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Attractivité : la France passe devant l’Allemagne et talonne le Royaume-Uni

France - Europe

    Selon l’édition 2019 du Baromètre de l’attractivité publié par EY, l’attractivité du site France est bien orientée en 2018 dans un contexte économique et politique globalement incertain (Brexit, ralentissement de la croissance européenne, tenions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine…). En effet, alors que les investissements étrangers en Europe se sont repliés en 2018, notamment au Royaume-Uni (- 13 % avec 1 054 projets) et en Allemagne (- 13 % avec 973 projets), ceux à destination de la France ont légèrement progressé (+ 1 % avec 1 027 projets).

    Cette progression des investissements étrangers, bien que nettement ralentie par rapport à celle qui prévalait entre 2015 et 2017 (+30% en moyenne par an), témoigne de la « solidité des atouts structurels de la France » (tourisme, infrastructures, rôle européen, innovation) et de leur capacité à résister aux aléas conjoncturels et politiques. Surtout, elle permet à la France de se hisser pour la première fois depuis 2009 à la deuxième place du palmarès des pays européens les plus attractifs d’Europe. 

    La France se distingue tout particulièrement pour les projets d’investissement de recherche et développement et les projets industriels : avec 144 projets d’investissement de R&D en 2018 (+85% par rapport à 2017, soit une hausse historique), la France compte plus de projets que l’Allemagne (74) et le Royaume- Uni (64) réunis ; depuis dix ans, la France est la première destination européenne pour les investissements industriels (339 projets en 2018, soit +5% par rapport à 2017). En revanche, en dépit des opportunités offertes par le futur Brexit, la France ne parvient pas à tirer son épingle du jeu en matière d’implantation de centres de décisions (-24%) à l’inverse de la Belgique et de l’Irlande. 

    L’Île de France, l’Auvergne-Rhône-Alpes et les Hauts-de-France sont les trois régions les plus attractives du territoire, totalisant plus de 50% des projets d’investissement en 2018. Et les métropoles continuent de susciter l’engouement des investisseurs étrangers : sur les 210 dirigeants interrogés par EY, la moitié considère Lyon comme la ville la plus susceptible de concurrencer Paris (25% optent pour Toulouse et 23% pour Bordeaux). 

    L’optimisme à trois ans des dirigeants étrangers marque néanmoins le pas après l’enthousiasme provoqué par l’élection d’Emmanuel Macron (30% pensent que l’attractivité de la France va continuer de s’améliorer contre 55% un an plus tôt). Pour maintenir le cap de l’attractivité, les dirigeants recommandent prioritairement une intensification de l’action de simplification pour les entreprises, une amélioration de la compétitivité fiscale du site France et une poursuite de la réduction du coût du travail. 

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