« Nous avons abordé aujourd’hui le fond de cette négociation : discutons-nous comme si l’environnement de la France n’avait pas changé depuis 1945 ou bien, dans une perspective plus réaliste, tenons-nous compte de l’évolution de la démographie et de l’environnement économique et social ?
La délégation patronale a fait une proposition très concrète en proposant l’alignement sur deux ans du taux de rendement de l’Agirc sur celui de l’Arrco, selon l’engagement pris par les partenaires sociaux en 1996. C’est une bonne décision, tant sur le plan technique que social.
Concernant le débat sur les ressources, nous avons rappelé que nous étions opposés à une augmentation des cotisations pour deux raisons : nos entreprises ont un déficit de compétitivité, notamment lié au poids des prélèvements sociaux, et d’autre part, l’augmentation régulière des cotisations des régimes de retraites complémentaires n’a pas permis de traiter les problèmes structurels de ces régimes.
Plutôt que de se satisfaire de mesures ponctuelles d’adaptations des régimes tous les deux ans, nous voulons traiter des problèmes de fond. Il nous paraît légitime de reprendre dans les régimes complémentaires l’ensemble des dispositions du régime général, en particulier les bornes d’âge, et de rapprocher progressivement les deux régimes pour tenir compte des évolutions de la société française.
J’ai par ailleurs réaffirmé que nous étions prêts à débattre de la façon de stabiliser les taux de rendement ou, à défaut, de ralentir leur baisse. Mais nous ne pouvons aujourd’hui arrêter de position sans une vue d’ensemble de la totalité des termes de l’accord.
Nous avons enfin réitéré notre profond attachement au paritarisme des régimes de retraites complémentaires, d’où notre niveau d’exigence pour trouver des solutions qui assurent le futur des régimes Arrco et Agirc. Trois leviers doivent ainsi permettre de répondre à nos responsabilités : les bornes d’âge, une meilleure cohérence entre les deux régimes, et l’optimisation de leurs coûts de gestion. »
Prochaine séance : le 9 mars
MEDEF(c)