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Les temps forts de la REF Transition écologique : "Et si ce n'était qu'une question d'argent ?"

    Le deuxième grand débat de la REF Transition écologique était intitulé "Et si ce n'était qu'une question d'argent ?". Il a réuni Jean-Pierre Clamadieu, président du Conseil d’administration du groupe Engie, Guy Sidos, PDG de Vicat, Monique Barbut, présidente de WWF France, et Bénédicte Peyrol, députée de l’Allier, membre de la commission des Finances.

    Jean-Pierre Clamadieu en est convaincu :  "la transition n’est pas qu’une question d’argent, les moyens sont là. L’enjeu c’est d’avoir les conditions pour pouvoir agir". Pour lui, il convient de : "fixer des objectifs clairs avec un bon équilibre entre ambition et réalisme, clarifier le dialogue avec nos investisseurs pour trouver un référentiel commun, axer la taxonomie sur le chemin de transition, soutenir des technologies émergentes qui ne sont pas encore viables économiquement et enfin, assurer une diversité technologique. L’électricité, dit-il,  est une énergie qui va se développer mais a besoin des gaz verts pour répondre ensemble aux besoins futurs à un coût abordable".

    Guy Sidos estime pour sa part que "pour les entreprises la transition c’est maintenant, et les entreprises de toutes tailles et de tous secteurs sont engagées et mobilisées ; Cf les initiatives du Medef avec le French Business Climate Pledge, le guide et le webinaire du Medef sur la biodiversité". "L’argent, ajoute-t-il, permet à l’entreprise de devenir un accélérateur de la transition, mais avant l’argent, le premier engagement des entreprises est humain, il faut une compréhension des phénomènes, une volonté et une envie des entrepreneurs et des collaborateurs". Selon Guy Sidos, "les entreprises ont des initiatives à faire valoir comme le montre l’exemple de Vicat : biodiversité urbaine (abeilles sauvages, initiative citoyenne d’entreprise), combustion des déchets, boucles courtes, économie circulaire, solaire, hydrogène, cogénération".

    Monique Barbue est quant à elle convaincue que "la taxonomie doit permettre la réorientation des flux financiers. (...) Nous sommes investis très fortement dans ces débats. Rien n’empêche un pays de choisir le nucléaire ou le gaz mais les intégrer reviendrait à tuer la taxonomie. Si le compte n’y est pas, si le gaz fossile, la forêt et la biomasse sont inclus, nous claquerons la porte des discussions".

     Enfin, pour Bénédicte Peyrol, il existe "un paradoxe de la finance verte et du plan de relance : il y a beaucoup d’argent disponible mais on ne fera pas la transition sans aboutissement des projets. J’ai contribué à l’initiative du premier budget vert français. Mais au-delà l’enjeu c’est l’exécution, les compétences".  Pour elle, "on légifère trop et on ne vérifie pas assez l’application de la loi. Problème d’enchevêtrement des compétences sur le terrain. Coordonner les normes et les échelons de décision si on veut réussir la transition".

    >> Retrouver l'ensemble des débats sur le site de la REF Transition écologique