G. Saboya: "Les investisseurs français sont les bienvenus en Andorre"

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Gilbert Saboya est Ministre des Affaires étrangères de la Principauté d'Andorre.

A. Vaissié: "Inspirons-nous de la vision pro-entrepreneuriale britannique"

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Arnaud Vaissié est Président de la Chambre de Commerce française de Grande-Bretagne et Président Directeur-Général d'International SOS

Trophées de l'Action Managériale : Inscrivez-vous !

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On se bouge avec le CNPA!

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Le CNPA, avec l'appui du Ministère du Redressement Productif et de nombreux partenaires, lance une grande campagne en faveur du pouvoir d'achat des automobilistes, intitulée "On se bouge avec le CNPA!"

La Météo de l'éco – Avril 2013

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Chaque trimestre, un tour d'horizon de l'économie mondiale, européenne et française, présenté par Michel Guilbaud, Directeur général du MEDEF.

6e Forum Education-Entreprise : Jean-Loup Salzmann et Michel Pébereau

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Conclusion du 6e Forum Education-Entreprise le 20 mars 2013

6e Forum Education-Entreprise : Simone Bonnafous et Jean-Paul Delahaye

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Conclusion du 6e Forum Education-Entreprise le 20 mars 2013

MEDEF TV > Actualités > MEDEF Actu-Eco de la semaine du 23 au 27 janvier 2012

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30.01.12 - MEDEF Actu-Eco de la semaine du 23 au 27 janvier 2012

FRANCE

1. Climat des affaires en France en janvier 2012 : dégradation pour le sixième mois consécutif

2. Situation dans l’industrie au 4ème trimestre 2011 : dégradation de l’activité, stabilité des trésoreries

3. Demandeurs d’emploi en décembre 2011 : +29 700 sur un mois, +152 000 sur un an (+5,6%)

4. Confiance des ménages en janvier 2012 : l’indice a cessé de baisser


EUROPE

5. Climat des affaires en Allemagne en janvier 2012 : nette amélioration des perspectives à 6 mois

6. Prélèvements obligatoires en Europe : creusement de l’écart France-Allemagne dans les années 2000, à cause des cotisations sociales


INTERNATIONAL

7. Nouvelles prévisions du FMI pour 2012 : croissance ralentie dans...

L’année 2012 démarre avec un climat des affaires en France toujours morose. Selon l’enquête INSEE de janvier 2012 auprès des chefs d’entreprise, l’indicateur synthétique a baissé pour le sixième mois consécutif, revenant ainsi à son niveau de fin 2009 – début 2010.

Cette dégradation recouvre des évolutions hétérogènes selon les secteurs :

  • dégradation dans l’industrie (carnets de commandes considérés comme très peu étoffés, baisse des perspectives personnelles de production, stocks dépassant leur niveau de longue période), dans le commerce de gros (manque persistant de dynamisme de l’activité pour les prochains mois, stabilisation prévue de l’emploi)  comme dans le commerce de détail (repli des ventes prévues et des intentions de commandes, ralentissement des créations d’emploi dans les mois à venir) ;
  • quasi-stabilité dans le bâtiment (pessimisme persistant sur l’activité des prochains mois, carnets de commandes toujours jugés inférieurs à la normale malgré un léger redressement, perspectives défavorables de l’emploi) et les services (dégradation des anticipations d’activité, redressement prévu des investissements, pessimisme sur les anticipations de recrutement) ;
  • climat en demi-teinte dans les travaux publics (ralentissement attendu de l’activité, à destination de la clientèle tant publique que privée, carnets de commandes supérieurs à la normale, baisse attendue des effectifs).

 


L’INSEE vient de publier l’enquête trimestrielle de conjoncture dans l’industrie manufacturière pour le 4ème trimestre 2011.

Quatre remarques :

  • repli de la demande adressée aux industriels,  et perspectives mal orientées pour le 1er trimestre 2012 ;
  • augmentation des capacités de production disponibles (un nombre croissant d’industriels les jugeant « plus que suffisantes »). D’où un repli du taux d’utilisation des capacités de production (82%, niveau inférieur de 5 points à son niveau moyen des dix années précédant la crise) ;
  • dégradation de la compétitivité des industries françaises, tant sur le marché national que sur le marché de l’Union Européenne ;
  • petit point positif : léger recul de la proportion d’industriels rencontrant des difficultés de trésorerie (indicateur à sa moyenne de longue période).


Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en catégorie A (sans emploi) s’est de nouveau accru à la fin de l’année 2011 : +29 700 entre novembre et décembre 2011 (+1%). Avec 2 874 500 personnes au chômage en France métropolitaine, il s’agit du niveau le plus élevé depuis septembre 1999.

Entre décembre 2010 et décembre 2011, le nombre de demandeurs d’emploi s’est accru de +5,6%, ce qui représente 152 000 chômeurs supplémentaires.

Cette hausse du chômage s’explique :

  • pour les deux tiers, par la hausse du chômage des femmes, en termes de répartition par sexe ;
  • à hauteur de 55%, par celle du chômage des personnes âgées de 50 ans et plus, en termes de répartition par âge.

Sur la période décembre 2007 – décembre 2011, c’est-à-dire depuis le point bas du nombre de demandeurs d’emploi, avant le début de la crise, le nombre de demandeurs d’emploi de la catégorie A s’est alourdi de plus de 850 000 personnes. Cette hausse résulte, en termes d’âge, pour plus de moitié des demandeurs de 25-49 ans, et, en termes de sexe, pour près des deux tiers des demandes d’emploi des hommes.

En termes relatifs, le nombre de demandeurs d’emploi s’est accru de 42,1% sur la période, chiffre qui recouvre notamment une hausse de +80,4% pour les 50 ans et plus et de +50,6% pour les hommes.

Ceci explique que la répartition des demandeurs d’emploi se soit quelque peu modifiée au cours de la période. La part des hommes s’est légèrement accrue : 51% en décembre 2011 contre 48% en décembre 2007, comme celle des 50 ans et plus (de 17% à 21% aujourd’hui). 


L’indicateur synthétique de confiance des ménages s’est à peine redressé en janvier 2012 (+1 point), à un niveau toujours très inférieur à la moyenne des années 2000.

Ce « mini » regain d’optimisme en janvier concerne à la fois :

  • leur situation financière : le solde d’opinion des ménages sur leur situation financière personnelle future se redresse quelque peu, tout en restant très inférieur à la moyenne de longue période. Néanmoins, ils restent prudents : ils sont un peu plus nombreux qu’en décembre à estimer que le moment est favorable pour épargner et donc qu’il est moins opportun de faire des « achats importants » ;
  • les perspectives de l’emploi : malgré la hausse du nombre de demandeurs d’emploi depuis le printemps 2011, les ménages sont moins nombreux qu’en décembre à anticiper une hausse du chômage. L’indicateur reste néanmoins très au-dessus de son niveau moyen.


L’horizon de l’économie allemande continue de se dégager graduellement. En effet,  son indice synthétique IFO du climat des affaires, concernant les secteurs du commerce, de l’industrie manufacturière et de la construction, a continué de se redresser en janvier 2012, troisième mois consécutif de hausse.

La composante « situation actuelle » a continué de se tasser. L’indice est à son plus bas niveau depuis octobre 2010.
En revanche, la composante « situation future » (perspectives à 6 mois) a enregistré un net rebond. C’est elle qui a permis cette nouvelle amélioration du climat des affaires, confirmant une certaine résilience de l’économie allemande malgré les turbulences au sein de la zone euro.


Eurostat vient de publier une étude pour 2010 sur les prélèvements obligatoires des Etats membres de la zone euro. Il en ressort quatre observations :

  • avec 44,5% du PIB en 2010, les prélèvements obligatoires en France sont les plus élevés de la zone euro, juste derrière la Belgique (46,4%). Ils s’élèvent à 40,2% du PIB pour la moyenne de la zone et à 39,5% en Allemagne ;
  • la majorité de l’écart France - Allemagne est imputable à la fiscalité stricto sensu, et plus précisément aux impôts sur la production ;
  • l’écart avec l’Allemagne s’est creusé au cours des dix dernières années, passant de 3,7 points de PIB en 1999 à 5 points en 2010, soit un surcoût fiscal et social pour la France équivalent désormais à 100 milliards d’euros ;
  • le creusement de cet écart dans les années 2000 est imputable exclusivement aux cotisations sociales, du fait de la baisse sensible de leur part en Allemagne, alors qu’elle s’est accrue en France.

Au final, la France a, certes, réduit le poids de ses prélèvements obligatoires mais reste parmi les moins bons élèves de la zone euro. Or, pour être compétitive, il ne suffit pas de faire mieux qu’avant, il faut faire mieux qu’ailleurs, ou au moins aussi bien. Ce constat conforte la proposition du MEDEF d’un Pacte fiscal et social pour alléger les prélèvements sur le travail, cotisations employeurs comme salariés.


Le FMI vient de publier ses dernières prévisions de croissance pour 2012 :

  • révision à la baisse de la croissance du PIB  mondial (+3,3% contre +4% dans la prévision de septembre 2011) : « l’activité mondiale devrait ralentir, sans pour autant s’effondrer » ;
  • baisse de régime dans les pays émergents, où la croissance demeure élevée (+5,4% dont +7% en Inde et +8,2% en Chine). Le FMI fonde cette prévision sur « la détérioration de l’environnement extérieur et le ralentissement de la demande intérieure » ;
  • ralentissement croissant dans les pays avancés, avec un contraste entre la croissance aux Etats-Unis et au Japon et la récession, même modérée, dans la zone euro. Au sein même de cette dernière, les divergences restent fortes (quasi-stagnation en France et en Allemagne, forte contraction en Italie et en Espagne). Cette récession européenne résulterait des effets combinés de nouvelles hausses des taux d’intérêts sur les dettes souveraines, de réduction des crédits bancaires et de l’impact dépressif sur l’activité des politiques de redressement budgétaire ;

Ce scénario du FMI repose sur l’hypothèse que « les responsables de la zone euro redoubleront d’efforts face à la crise ». A défaut, le FMI redoute une intensification des risques baissiers (tensions liées au financement des Etats et des banques dans la zone euro), pouvant conduire à une contagion financière au reste du monde (sans pour autant être aussi aiguë qu’en 2008). D’où ses préconisations d’un « ajustement soutenu mais graduel », et en cas d’aggravation de la situation, d’une poursuite de la « relance monétaire ».


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