Économie
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Geoffroy Roux de Bézieux à Ouest-France : « Nous avons besoin des héros quotidiens de l’entreprise »

Geoffroy Roux de Bézieux

    Dans un entretien accordé à Ouest-France Geoffroy Roux de Bézieux, tout en saluant une nouvelle fois les les mesures prises par le gouvernement, invite aussi les salariés qui le peuvent à continuer le travail pour faire tourner les usines. « S’il nous faut des soignants, nous avons aussi besoin de gens pour nous nourrir » a-t-il déclaré.

    « Il y avait une double urgence : obtenir un report du paiement des charges sociales et permettre aux entreprises d’aller au-delà des facilités de paiement qui leur sont habituellement accordées. Le gouvernement y a répondu » a affirmé Geoffroy Roux de Bézieux (…) « Les mesures annoncées vont empêcher de détruire des milliers d’entreprises et des millions d’emplois ».

    Si l’essentiel est bien sûr de de préserver la santé et la vie des Français, Geoffroy Roux de Bézieux plaide toutefois pour « ne pas ajouter au traumatisme sanitaire un désastre économique. (…) Il faut qu’on soit en capacité de repartir dès que la progression du virus aura cessé. C’est pour ça qu’il faut à la fois préserver l’outil de production et les compétences. »

    Et d’ajouter que si « le télétravail est la règle quand c’est possible. Il n’est pas du tout interdit d’aller travailler à condition que l’employeur fasse respecter les gestes barrières et les distances de sécurité ». « On a besoin de personnel dans les usines agroalimentaires, les usines énergétiques, les transports. L’économie ralentit. Elle ne doit pas s’arrêter » martèle Geoffroy Roux de Bézieux.

    Interrogé sur les mesures que le gouvernement pourrait être amené à prendre pour les grandes entreprises comme Air-France-KLM, Geoffroy Roux de Bézieux considère que « Si Air France KLM devait faire faillite, ce serait un atout stratégique majeur qui disparaîtrait. Encore une fois, nous vivons une situation hors normes qui nous invite à ne pas nous s’accrocher à des tabous ou des principes. »

    Quant aux répercussions de cette crise sur la mondialisation et nos modèles économiques, Geoffroy Roux de Bézieux considère que « le fait que 80 % des principes actifs des médicaments soient fabriqués en Asie est un problème. La première leçon est de réfléchir à la manière dont on peut produire en France et en Europe. La taxation excessive de la production depuis trente ans est à l’origine de délocalisations massives dans certains segments. On en paye le prix aujourd’hui. »

    >> Consulter l’intégralité de l’interview sur le site de Ouest France