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19.02.13 - MEDEF Actu-Eco de la semaine du 11 au 15 février 2013

FRANCE
1.Croissance du PIB au 4ème trimestre 2012 : recul sur un trimestre, croissance nulle en moyenne annuelle
2.Production industrielle en décembre 2012 : +0,1% sur un mois, -2,5% au 4ème trimestre
3.Emploi salarié au 4ème trimestre 2012 : -28 100 et -66 800 postes sur l’ensemble de l’année 2012
4.Créations d’entreprise en janvier 2013 : +25,6%, rebond largement imputable aux créations d’auto-entreprise

ZONE EURO
5.L’euro au début de l’année 2013 : un renchérissement qui affaiblit les entreprises de la zone

INTERNATIONAL
6.Tendances récentes des marchés

Selon la première estimation de l’INSEE, le PIB se serait contracté de -0,3% au 4ème trimestre 2012. La croissance serait nulle en moyenne annuelle pour 2012.

Cette baisse du PIB au 4ème trimestre recouvre :  

En termes de production :

  • un repli de -2,3% de la production manufacturière, la plus forte depuis le premier trimestre 2009, repli général à l’exception des IAA (-2,2% en 2012 en moyenne annuelle) ;
  • une baisse de -0,8% dans la construction (+1,3% en 2012 en moyenne annuelle) ;
  • une stagnation dans les services marchands

En termes de composantes :

  • résistance de la consommation des ménages  (+0,2%), et stagnation en 2012 (moyenne annuelle) ; 
  • accentuation du recul des investissements de -1% (après -0,5% au 3ème trimestre), qui concerne à la fois les investissements publics, le logement et plus encore les investissements productifs (-1,2%) les seuls à avoir baissé en moyenne annuelle (-0,7% en 2012, après +5,1% en 2011)  ;
  • repli des échanges extérieurs, plus marqué pour les importations que les exportations, d’où l’amélioration du solde et, en moyenne annuelle, des exportations qui continuent de croître et des importations qui se contractent.

Trois remarques complémentaires :

  • contribution à la croissance au 4ème trimestre 2012 :
    • négative des variations des stocks (-0,4%, rythme qui dépasse celui anticipé)
    • nulle de la demande intérieure hors stocks (0%)
    • positive du commerce extérieur net (+0,1%).
  • recul du PIB de -0,2% au second semestre 2012, comme au premier semestre ;
  • acquis pour 2013 de -0,2%


Compte tenu de cet acquis négatif fin 2012, la croissance de 2013 se jouera sur le chiffre du 1er trimestre. Sans doute un rebond «technique » peut être envisagé pour compenser le fort mouvement de déstockage du dernier trimestre 2012. Reste que si les enquêtes de conjoncture de fin février s’enfoncent comme celles de janvier, une nouvelle contraction du PIB serait à craindre (la Banque de France retient une baisse du PIB de -0,1% pour le 1er trimestre 2013). 
Au total, rien ne laisse actuellement envisager autre chose qu’une « croissance » au mieux nulle en 2013.

L’ensemble de la zone euro a enregistré une baisse du PIB au 4ème trimestre 2012 (-0,6%). En particulier, le PIB s’est contracté de -0,6% en Allemagne (retournement des investissements productifs, ralentissement des exportations nettement plus prononcé que celui des importations). L’acquis pour 2013 est de -0,3%. En moyenne annuelle, la croissance serait de +0,9% en 2012.
En Italie, le PIB a baissé de -0,9% au dernier trimestre 2012 (-2,2% en 2012 en  moyenne annuelle). Il s’est contracté de -0,7% en Espagne et de -1,8% au Portugal.


La production dans l’industrie manufacturière s’est accrue de +0,1% en décembre 2012, comme au mois de novembre. Elle a été tirée par les industries agroalimentaires (+1,9%, en raison principalement d’une forte augmentation de la production de bière avant la hausse de la taxation de ce produit à compter du 1er janvier 2013). Tous les autres grands secteurs ont enregistré un recul de leur production, de -0,9% dans les équipements à -1,4% dans la cokéfaction et le raffinage.

Malgré cette légère hausse, l’activité manufacturière a chuté de -2,5%* entre le 3ème et le 4ème trimestre 2012 (-3,9% sur un an). Ainsi la production du 4ème trimestre 2012 est inférieure de 15,3% à son point haut du 1er trimestre 2008.
A l’exception de la production dans les industries agroalimentaires (+0,8%), ce recul concerne la plupart des grands secteurs : -2,3% dans la fabrication d’équipements, -5,5% dans la fabrication de matériels de transport (-10,1% pour la seule industrie automobile), -9,1% dans la cokéfaction et le raffinage et -2,6% dans la « fabrication d’autres produits industriels » (-0,2% dans la chimie, -2,5% dans le textile-cuir, -4,5% dans la métallurgie).

Sur l’ensemble de l’année 2012, la production manufacturière s’est contractée de -2,7%, après +3% en 2011. Elle est inférieure de 13% à son niveau de 2007.En revanche, en Allemagne, la production, qui s’est réduite de -0,9% en 2012, après +8,9% en 2011, est très proche de son niveau d’avant crise (-0,2%).

*Ce chiffre de -2,5% ne correspond pas rigoureusement  à celui de la comptabilité nationale (-2,3%). Cet écart résulte de la différence de définition entre les deux indicateurs : l’IPI reflète l’évolution de la production en quantité physique, la production issue de la comptabilité nationale reflète l’évolution de la production en euros constants, notion proche de celle du chiffre d’affaires.


Selon une première estimation, les effectifs salariés du secteur marchand non agricole auraient poursuivi leur repli au 4ème trimestre 2012, mais avec une intensité moindre qu’au trimestre précédent : -28 100 postes (-0,2%), après -41 700 au 3ème trimestre. Hors intérim, la baisse des effectifs a été plus importante qu’au 3ème trimestre (-14 300 postes, après -10 500). Cette réduction des effectifs à la fin 2012 concerne tous les grands secteurs, à l’exception du tertiaire hors intérim qui a créé +3 100 postes. La baisse a été particulièrement marquée dans l’industrie (-13 100, contre -5 400 au trimestre précédent).

Au cours de l’année 2012, les effectifs salariés auront baissé de -66 800 postes (-0,4%), après deux années de redressement (+102 700 en 2010, +51 700 en 2011). Ce repli provient en quasi-totalité des pertes d’emplois intérimaires (-65 600 postes). L’industrie a perdu -31 700 emplois et la construction -9 400. Ces pertes ont été quasiment compensées par les créations d’emplois dans les services et le commerce (+39 900).

Cette rechute de l’emploi salarié en 2012 devrait se poursuivre en 2013. Les dernières enquêtes de conjoncture font état, en effet, d’anticipation d’évolution des effectifs toujours mal orientées dans l’industrie, la construction mais aussi les activités de services.


Les créations d’entreprise se sont fortement accrues en janvier 2013 (+25,6%), après s’être repliées de -12,1% en novembre et de -15,1% en décembre 2012. Cette hausse recouvre une forte progression des créations d’auto-entreprise (+49,6%, données brutes), qui représentent 55% du total, et une hausse nettement moins marquée des créations hors auto-entrepreneurs (+4,9%, données CVS).

En moyenne mobile sur les trois derniers mois connus (novembre, décembre 2012, janvier 2013), le nombre de créations d’entreprise s’est réduit de -7,6% sur un an.

Par type d’entreprise, ce repli se retrouve dans les créations hors auto-entrepreneurs (-4,7%) et, de façon plus marquée, dans les créations d’auto-entreprise (-10%).

Par type d’activité, cette contraction concerne tous les grands secteurs, de -6% dans le commerce à -13,4% dans l’industrie, en passant par -7,3% dans la construction et -8,5% dans les services marchands.


L’euro s’apprécie de façon continue depuis la fin de l’année dernière : entre novembre 2012 et la première quinzaine de février 2013, il est passé de 1,28 à 1,35 dollar, soit une hausse de +5,1%. Dans le même temps, il s’est apprécié de +7,1% par rapport à la livre sterling, de +21,1% par rapport au yen, de +4,9% par rapport au yuan.

Cette appréciation de l’euro, liée à une plus grande confiance dans la stabilité de la zone euro, mais aussi aux  politiques monétaires accommodantes dans les autres parties du monde, a deux effets contraires. Elle permet d’amortir l’impact de la remontée des prix des produits de base importés (pétrole, matières premières) sur les coûts de production et sur le pouvoir d’achat. En même temps, elle affaiblit la compétitivité des entreprises sur les marchés extérieurs. Elle l’affaiblit tout autant sur les marchés intérieurs de la zone dont les produits sont concurrencés par des produits fabriqués dans les autres régions économiques du monde et d’autres  pays de l’Union européenne dont la devise n’est pas l’euro (livre sterling, couronne suédoise).
 Pour les entreprises, il n’y a pas d’autre alternative au renchérissement de l’euro - surtout dans une conjoncture en récession  où la compétitivité prix devient déterminante - que de comprimer leurs marges, sauf à disparaître du marché. Ce qui ne peut qu’alourdir le climat des affaires dans une zone euro déjà en récession, et différer les espoirs d’une amélioration de la conjoncture.

Sur longue période, le taux de  change effectif réel de l’euro s’est apprécié de +19% entre janvier 1999 et janvier 2013 par rapport à l’ensemble des monnaies*. Dans le même temps, celui du dollar a baissé de -17%, et celui du sterling de -9% par exemple.

*Taux de change qui combine les différents changes bilatéraux pondérés par la structure du commerce extérieur et les écarts d’inflation

Des changes irréalistes et faussés peuvent rendre caduque la politique de désarmement douanier. L’asymétrie et l’instabilité monétaires ne sont pas compatibles avec un commerce mondial loyal et équilibré fondé sur la réciprocité.



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