Management

Troisième étude Medef-Supermood sur les dirigeant(e)s face à la crise

    Le Medef présente sa 3e étude avec Supermood sur la Qualité de Vie des Dirigeants (QVD) face à la crise : quel est le moral des chefs d’entreprise en cette période de reprise ? Comment ont évolué les leviers de l’engagement ? Quels apprentissage et perspectives pour les entreprises en cette période de reprise ?

    Cette étude Medef x Supermood est issue d’un sondage réalisé en mai 2021 auprès de dirigeants d’entreprises françaises. Elle fait suite aux études spécifiques réalisées en juin 2020 et février 2021 sur le contexte particulier de la crise sanitaire, permettant d’observer les tendances sur certains indicateurs clés.

    Principaux résultats de l’étude

    Le moral des dirigeants est en hausse depuis février 2021
     
    Le moral des dirigeants a connu une hausse de 0,3 point depuis février dernier pour retrouver le niveau observé en juin 2020. Cette hausse est constatée dans l’ensemble des secteurs, et notamment dans l’hébergement et la restauration puisque la reprise de l’activité et le retour à des finances plus stables jouent un rôle primordial dans cette hausse. L’équilibre de vie des dirigeants reste cependant toujours un point faible, en particulier pour les dirigeants d’entreprises en difficulté.
     
    L’accompagnement face à la crise
     
    Seule une minorité de dirigeants a suivi un dispositif d’accompagnement pendant la crise (19 %, stable depuis février) ou a mis en place un dispositif pour ses salariés, même si la part de ces derniers est en légère augmentation depuis février (19 %, + 5pts depuis février, principalement dans les grandes entreprise). Ils ont en revanche été relativement nombreux à avoir trouvé un soutien face aux difficultés de leur entreprise auprès de leur expert-comptable (39 %) ou banquier (38 %), notamment les plus petites, ou encore de leurs actionnaires (17 %), en particulier pour les moyennes et grandes entreprises. A noter que 58 % des répondants disent que leur entreprise n’est pas en difficulté. 

    Des apprentissages sur lesquels capitaliser
     
    83 % des dirigeants déclarent que la crise a renforcé leur capacité à rebondir et 83 % également ont un sentiment renforcé d’utilité sociale (+ 4pts depuis février). Quelle que soit la taille de l’entreprise, les changements envisagés après la crise sont relativement similaires : accélération de la digitalisation, renforcement de l’hybridation du travail, développement d’une politique RH forte. Les problématiques managériales feront partie des challenges des prochains mois avec une dégradation de la proximité avec les équipes (score de 3,6/5 contre 4/5 en février), une inquiétude dans les plus grandes entreprises sur la fidélisation des collaborateurs (-12pts dans les entreprises de plus de 300 salariés) et le signalement de difficultés de recrutement.
    Une surprise dans le discours ambiant sur le télétravail depuis plus d’un an : autant les chefs d’entreprise semblent inquiets de la dégradation de la productivité, autant ils sont confiants dans la capacité d’innovation induite (seuls 41 % sur rassurés sur les effets de l’hybridation sur la productivité, contre 47 % pour la capacité d’innovation), alors qu’on entend plutôt l’inverse dans les discours d’experts sur les tâches télé-robustes ou télé-fragiles.
    En revanche, un apprentissage fort : la majorité des entreprises ayant pris des engagements RSE considèrent que cela a été un atout pour faire face à la crise.  Et c’est vrai y compris dans les plus petites structures, montrant que la RSE n’est ni un luxe de grands, ni un sujet subalterne désormais.

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    Webinaire « Parés pour la reprise ? Quelle place pour la Qualité de Vie des Dirigeants »