Vie du MEDEF

Revivez #LaREF21 - "Se dépasser pour être libre"

    Avec la participation de Philippe Croizon, Patrice Franceschi, Laurence Klein et animé par Erik Orsenna.

    Verbatim

    - Laurence Klein : "Pour moi, tout à démarré en 2004, le jour de la fête des pères, à qui j’ai voulu offrir ma médaille 15 ans après sa mort à titre posthume."
    - Patrice Franceschi : "Le bonheur, c’est l’adéquation permanente entre ce que l’on fait  et ce que l’on est."
    - Philippe Croizon : "La date qui a changé mon parcours de vie, c’est mon accident qui m’a vu amputé des quatre membres. Je me suis alors fixé comme objectif de traverser la manche à la nage, alors que je ne savais pas nager, et j’ai réussi."
    - Erik Orsenna : "Il y a des gens qui changent votre vie, parce qu’ils vous font confiance."
    - Laurence Klein : "Mes quatre piliers sont la famille, le travail, le sport, et l’émotionnel."
    - Patrice Franceschi : "Pour moi, ce qui compte en premier, ce n’est pas la compétence, c’est la motivation."
    - Erik Orsenna : "Il faut se conduire sur terre comme on se conduit sur mer, avec humilité et détermination."
    - Philippe Croizon : "Pour moi, le Je n’existe pas. On n’avance ensemble et on réussit ensemble."
    - Laurence Klein. : "A chaque fois que je reviens du désert, je suis toujours plus grande, car j’acquiers de la sagesse."
    - Philippe Croizon : "Le plus important, c’est d’expliquer la résilience, le rebond, tout est possible à celui qui ose."
    - Patrice Franceschi : "La plus grande menace que nous ayons, c’est de refroidir avec l’âge. Alors, accélérons !"
    - Laurence Klein : "L’eau, c’est la vie et nous devons cesser d’être dans le gaspi."
    - Patrice Franceschi : "En voyant la profanation de la mer et des océans, on mesure l’urgence d’œuvrer pour la sauvegarde de la planète."
    - Erik Orsenna : "L’eau ne sert pas qu’à abreuver les vivants, aucune activité économique ne peut se faire sans eau. La question posée par l’eau est aussi la juxtaposition de la sécheresse et des inondations. Ensuite, il y a les questions de la qualité de l’eau. Ces problèmes se posent aussi en zone tempérée, contrairement à ce que beaucoup pensent. Et enfin, il y a aussi la géopolitique des fleuves."

    Pour aller plus loin

    Se dépasser pour être libre

    « L’homme est condamné à être libre », a écrit Sartre, mais aujourd’hui, à l’heure de la bien-pensance et du politiquement correct, comment exercer sa liberté contre l’adversité, contre les éléments, contre l’oppression… Ne pas polluer, ne pas discriminer, ne pas fumer... proférées au nom de la santé, de la planète ou de la République, les injonctions morales se multiplient et deviennent des idéologies qui tolèrent difficilement la contestation. Arts, éducation, religion, vie privée… tous les domaines tombent aujourd’hui sous le joug de la bien-pensance. Sous prétexte de nous protéger, le politiquement-correct envahit tout. Né dans les années 1960, il avait à l’origine pour but d’éviter d’offenser les minorités, qu’elles soient ethniques, sexuelles ou religieuses. Aujourd’hui, c’est une arme idéologique au service de la bien-pensance. De nombreux sujets sont, du coup, devenus tabous.

    Alors peut-on agir et penser autrement que la doxa majoritaire ? Pessimiste, la philosophe Julia de Funès estime que nous vivons « un sale temps pour la liberté » et que l’époque est celle « d’un conformisme étouffant ».  « De la santé physique à la santé morale, tout ce qui ne correspond pas au Bien se trouve masqué et confiné. (…) On préfère aux esprits virulents et divergents de la culture la bien-pensance débitant des packs de niaiseries démagogiques en série, dans une phraséologie truffée de clichés plus stéréotypés les uns que les autres et de bienveillance empathique de surface… », écrit-elle. Un constat sans appel. Alors, comment réussir à prendre un peu de distance par rapport au discours ambiant ?  Comment affirmer ses différences ? Plus facile à dire qu’à faire. La Cour européenne des droits de l’homme ne s’y est pas trompée, dès 1976, elle est venue rappeler que « l’expression protégée ne vise pas seulement les informations accueillies avec faveur ou considérées comme inoffensives ou indifférentes, mais aussi celles qui heurtent, choquent, ou inquiètent l’État ou une fraction quelconque de la population. Ainsi le veulent le pluralisme, la tolérance et l’esprit d’ouverture sans lesquels, il n’est pas de société démocratique ». Mais, même si la majorité n’a pas toujours raison, comment donner toute leur place aux minorités, comment affronter sans crainte le tribunal politico-médiatique prompt à étouffer tout discours discordant ? L’inaptitude à tolérer le débat contradictoire s’est encore accrue avec les réseaux sociaux, qui condamnent sans appel celles et ceux qui osent affirmer haut et fort leurs convictions. Cf. l’affaire Mila.

    Dans « Réflexions sur les causes de la liberté et de l'oppression sociale », la philosophe Simone Weil posait dès 1934 la question de savoir ce qu’est la « véritable » liberté. Selon elle, « l’homme est libre s’il utilise sa faculté naturelle de réflexion pour agir et tenter de surmonter les obstacles de son existence à travers différentes actions ». Alors comment préparer les plus jeunes à développer leur esprit critique pour sortir de la dictature de la bien-pensance et à se dépasser pour être et rester libres ?