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Surtaxe sur les grandes entreprises : moins d’argent pour investir en France

Publié le 29 octobre 2026

La surtaxe sur les grandes entreprises propulse la France comme le pire pays de l’OCDE en matière d’imposition des bénéfices—un signal terrible pour son attractivité

Pendant plusieurs années, la France avait progressivement réduit le taux d’imposition des bénéfices des sociétés afin de redevenir compétitive par rapport à ses voisins. Mais le budget 2025 a fait marche arrière, en instaurant une surtaxe sur les grandes entreprises. Depuis, le taux marginal d’imposition, c’est-à-dire le taux maximal auquel les bénéfices des sociétés peuvent être imposés, dépasse 36%, en tête de tous les pays de l’OCDE. 
Cette surtaxe devait être exceptionnelle, le temps pour le gouvernement de prendre les vraies mesures d’assainissement des comptes publics — c’est-à-dire réduire les dépenses les moins indispensables. Mais elle a été prolongée en 2026, et risque d’être reconduite en 2027.

Evolution du taux d'IS

En pourcentage du revenu imposable

Source : OCDE

C’est un problème parce que les entreprises investissent plus volontiers là où les conditions sont les plus favorables. Une fiscalité plus lourde peut les inciter à développer leurs activités ailleurs qu’en France. 
Et les conséquences ne s’arrêtent pas aux grands groupes français. La surtaxe représente 8 milliards d’euros prélevés chaque année, qui ne peuvent plus servir à financer de nouvelles usines, verdir les équipements, augmenter les salaires ou passer des commandes aux fournisseurs. Derrière, ce sont ainsi les fournisseurs et sous-traitants, les PME et les salariés qui sont touchés.