Conférences débats 1ère partie

Compétitivité : le goût des impôts– amphi Harmonie Mutuelle 

Toujours plus ! Toujours pire !
La France a semble-t-il un gout immodéré pour l’ impôt. La France est championne d’Europe 2016 des dépenses publiques, à égalité avec la Finlande. Ce résultat a été obtenu au prix d’un déficit public toujours supérieur à 3 % du PIB mais surtout par des prélèvements sociaux et fiscaux lourds et ciblés sur ceux qui produisent. Selon un rapport de la Banque mondiale, les PME françaises consacrent ainsi deux tiers de leurs revenus au paiement des charges et des taxes. Chaque année, les règles fiscales sont modifiées : imprévisibilité et insécurité juridique finissent de bloquer les producteurs et ceux qui créent. « A force de traire la vache à lait, on tuera la poule aux œufs d’or », écrivait déjà en 1930 le pataphysicien Henri Jeanson. Parce que trop d’impôt tue l’impôt, parce que ceux qui entreprennent, créent des emplois, investissent ne peuvent plus continuer à faire face à la compétition dans un monde ouvert s’ils sont plombés par les taxes. Si on baissait enfin vraiment les impôts…chiche !

  • Le bon impôt existe -t-il ?
  • Mais où se niche-t-il ?
  • Moins d’impôts et de meilleurs services publics, équation impossible ?
  • Comment concilier redressement budgétaire et compétitivité des entreprises ?
  • Lutter contre la fraude et l’évasion fiscale ? Les entreprises partenaires de l’administration ?
  • Relation contribuable/administration, sécurité juridique, droit à l’erreur, comment restaurer la confiance ?
  • Quel environnement fiscal pour faire de la France une terre de confiance et d’attraction ?
  • Quelle fiscalité pour mieux réorienter l’épargne vers l’investissement, le financement des entreprises et de l’économie ?
  • Quand pourra-t-on réellement cibler les incitations fiscales sur les facteurs de compétitivité ?
  • Et si le Brexit était une chance pour faire progresser notre système fiscal ?
  • La compétitivité fiscale, ça commence aujourd’hui ?

Intervenants :

  • Jean David Chamboredon, président exécutif ISAI gestion, co-président France Digitale
  • Gérald Darmanin, ministre de l’Action et des Comptes publics
  • Michel Didier, président de COE-Rexecode, professeur honoraire du Cnam
  • Elizabeth Ducottet, CEO de Thuasne
  • Sophie de Menthon, présidente du Mouvement Ethic

Animateur : Cyrille Lachèvre, journaliste-éditorialiste macroéconomie à L’Opinion

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Briser enfin tous les plafonds de verre– Hall d’honneur

Depuis le 1er janvier 2017, les entreprises doivent être en conformité avec les quotas imposés par la loi quant à l’égalité professionnelle. Pour autant, le plafond de verre qui freine l’évolution professionnelle des femmes, qui représentent pourtant en France plus de la moitié de la population active, semble encore loin d’être brisé. Les statistiques sont formelles :  à poste égal, les salaires des femmes restent nettement inférieurs à ceux des hommes. Partout, dans la sphère économique comme dans la sphère publique ou en politique, on constate également que les femmes sont de moins en moins nombreuses au fur et à mesure que l’on s’élève dans la hiérarchie. Il suffit de se référer aux dernières primaires de la droite comme de la gauche pour le constater. Et Hilary Clinton elle-même au lendemain de sa défaite déclarait : « Je sais que nous n’avons pas encore brisé ce plafond de verre, mais un jour quelqu’un le fera et j’espère que ça sera plus tôt que nous le pensons ». Les plafonds de verre ne concernent pas que les femmes mais également les minorités visibles, immigrés, jeunes des quartiers, handicapés sans parler de tous ceux qui ne maîtrisent pas ou mal les codes sociaux. Et loin d’être circonscrit à l’hexagone, le phénomène est international. Alors, comment crever enfin tous les plafonds de verre et permettre à chacun d’exprimer son talent ?

  •     Histoire, culture, éducation choix familiaux … la faute à qui ?
  •     Comment en finir avec l’autocensure ?
  •     Comment dépasser l’inégalité des chances ?
  •     Pourquoi l’arsenal législatif est-il inefficace ?
  •     Les quotas ne sont-ils pas en eux-mêmes un aveu d’échec ?
  •     La création d’entreprise est-elle la solution ?
  •     Comment font celles qui réussissent ?

Intervenants :

  • Paule Arcangeli, DRH et directrice générale déléguée d’AG2R La Mondiale
  • Véronique Forge, fondatrice, CEO de businessofeminin.com
  • Sophie Cluzel, secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées
  • Stéphanie Gicquel, avocate & sportive de l’extrême, coureur sur ultra-distance
  • Jean-Marc Mormeck, délégué interministériel pour l’Egalité des chances des Français d’outre-mer, ancien champion du monde de boxe
  • Ryadh Sallem, athlète de haut niveau, entrepreneur de l’ESS

Animateur : Armelle Carminati, présidente de la commission Innovation sociale et managériale du MEDEF

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Qui aura cette idée folle, de réinventer l’école ?– Plénière Malakoff Médéric

De réforme en réforme, la France ne cesse pourtant de dégringoler dans les classements internationaux qui comparent les systèmes éducatifs. Alors même que l’on plaide pour l’avènement de sociétés de la connaissance, de plus en plus d’enfants ne maîtrisent pas les fondamentaux et arrivent au collège sans savoir ni lire, ni écrire, ni compter… Et que dire de l’enseignement de l’économie ! Notre système éducatif est certes favorable à une petite élite, mais laisse au bord du chemin un nombre croissant d’élèves faibles. Comment expliquer ces contre-performances et comment faire pour redresser la barre ? Comment remotiver les enseignants face à des classes de plus en plus difficiles ? Comment surtout cultiver les différences et permettre à chaque élève de trouver son parcours d’excellence et de garder confiance en soi ?

  •     Quel crédit accorder aux classements internationaux ?
  •     Quelle place pour l’école dans la société d’aujourd’hui ?
  •     L’école de la République est-elle adaptée au monde du XXIème siècle ?
  •     Idéal démocratique vs compétition scolaire ?
  •     Peut-on demander à l’école de suppléer la famille et d’éduquer en plus d’instruire ?
  •     Mais à quoi ça sert la culture ?
  •     Economie : comment et avec qui réviser les programmes ?
  •     L'autoritarisme est mort, vive l’autorité !
  •     Montessori, Freinet, Steiner-Waldorf, Decroly… Que penser des méthodes pédagogiques alternatives ?
  •     Comment renouer un pacte de confiance entre enseignants et parents d’élève ?
  •     Mooc, webinars, cours en ligne… a-t-on encore besoin de l’école pour apprendre ?
  •     Fallait-il supprimer les notes ?
  •     Comment rénover l’apprentissage et atteindre l’objectif de 500 000 apprentis en 2017 ?
  •     Confiance et estime de soi, l’exemple danois

Intervenants :

  • Peter Bichara, président de Siemens France
  • Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale
  • Blanche Lochmann, présidente de la Société des agrégés
  • Jacques Richier, président d’Allianz France
  • Andreas Schleicher, directeur de la direction de l’Éducation et des compétences à l’OCDE, fondateur du classement PISA

Animateur : Jean-Luc Placet, président d’IDRH

Retrouvez la vidéo de cet événement dans la Médiathèque

 

L’Open innovation pour mieux penser l’avenir – amphi Tocqueville

Imaginer en permanence de nouveaux produits et services, réinventer sa relation-client, aller de plus en plus vite… face à ces défis induits notamment par la transition numérique les entreprises sont de plus en plus nombreuses à se laisser tenter par l’open innovation ou innovation ouverte fondée sur le Partage libre des savoirs, la collaboration, l’esprit ODOSOS (open source, open data, open Standards) … Tandis qu’hier les entreprises cherchaient à tout prix protéger leurs découvertes et cultivaient la confidentialité et le secret industriel aujourd’hui, afin de tenir le rythme effréné de l’innovation, elles privilégient les boîtes et concours d’idées, les réseaux sociaux d’entreprise, les plateformes mutualisées, les bêta-testeurs, les partenariats avec des start-up dans un esprit « Give and get ». Un nouveau marché de la connaissance apparaît donc où chercheurs, salariés, fournisseurs, clients, parfois même concurrents travaillent ensemble. Mais est-ce toujours une opération gagnant-gagnant pour tous ?

  •     Comment et où trouver le /les bons partenaires ?
  •     L’innovation ouverte concerne-t-elle tout type d’entreprise (de la TPE au grand groupe) ? Est-elle possible dans tous les domaines ?
  •     Pourquoi les grandes entreprises sont-elles de plus en plus nombreuses à se laisser tenter par l’innovation ouverte ?
  •     L’open innovation est-elle un moyen d’externaliser les risques ?
  •     Echange vertueux ou marché de dupes ?
  •     Comment développer une culture collaborative et ouverte ?
  •     Comment faire de l’ensemble des collaborateurs des ambassadeurs de l’innovation ?
  •     L’innovation ouverte est-elle compatible avec ‘intelligence économique ?
  •     Quels outils juridiques pour protéger l’open Innovation ?
  •     Comment l’innovation ouverte modifie-t-elle les frontières de l’entreprise ?
  •     Comment la faire accepter en interne ?
  •     L’open innovation est-elle possible dans tous les domaines ?
  •     Comment la financer ?


Intervenants :

  • Edward Arkwright, directeur exécutif, groupe ADP
  • Benoît Bailliart, membre de The Camp
  • Muriel Barneoud, directrice engagement sociétal du groupe La Poste
  • Martin Duval, créateur et fondateur de Bluenote, spécialiste d’innovation 2.0 et d’open Innovation
  • Fiamma Ferrero, PDG et co-fondatrice d’Inwibe

Animateur : Nicolas Rossignol, consultant

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