Économie

Croissance européenne : ralentissement plus marqué que prévu en 2019

Croissance européenne : ralentissement plus marqué que prévu en 2019

    Le 7 mai dernier, la Commission européenne a publié ses prévisions économiques de printemps. En 2019, l’Europe (UE 28 et zone euro) devrait connaître sa septième année consécutive de croissance positive. Un net ralentissement est néanmoins attendu : Le PIB de la zone euro enregistrerait en effet une croissance de seulement +1,2 % contre +1,9 % en 2018.

    Dans ses prévisions intermédiaires d’hiver (février 2019), la Commission tablait sur une croissance du PIB de la zone euro de +1,3% ; dans celles d’automne (novembre 2018), elle inscrivait une croissance de +1,9%. Ces révisions baissières successives sont notamment « la conséquence de facteurs extérieurs, tels que les tensions commerciales et le ralentissement économique dans les marchés émergents, notamment la Chine » (Valdis Dombrovskis, Commissaire européen pour l’euro et le dialogue social). Les incertitudes portant sur la nature du Brexit ont également participé à l’abaissement des prévisions. 

    S’agissant des trois premières puissances de la zone euro : 

    - l’Allemagne, traditionnelle locomotive de la croissance européenne, subirait un ralentissement de son activité (+0,5% contre +1,4%) nettement plus marqué que ce que projetait la Commission dans ses prévisions d’automne. La faiblesse des exportations de son secteur manufacturier pénaliserait la croissance, tandis que le dynamisme de la demande intérieure la soutiendrait : au total, la contribution du commerce extérieur à la croissance serait négative, 

    - la France afficherait une croissance un peu moindre (+1,3% contre +1,7%) malgré la progression attendue de la consommation des ménages du fait de gains élevés de pouvoir d’achat, 

    - l’Italie enregistrerait le plus faible taux de croissance de toute l’Europe (+0,1% contre +0,9%) dans un contexte d’incertitudes sur la politique du gouvernement et de hausses des coûts de financement qui pénaliseraient sensiblement l’investissement des entreprises (-0,5% contre +5,5%). 

    Ces années successives de croissance ont participé à l’amélioration du marché du travail, « les Européens [étant] maintenant plus nombreux que jamais à avoir un travail », selon la Commission. En 2019 l’emploi progresserait de +0,9% en zone euro et le taux de chômage s’établirait à 7,7% de la population active (contre 8,2% en 2018) avec toutefois des hétérogénéités en fonction des pays. 

    La Commission prévoit une accélération de la croissance en 2020 (+1,6% pour l’UE et +1,5% pour la zone euro). Mais cette perspective est « sujette à d’important aléas baissiers » en raison des nombreux risques qui pourraient persister, voire s’accentuer, au cours des prochains mois.

    Source : Commission européenne

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