Cotisations sociales : plus d’allégements ne veut pas dire moins de charges
Publié le 29 octobre 2026
Malgré les allègements, les employeurs français paient environ 30% de cotisations sociales sur les salaires qu’ils versent—un taux stable depuis 2022 et le plus élevé de l’OCDE.
En France, les employeurs versent des cotisations sociales en plus des salaires.
Pour encourager l’emploi, notamment des salariés proches du SMIC, une partie de ces cotisations est réduite : ce sont les allègements de charges.
Mais ces allègements ne font pas disparaître le poids des cotisations. Une fois les réductions prises en compte, les cotisations patronales représentent toujours une part importante des salaires versés. Cette proportion est restée globalement stable depuis 2022, autour de 30 %. C’est le niveau le plus élevé de l’OCDE. Et il a récemment tendance à remonter.
Alors pourquoi le montant en euros des allègements augmente-t-il ?
Parce que lorsque les entreprises emploient davantage de salariés ou que les salaires progressent, le montant des cotisations versées augmente, ainsi que le montant des allègements. Ce n’est pas parce que les règles sont devenues plus généreuses. De fait, le poids des allégements reste stable aussi, autour de 2,6 % du PIB, et compense le poids important des cotisations.
Taux effectif moyen de cotisation employeur (en %)
Source : INSEE, Comptes Nationaux, base 2020
Ces allègements jouent pourtant un rôle essentiel : ils réduisent le coût d’une embauche, en particulier autour du SMIC. Ils contribuent ainsi à soutenir l’emploi et à permettre à davantage de personnes de travailler. Ce n’est donc pas un « cadeau » aux entreprises. C’est ce qui a permis de créer des milliers d’emplois depuis leur instauration en 2019 et de faire reculer le taux de chômage.