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Chiffres du chômage : le résultat inévitable du dogmatisme, du conservatisme et du manque de courage politique

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    Alors que les chiffres du chômage du mois d’août montrent une dégradation dramatique pour les français, on ne peut que constater que l’alliance des conservatismes reste vivace pour surtout ne rien bouger à nos rigidités.

    S’opposant à toute évolution nécessaire vers la souplesse et la simplification, ils ne songent qu’à se recroqueviller autour de rigidités sociales dépassées.

    Ainsi, le débat surréaliste sur l’ouverture le dimanche et en soirée des commerces notamment sur Paris doit-il être pointé et la publication du décret fixant les Zones Touristiques Internationales (ZTI) n’y change rien.

    A l’heure de la généralisation du commerce électronique à tous les pans de notre économie, des familles recomposées, du tourisme de masse et d’un chômage malheureusement endémique, certains corps intermédiaires prennent l’assouplissement de l’ouverture des commerces le dimanche et en soirée comme un nouveau cheval de bataille. C’est totalement incompréhensible et en décalage total avec ce qu’attendent les Français, les salariés et les consommateurs. 

    Le MEDEF espère donc simplement que les quelques souplesses introduites dans la loi Macron puissent être mises en œuvre rapidement. Si l’on veut réellement faire reculer le chômage, dans « la vraie vie », pourquoi ne pas laisser les salariés qui le souhaitent travailler le dimanche ou en soirée ?

    Lorsqu’un commerce peut ouvrir (parce qu’il a des clients) et que ses salariés en sont d’accords, pourquoi empêcher cette activité ? C’est bon pour le commerçant, pour les consommateurs, pour les salariés volontaires et au final pour l’Etat qui perçoit taxes et cotisations. 

    Pierre Gattaz, président du MEDEF, indique : « Alors que nous avons un chômage endémique, qui continue, mois après mois à augmenter, des solutions pour créer de l’emploi existent mais elles sont contrecarrées systématiquement par l’Union des conservateurs qui ne veulent pas créer d’emploi, et le manque de courage du gouvernement. Par exemple, l’ouverture le dimanche et en soirée, sur volontariat, pourrait créer de l’emploi en répondant aux nouvelles attentes des Français. La seule question qui vaille aujourd’hui est : voulons-nous créer de l’emploi dans notre pays ? Pourquoi s’opposer systématiquement à la moindre réforme susceptible de créer de l’emploi ? »