Faire en sorte que le travail paie mieux en allégeant la fiscalité du travail
Publié le 17 mai 2026
Le coin socio-fiscal mesure l’écart entre ce que paie l’employeur et ce que reçoit le salarié. En France, il augmente fortement avec le salaire : 16 % au smic, 44 % à 1,5 smic et 53 % à 3 smic. Autrement dit, à 3 smic, plus de la moitié du coût du travail ne va pas au salarié.
Concrètement, lorsqu’une entreprise augmente un salaire pour récompenser une productivité accrue, une part majeure de ce surplus est captée par l’État et la Sécurité sociale. Le salarié ne perçoit qu’une fraction de l’effort consenti par l’employeur.
Cette déconnexion entre effort et rétribution est de nature à « désinciter » les salaires à viser des augmentations, des promotions ou des emplois plus qualifiés. Elle freine l’offre de travail qualifié et contribue au sentiment que le travail ne paie pas assez en France. Au final, les salariés français, surtout les plus qualifiés, sont relativement mal payés par rapport à leurs homologues d’autres pays développés.
Il faut trouver les moyens d’augmenter le salaire net en allégeant le poids des prélèvements sur le travail. Cela suppose de réformer le financement de la protection sociale pour permettre aux rémunérations de progresser sans alourdir le coût du travail pour les employeurs.
Coin socio-fiscal pour un salarié célibataire, sans enfant en 2026
en pourcentage du coût du travail
Source : Rexecode, « Les freins à la progression salariale », document de travail n° 91, 2026