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Geoffroy Roux de Bézieux sur France 2 : « On est en pleine instabilité fiscale »

GEOFFROY ROUX DE BEZIEUX

    Invité des « Quatre Vérités », le président du Medef s’est inquiété du zèle fiscal du gouvernement. Alors que le mouvement des Gilets jaunes est à l’origine une révolte fiscale, Bercy entend s’attaquer aux niches fiscales. « Jouer sur les niches, c’est-à-dire réduire un peu ces niches, c’est augmenter les impôts », a fait observer Geoffroy Roux de Bézieux qui n’y est pas opposé à condition « que l’on baisse les impôts ».

    Or « la réalité statistique, c’est que l’on paie collectivement, ménages et entreprises, sur la richesse créée 48 % d’impôts, de prélèvements obligatoires (…) on ne peut pas continuer à payer autant d’impôts » En attendant « on est en pleine instabilité fiscale (…) On est champion du monde de ce genre de choses et l’un des problèmes qu’ont les entreprises, c’est justement cette instabilité. L’important, c’est de connaître les règles du jeu pour plusieurs années », a rappelé le président du Medef.
    Interrogé enfin sur la campagne « Merci l’Europe » que lance le Medef dans le cadre des élections européennes,  Geoffroy Roux de Bézieux a souligné l’importance de ces élections. « 400 millions de personnes doivent voter, c’est une des plus grandes consultations démocratiques du monde », a-t-il fait valoir, en regrettant que « personne n’en parle sauf si c’est pour savoir si c’est Pierre, Paul ou Jacques qui sera tête de liste, on ne parle jamais du fond ». Evoquant le sondage qu’a fait réaliser le Medef à cette occasion auprès de toutes les entreprises de France, son président a indiqué qu’un peu plus de 60 % étaient contents de l’Europe, un « ‘merci mais … » en quelque sorte. Globalement, tout le monde constate que l’Europe « est un continent qui permet la paix, qui permet une forme de cohabitation, qui permet une forme de prospérité économique mais il y a beaucoup de choses à corriger ». Pour Geoffroy roux de Bézieux, il faut absolument que la Commission européenne, le Parlement européen prennent en compte ce besoin d’Europe, cette envie d’Europe et notamment « passent à la vitesse supérieure en matière d’intégration fiscale ». Actuellement, a relevé Geoffroy Roux de Bézieux,  « une entreprise européenne paye 12 % d’impôt sur les sociétés en Irlande et 33 % en France. Comment voulez-vous que ça marche ? »

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