiliser. Et les taux de défaut sur les crédits hypothécaires restent encore élevés malgré leur baisse. Autant de signes que le marché américain de l’immobilier n’est pas encore totalement assaini.



FRANCE 1.Financement des grandes entreprises en mars 2012 : normalisation des trésoreries, moindre hausse des marges sur les crédits bancaires 2.Production industrielle en janvier 2012 : le tassement entamé début 2011 se poursuit 3.Créations d’entreprise en février 2012 : poursuite de la stagnation entamée à l’été 2009 4.Prix à la consommation en février 2012 : +2,3% sur 12 mois, +2% l’an sur 3 mois 5.Masse salariale au 4ème trimestre 2011 : +0,7%, dont une hausse de +0,7% du salaire moyen par tête et une stagnation des effectifs 6.Ce que représente la Chine dans le commerce extérieur de la France : très peu dans nos exportations, beaucoup dans notre déficit INTERNATIONAL 7.Emploi aux Etats-Unis en février 2012 : 227 000 créations d’emploi (233 000 dans le secteur privé) 8.Tendances récentes des marchés

L’AFTE et Coe-Rexecode viennent de publier leur dernière enquête réalisée en mars 2012 auprès des trésoriers des grandes entreprises (500 salariés ou plus). Il en ressort que :


L’indice de production dans l’industrie manufacturière s’est légèrement accru en janvier 2012 (+0,2% après -1,3% en décembre). Sur un an, il s’est contracté de -1,2%, première baisse annuelle depuis décembre 2009.
Malgré cette légère hausse de janvier, la production poursuit son tassement entamé il y a un an : en moyenne mobile sur trois mois (novembre-décembre-janvier), elle s’est infléchie de -0,1% par rapport aux trois mois précédents (-0,5% en octobre, -0,1% en juillet. Ce tassement de la fin 2011 – début 2012 se retrouve dans tous les grands secteurs de l’industrie manufacturière à l’exception de celui de la fabrication d’équipements (+0,5%).
Sur un an, l’activité manufacturière a augmenté de +0,6%, et reste inférieure de 8% à son niveau de l’été 2008.
Selon les dernières enquêtes de conjoncture, les perspectives ne laissent pas envisager un raffermissement prochain de l’activité pour le secteur manufacturier.

Les créations d’entreprises (y compris auto-entrepreneurs) se sont contractées de -3,3% entre janvier et février 2012, après une hausse de +13,8% entre décembre et janvier. Cette contraction a été principalement le fait des créations d’auto-entreprises. En effet, hors auto-entreprises, la baisse a été moins marquée (-1,2%).
Les créations totales des trois derniers mois connus (décembre-janvier-février)
ont augmenté de +3,4% sur un an. On retrouve cette tendance dans les principaux secteurs, avec des intensités différentes : +17,7% dans l’industrie manufacturière (4,3% des créations totales), +7,4% dans la construction (15,5% des créations totales), +1,3% dans les services marchands (49,3% des créations totales), +0,5% dans le commerce (20,2%)
Néanmoins hors auto-entrepreneurs, les créations ont baissé de -2,2% toujours
sur un an. Les derniers chiffres prolongent ainsi la stagnation observée depuis l’été 2009. Avec une moyenne mensuelle en décembre, janvier et février de 20 980, les créations hors auto-entrepreneurs restent supérieures de quelque 3 000 unités à la moyenne du début des années 2000.

En février 2012, l’indice des prix à la consommation s’est accru de +0,4% en données brutes (-0,4% en janvier) et de seulement +0,1% en données CVS (+0,2% en janvier). En particulier, les produits alimentaires frais ont augmenté de +2,6%, en raison, selon l’INSEE, des difficultés de production et d’acheminement des produits, consécutives à la rigueur de l’hiver.
Sur un an, la hausse aura été de +2,3%.
Sur trois mois, en données CVS, la hausse a été de +2% l’an contre +2,9% l’an en janvier. Cette progression recouvre notamment une très forte hausse des prix des produits énergétiques (produits pétroliers en particulier) et, au contraire, un recul de l’indice des prix des produits alimentaires frais (en dépit de leur forte remontée de février) et des produits manufacturés.
L’indice des prix sous-jacent (hors tarifs publics, énergie et produits frais) est resté stable en février. Il enregistre une hausse de +0,2% l’an sur trois mois et de +1,4% sur 12 mois.

L’Acoss vient de publier ses derniers chiffres concernant la masse salariale du secteur concurrentiel au 4ème trimestre 2011.
La masse salariale a augmenté de +0,7% au 4ème trimestre 2011, après un ralentissement continu au cours des trois premiers trimestres de l’année : +1,4 au 1er trimestre, +0,8% au 2ème trimestre et +0,4% au 3ème trimestre. Sur un an, elle a progressé de +3,4%.
Cette accélération à la fin 2011 résulte pour l’essentiel d’une progression plus rapide du salaire moyen par tête (SMPT), puisque les effectifs ont globalement stagné. Le SMPT a en effet augmenté de +0,7% (+0,3% au 3ème trimestre, +2,7% sur un an), conséquence mécanique de la revalorisation du SMIC de +2,1% au 1er décembre dernier.
En moyenne annuelle, la masse salariale a progressé de +3,6% entre 2010 et 2011 (+1,9% entre 2009 et 2010). L’indice des prix à la consommation ayant augmenté de +2,1% entre ces deux années, le pouvoir d’achat de la masse salariale s’est accru de +1,5%. C’est le résultat de l’accroissement de +1,1% des effectifs et de +0,4% du pouvoir d’achat du SMPT.

Entre 2000 et 2011, le déficit commercial FAB-CAF de la France a été multiplié par sept : il est passé de -11,6 milliards d’euros à -81,2 milliards d’euros. Cette forte dégradation résulte, à hauteur de 30%, de celle de nos échanges bilatéraux avec la Chine (hors Hong Kong). En effet, notre déficit commercial avec cette dernière a été multiplié par 4, passant de -7,3 milliards d’euros en 2000 et -27,3 milliards d’euros en 2011. Il s’agit du premier déficit bilatéral de la France, loin devant celui avec l'Allemagne.
Cette dégradation de nos échanges bilatéraux avec la Chine n’est pas une
exception, puisqu’on la constate dans la plupart des pays avancés, qu’il s’agisse des Etats-Unis ou des pays européens, y compris l’Allemagne. De fait, en 2008, le déficit commercial bilatéral de l’Allemagne avec la Chine a dépassé -26 milliards d’euros, contre -22 milliards en France. Néanmoins, une rupture est apparue au cours des trois dernières années : le déficit de la France avec la Chine a continué de se creuser, alors qu’Outre Rhin, il s’est réduit grâce à l’accroissement des exportations allemandes vers la Chine, en liaison avec le plan de soutien des autorités chinoises favorisant la demande en biens d'équipement.
Entre 2000 et 2011, les exportations de l’Allemagne vers la Chine ont été
multipliées par près de 7, de sorte qu’elles sont passées de 1,6% du total des exportations allemandes à 6,1%. Dans le même temps, les exportations françaises vers la Chine ont été multipliées par 4, leur poids dans les exportations totales de la France étant passé de 1% à 3,2%, soit presque deux fois moins qu’en Allemagne. Simultanément, les importations en provenance de la Chine ont évolué de façon similaire dans les deux pays.
C’est le signe que la compétitivité des produits allemands permet aux exportateurs de ce pays de tirer meilleur parti que les exportateurs français du potentiel représenté par les économiques émergentes, Chine en particulier.

Pour le troisième mois consécutif, l’emploi non agricole américain s’est accru
de plus de 200 000 postes en février 2012 : +227 000, après +200 000 en décembre, +284 000 en janvier. Ce dynamisme résulte exclusivement du secteur privé (233 000 emplois supplémentaires), le secteur public ayant supprimé 6 000 postes. Sur un an, l’économie américaine aura créé 2 millions d’emplois.
Depuis octobre 2010, 2,8 millions d’emplois ont ainsi été créés, alors que 8,1 millions d’emplois ont été supprimés entre début 2008 et fin 2010.
Malgré cette nouvelle hausse de l’emploi, le taux de chômage est resté inchangé en février 2012 (8,3%), en raison d’une légère hausse du taux d’activité (63,9%).
La poursuite de l’embellie de l’emploi aux Etats-Unis confirme la consolidation de la reprise économique américaine.



FRANCE 1.Crédits nouveaux au secteur privé en janvier 2012 : réduction pour les ménages, augmentation pour les entreprises 2.Prix des appartements anciens au 4ème trimestre 2011 : nouveau ralentissement après celui de l’été 3.Déficit commercial en janvier 2012 : -69 milliards en cumul sur douze mois, soit 15 milliards de plus qu’un an plus tôt 4.Exportations de biens et services en 2011 : les exportations suivent la demande mondiale pour la première fois depuis 2001 INTERNATIONAL 6.Climat des affaires aux Etats-Unis en février 2012 : ralentissement dans l’industrie, poursuite du redressement dans les autres secteurs 7.Tendances récentes des marchés
5.Situation des bénéficiaires du RSA sur le marché du travail fin 2010

En cumul sur un an, les crédits nouveaux au secteur privé* poursuivent leur effritement, entamé au printemps 2011. Ils étaient, en janvier 2012, inférieurs de 3,2% à leur niveau de janvier 2011. Cette contraction recouvre une baisse des crédits aux ménages et une légère hausse des crédits aux sociétés non financières ou les ménages.
*Ménages et sociétés non financières
Les crédits aux ménages se réduisent depuis avril 2011. En glissement sur douze mois, ils ont baissé de -11,2% par rapport à leur niveau de janvier 2011. Cette baisse est essentiellement imputable aux crédits à l’habitat (-13,9%, contre -2,4% pour les crédits à la consommation). Ce recul tient à plusieurs facteurs qui, naturellement, ont pesé sur les projets d’investissement des ménages :
En glissement sur douze mois, les crédits aux sociétés non financières se sont stabilisés à un niveau supérieur de 4,1% à celui enregistré un an plus tôt. Cette évolution ne doit pas masquer un effritement continu depuis l’été 2010 des crédits à plus d’un an, largement destinés à l’investissement. C’est le résultat d’une moindre demande, elle-même sans doute imputable pour une part, au second semestre 2011, à des conditions d’accès au crédit plus difficiles. C’est ce qu’atteste l’enquête AFTE / Coe-Rexecode de février 2012 auprès des grandes entreprises, qu’il s’agisse des marges sur les crédits bancaires ou de la recherche de financement.

La hausse des prix des appartements anciens en France a poursuivi son ralentissement au 4ème trimestre 2011 : +0,3% après +1,1% au 3ème trimestre. L’écart de hausse des prix entre Paris et la province demeure, mais il s’est considérablement réduit (respectivement +0,8% et +0,5%).
Sur un an, la hausse atteint +6,7% pour l’ensemble de la France, progression qui recouvre une hausse de +14,7% des prix des appartements anciens à Paris, 5 fois plus rapide que celle enregistrée en province (+2,9%).
Sur plus longue période, les prix des appartements anciens ont été multipliés par 2,6 entre 2000 et 2011 pour l’ensemble de la France : multiplication par 3 à Paris (+38% entre le 2ème trimestre 2009 et le 4ème trimestre 2011), multiplication par 2,4 en province.


Le déficit commercial FAB-FAB s’est légèrement creusé en janvier 2012, passant de -5,1 milliards d’euros en décembre à -5,3 milliards d’euros, du fait d’une croissance des exportations de marchandises (+1,5%) plus limitée que celle des importations (+2%). Après leur envolée en fin d’année, les livraisons aéronautiques se sont légèrement repliées.
En moyenne mobile sur trois mois (novembre – décembre – janvier), les exportations se sont accrues de +1% par rapport aux trois mois précédents. En revanche, les importations se sont contractées de -0,9%. D’où une balance commerciale un peu moins négative.
En glissement sur douze mois, le déficit commercial FAB-FAB a été de -69,3 milliards d’euros en janvier 2012, contre -54,5 milliards d’euros un an plus tôt. En données CAF-FAB*, il a été de -86,6 milliards d’euros, contre -71,1 milliards un an plus tôt. Ce creusement de 15,5 milliards d’euros s’explique :
*Importations CAF (Coût, Assurance, Fret) : les importations en France sont valorisées avec les coûts d'acheminement (transport et assurance) jusqu'à la frontière française. C’est la définition retenue par les Douanes pour suivre le détail des importations au plan géographique et sectoriel.


Pour la première fois depuis 2001, les exportations françaises de biens et
services ont progressé au même rythme que la demande mondiale adressée à la
France* (respectivement +5% et +4,8% en volume). Et ceci avec un change de l’euro plus pénalisant pour les entreprises qu’alors (1,39 dollar en moyenne 2011, 0,9 dollar en 2001). Cette bonne nouvelle reste à confirmer avant que l’on puisse y voir une stabilisation de la compétitivité des entreprises françaises à l’exportation.
*Potentiel d'exportation française compte tenu de l'évolution attendue des importations des pays clients, et de la part de la France dans ces dernières
Entre 2000 et 2011, les exportations françaises de biens et services auront
augmenté de +18,5%, c’est-à-dire 3 fois moins vite que la demande mondiale
adressée à la France (+56,2%). Cet écart de croissance correspond, en termes d’activité, à environ 8 points de PIB, soit un manque à gagner de 0,7% de croissance chaque année au cours de la période. La croissance moyenne du PIB entre 2000 et 2011 a été de +1,2% par an.


La Dares vient de publier les résultats d’une enquête quantitative auprès des foyers à faibles revenus, conduite fin 2010-début 2011 pour décrire la situation des bénéficiaires du RSA (Revenu de Solidarité Active) sur le marché du travail.
Quelques données chiffrées
*Définition de la Dares : Le « RSA socle » correspond aux anciens RMI et API (Allocations Parent isolé). Le « RSA socle et activité » correspond à la dépense nouvelle, quand il y a des revenus d’activité, et que l’ensemble des ressources du foyer ne dépassent pas le montant forfaitaire. Le RSA socle évoqué dans le texte se réfère à ces deux catégories. Le « RSA activité » seul correspond à la dépense nouvelle, quand il y a des revenus d’activité, et que l’ensemble des ressources du foyer dépassent le montant forfaitaire.
Impact du RSA sur le retour à l’emploi
Une mesure rigoureuse de l’impact du RSA sur le retour à l’emploi, l’un des objectifs du RSA, est particulièrement complexe. Toutefois, à partir de deux méthodologies, chacune aux résultats partiels, il ressort deux conclusions :

D’après l’enquête de février 2012 auprès des directeurs d’achat, l’indice synthétique ISM aux Etats-Unis a baissé dans le secteur manufacturier tout en restant dans la zone d’expansion pour le 31ème mois consécutif et supérieur à sa moyenne de longue période. Cette baisse de l’indice synthétique en février concerne à la fois les carnets de commandes et les perspectives de production.
A contrario, l’indice synthétique dans le secteur non manufacturier poursuit sa hausse. Il est à son plus haut niveau depuis février 2011. Sa remontée recouvre une hausse des carnets de commandes mais un ralentissement de la composante « emploi ».
L’évolution de ces indices synthétiques, toujours supérieurs à 50, confirment l’orientation toujours positive de l’activité et des perspectives pour les prochains mois. La croissance américaine devrait donc se poursuivre.


Le taux grec reste proche de la barre de 36%.

FRANCE 1.Marché de l’emploi en janvier 2012 : nouvelle hausse du chômage 2.Dépenses de consommation en janvier 2012 : deuxième mois de repli 3.Moral des ménages en février 2012 : début d’éclaircie ? 4.Marché interbancaire de la zone euro fin février 2012 : des signes de détente, mais un fonctionnement toujours loin d’être normal 5.Solde des transactions courantes en 2011 : déficit français, excédent allemand 6.Commandes de biens d’investissement aux Etats-Unis en janvier 2012 : tassement 7.Cours du pétrole début mars 2012 : niveau qui a retrouvé en euros le pic de l’été 2008 8.Tendances récentes sur les marchés
EUROPE
INTERNATIONAL

Le taux de chômage au sens du BIT pour la France métropolitaine a augmenté de 9,3% au 3ème trimestre à 9,4% de la population active au 4ème trimestre 2011. A titre indicatif : le taux de chômage des femmes (9,7%) est supérieur à celui des hommes (9,2%), celui des jeunes (22,4%) est supérieur à celui des 50 ans et plus (6,5%).
En janvier 2012, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en
catégorie A (sans emploi a) a atteint 2 861 700 personnes, niveau le plus élevé depuis septembre 1999. Ceci représente une hausse de +13 400 (soit +0,5%), à un rythme toutefois moins important qu’au mois de décembre (+20 300). Cette hausse a concerné les hommes (+1%) et les demandeurs d’emploi de 25-49 ans (+1,1%). En revanche, le nombre de chômeurs a légèrement baissé dans les autres catégories.
En un an, le nombre de demandeurs d’emploi s’est accru de +166 500 personnes (+6,2%). Les femmes et les seniors ont été les plus pénalisés par cette hausse.

Compte tenu de la quasi-stagnation de l’activité française attendue en 2012, le marché de l’emploi ne pourra pas s’améliorer.

La consommation des ménages en biens s’est de nouveau contractée en janvier 2012 : -0,4% (en volume) après -0,2% en décembre 2011. Cette baisse est notamment imputable au recul des achats d’automobiles (-7,6%). Ceci peut être notamment le résultat d’achats anticipés fin 2011, avant l’entrée en vigueur au 1er janvier 2012 du durcissement du bonus-malus.
Sur un an, elle s’est réduite de -2,2%.
En moyenne mobile sur les trois derniers mois connus (novembre-décembre-janvier), les achats se sont légèrement contractés par rapport aux trois mois précédents (-0,6% l’an, -2,2% sur un an). Cette contraction recouvre un repli des dépenses énergétiques (-13,4% l’an), une hausse des achats liés à l’automobile (+10,8% l’an) et de ceux en équipement du logement (+8,7% l’an).
Globalement, ces derniers chiffres confirment la lourdeur de la consommation des ménages depuis le début de l’été 2011, sans parvenir à se redresser d’un niveau proche de celui de l’hiver 2009-2010.

L’indicateur synthétique de confiance des ménages s’est de nouveau légèrement
redressé en février 2012, tout en restant à un niveau toujours très bas et inférieur à la moyenne des années 2000-2011.
Ce léger mieux de la confiance des ménages, en février, résulte du redressement des indicateurs concernant les perspectives sur leur situation financière personnelle et celles sur le niveau de vie en France, il est vrai à partir de niveaux très bas. Par ailleurs, l’indicateur sur les anticipations de chômage ne remonte plus depuis deux mois.


Après plusieurs mois de tensions, l’Euribor* à trois mois a retrouvé le niveau du taux d’appel d’offres de la BCE (1%), indiquant que la méfiance des banques entre elles se réduit.
*L'EURIBOR (Euro Interbank Offered Rate) : taux de référence sur le marché interbancaire de la zone euro.
Par ailleurs, l’Eonia** se maintient autour de 0,4%, niveau très inférieur au taux d’appel d’offres de la BCE, signe de l’abondance des liquidités disponibles sur le marché.
Autres signes de ce début de détente, les taux de la dette espagnole et de la dette italienne notamment se replient.
**L'EONIA (Euro Overnight Index Average) : taux d’intérêt au jour le jour des échanges entre banques.
Il reste que le marché interbancaire est loin d’avoir retrouvé un fonctionnement
normal. Preuve en est le niveau record des dépôts des banques de la zone euro auprès de la Banque Centrale Européenne (511 milliards d’euros le 3 février 2012). Ils se sont quelque peu réduits depuis, tout en restant très proches des 500 milliards d’euros.
Ceci a eu lieu, malgré l’opération de refinancement des banques de la zone euro par la BCE le 21 décembre dernier (489 milliards de dollars). C’était une décision essentielle au problème de solvabilité des banques. Néanmoins, ces dernières ont redéposé une partie de ces liquidités auprès de la BCE, pour se prémunir contre le risque de pénuries. En tout cas, cette initiative de la BCE fut décisive pour éloigner le risque de « credit-crunch » redouté par beaucoup.

Reste à savoir si la nouvelle opération de refinancement décidée par la BCE le 29 février dernier (530 milliards d’euros), aux mêmes conditions que celles du 21 décembre (prêts à trois ans rémunérés à 1%), permettra au marché interbancaire de retrouver progressivement un fonctionnement plus normal.

Depuis la création de la zone euro, les soldes des transactions courantes (échanges de biens et services) de l’Allemagne et de la France ont suivi des trajectoires diamétralement opposées. Le solde courant français, qui était excédentaire en 1999 et représentait +43 milliards d’euros (+3,1% du PIB), est déficitaire depuis 2005 pour atteindre -44,5 milliards d’euros en 2011 (-2,2% du PIB). A contrario, la balance courante allemande, qui était déficitaire de -25,2 milliards d’euros en 1999 (-1,3% du PIB), est devenue équilibrée en 2001, pour dégager depuis, un excédent (+134,6 milliards d’euros en 2011 soit +5,2% du PIB).
Ces évolutions s’expliquent pour l’essentiel par celles des balances
commerciales, elles-mêmes largement tributaires des échanges industriels. Ainsi, en 2011, la France a enregistré un déficit commercial de -70 milliards d’euros alors que l’Allemagne a dégagé un excédent commercial de +153 milliards d’euros.

Ces chiffres illustrent bien le caractère dual de la zone euro : d’un côté, les pays du Nord (Allemagne, Pays-Bas) très excédentaires, de l’autre, les pays du Sud (Italie, Espagne, France) très déficitaires, même si c’est avec des intensités différentes.

Les commandes en biens d’investissement manufacturés (hors matériel militaire et aéronautique) américaines se sont contractées en dollars courants de -4,5% en janvier 2012, baisse faisant plus qu’annuler la hausse enregistrée en décembre (+3,4%). Sur un an, elles ont augmenté de +5,9%.
En moyenne mobile sur les trois derniers mois connus (novembre-décembre-janvier), les commandes de biens d’investissement ont marqué le pas (-0,9% par rapport aux trois mois précédents, après +1,6% en août-septembre-octobre et +3,9% en mai-juin-juillet). Elles restent néanmoins à leur niveau élevé de l’été 2008.
Cette inflexion des commandes, si elle devait se poursuivre, ne pourrait que fragiliser la reprise conjoncturelle que connaissent actuellement les Etats-Unis. Toutefois, au vu des données les plus récentes, l’investissement des entreprises américaines reste dynamique, favorisé par un niveau élevé de leurs marges.

Le prix du pétrole continue de se tendre pour dépasser 124 dollars le baril de
Brent au début de la semaine, retrouvant ainsi son niveau de début mai 2011. Entre le 2 janvier et le 1er mars 2012, il s’est accru de 13,8% (+60% en deux ans).
En euros, la hausse a été légèrement moins forte (+10,6%), compte tenu de l’appréciation de +2,9% de l’euro par rapport au dollar au cours de la même période. Le prix du baril de Brent a dépassé son niveau de l’été 2008 le 27 février, à 92,8 euros.
Depuis ce pic de la fin février, le prix du pétrole s’est légèrement replié, mais ce recul ne saurait remettre en cause la tendance à la hausse, sous l’effet conjugué de plusieurs facteurs :
Conséquence de ce nouveau choc pétrolier, les prix du carburant ne cessent d’augmenter : le super sans plomb 95 avait atteint, le 24 février, 1,60 euro le litre (+4,8% par rapport au début de l’année 2012), niveau historique. A 1,44 euros le litre (+3%), le prix du gazole est proche de son pic de 2008. Il est à craindre que le mouvement se poursuive étant donné que rien ne laisse envisager une remontée significative et durable de l’euro permettant de limiter l’impact de la hausse des cours du pétrole sur les prix des produits finis.



FRANCE 1.Climat des affaires en février 2012 : stabilisation de l’indicateur après 7 mois consécutifs de baisse 2.Créations d’entreprise en janvier 2012 : +14,4% (-4,6% hors auto-entrepreneurs) 3.Prix à la consommation en janvier 2012 : +0,2%, et -0,1% hors énergie et produits frais 4.Commandes à l’industrie en décembre 2011 : quasi-stabilité grâce au rebond de la demande étrangère 5.Délais de paiement : baisse à poursuivre dans le secteur privé, à engager dans la sphère publique 6.Climat des affaires en Allemagne en février 2012 : poursuite de l’amélioration 7.Prévisions de croissance pour la zone euro en 2012 : récession modérée 8.Tendances récentes des marchés
EUROPE
INTERNATIONAL

Selon l’enquête mensuelle INSEE de février 2012 auprès des chefs d’entreprise des principaux secteurs d’activité (industrie, bâtiment, services, commerce de détail)*, l’indicateur synthétique s’est stabilisé, mettant ainsi fin à la baisse
ininterrompue de juillet 2011 à janvier 2012. Il est très inférieur à sa moyenne de longue période.
*L’enquête sur les travaux publics est trimestrielle, celle sur le commerce de gros est bimestrielle
Cette stabilisation entre janvier et février se retrouve dans trois grands secteurs :
Au-delà de cette évolution mensuelle, le contraste est important entre les trois premiers secteurs cités ci-dessus, ayant enregistré une forte dégradation de leur climat des affaires depuis l’été 2011 et le bâtiment, dont le climat des affaires est resté stable, à son niveau de longue période.

En janvier 2012, les créations d’entreprise totales en France se sont accrues de
+14,4% par rapport au mois précédent (-12,2% en décembre 2011). Cette hausse est le résultat d’une baisse de -4,6% des créations hors auto-entrepreneurs et d’une hausse de +33,9% pour les créations des seuls auto-entrepreneurs. Les créations d’auto-entreprises représentent 58% de l’ensemble des créations.
Au-delà des variations mensuelles, les créations d’entreprise des trois derniers mois connus (novembre-décembre-janvier) ont augmenté de 917 sur un an (+2%): +1,4% pour les créations hors auto-entrepreneurs (+305), +2,5% pour les créations d’auto-entreprise (+612).
Cette hausse globale recouvre une forte progression dans l’industrie manufacturière (+15,4%) et une stagnation dans les services marchands qui, eux-mêmes, recouvrent des évolutions très contrastées (-5,5% dans les services aux ménages, +11,9% dans l’information et la communication, par exemple).
En moyenne mobile sur les trois derniers mois, les créations hors auto-entrepreneurs ont été de 21 849, chiffre supérieur de 21% à la moyenne 2000-2002. Il s’inscrit sur la moyenne 2000-2011, en dépit de la baisse enregistrée entre début 2008 et mi-2009.

En janvier 2012, les prix à la consommation ont baissé de -0,4% en données
brutes, baisse qui s’explique par les soldes d’hiver. En données CVS, ils ont
augmenté de +0,2%, rythme analogue à celui enregistré en décembre 2011.
Sur les trois derniers mois connus, en données CVS, la hausse a été de +2,9% l’an, rythme proche de celui enregistré au cours des trois mois précédents. Cette hausse recouvre notamment : une forte augmentation des prix des produits énergétiques, qui comptent pour 9% de l’indice (+13,6% l’an), une forte contraction des prix des produits frais qui comptent pour 2% de l’indice (-13,4% l’an). Dans le même temps, les prix des produits manufacturés se sont légèrement tassés (-0,2% l’an) alors que les prix des services ont augmenté (+2,8% l’an).
Toujours sur trois mois, la hausse des prix hors tarifs publics, énergie et produits frais (inflation « sous-jacente ») a nettement décéléré (+1,5% l’an, après +2,1% au cours des trois mois précédents).

Sur un an, la hausse des prix a été de +2,4%, comme c’était le cas pour les trois derniers mois de 2011, hausse tirée par les prix de l’énergie et ceux des produits alimentaires, alors que les prix des produits manufacturés ont à peine augmenté. Au total, la hausse des prix en France est inférieure à celle de la moyenne de la zone euro estimée par Eurostat (+2,7%).
L’INSEE vient également de publier l’indice des prix des produits de grande consommation dans la grande distribution pour janvier 2012. La hausse a été de +0,2% en données brutes par rapport à décembre, ce qui conduit à une hausse de +4% sur un an sous la pression des prix des produits alimentaires hors produits
frais (+4,2% l’an).

L’indice de commandes en valeur reçues dans l’industrie manufacturière (hors
matériel de transport autres qu’automobiles) est resté quasiment stable en
décembre 2011 (-0,1% par rapport à novembre). Et ceci, malgré une hausse significative des commandes étrangères (+2,5%), signe que les commandes intérieures se sont contractées.
Entre le 3ème et le 4ème trimestre 2011, les commandes ont baissé de -1,1%
(+0,8% sur un an). Cette baisse se retrouve dans les industries de l’équipement (-0,9%), dans la construction automobile (-0,7%) et dans les « autres industries » (-1,1%, dont notamment -6,2% dans la pharmacie et +4,3% dans l’habillement). Elle se retrouve également dans les commandes étrangères qui ont baissé de -0,3% (+2,4% sur un an).

L’Observatoire des délais de paiement vient de publier son rapport annuel 2011. Il en ressort trois informations majeures.
Les délais de paiement clients en 2010 se sont établis à 49 jours de
chiffre d’affaires (-0,1 jour par rapport à 2009) et les délais fournisseurs à
56 jours d’achats (-0,6 jour), avec d’importantes disparités selon les catégories d’entreprise (délais clients et fournisseurs plus courts dans les PME que dans les ETI).
Depuis la fin 2000, les délais clients ont baissé de près de 9 jours (-15%), et celui des crédits fournisseurs de 12 jours (-17%). La moitié de ces gains ont été obtenus entre 2007 et 2010, les entreprises ayant largement anticipé puis appliqué le plafonnement de 60 jours fixé par la LME. En particulier, grâce à cette loi, les grandes entreprises et les ETI ont été incitées à réduire fortement leurs délais fournisseurs : « la réduction de délais de paiement », souligne le rapport, « permet, et cela prend encore plus de force dans une conjoncture difficile, aux PME de maintenir des trésoreries satisfaisantes et donc de survivre ».
Toutefois, souligne le Rapport, demeurent « des marges à exploiter pour réduire les risques de transmission de difficultés de trésorerie ». Malgré les progrès réalisés depuis 2007, 1/3 des entreprises continuaient de régler ou d’être réglées au-delà de 60 jours en 2010. Selon les chiffres de l’Observatoire, ces dépassements représentaient 26% des créances clients (30% en 2007) et 25% des dettes fournisseurs (27% en 2007). Il en est de même des endettements bancaires liés aux délais de paiement. Le dépassement du délai de référence représentait en 2010, du point de vue de la trésorerie, une charge nette globale de quelque 7 milliards d’euros* (22 milliards en 2007), avec un déséquilibre massif entre entreprises de taille différente, largement au détriment des PME. Un alignement sur la norme des 60 jours de tous les règlements la dépassant se traduirait en effet, selon l’Observatoire, par un transfert de trésorerie de 11 milliards d’euros des grandes entreprises à celles de taille plus modeste. Il apporterait une ressource supplémentaire de 10 milliards d’euros aux PME… Pour théorique qu’elle soit, cette hypothèse donne toute la dimension des enjeux liés à de nouvelles réductions des délais de paiement. D’autant que plusieurs enquêtes sur 2011 font état de délais de paiement plus longs … ce qui n’empêche pas une situation plus favorable en France que la moyenne européenne.
*Ecart entre 104 milliards de crédits clients et 97 milliards de dette fournisseur
Au-delà des entreprises, les chiffres publiés par l’Observatoire « indiquent que la situation des administrations ne s’est pas améliorée et soulignent le fait
que certaines collectivités territoriales continuent de ne pas respecter la loi ». S’agissant de l’Etat, le « délai global de paiement »** s’est fortement allongé (36 jours fin de novembre 2011, contre 27 jours fin 2010), pour des raisons largement circonstancielles : la réorganisation en cours de la chaîne de la dépense publique a continué de peser sur les délais de paiement. Mais l’achèvement de la mise en place d’un nouveau progiciel de gestion (Chorus) laisse entrevoir des progrès importants, à en croire la réduction de moitié des délais de paiement depuis le 1er janvier 2010 dans les ministères qui ont adopté ce progiciel et réorganisé les services en charge de l’exécution de la dépense.
**Le DGP mesure le délai séparant la date effective de réception de la facture par les services de l’Etat de la date de mise en paiement de la dépense par le comptable. Il englobe donc l’ensemble de la chaîne de la dépense publique : des délais d’ordonnancement aux délais d’intervention des comptables publics.
Plus préoccupant, le délai global de paiement des grandes collectivités territoriales continue d’augmenter. Si globalement, il est passé de 25 jours fin 2010 à 26 jours fin 2011, il a augmenté de 28,6 à 31,2 jours pour les régions et de 26,1 à 27,1 jours pour les communes de plus de 10 000 habitants. L’augmentation a été de 36,7 à 38,5 jours pour les établissements publics hospitaliers.
L’enjeu d’une réduction des délais de paiement des administrations publiques dépasse largement les seules entreprises de la construction. Il concerne également nombre de secteurs producteurs de fournitures courantes ou prestataires de services.

Le climat des affaires en Allemagne continue de s’améliorer. En effet, l’indice synthétique IFO, concernant les secteurs du commerce, de l’industrie manufacturière et de la construction, a continué de se redresser en février 2012, pour le quatrième mois consécutif. Il s’agit de la plus forte hausse mensuelle depuis novembre 2010.
Ce redressement en février 2012 se retrouve désormais dans toutes les composantes de l’indicateur synthétique :

La Commission Européenne vient de publier ses prévisions intermédiaires pour 2012 (« Interim Forecast », 23 février 2012).
Quatre remarques :
Si ces prévisions se confirment, les pays de la zone euro auront traversé la crise de façon très différente. Le PIB de la zone euro en 2012 serait encore inférieur de 1% à son niveau de 2007. Mais ceci recouvrirait des situations diverses selon les pays : le PIB grec serait inférieur de 17% à son niveau d’avant crise. Celui de l’Allemagne le dépasserait de 3% et celui de la France de +0,7%.




FRANCE 1.Croissance du PIB au 4ème trimestre 2011 : +0,2%, qui contraste avec le recul dans la quasi-totalité des pays de la zone euro 2.Financement des grandes entreprises en février 2012 : trésorerie normalisée, tensions toujours fortes sur les financements 3.Salaires au 4ème trimestre 2011 : hausse de +0,3%, nettement inférieure à celle des prix 4.Emploi salarié dans le secteur marchand non agricole au 4ème trimestre 2011 : contraction après huit trimestres consécutifs d’augmentation 5.Structure des emplois en 2010 : 50% d’ouvriers et employés, 76% dans le tertiaire, 90% des salariés en CDI 6.Parts de marché à l’exportation entre 2000 et 2011: -28% au plan mondial, -19% par rapport à la moyenne de la zone euro INTERNATIONAL 7.Cours du pétrole à la mi-février 2012 : au plus haut depuis la mi-juillet 2008 en euros

Selon la première estimation de l’INSEE, la croissance du PIB au 4ème trimestre 2011 a été, contre toute attente, légèrement positive : +0,2% (+0,9% l’an), après +0,3% au 3ème trimestre. Entre le 4ème trimestre 2010 et le 4ème trimestre 2011, la hausse a été de +1,4%, chiffre qui confirme le tassement de la croissance en cours d’année.
En termes sectoriels, les comptes font apparaître notamment un retour à la croissance de la production manufacturière en fin d’année après deux trimestres consécutifs de baisse (cokéfaction / raffinage et matériels de transport), et une accélération dans les services aux entreprises.
Cette croissance de +0,2% au 4ème trimestre 2011 recouvre une contribution fortement négative des stocks (-0,8 point) qui a plus que compensé la contribution positive du commerce extérieur (+0,7 point, la plus forte depuis le 1er trimestre 2010), résultat d’exportations restées dynamiques (portées principalement par les ventes de matériels de transport) alors que les importations ont reculé. La contribution de la demande intérieure hors stock est restée positive (+0,3 point), combinaison du ralentissement des dépenses de consommation des ménages et de l’accélération de l’investissement des entreprises.

En moyenne annuelle, la croissance 2011 aura été de +1,7% (+1,4% en 2010 et -2,6% en 2009), avec une contribution des échanges extérieurs quasiment neutre, et une contribution positive des stocks quasiment identique à celle de la demande intérieure. Cette croissance du PIB en 2011 recouvre :
La croissance de l’économie française au 4ème trimestre 2011 contraste avec le recul enregistré dans la zone euro : -0,3% (-1,2% l’an), après +0,1% au 3ème trimestre (+0,7% sur un an). Cette contraction affecte la quasi-totalité des autres pays membres de la zone euro. C’est le cas, en particulier, de l’Allemagne qui a enregistré une contraction de son PIB de -0,2% au 4ème trimestre. Cette baisse à la fin de l’année n’a néanmoins pas remis en cause la croissance de 3,1% pour l’ensemble de l’année 2011.



L’AFTE et Coe-Rexecode viennent de publier leur dernière enquête réalisée en février 2012 auprès des trésoriers des « grandes » entreprises (500 salariés et plus). Il en ressort que :

Selon les résultats provisoires de la Dares, les salaires, dans les entreprises du secteur marchand non agricole de 10 salariés ou plus, se sont accrus de +0,3% en valeur au 4ème trimestre 2011 par rapport au trimestre précédent, qu’il s’agisse du salaire mensuel de base (SMB) ou du salaire horaire de base des ouvriers (SHBO).
Cette hausse des salaires de +0,3% est plus deux fois inférieure à celle de l’indice des prix à la consommation (hors tabac) (+0,8%). Le pouvoir d’achat salarial s’est ainsi contracté de 0,5% au 4ème trimestre 2011.
Sur un an, les salaires ont augmenté de +2,3%, et les prix de +2,4%. D’où une légère érosion du pouvoir d’achat salarial entre fin 2010 et fin 2011 (-0,1%, qu’il s’agisse du SMB ou du SHBO).

Selon une première estimation de l’INSEE, les effectifs salariés du secteur marchand non agricole se seraient repliés au 4ème trimestre 2011 : -31 900 postes contre +3 600 au 3ème trimestre. Ceci intervient après huit trimestres consécutifs de créations d’emploi.
Cette réduction des effectifs à la fin 2011 concerne tous les grands secteurs à l’exception du tertiaire hors intérim qui a créé 2 000 postes.

Au cours de l’année 2011, il y aura eu 108 700 emplois nouveaux, imputables aux créations d’emploi dans le commerce et les services hors intérim (+136 000) et, à un moindre degré, dans la construction (+3 300). En revanche, la réduction des effectifs s’est poursuivie dans l’industrie, mais à un rythme nettement moins important que les années précédentes (-4 600 en 2011, contre -62 300 en 2010 et -174 100 en 2009). Il faut souligner, par ailleurs, la réduction des emplois intervenue au cours de l’année dernière dans l’intérim (-26 000).
Les créations d’emploi cumulées en 2010-2011 (+238 000 postes) n’ont compensé que 45% des pertes d’emploi enregistrées en 2008-2009 (-529 000).
L’emploi salarié ne devrait pas être mieux orienté dans les prochains mois, les dernières enquêtes de conjoncture n’annonçant pas un regain d’optimisme dans les perspectives de recrutement, et ce, dans tous les secteurs.

L’INSEE vient de publier « une photographie du marché du travail en 2010 »*, qui indique qu’il y avait 28,4 millions d’actifs en 2010, dont 25,7 millions de personnes ayant un emploi et 2,7 millions au chômage (9,4% de la population active). Cette étude donne des précisions sur la répartition de l’emploi par âge, catégorie socio-professionnelle, secteur d’activité et nature de contrat de travail.
* INSEE Première n°1391 (février 2012) « Une photographie du marché du travail en 2010»
1. Répartition par âge : les 25-49 ans représentent 2/3 des actifs, mais leur part s’est réduite entre 2003 et 2010 au profit notamment des 60 ans et plus, dont la part a presque doublé.
2. Répartition par catégorie socio-professionnelle :
Trois points :

3. Répartition par secteur d’activité : l’industrie et le bâtiment représentent 21% des emplois en France et le tertiaire en représente 75%, dont 33 % pour les seuls services marchands (hors commerce et administration publique).

4. Répartition par nature de contrat de travail : 87% des salariés sont en CDI, proportion quasiment égale chez les hommes et chez les femmes.

Deux remarques :

Le recul du poids relatif des exportations d’un pays dans le commerce mondial n’est pas une anomalie en soi dans un monde où émergent de nouveaux acteurs de l’importance de la Chine ou de l’Inde. Entre 2000 et 2011, la part de la France dans les exportations mondiales s’est réduite de 4,7% (4ème rang) à 3,4% (5ème rang), soit un recul de quelque 28%.
Il reste que ce recul est nettement plus marqué que pour les autres pays de la zone euro (-2,8% en Allemagne, -4,4% aux Pays-Bas, -19,9% en Italie).
Beaucoup plus préoccupant est le recul de la France dans les exportations de la zone euro, que rien ne justifie, a priori. L’ensemble des exportateurs de la zone euro sont en effet soumis aux mêmes contraintes commerciales et de change. Or, la part des exportations françaises dans celles de la zone euro (marchés intra et extra-zone) est tombé à un nouveau point bas, de 15,6% en 2000 à 12,7% en 2011. Dans le même temps, l’Allemagne a vu sa part s’accroître de trois points, de 28,6% à 31,6%.

La France perd du terrain, et de façon substantielle, par rapport à l’Allemagne : nos exportations ne représentent plus que 40% des exportations allemandes, contre 55% en 2000, soit une baisse de 26% en 11 ans. Mais ceci est également vrai avec d’autres pays de la zone euro, comme l’Espagne, les Pays-Bas ou l’Italie.

Ce recul des parts de marché de la France à l’exportation, tant au plan mondial qu’au plan européen, confirme l’insuffisance structurelle d’une offre industrielle compétitive en France.

A l’instar des autres produits de base, le prix du pétrole poursuit sa hausse, à 118 dollars le baril de Brent.
Il a dépassé 90 euros le baril le 15 février 2012, niveau le plus haut depuis la mi-juillet 2008.
Cette hausse se poursuit alors que la production mondiale est à un niveau record (plus de 90 millions de barils/jour), et que la consommation américaine diminue. La combinaison de ces deux facteurs devrait conduire à une détente des cours.
Ce n’est pas le cas, preuve d’une demande mondiale soutenue à laquelle l’offre peine à répondre. En particulier, si la production d’Arabie Saoudite (11% de la production mondiale) continue d’augmenter, ses marges de manœuvre sont de plus en plus limitées. Toute tension dans un pays producteur ne manquerait pas de conduire à une flambée des prix.

FRANCE 1.Budgets d’investissement dans l’industrie en janvier 2012 : +7% après +10% en 2011 2.Production industrielle au 4ème trimestre 2011 : poursuite du tassement 3.Marché du logement en 2011 : une bonne orientation, suivie d’un probable retournement en 2012 4.Déficit commercial en 2011 : près de -70 milliards d’euros, soit 18,1 milliards d’euros de plus qu’en 2010 5.Défaillances d’entreprise en 2011 : -2% (-3,4% pour les PME, +10,3% pour les grandes entreprises) 6.Climat des affaires aux Etats-Unis en janvier 2012 : une reprise qui se consolide 7.Marchés boursiers début février 2012 : net redressement depuis début décembre sur toutes les places
INTERNATIONAL

L’enquête INSEE de janvier 2012 sur les dépenses d’investissement* dans l’industrie manufacturière (25% de l’investissement du secteur productif) confirme l’appétit d’investissement des industriels :
*Investissements physiques (biens d’équipements, bâtiments industriels) et logiciels
Sur les deux années 2011 et 2012, les budgets d’investissement industriels augmenteraient ainsi de 17% en valeur (15% selon les prévisions d’octobre), soit une augmentation des budgets de 2 points entre les deux enquêtes.
La révision à la hausse des prévisions pour 2012 entre octobre et janvier concerne les secteurs de l’agroalimentaire (+8%, après +4% en 2011) et de l’équipement (+9%, après +4% en 2011). Dans l’automobile, l’investissement marquerait un fort redémarrage cette année (+19%, après -1% en 2011).
Si ces chiffres étaient confirmés, les dépenses d’investissement en 2012 resteraient inférieures de 6% à celles de 2008, avant la crise.
Le plus probable est une révision à la baisse de la prévision 2012, comme c’est toujours la cas depuis 15 ans entre l’enquête de janvier de l’année n et l’enquête d’avril de l’année n+1 sur cette même année n (révision moyenne de -4 à -5 points). Si tel était le cas pour 2012, l’investissement industriel resterait positivement orienté, dans un contexte économique plus difficile qu’en 2011 (quasi-stagnation de l’activité, faiblesse des marges qui ne se redressent pas, dégradation du climat des affaires). C’est dire la priorité qui doit être donnée au financement des entreprises (profitabilité, crédit bancaire) pour conforter et renforcer l’effort d’investissement. Il en va du redressement de la compétitivité et du renforcement de la base industrielle en France.

La production dans l’industrie manufacturière s’est contractée de -1,4% en décembre 2011, annulant ainsi la hausse de +1,4% enregistrée en novembre 2011. En Allemagne, le repli de l’indice a été deux fois plus important (-2,7%).
Entre le 3ème et le 4ème trimestre 2011, l’activité industrielle a quasiment
stagné en France (-0,5%, +2,1% sur un an), poursuivant ainsi le tassement en cours depuis le début de l’année 2011. Cette stagnation du 4ème trimestre recouvre toutefois des évolutions allant d’une baisse de -1,1% dans le secteur de l’équipement à une hausse de +4,6% dans la cokéfaction et le raffinage. Dans le même temps, la production manufacturière allemande s’est infléchie plus nettement (-2,3%, +3,7% sur un an).
Entre 2010 et 2011, la production industrielle a progressé de +3,8% en France,
bon chiffre mais sans commune mesure avec la progression de 9% en Allemagne. Ainsi, la production industrielle de l’année 2011 est encore inférieure de près de 7% à son niveau de 2008 en France alors qu’elle l’a retrouvé en Allemagne, malgré le retournement de la fin de l’année.

L’année 2011 est restée bien orientée dans le secteur du logement. Les mises en
chantier se sont fortement accrues en 2011, confirmant ainsi leur redressement
de 2010 : +21,6%, après +3,5% en 2010 et -16,3% en 2009. Avec un nombre de 419 800, elles restent toutefois inférieures de près de 10% à leur niveau de 2007, avant la crise. Les permis de construire ont également continué de grimper enregistrant une hausse de +17,7% en 2011 après +15,1% en 2010. Là non plus, le niveau de 2007 n’a pas encore été retrouvé (-6,2%).
En revanche, l’année 2012 s’annonce en recul sous l’effet conjugué de l’évolution défavorable de plusieurs facteurs :

Au total, la progression de l’investissement des ménages (logements pour l’essentiel), proche de 3% en 2011, devrait ralentir en 2012, voire s’infléchir en 2013.

Les chiffres du commerce extérieur pour l’année 2011 viennent d’être publiés par les Douanes. Ils font apparaître :
En considérant les échanges FAB-CAF (données permettant une analyse sectorielle et géographique), il en ressort :
- au plan sectoriel :

- au plan géographique:

En 2011, la France a continué de perdre des parts de marché par rapport à ses concurrents européens : la part de ses exportations de marchandises dans celles de la zone euro a atteint un nouveau point bas, passant de 13% à 12,7% (15,7% en 2000). Cette baisse d’une année sur l’autre ne doit pas masquer l’évolution contrastée en cours d’année 2011: baisse au 1er semestre et net redressement depuis l’été.

Selon l’Observatoire des défaillances 2011 de la Coface, les défaillances d’entreprise en France (date de jugement du redressement ou de la liquidation judiciaire) ont continué de reculer en 2011 (-2% par rapport à 2010). Elles repassent sous la barre des 60 000 cas, mais restent au-dessus de leur niveau de 2008.
Cette baisse globale recouvre des évolutions hétérogènes :


D’après l’enquête auprès des directeurs d’achat, l’indice synthétique ISM aux Etats-Unis s’est redressé, tant pour le secteur manufacturier que pour le non manufacturier, mais avec des ampleurs différentes :
Cette poursuite du redressement du climat des affaires aux Etats-Unis confirme, avec les bons chiffres de l’emploi en janvier 2012 (+243 000 emplois dans le secteur non agricole, taux de chômage de 8,3%, plus bas niveau depuis février 2009), que la reprise américaine se consolide tout en gagnant de l’ampleur.

Les marchés boursiers poursuivent leur redressement entamé début décembre 2011. L’indice synthétique des 39 principales places mondiales, calculé par Coe-Rexecode, s’est en effet accru de +7,7% entre le 9 décembre 2011 et le 8 février 2012.
Cette embellie se retrouve dans toutes les zones, développées (+7,5%) comme émergentes (+9,8%). En Europe (Eurostoxx 50) et aux Etats-Unis (Standard and Poor’s), la hausse a été un peu supérieur à 7%. S’agissant de la France, le CAC 40 a suivi la même évolution que l’indice européen.
A noter : l’indice européen concernant le secteur bancaire (Eurostoxx Banques) s’est redressé de plus de 20% au cours de ces deux mois.
Les marchés sont sans doute rassurés par la résilience de l’économie mondiale, la confirmation de l’embellie aux Etats-Unis, ainsi que les mesures prises par la BCE visant à écarter le risque de faillites bancaires dans la zone euro pour insuffisance de liquidités. Malgré cet éclaircissement de l’horizon sur les marchés d’actions, ils sont loin d’avoir effacé leurs chutes antérieures : l’indice mondial reste inférieur de 14% à son niveau de 2007, chiffre qui recouvre des disparités : l’indice des places des économies émergentes dépassent de 5% son niveau qui prévalait avant la crise alors que celui des places des économies avancées lui est inférieur de 16%. Au sein de ces derniers, les disparités restent fortes de part et d’autre de l’Atlantique : l’indice Standard and Poor’s est inférieur de 9% à son niveau d’avant crise, alors que le CAC 40 comme l’Eurostoxx 50 lui est inférieur de 40% (inférieur de plus de 70% pour l’Eurostoxx Banques).
Beaucoup reste à faire en matière de redressement des comptes publics et de gouvernance économique dans la zone euro pour que la confiance des investisseurs soit durablement rétablie.

FRANCE 1. Conditions d’octroi de crédit aux entreprises au 4ème trimestre 2011 : durcissement confirmé 2. Crédits aux sociétés non financières en décembre 2011 : progression ralentie des encours 3. Dépenses de consommation des ménages en décembre 2011 : repli de -0,7% 4. Marché du travail en Allemagne fin 2011 - début 2012 : de record en record 5. Dettes souveraines dans la zone euro début février 2012 : détente des taux d’intérêt à 10 ans… mais pas dans tous les pays 6. Croissance américaine au 4ème trimestre 2011 : nouvelle accélération
EUROPE
INTERNATIONAL

Selon la dernière enquête trimestrielle de la Banque de France auprès des établissements de crédit (décembre 2011), les conditions d’octroi de crédit ont continué de se durcir au 4ème trimestre 2011 (un peu plus fortement pour les grandes entreprises que pour les PME), conformément à ce les banques avaient annoncé dans l’enquête de septembre 2011. Quasiment identique à celui enregistré dans la zone euro, ce resserrement devrait se poursuivre au 1er trimestre 2012, mais avec moins d’intensité.
Deux types de facteurs expliquent ce resserrement des conditions d’octroi de crédits aux entreprises par les banques au 4ème trimestre :


Les encours de crédits aux sociétés non financières ont continué de ralentir en
décembre 2011 (+4,4% sur un an, après 5,7% en octobre et +4,8% en novembre), pour atteindre 814,8 milliards d’euros.
Ce ralentissement est principalement imputable à celui des encours de crédits pour trésorerie : leur rythme de croissance est tombé de +8,8% sur un an en novembre à +3,8% en décembre 2011, donnant un coup d’arrêt à l’accélération enregistrée depuis novembre 2009. Ce ralentissement peut être relié, pour partie, au durcissement par les banques des conditions d’octroi de crédits au second semestre 2011.
Par ailleurs, la croissance des encours des crédits à l’investissement a un peu ralenti (+4,2% sur un an en décembre, après +4,7% en novembre). Au-delà des évolutions mensuelles, ce rythme de croissance se maintient autour de +4,5% depuis deux ans.

La consommation des ménages en biens s’est contractée de -0,7% (en volume) en décembre 2011 (+0,1% en novembre), notamment en raison du repli des dépenses dans l’énergie (météo exceptionnellement douce). Sur un an, elle s’est réduite de -3,1%.
Au quatrième trimestre 2011, elle est restée quasiment stable par rapport au 3ème trimestre 2011 (+0,2% l’an, -2% sur un an). Cette stagnation du 4ème trimestre recouvre :
Cette évolution des dépenses des ménages en biens suggère une stagnation voire une légère contraction du PIB au 4ème trimestre 2011, la consommation étant un moteur important de la croissance française.
Pour l’ensemble de l’année 2011, les dépenses des ménages en biens se sont légèrement contractées (-0,5%), après une hausse de +1,4% en 2010. Cette baisse est plus importante que celles enregistrées en 2008 (-0,2%) et en 2009 (-0,4%).

Le marché du travail en Allemagne continue d’évoluer favorablement en cette fin 2011 – début 2012.
En décembre 2011, l’emploi total (y compris armée et temps partiel) a augmenté de +50 000 (+43 000 en octobre et +47 000 en novembre). Sur un an, la hausse a été de +567 000 (+1,4%).
En janvier 2012, le taux de chômage a de nouveau reculé pour atteindre 6,7% de la population active (contre 7,4% en janvier 2011). Ce niveau historiquement bas du chômage depuis la réunification est en cohérence avec le niveau historiquement élevé de l’emploi (41,3 millions).
En deux ans, l’Allemagne aura ainsi créé un million d’emplois et réduit son taux de chômage de 8% à 6,7%.
Néanmoins, au vu de la quasi-stagnation du PIB allemand attendue pour 2012 (+0,3% selon les prévisions en janvier 2012 du FMI), les créations d’emploi devraient mécaniquement ralentir dans les prochains mois, voire s’interrompre.


Depuis la fin de l’année 2011, les tensions sur les dettes souveraines de la
zone euro se réduisent, en liaison avec l’injection de liquidités par la BCE le
21 décembre 2011 en faveur du système bancaire, ce qui correspond dans les faits à une politique de « quantitative easing ». Cette accalmie bienvenue ne signifie pas la fin de la crise, dont la résolution suppose des réformes budgétaires significatives.
Il y a deux exceptions à ce constat :
En revanche, la détente observée est particulièrement notable sur la dette de l’Irlande, et de manière plus significative sur celles de l’Italie et de l’Espagne.
Les taux sur les obligations d’Etat baissent également en France et en Allemagne, à partir de niveaux beaucoup plus bas que dans les autres pays. Le taux allemand est revenu sous la barre des 2%. La forte baisse du taux français le 2 février l’a ramené sous la barre des 3%. L’écart avec le taux allemand s’est ainsi réduit à 105 points de base, sans commune mesure avec l’écart constaté pour les autres pays de la zone (369 points de base pour le taux italien, 1 295 points de base pour le taux portugais, etc.). Il reste que c’est une prime de risque, qui n’existait pas avant la crise de 2008, et qui pénalise l’économie française pour les finances publiques et pour le financement des investissements privés (ménages entreprises). La résorption de cette prime de risque par rapport à l’Allemagne suppose une politique claire et crédible d’assainissement des finances publiques et de réformes structurelles pour redresser la compétitivité et la croissance de l’économie française.

Une première estimation du PIB américain pour le 4ème trimestre 2011 vient d’être publiée : +2,8% l’an (+1,6% sur un an). Ce chiffre confirme la tendance d’une nette accélération de l’économie américaine tout au long de l’année 2011 (+0,4% au 1er trimestre, +1,3% au 2ème trimestre, +1,8% au 3ème trimestre) et l’embellie conjoncturelle que laissait envisager l’enquête auprès des directeurs d’achat (ISM) en décembre 2011.
Cette accélération de la croissance au 4ème trimestre 2011 résulte :
Une petite déception provient du ralentissement de l’investissement productif (+1,7% après +15,7% au 3ème trimestre).
Sur l’ensemble de l’année 2011, en moyenne annuelle, la croissance du PIB a été
de +1,7% entre 2010 et 2011, contre +3% en 2010. Pour l’année 2012, le FMI prévoit une croissance de +1,8%.
Ce dynamisme de l’économie américaine devrait être soutenu notamment par le niveau élevé des marges des entreprises, favorable aux investissements, par la poursuite du redressement des mises en chantier et par une politique monétaire toujours accommodante de la FED. Il reste que le pouvoir d’achat des ménages sera impacté par la hausse des prix des produits de base importés (énergie, matières premières).

FRANCE 1. Climat des affaires en France en janvier 2012 : dégradation pour le sixième mois consécutif 2. Situation dans l’industrie au 4ème trimestre 2011 : dégradation de l’activité, stabilité des trésoreries 3. Demandeurs d’emploi en décembre 2011 : +29 700 sur un mois, +152 000 sur un an (+5,6%) 4. Confiance des ménages en janvier 2012 : l’indice a cessé de baisser 5. Climat des affaires en Allemagne en janvier 2012 : nette amélioration des perspectives à 6 mois 6. Prélèvements obligatoires en Europe : creusement de l’écart France-Allemagne dans les années 2000, à cause des cotisations sociales 7. Nouvelles prévisions du FMI pour 2012 : croissance ralentie dans le Monde, récession modérée dans la zone euro
EUROPE
INTERNATIONAL

L’année 2012 démarre avec un climat des affaires en France toujours morose. Selon l’enquête INSEE de janvier 2012 auprès des chefs d’entreprise, l’indicateur synthétique a baissé pour le sixième mois consécutif, revenant ainsi à son niveau de fin 2009 – début 2010.
Cette dégradation recouvre des évolutions hétérogènes selon les secteurs :


L’INSEE vient de publier l’enquête trimestrielle de conjoncture dans l’industrie manufacturière pour le 4ème trimestre 2011.
Quatre remarques :

Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en catégorie A (sans emploi) s’est de nouveau accru à la fin de l’année 2011 : +29 700 entre novembre et décembre 2011 (+1%). Avec 2 874 500 personnes au chômage en France métropolitaine, il s’agit du niveau le plus élevé depuis septembre 1999.
Entre décembre 2010 et décembre 2011, le nombre de demandeurs d’emploi s’est accru de +5,6%, ce qui représente 152 000 chômeurs supplémentaires.
Cette hausse du chômage s’explique :

Sur la période décembre 2007 – décembre 2011, c’est-à-dire depuis le point bas du nombre de demandeurs d’emploi, avant le début de la crise, le nombre de demandeurs d’emploi de la catégorie A s’est alourdi de plus de 850 000 personnes. Cette hausse résulte, en termes d’âge, pour plus de moitié des demandeurs de 25-49 ans, et, en termes de sexe, pour près des deux tiers des demandes d’emploi des hommes.
En termes relatifs, le nombre de demandeurs d’emploi s’est accru de 42,1% sur la période, chiffre qui recouvre notamment une hausse de +80,4% pour les 50 ans et plus et de +50,6% pour les hommes.
Ceci explique que la répartition des demandeurs d’emploi se soit quelque peu modifiée au cours de la période. La part des hommes s’est légèrement accrue : 51% en décembre 2011 contre 48% en décembre 2007, comme celle des 50 ans et plus (de 17% à 21% aujourd’hui).


L’indicateur synthétique de confiance des ménages s’est à peine redressé en janvier 2012 (+1 point), à un niveau toujours très inférieur à la moyenne des années 2000.
Ce « mini » regain d’optimisme en janvier concerne à la fois :

L’horizon de l’économie allemande continue de se dégager graduellement. En effet, son indice synthétique IFO du climat des affaires, concernant les secteurs du commerce, de l’industrie manufacturière et de la construction, a continué de se redresser en janvier 2012, troisième mois consécutif de hausse.
La composante « situation actuelle » a continué de se tasser. L’indice est à son plus bas niveau depuis octobre 2010.
En revanche, la composante « situation future » (perspectives à 6 mois) a enregistré un net rebond. C’est elle qui a permis cette nouvelle amélioration du climat des affaires, confirmant une certaine résilience de l’économie allemande malgré les turbulences au sein de la zone euro.

Eurostat vient de publier une étude pour 2010 sur les prélèvements obligatoires des Etats membres de la zone euro. Il en ressort quatre observations :

Au final, la France a, certes, réduit le poids de ses prélèvements obligatoires mais reste parmi les moins bons élèves de la zone euro. Or, pour être compétitive, il ne suffit pas de faire mieux qu’avant, il faut faire mieux qu’ailleurs, ou au moins aussi bien. Ce constat conforte la proposition du MEDEF d’un Pacte fiscal et social pour alléger les prélèvements sur le travail, cotisations employeurs comme salariés.

Le FMI vient de publier ses dernières prévisions de croissance pour 2012 :
Ce scénario du FMI repose sur l’hypothèse que « les responsables de la zone euro redoubleront d’efforts face à la crise ». A défaut, le FMI redoute une intensification des risques baissiers (tensions liées au financement des Etats et des banques dans la zone euro), pouvant conduire à une contagion financière au reste du monde (sans pour autant être aussi aiguë qu’en 2008). D’où ses préconisations d’un « ajustement soutenu mais graduel », et en cas d’aggravation de la situation, d’une poursuite de la « relance monétaire ».
