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    La Rencontre des Entreprises de France, rebaptisée cette année « Renaissance des Entreprises de France », s'est tenue les mercredi 26 et jeudi 27 août à l’hippodrome Paris-Longchamp. Elle était consacrée cette année aux enjeux économique, sociaux et sociétaux de l’après-Covid. Pour Geoffroy Roux de Bézieux, la tenue de cet événement "est un signal important, car il faut qu’on vive avec la Covid, et que l’économie continue à tourner".

    Retrouvez sur ce fil info les principaux temps forts de cet événement.

    14h00 : Geoffroy Roux de Bézieux ouvre la 2e Rencontre des entrepreneurs de France en direct de l'Hippodrome ParisLongchamp.

    Télécharger le discours d'ouverture de Geoffroy Roux de Bézieux

    14h40 : Le Premier ministre Jean Castex prend la parole.

    Pour Jean Castex, le vaccin ne sera pas disponible avant 2021, donc "cette crise est un défi que nous allons relever ensemble".

    Jean Castex rend hommage aux chefs d'entreprise "qui ont fait face et accompli un travail exemplaire pour s'adapter".

    "Le gouvernement, dit Jean Castex, s’est mobilisé de manière massive et a été aux côtés des entreprises. Plus de 470 milliards d’euros ont été mobilisés et c’est en France que l’aide d’urgence aux entreprises a été la plus massive".

    Jean Castex exprime "sa grande confiance à la France et aux Français pour réussir et redémarrer le moteur de notre économie".

    "Nous préparons toutes les hypothèses, affirme Jean Castex, mais nous sommes prêts. Notre objectif premier est de tout mettre en œuvre pour éviter un reconfinement, dont nous ne connaissons que trop le coût et les conséquences."

    Le Premier ministre décrit la stratégie mise en place par le gouvernement : "tout d’abord assurer une rentrée scolaire normale, condition de la reprise économique et sociale, et multiplier les mesures de prévention, dont le port du masque, notamment en entreprise".

    Il annonce "des solutions pragmatiques dès le 1er septembre, après consultation du Haut Conseil scientifique"... Pour lui, "il convient également de trouver le bon équilibre entre télétravail et travail en présentiel".

    "Le souci d’assurer le maintien de l’emploi dans les entreprises encore confrontées à une réduction d’activité a conduit le gouvernement à maintenir les dispositifs d’activité partielle au moins jusqu’en novembre, et jusqu’à la fin de l’année pour les secteurs les plus touchés", annonce Jean Castex.

    "Nous ferons tout pour éviter une avalanche de plans sociaux, c’est le sens du plan de relance qui sera annoncé la semaine prochaine. Mais ce plan est prêt. L’objectif est clair, nous donner les conditions d’une croissance plus forte, plus durable et plus riche en emplois."

    Jean Castex détaille quelques éléments du plan de relance : "100 milliards mobilisés... avec 4 points de PIB escomptés".

    Jean Castex insiste aussi sur "la nécessaire rapidité de la mise en œuvre de ce plan de relance, qui s’appuiera sur les territoires et pourra être décliné localement pour plus d’efficacité".

    "Un plan de relance fondé sur l’offre et l’investissement productif. Et équilibré entre toutes les entreprises, au moins un quart du plan de relance concernera les PME et les TPE."

    15h35 : Début du débat « Le siècle des pandémies ? », avec Arnaud Fontanet, Didier Le Bret, Angèle Malâtre-Lansac, Jean Rottner et animé par Frédéric Ferrer.

    Pour aller plus loin, lire l'article "Comment vivre avec le risque et l'incertitude ?"

    Chacun des intervenants commence par son propre décryptage de ce qui s’est passé et tous soulignent la violence de la crise.

    Arnaud Fontanet : "Nos connaissances sur le port du masque ont évolué avec nos connaissances sur la maladie... d’où la révision de notre doctrine."

    Didier le Bret : "Vous ne pouvez pas avoir la force de frappe nécessaire si vous ne vous appuyez pas sur les entreprises."

    Jean Rottner : "Demandons aux partenaires économiques de se mobiliser pour relever les défis de cette crise, les régions sont prêtes à les accompagner. La crise doit être une force et ne doit pas nous abattre."

    Didier Le Bret : "Pour les entreprises, il est essentiel de se dire que ce que nous vivons n’est qu’un début. Or, aujourd’hui, la plupart des entreprises ne sont pas prêtes, car elles ont des directions en silos."

    Arnaud Fontanet : "Les entreprises ont leur destin entre leurs mains et il y a de la lumière au bout du tunnel."

    Angèle Malâtre-Lansac : "Nous entrons dans le temps de la résilience. L’entreprise a un rôle fondamental à jouer pour l’apprentissage des gestes barrières et pour relever de nouveaux défis."

    Didier Le Bret : "On a besoin d’investir dans ce qui demain réduira l’impact le plus négatif de l’empreinte humaine."

    Jean Rottner : "C’est à nous, collectivités et territoires, avec l’aide des acteurs économiques, de venir apporter des solutions à l’Etat."

    16h35 : Début du débat "Courts circuits ou vive la conso « zéro kilomètre »", avec François Gabart, Camille Le Gal, Thierry Marx, Augustin Paluel-Marmont, Dominique Schelcher et animé par Fabrice Lundy.

    Pour aller plus loin, lire l'article "Pour ou contre les circuits courts ?"

    Les intervenants analysent tour à tour les nouvelles tendances de consommation.

    Dominique Schelcher : "Jamais nous n’avons vendu autant de produits de proximité. Il va maintenant falloir d'avantage proposer en ligne cette offre locale."

    Thierry Marx : "Il faut arrêter de chercher des coupables, il faut trouver des solutions. Il faut chercher l’impact social et environnemental d’un bon produit pour améliorer les circuits courts."

    Augustin Paluel-Marmont : "Opposer l’artisan à l’industriel est un raccourci trop rapide. Parfois, en allant vers de plus gros industriels, on gagne en qualité. L’important est de convaincre le consommateur à modifier ses habitudes. Ce que j’attends des décideurs est de nous montrer comment leurs décisions individuelles de consommation ont changé pour nous montrer la voie."

    Camille Le Gall : "Nous avons prouvé que nous pouvions faire du textile en France. De qualité et à de bons prix. On peut produire beaucoup de choses en France, même si nous ne disposons pas de toutes les matières premières, d’où l’importance de la traçabilité."

    François Gabart : "L’entreprise doit avoir un rôle dans la société pour l’environnement. Nous avons la chance d’avoir en France un formidable savoir-faire dans le maritime et il est important d’avoir le moins d’impact environnemental possible lorsqu’on construit un bateau."

    17h30 : Début de la Keynote spéciale de Michel Barnier.

    Alors que les Britanniques doivent quitter l’Union le 31 décembre prochain, Michel Barnier fait le point de la situation et revient sur quatre ans de négociations difficiles.

    "Le Brexit est un divorce... et comme tout divorce c’est toujours compliqué et pénible. Nous avons réglé la question du budget, celle des droits des citoyens et celle de l’Irlande, qui était extrêmement sensible."

    "Le traité ne règle cependant pas la relation future, notamment commerciale. Avec le Brexit, les Britanniques quittent 700 accords internationaux, qu’il faut reconstruire pour eux. Le point de blocage actuel est sur le Level playing field."

    "Ce que nous demandons, c’est que les Britanniques acceptent les règles du jeu pour éviter que la compétition ne se transforme en dumping."

    "Accord ou pas accord, il va y avoir de grands changements le 1er janvier et je recommande aux entreprises de s’y préparer."

    "Personne depuis quatre ans n’a été capable de me démontrer la moindre valeur ajoutée du Brexit. C’est lose-lose."

    "Si les 27 ne sont pas ensemble dans les cinquante ans qui viennent, nous serons inexorablement les sous-traitants des Chinois ou des Américains."

    "On ne fera pas d’accord à tout prix avec les Britanniques, on ne fera pas d’accord qui fragiliserait l’Union européenne. Il vaut mieux être solidaire que solitaire."

    "Je pense qu’à l’avenir, je vais mettre par écrit ces quatre années de négociations, pour que nous puissions tirer toutes les leçons du Brexit."

    18h15 : Début du débat "La nouvelle guerre des mondes", avec Jean-Yves Le Drian, Gérard Araud, Renaud Girard, Enrico Letta, Laurence Nardon, Jean-Pierre Raffarin, Lu Shaye, Edouard Tétreau et animé par Fabienne Lissak.

    Pour aller plus loin, lire l'article "La géopolitique à l'épreuve de la Covid-19"

    Jean-Yves Le Drian ouvre le débat en dressant le panorama de la situation géopolitique mondiale.

    Jean-Yves Le Drian : "Nous sommes tous confrontés à un même virus et devons tous joindre nos efforts pour en venir à bout. Le multilatéralisme est plus que jamais la seule solution qui puisse nous permettre de surmonter la crise. Le temps est venu d’assumer pleinement nos responsabilités."

    Jean-Yves Le Drian : "Les échanges internationaux sont une chance pour notre pays, pour les entreprises et pour l’emploi."

    Jean-Pierre Raffarin : "Ce n’est pas le coronavirus qui redistribue les cartes, mais la tension durable entre les États-Unis et la Chine."

    Jean-Pierre Raffarin : "Les rapports de force existent, le nôtre est européen et c'est par là que passe notre existence."

    Lu Shaye : "La Chine, ce n’est pas les États-Unis et la Chine ne veut pas devenir le second des États-Unis. La Chine veut aujourd’hui assumer plus de responsabilités internationales et son développement n’est pas une menace, mais une opportunité pour le monde."

    Gérard Araud : "Nous vivons une situation assez traditionnelle entre une puissance en relatif déclin et une autre qui se développe. C’est toujours une situation dangereuse.

    Renaud Girard : "L'Europe est un instrument qui a montré sa puissance à la fin du XXe siècle."

    09h00 : Début du débat "Santé : check-up complet !", avec Sophie Boissard, Lamine Gharbi, Martin Hirsch, Philippe Juvin, Olivier Véran et animé par Nicolas Rossignol.

    Pour aller plus loin, lire l'article "Pandémie : où en est le meilleur système de santé du monde ?"

    Olivier Véran ouvre le débat "Santé : checkup complet !"

    "Le Ségur de la Santé est un accélérateur pour engager le plus rapidement les transformations dont notre système de santé a besoin."

    "Sans l'aide des entreprises qui nous ont aidés pour les masques, les gels, les surblouses, etc. nous n'aurions pas pu faire face à la crise sanitaire."

    "Transformer notre système de santé est un enjeu majeur pour que tous les Français puissent bénéficier partout sur le territoire d'un système performant."

    "Notre système de santé a besoin de l'énergie entrepreneuriale pour innover."

    9h20 :  "Santé : checkup complet !", place au débat.

    Philippe Juvin : "Notre système de santé a été débordé, mais a su s'adapter. Il faudra en tirer les leçons."

    Philippe Juvin : "Un des grands problèmes de la France, c'est l'hyperadministration."

    Sophie Boissard : "Je voudrais dire merci à tous les soignants, qui ont été exceptionnels ! Personne n'était prêt à affronter cette pandémie quand elle est arrivée et la France n'a pas à rougir de ce qu'elle a fait."

    Martin Hirsch : "Normalement, la science est une digue contre le populisme."

    Lhamine Gharbi :"Il faut regrouper tous les acteurs autour de la table, car tous ensemble nous avons une chance de réussir."

    Sophie Boissard : "Il faut pouvoir former dans l'ensemble de la chaîne de santé par alternance. Et il faut investir massivement dans le numérique."

    9h47 : Ouverture du débat : "Tous experts : qui croire ?", avec Nicolas Bouzou, Olivia Grégoire, François Hommeril, Chloé Morrin et Pascal Perrineau et animé par Fanny Guinochet.

    Pour aller plus loin, lire l'article "Quel avenir pour la démocratie ?"

    Nicolas Bouzou : "L'opinion publique exige des réponses rapides à des problèmes compliqués. En économie, matière abstraite, on a une certaine liberté pour se tromper, ce qui n'est pas le cas vis à vis du virus."

    Chloé Morin : "Il y a une crise de confiance qui touche les politiques, mais qui épargne encore les scientifiques. Les politiques ont donc tendance à multiplier les recours aux experts."

    François Hommeril : "En matière économique aussi, il y a tout un tas de points de vue qui parfois s'opposent. La décision politique doit donc prendre parti, ce qui crée une certaine confusion."

    Pascal Perrineau : "La défiance est en train de battre en France un record absolu."

    Olivia Grégoire : "On demande de plus en plus d'expertise au politique, alors qu'un politique, c'est avant tout un généraliste, qui n'a pas vocation a être un spécialiste de tout. Nous sommes donc dans un grand paradoxe. Douter aujourd'hui devient douteux. De plus en plus, il faut répondre vite, à défaut de répondre juste."

    Olivia Grégoire : "Nous, politiques, avons des choses à apprendre du monde associatif et du monde de l'entreprise pour renouer le lien de confiance avec les citoyens."

    Pascal Perrineau : "Aujourd'hui, les Français ne se sentent pas représentés et ils ont en plus une haine de la représentation."

    10h33 : La parole est à Macky Sall, président de la République du Sénégal.

    "La Rencontre des Entrepreneurs de France est une formidable manifestation de résilience en ces temps de pandémie. Bravo ! Avec cette rencontre, vous mettez en lumière tous les enjeux de l'après Covid. Ces préoccupations nous interpellent tous. Cette crise sanitaire majeure révèle au grand jour l'impréparation du monde aux pandémies."

    "Devant cette pandémie, l'Afrique, par son expérience des épidémies, par la jeunesse de sa population, se montre résiliente et combative, déjouant ainsi les plus sombres pronostics. Mais les efforts internes ne suffiront pas, c'est pourquoi, avec d'autres chefs d'Etat africains, j'ai lancé un plaidoyer pour un allégement de la dette publique africaine. A situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles !"

    "Les pays africains sont dans une dynamique de progrès. Il y a une Afrique qui bouge, loin des stéréotypes qui la présente comme la face obscure de l'humanité. A tous nos partenaires publics et privés, mon message reste le même : changez de regard sur l'Afrique. L'Afrique en construction est une source d'opportunité et d'investissement."

    Macky Sall détaille maintenant le programme de relance de l'économie nationale sénégalaise et appelle les entreprises françaises à y participer.

    "Le vrai enjeu du partenariat avec l'Afrique aujourd'hui est de voir comment les pays européens peuvent soutenir l'investissement privé."

    "Travaillons à consolider nos relations dans la confiance mutuelle et ensemble labourons le nouveau champ des possibles."

    11h20 : Bruno Le Maire est interviewé par Nicolas Beytout et répond aux questions de quatre jeunes chefs d'entreprise, membres du COMEX40 du Medef.

    "Un immense merci à toutes les entreprises de France et à tous les entrepreneurs de France. Avant la crise, grâce à vous, nous étions une nation avec la plus forte croissance en Europe et avec la meilleure attractivité. Alors, merci aux entreprises de France."

    "Nous avons un esprit d'entreprendre exceptionnel en France. Le plan de relance, c'est la France 2030, mais le premier coup de pioche pourra être donné dès janvier 2021. Et nous ferons un point toutes les semaines, pour nous assurer que les projets avancent normalement. Nous venons de vivre la crise économique la plus grave depuis 1945, nous n'allons pas effacer les conséquences de cette crise en quelques semaines. Nous effacerons cette crise en deux ans, c'est le délai que je me suis fixé, et nous sortirons plus forts de cette crise. Nous allons ouvrir de nouveaux marchés pour la France et notre économie sera plus compétitive et plus respectueuse de la planète."

    "Les impôts de production sont stupides, inutiles et contribuent à la désindustrialisation de notre pays. Il n’y a pas de dynamique industrielle sans capital."

    "A chaque fois qu'une entreprise ferme, une permanence du Front National ouvre."

    "La France est de tous les pays de l'OCDE celui qui a le plus délocalisé. C'est scandaleux, c'est une défaite collective. Nous n'allons pas faire revenir en France des productions industrielles à faible valeur ajoutée, mais celles à forte valeur ajoutée. Mais nous devons aussi être compétitifs sur le coût des services et de la main d'œuvre. Le combat reste à mener."

    "Le deuxième problème stratégique français est l'inadéquation entre l'offre et la demande de travail. Il y a des emplois disponibles, mais pas les formations adéquates. Nous voulons avoir une vision nationale des besoins en compétences, pour adapter notre offre de formation aux besoins des entreprises."

    "Le secteur du bâtiment est décisif pour la relance. Nous allons mettre des milliards d'euros pour la rénovation énergétique des bâtiments, mais évitez de faire travailler des travailleurs détachés... Faites travailler des travailleurs français !"

    "Il n'y aura aucune augmentation d'impôt d'ici la fin du quinquennat et toutes les promesses de baisses d'impôt seront tenues."

    "Un de mes grands défis sera de créer un marché européen des capitaux pour permettre aux start-ups françaises de se financer en Europe, plutôt que de se vendre aux Etats-Unis."

    "L'écologie est l'enjeu le plus important pour nous tous. Et je crois qu'il n'y a aucune opposition entre compétitivité et décarbonisation de notre économie."

    "Simplifier est la chose plus difficile, mais cette crise est une opportunité pour l'administration de se réinventer et de devenir meilleure."

    12h05 : Début du débat "Souverain et indépendant", avec Hakim El Karoui, Sylvie Goulard, Henri Guaino, Paul Hudson, François Lenglet, Clément Beaune et animé par Marie Visot.

    Pour aller plus loin, lire l'article "Vous avez dit souveraineté ?"

    Clément Beaune : "Tout le logiciel européen était tourné vers l'interne. Il s'agit aujourd'hui de réinventer tout le projet européen. On attend aujourd'hui de l'Europe d'être beaucoup plus forte comme acteur international. Les Européens ont compris que le monde n'était pas un monde apaisé où la fin de l'histoire s'installait."

    Paul Hudson : "Beaucoup d'entre vous prennent les vaccins pour une chose garantie... C'est oublier tout le chemin pour mettre au point un vaccin. Et nous avons dû nous assurer que l'Europe serait prête, elle aussi, à fabriquer un vaccin contre le coronavirus, et pas seulement la Chine ou les Etats-Unis. La crise a aussi soulevé les problèmes de relocalisation dans le domaine du médicament et des molécules.

    Hakim El Karoui : "Nous avons fait trois erreurs. La première est une erreur idéologique : celle de la toute puisse de l'Occident. On s'aperçoit que c'est fini. Deuxième erreur : celle de l'histoire. Troisième erreur : nous pensions avoir le monopole de l'avenir, car nous pensions être en avance. La Chine a montré que l'intelligence n'était plus un monopole occidental, pas plus que l'histoire ne s'écrit aujourd'hui en Occident. La Covid a servi de rappel et a souligné toutes ces erreurs."

    Sylvie Goulard : "En 2020, nous sommes toujours dans des situations supra optimales avec, sur certains sujets, des partenaires, qui sont des rivaux sur d'autres sujets. On voudrait que ce soit blanc ou noir, mais en fait on est dans le gris. D'où l'importance de rester ouvert, car souvent on a plus de souveraineté quand on la partage. L'euro en est un exemple."

    14h30 : Début du débat "OK Boomer !", avec Monique Dagnaud, Julien Damon, Camille Etienne, Anne-Sophie Moreau, Najat Vallaud-Belkacem et animé par Anne-Cécile Sarfati.

    Pour aller plus loin, lire l'article "OK Boomer : le conflit des générations est-il une fatalité ?"

    Anne-Sophie Moreau : "OK Boomer est une expression utilisée par les jeunes pour dire aux baby-boomers qu’ils n’ont plus à les empêcher de s’exprimer sur les sujets qui leur tiennent à cœur."

    Anne-Sophie Moreau : "Le baby-boomer, c'est à la fois le poison et le remède."

    Camille Étienne : "On ne peut plus continuer comme cela, sans quoi on court à notre perte. Or, nous sommes face à une génération qui refuse de changer."

    Camille Etienne : "On se rend compte aujourd'hui qu'on ne peut plus continuer comme ça. C'est simplement un élan vers la vie de dire « et bien changeons »."

    Najat Vallaud-Belkacem : "C’est contre une génération qui regarde les plus jeunes avec condescendance que se dresse la jeune génération. Le grief principal des jeunes est la dette climatique qui leur a été laissée."

    Monique Dagnaud : "La question d’identité de génération est souvent rapportée par une sorte « d’esprit du temps », qui fédère toute une génération. La génération Covid aura vécu une incertitude sur son avenir."

    Monique Dagnaud : "Sur le Covid, les victimes physiques sont les générations âgées, les victimes économiques sont les jeunes. Ce qui pèse sur les jeunes, c’est aussi la dette et le poids des comptes sociaux qui pèse sur leurs épaules."

    Camille Etienne : "Les premières victimes du réchauffement climatique, ce sont les plus pauvres... Notre volonté n’est donc pas seulement de sauver la banquise et les ours blancs, mais d’aider tous ceux qui souffrent du changement climatique."

    Najat Vallaud-Belkacem : "On aurait pu avoir un vrai débat pendant le confinement sur qui sont les vraies victimes économiques de la crise."

    Julien Damon : "Pour les jeunes de moins de 20 ans, le taux de pauvreté est de 20 %, chez les retraités, c’est 7 %."

    Anne-Sophie Moreau : "On a peu à peu sorti la mort de nos sociétés. Aujourd’hui, la mort a remplacé le sexe comme tabou. C’est un point commun entre toutes les générations."

    15h30 : Début du débat "L’économie au secours de l’écologie, et vice-versa ?", avec Jean-Pierre Clamadieu, Antoine Frérot, Yannick Jadot, Christiane Lambert, Jean-François Julliard et animé par Fabienne Lissak.

    Pour aller plus loin, lire le texte "L’écologie, autre nom de l’économie ?"

    Barbara Pompili ouvre le débat "L’économie au secours de l’écologie, et vice-versa ?"

    Barbara Pompili : "En ce moment, la bonne stratégie, c'est de mettre l'écologie au cœur de vos entreprises."

    Jean-Pierre Clamadieu : "Nous avons tous pris conscience de la fragilité de nos modèles économiques et sociaux. Ce qu'il se passe aujourd'hui est l'occasion d'accélérer, il faut que nous continuions à accélérer."

    Yannick Jadot : "On a aujourd'hui une responsabilité à sortir des simplifications et des caricatures."

    16h30 : Début du débat "Touche pas à mon poste !", avec Elisabeth Moreno, Momar Nguer, Céline Pina, Aziz Senni, Manuel Valls, Alexandre Viros et animé par Nicolas Rossignol.

    Pour aller plus loin, lire le texte "Discriminations : comment faire tomber les stéréotypes ?"

    Elisabeth Moreno ouvre le débat "Touche pas à mon poste !"

    Elisabeth Moreno : "Lutter contre les discriminations, ce n’est absolument pas un effet de mode. Les entreprises sont un reflet brut de notre société, avec leurs progrès et leurs imperfections. Elles peuvent tout autant être vecteur de discriminations ou au contraire participer aux changements positifs."

    Elisabeth Moreno : "Vaincre les discriminations, c’est favoriser la performance de vos entreprises."

    Elisabeth Moreno : "Le talent n’a ni genre, ni religion, ni couleur de peau. L’entreprise a donc un besoin vital de diversité.

    Elisabeth Moreno : "Nous sommes à un moment de notre histoire où nous pouvons tout changer."

    Céline Pina : "La vraie question est de savoir comment faire pour que les inégalités de naissance ne se traduisent pas par des inégalités de destin."

    Manuel Valls : "En France, nous sommes habités par la passion de l’égalité. Les entreprises ont un rôle à jouer contre les discriminations."

    Alexandre Viros : "N’opposons pas les discriminations. Lutter contre les discriminations, c’est aussi favoriser le business, c’est un sujet de patron !  Et c’est un travail permanent."

    Momar Nguer : "L’entreprise doit être représentative de la société française, qui est diverse."

    Aziz Senni : "La peur est aujourd’hui centrale dans notre société. il faut la dépasser "

    Manuel Valls : "Un travail considérable a d’ores et déjà été fait et il faut continuer et redoubler d’efforts. Mais attention, car ces questions ne sont pas vues de la même façon sur tous les territoires et ne doivent pas masquer d’autres inégalités."

    17h30 : Début du débat "Métro, boulot, dodo… ciao ?", avec François Baroin, Elisabeth Borne, Patrick Martin, Loïc Finaz, Julia de Funès, Anne Hidalgo et animé par Marc Landré.

    Pour aller plus loin, lire le texte "Métro, boulot, dodo… ciao ?"

    Julia de Funès : "Je suis favorable au télétravail, car c’est une libération psychologique. Les contre arguments ont été pulvérisés en un éclair à la faveur de la crise. Le problème majeur du télétravail est qu’il peut exacerber des inégalités sociales."

    Loïc Finaz : "Il faut retrouver l’esprit d’équipage."

    Patrick Martin : "Bien sûr le télétravail va encore se développer. La France est d’ailleurs en retard sur ce point. Mais le télétravail est-il pour autant la panacée ? D’où l’importance de prendre un peu de recul pour analyser tout cela, entreprise par entreprise."

    Patrick Martin : "Nous avons une responsabilité collective, permettre la reprise économique, alors que le virus continue de circuler. Nous devons donc donner de la confiance aux salariés et de la sérénité aux chefs d’entreprise."

    François Baroin : "Il y a une dimension psychologique terrifiante dans cette crise, c’est cette peur pour soi et pour les autres."

    Anne Hidalgo : "La crise a montré qu’on assiste à une accélération de la quête de sens et à une recherche de plus d’agilité."

    Loïc Finaz : "L’esprit d’équipage, c’est à la fois autonomie et solidarité, mais cela ne va pas sans une incitation à la prise d’initiative de la part du chef."

    18h35 : Début du débat "Ce qu’ils et elles ont appris de la crise", avec Sandrine Conseiller, Bertrand Camus, Frédéric Oudéa, Nathalie Stubler, Alexandre Bompard, Julia Sedefdjian, Simone Harari, Hervé Navellou, François Villeroy de Galhau, Christophe Fanichet et animé par Hedwige Chevrillon.

    Alexandre Bompard : "La crise a été un accélérateur de certaines tendances de consommation. Elle a aussi changé le regard sur notre profession, souvent décriée et qui a montré toute son utilité."

    Frédéric Oudéa : "Je retiens de cette crise le super boulot que nous avons fait pour inventer un nouvel instrument en quinze jours. Et nous avons su protéger nos salariés... Il s’est créé à partir de là un sentiment d’appartenance."

    Simone Harari : "Je me demande comment, à la faveur de ces crises et du mouvement Black Lives Matter, nous sommes passés du politiquement correct à une dictature culturelle, dans laquelle il ne faut plus offenser personne ?"

    Julia Sedefdjian : "Aujourd’hui, on ne peut pas prévoir, mais on sait qu’on va rebondir !"

    Nathalie Stubler : "Nous devons rester positifs et faire le dos rond, en préparant nos projets de développement."

    François Villeroy de Galhau : "Il est essentiel d’avoir une cible d’inflation à moyen terme."

    Christophe Fanichet : "Notre entreprise s’est totalement mobilisée aux côtés du secteur de la santé, avec notamment les TGV sanitaires. Nous avons adapté nos 3500 trains."

    Hervé Navellou : "Cette crise nous a appris à aller à l’essentiel et a été un excellent test de résistance. Et j’ai été bluffé par la mobilisation humaine chez L’Oréal."

    Hervé Navellou : "Cette crise va nous inciter à mettre le développement durable au cœur de notre modèle."

    Bertrand Camus : "Innovation et emplois sont nos deux engagements."